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Géographie · Classe de 5ᵉ

Les risques technologiques et industriels

Catastrophes industrielles et gestion des risques

À propos de cette page
Cette évaluation sur « Les risques technologiques et industriels » en cinquième permet de faire le point sur ses connaissances en géographie, comme lors d'un véritable contrôle. Elle suit le programme officiel de cinquième et propose plusieurs exercices notés sur 20, avec un corrigé détaillé. Au programme : Qu'est-ce qu'un risque technologique ?, Les risques industriels et chimiques, Les risques nucléaires, Le risque lié au transport de matières dangereuses. Travaille seul, chronomètre-toi, puis compare tes réponses au corrigé pour identifier les points à revoir. Parfait pour mesurer ses progrès et réviser efficacement. Évaluation gratuite conçue par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de cinquième en géographie.
Évaluation finale · Niveau difficile · Durée 60 min · Noté sur 20
60:00

Évaluation complète de fin de chapitre, tout en niveau difficile. Travaille seul et sans aide, puis vérifie tes réponses avec le corrigé détaillé dépliable en bas de page.

Exercice 1 — Définitions et vocabulaire

/ 4 pts
  1. Définis les termes suivants en une ou deux phrases : risque technologique, vulnérabilité. (2 pts)
  2. Qu'est-ce qu'un site SEVESO ? Cite un exemple de région française concentrant de nombreux sites SEVESO. (2 pts)

Exercice 2 — Connaître les grandes catastrophes technologiques

/ 6 pts
  1. Complète ce tableau en indiquant le pays, la date et le type de risque pour chaque catastrophe :
    CatastrophePaysDateType de risque
    Explosion de l'usine AZF
    Accident de Tchernobyl
    Fuite de gaz à Bhopal
    (3 pts)
  2. Quels sont les deux accidents nucléaires classés au niveau 7 sur l'échelle INES ? Qu'est-ce que ce classement signifie ? (2 pts)
  3. En quoi les conséquences de l'accident de Tchernobyl dépassent-elles les frontières de l'Ukraine ? (1 pt)

Exercice 3 — La prévention des risques technologiques en France

/ 5 pts
  1. Explique ce qu'est un PPRT et ce qu'il impose aux riverains d'un site industriel dangereux. (2 pts)
  2. Cite deux acteurs impliqués dans la gestion d'une catastrophe industrielle et explique le rôle de chacun. (2 pts)
  3. Pourquoi le risque lié au transport de matières dangereuses est-il considéré comme plus difficile à prévenir qu'un risque industriel fixe ? (1 pt)

Exercice 4 — Analyse de document

/ 5 pts
  1. Document : « Le 11 mars 2011, un séisme de magnitude 9 frappe le Japon. Le tsunami qui s'ensuit endommage les systèmes de refroidissement de la centrale nucléaire de Fukushima. Quatre réacteurs sur six sont gravement endommagés. Des matières radioactives sont libérées dans l'atmosphère et dans l'océan Pacifique. Le gouvernement japonais ordonne l'évacuation de 160 000 personnes dans un rayon de 20 km autour de la centrale. L'accident est classé au niveau 7 sur l'échelle INES. »
  2. 1. Quelle est la cause naturelle à l'origine de l'accident de Fukushima ? (1 pt)
  3. 2. Quel était le risque technologique en cause à Fukushima ? (1 pt)
  4. 3. Quelles mesures de gestion de crise ont été prises selon ce document ? Cite-en deux. (2 pts)
  5. 4. En quoi cet accident illustre-t-il le concept de « risque naturel amplifié par la technologie » ? (1 pt)
Corrigé détaillé

Exercice 1 — Définitions et vocabulaire
1. Définitions (2 pts)

  • Risque technologique : danger lié à une activité humaine — industrielle, chimique, nucléaire ou de transport — susceptible de provoquer des dommages graves pour les personnes, les biens et l'environnement. C'est la combinaison d'un aléa technologique (probabilité qu'un accident se produise) et d'une vulnérabilité (présence de populations ou d'enjeux exposés).
  • Vulnérabilité : présence de personnes, de biens ou d'éléments environnementaux et économiques exposés à un aléa. Sans vulnérabilité, il n'y a pas de risque, seulement un aléa.

2. Site SEVESO (2 pts)
Un site SEVESO est une installation industrielle qui stocke ou utilise des substances dangereuses en quantités suffisantes pour présenter un risque d'accident majeur pour les populations environnantes. Ces sites sont soumis à des obligations strictes de sécurité et d'information des riverains, imposées par la directive européenne SEVESO.

Exemple de région : la région de l'Étang de Berre, près de Marseille, concentre un grand nombre de sites SEVESO (pétrochimie, raffineries) et constitue l'une des zones industrielles les plus denses de France.

