Exercice 1 — Définitions (4 points)
1. Le littoral (1 pt)
Le littoral est la zone de contact entre la terre et la mer (ou l'océan). Il comprend le rivage (ligne de côte), les espaces terrestres proches (dunes, falaises, marais) et les espaces marins adjacents. C'est un espace de transition soumis à l'influence des marées, des vagues et du vent.
2. La littoralisation (1 pt)
La littoralisation est le mouvement de concentration croissante des populations et des activités économiques sur les littoraux. Aujourd'hui, plus de 40 % de la population mondiale vit à moins de 100 km des côtes.
3. Le tsunami (1 pt)
Un tsunami est une vague géante (ou série de vagues) provoquée par un séisme sous-marin (ou un glissement de terrain en mer). Le séisme déplace une masse d'eau considérable, générant des vagues qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres de hauteur en approchant des côtes. Exemple : le tsunami de décembre 2004 dans l'océan Indien (plus de 220 000 victimes).
4. L'érosion côtière (1 pt)
L'érosion côtière est le recul progressif du rivage sous l'action des vagues, du vent et des courants marins. Cause humaine : l'extraction de sable sur les plages et les fonds marins prive les côtes de leur matériau de reconstitution naturelle, accélérant ainsi le recul du rivage. On peut aussi citer la construction de barrages sur les fleuves, qui réduit l'apport de sédiments vers les côtes.
Exercice 2 — Questions de connaissance (5 points)
1. Pourcentage de population côtière (1 pt)
Plus de 40 % de la population mondiale vit à moins de 100 km des côtes. Ce chiffre illustre l'ampleur du phénomène de littoralisation à l'échelle mondiale.
2. Trois activités économiques pratiquées sur les littoraux (1,5 pt)
- La pêche : exploitation des ressources halieutiques (poissons, coquillages) — ex. ports de Boulogne-sur-Mer ou Lorient.
- Le commerce maritime : échange de marchandises via les grands ports — ex. le Havre, premier port français.
- Le tourisme balnéaire : accueil de vacanciers sur les plages et les stations côtières — ex. Côte d'Azur, Languedoc-Roussillon.
(Autres réponses acceptables : l'aquaculture, l'industrie portuaire, la production d'énergie offshore.)
3. La zone industrialo-portuaire (ZIP) (1,5 pt)
Une
zone industrialo-portuaire (ZIP) est un espace qui regroupe des industries lourdes (raffineries, usines chimiques, entrepôts, terminaux pétroliers) directement connectées à un port, afin de réduire les coûts de transport des matières premières importées par voie maritime.
Exemple français : la ZIP de
Fos-sur-Mer, près de Marseille (Bouches-du-Rhône).
4. Pourquoi les Maldives sont-elles menacées ? (1 pt)
Les
Maldives (océan Indien) sont un archipel dont le point le plus haut se situe à seulement 2,4 m au-dessus du niveau de la mer. La
montée du niveau des mers, causée par le réchauffement climatique (fonte des glaces polaires, dilatation thermique des océans), risque de submerger ces îles d'ici la fin du XXI
e siècle, forçant leur population à fuir en tant que réfugiés climatiques.
Exercice 3 — Étude de cas : les risques côtiers (5 points)
1. Deux risques naturels sur les littoraux (2 pts)
- Les tsunamis : vagues géantes provoquées par des séismes sous-marins. Exemple : le tsunami de décembre 2004 dans l'océan Indien a dévasté les côtes de l'Asie du Sud-Est et tué plus de 220 000 personnes.
- La submersion marine : invasion des terres par la mer lors de fortes tempêtes ou de cyclones. Les côtes basses (deltas, plages) sont les plus exposées.
(Autres risques acceptables : tempêtes et cyclones, séismes côtiers, érosion côtière accélérée.)
2. Pourquoi les pays en développement sont-ils plus vulnérables ? (2 pts)
Les pays en développement sont plus vulnérables aux risques littoraux pour plusieurs raisons :
- Ils disposent de moyens financiers limités pour construire des systèmes d'alerte précoce (ex. : absence de détecteurs de tsunamis).
- Leurs infrastructures de protection (digues, abris anticycloniques) sont insuffisantes ou inexistantes.
- Les populations littorales pauvres vivent souvent dans des habitations précaires, en zone inondable, sans possibilité de fuir rapidement.