Exercice 2 — Connaître les grandes catastrophes technologiques
1. Tableau des catastrophes (3 pts)

CatastrophePaysDateType de risque
Explosion de l'usine AZFFrance (Toulouse)2001Risque industriel et chimique (explosion de nitrate d'ammonium)
Accident de TchernobylUkraine (ex-URSS)1986Risque nucléaire (explosion du réacteur n°4)
Fuite de gaz à BhopalInde1984Risque industriel et chimique (fuite d'isocyanate de méthyle)

2. Accidents nucléaires de niveau 7 (2 pts)
Les deux accidents nucléaires classés au niveau 7 sur l'échelle INES sont Tchernobyl (1986, Ukraine) et Fukushima (2011, Japon). Ce classement signifie qu'il s'agit d'accidents majeurs, au niveau de gravité le plus élevé de l'échelle INES (International Nuclear Event Scale, de 0 à 7) : ils ont provoqué une libération massive de matières radioactives et des conséquences graves et durables sur la santé et l'environnement.

3. Conséquences transfrontalières de Tchernobyl (1 pt)
Après l'explosion du réacteur en 1986, les vents ont transporté le nuage radioactif sur toute l'Europe en quelques jours. La Biélorussie, la Pologne, la Scandinavie et même la France ont été touchées par des retombées radioactives, montrant que les accidents nucléaires ne s'arrêtent pas aux frontières nationales.

Exercice 3 — La prévention des risques technologiques en France
1. Le PPRT (2 pts)
Un PPRT (Plan de Prévention des Risques Technologiques) est un document officiel qui délimite des zones de risque autour d'un site industriel dangereux selon le niveau de danger. Il impose des mesures contraignantes aux riverains : dans les zones les plus exposées, toute nouvelle construction est interdite ; dans d'autres zones, des travaux de protection (renforcement des bâtiments, isolation…) peuvent être rendus obligatoires. Le PPRT a été créé par la loi Bachelot de 2003, adoptée après la catastrophe AZF.

2. Deux acteurs de la gestion d'une catastrophe industrielle (2 pts)

  • Le préfet : représentant de l'État au niveau du département, il coordonne l'ensemble des moyens de secours et prend les décisions d'évacuation des populations. Il déclenche le plan ORSEC en cas de catastrophe majeure.
  • L'exploitant industriel : responsable légalement de l'accident, il doit déclencher en premier son Plan d'Opération Interne (POI) et coopérer avec les services de secours pour contenir le sinistre.
(Autres acteurs acceptables : pompiers/SAMU, maire, associations de protection de l'environnement, CLIC.)

3. Risque TMD : pourquoi plus difficile à prévenir ? (1 pt)
Le risque lié au transport de matières dangereuses (TMD) est plus difficile à prévenir car il n'est pas localisé : un accident peut survenir n'importe où sur le réseau routier, ferroviaire ou fluvial, y compris en pleine zone urbaine. Contrairement à une usine fixe autour de laquelle on peut tracer des zones de protection (PPRT), le trajet des véhicules TMD est imprévisible dans l'espace et dans le temps.

Exercice 4 — Analyse de document
1. Cause naturelle à l'origine de l'accident (1 pt)
La cause naturelle est un séisme de magnitude 9 survenu le 11 mars 2011, qui a provoqué un tsunami. C'est ce tsunami qui a endommagé les systèmes de refroidissement de la centrale nucléaire de Fukushima.

2. Risque technologique en cause (1 pt)
Le risque technologique en cause est un risque nucléaire : l'endommagement des systèmes de refroidissement a provoqué la fusion des cœurs de plusieurs réacteurs et la libération de matières radioactives dans l'atmosphère et dans l'océan Pacifique.

3. Deux mesures de gestion de crise (2 pts)

  • L'évacuation des populations : le gouvernement japonais a ordonné l'évacuation de 160 000 personnes dans un rayon de 20 km autour de la centrale.
  • Le classement de l'accident au niveau 7 sur l'échelle INES : cette décision officielle a permis d'alerter la communauté internationale et de mobiliser les ressources nécessaires à la gestion de la crise.
(Autre réponse acceptée : la surveillance de la contamination de l'océan Pacifique.)

4. « Risque naturel amplifié par la technologie » (1 pt)
Cet accident illustre ce concept car c'est un phénomène naturel (le tsunami) qui a déclenché une catastrophe technologique (l'accident nucléaire). Sans la centrale nucléaire, le tsunami aurait causé des dégâts, mais pas de contamination radioactive. La technologie humaine (la centrale) a donc amplifié et transformé les conséquences du risque naturel, en les rendant bien plus durables et étendues.

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