- Les secours et la reconstruction après une catastrophe sont plus difficiles à mettre en œuvre faute de ressources.
Exemple : le Bangladesh, pays pauvre et très exposé aux cyclones dans le delta du Gange-Brahmapoutre, où le cyclone de 1991 a tué plus de 130 000 personnes.
3. Le réfugié climatique — exemple (1 pt)
Un
réfugié climatique est une personne contrainte de quitter son territoire en raison de catastrophes directement liées au changement climatique (montée des eaux, submersion, sécheresse extrême).
Exemple de population menacée : les habitants des
Maldives (océan Indien), dont les îles très basses risquent d'être submergées par la montée du niveau des mers, ou les habitants du
Bangladesh, dont le territoire deltaïque est régulièrement inondé et sera en partie noyé si les eaux montent d'un mètre.
Exercice 4 — Aménagement et protection (4 points)
1. Deux mesures prises par la France pour protéger ses littoraux (2 pts)
- La loi Littoral (1986) : cette loi interdit de construire à moins de 100 mètres du rivage afin de préserver les espaces naturels côtiers et de limiter le bétonnage des côtes.
- Le Conservatoire du littoral (créé en 1975) : cet organisme public achète des terrains côtiers menacés par l'urbanisation pour les protéger définitivement. Il protège aujourd'hui plus de 200 000 hectares de littoral français.
(Autres réponses acceptables : création de réserves naturelles marines, replantation de végétation dunaire/renaturation, construction de digues et brise-lames.)
2. Le conflit d'usage sur un littoral (2 pts)
Un
conflit d'usage se produit lorsque différents acteurs ont des intérêts incompatibles sur un même espace littoral. Ces acteurs (pêcheurs, touristes, industriels, écologistes, habitants) souhaitent utiliser l'espace côtier de manière différente, ce qui génère des tensions.
Exemple concret : Un promoteur immobilier souhaite construire des hôtels et des résidences en bord de mer pour développer le tourisme, mais des associations de protection de l'environnement s'y opposent car cela détruirait des dunes et des zones humides. Simultanément, des pêcheurs locaux protestent contre l'installation d'éoliennes offshore dans leurs zones de pêche traditionnelles.
Exercice 5 — Rédaction (2 points)
Critères attendus (2 pts) :
- La rédaction est organisée (introduction, développement, conclusion ou au moins deux idées distinctes développées).
- Au moins trois mots du vocabulaire du chapitre sont utilisés correctement (littoral, littoralisation, risque, érosion, submersion, tsunami, tourisme balnéaire).
- Les idées développées sont exactes et conformes au cours.
Éléments attendus dans la réponse :Côté attractif :- Les littoraux concentrent plus de 40 % de la population mondiale (phénomène de littoralisation) car ils offrent des ressources naturelles (pêche, sel), des voies de communication (ports) et un cadre de vie agréable.
- Le tourisme balnéaire attire des millions de visiteurs chaque année, générant des revenus importants pour les populations côtières.
- Les grandes métropoles mondiales (Tokyo, New York, Shanghai) sont souvent littorales grâce aux échanges maritimes.
Côté risques :- Les littoraux sont exposés à des risques naturels majeurs : tsunamis, tempêtes, cyclones, submersion marine.
- L'érosion côtière, accentuée par les activités humaines, fait reculer les côtes progressivement.
- La montée du niveau des mers, liée au réchauffement climatique, menace les populations des côtes basses et des îles (ex. : Maldives, Bangladesh).
Exemple de réponse rédigée :Les littoraux sont des espaces à la fois très attractifs et exposés à de nombreux risques. La littoralisation montre que les populations du monde entier se concentrent sur les côtes : plus de 40 % de la population mondiale vit à moins de 100 km de la mer. Les littoraux attirent car ils offrent des ressources halieutiques, des ports pour le commerce et des destinations de tourisme balnéaire. Cependant, ces mêmes espaces sont soumis à des risques naturels importants : les tsunamis, provoqués par des séismes sous-marins, peuvent être dévastateurs, comme en 2004 dans l'océan Indien. La submersion marine lors des tempêtes menace les côtes basses, et l'érosion côtière fait reculer le rivage progressivement. Enfin, la montée du niveau des mers liée au réchauffement climatique risque de noyer des îles entières comme les Maldives. Les littoraux sont donc des espaces paradoxaux : très recherchés par les hommes, mais aussi très vulnérables.