Exercice 1 — Définitions et vocabulaire
1. Définitions (2 pts)
- Risque technologique : danger lié à une activité humaine — industrielle, chimique, nucléaire ou de transport — susceptible de provoquer des dommages graves pour les personnes, les biens et l'environnement. C'est la combinaison d'un aléa technologique (probabilité qu'un accident se produise) et d'une vulnérabilité (présence de populations ou d'enjeux exposés).
- Vulnérabilité : présence de personnes, de biens ou d'éléments environnementaux et économiques exposés à un aléa. Sans vulnérabilité, il n'y a pas de risque, seulement un aléa.
2. Site SEVESO (2 pts)Un
site SEVESO est une installation industrielle qui stocke ou utilise des substances dangereuses en quantités suffisantes pour présenter un risque d'accident majeur pour les populations environnantes. Ces sites sont soumis à des obligations strictes de sécurité et d'information des riverains, imposées par la directive européenne SEVESO.
Exemple de région : la région de
l'Étang de Berre, près de Marseille, concentre un grand nombre de sites SEVESO (pétrochimie, raffineries) et constitue l'une des zones industrielles les plus denses de France.
Exercice 2 — Connaître les grandes catastrophes technologiques
1. Tableau des catastrophes (3 pts)
| Catastrophe | Pays | Date | Type de risque |
|---|
| Explosion de l'usine AZF | France (Toulouse) | 2001 | Risque industriel et chimique (explosion de nitrate d'ammonium) |
| Accident de Tchernobyl | Ukraine (ex-URSS) | 1986 | Risque nucléaire (explosion du réacteur n°4) |
| Fuite de gaz à Bhopal | Inde | 1984 | Risque industriel et chimique (fuite d'isocyanate de méthyle) |
2. Accidents nucléaires de niveau 7 (2 pts)Les deux accidents nucléaires classés au
niveau 7 sur l'échelle INES sont
Tchernobyl (1986, Ukraine) et
Fukushima (2011, Japon). Ce classement signifie qu'il s'agit d'
accidents majeurs, au niveau de gravité le plus élevé de l'échelle INES (International Nuclear Event Scale, de 0 à 7) : ils ont provoqué une libération massive de matières radioactives et des conséquences graves et durables sur la santé et l'environnement.
3. Conséquences transfrontalières de Tchernobyl (1 pt)Après l'explosion du réacteur en 1986, les
vents ont transporté le nuage radioactif sur toute l'Europe en quelques jours. La Biélorussie, la Pologne, la Scandinavie et même la France ont été touchées par des retombées radioactives, montrant que les accidents nucléaires ne s'arrêtent pas aux frontières nationales.
Exercice 3 — La prévention des risques technologiques en France
1. Le PPRT (2 pts)
Un PPRT (Plan de Prévention des Risques Technologiques) est un document officiel qui délimite des zones de risque autour d'un site industriel dangereux selon le niveau de danger. Il impose des mesures contraignantes aux riverains : dans les zones les plus exposées, toute nouvelle construction est interdite ; dans d'autres zones, des travaux de protection (renforcement des bâtiments, isolation…) peuvent être rendus obligatoires. Le PPRT a été créé par la loi Bachelot de 2003, adoptée après la catastrophe AZF.
2. Deux acteurs de la gestion d'une catastrophe industrielle (2 pts)
- Le préfet : représentant de l'État au niveau du département, il coordonne l'ensemble des moyens de secours et prend les décisions d'évacuation des populations. Il déclenche le plan ORSEC en cas de catastrophe majeure.
- L'exploitant industriel : responsable légalement de l'accident, il doit déclencher en premier son Plan d'Opération Interne (POI) et coopérer avec les services de secours pour contenir le sinistre.
(Autres acteurs acceptables : pompiers/SAMU, maire, associations de protection de l'environnement, CLIC.)3. Risque TMD : pourquoi plus difficile à prévenir ? (1 pt)Le risque lié au
transport de matières dangereuses (TMD) est plus difficile à prévenir car il
n'est pas localisé : un accident peut survenir n'importe où sur le réseau routier, ferroviaire ou fluvial, y compris en pleine zone urbaine. Contrairement à une usine fixe autour de laquelle on peut tracer des zones de protection (PPRT), le trajet des véhicules TMD est imprévisible dans l'espace et dans le temps.
Exercice 4 — Analyse de document
1. Cause naturelle à l'origine de l'accident (1 pt)
La cause naturelle est un séisme de magnitude 9 survenu le 11 mars 2011, qui a provoqué un tsunami. C'est ce tsunami qui a endommagé les systèmes de refroidissement de la centrale nucléaire de Fukushima.
2. Risque technologique en cause (1 pt)
Le risque technologique en cause est un risque nucléaire : l'endommagement des systèmes de refroidissement a provoqué la fusion des cœurs de plusieurs réacteurs et la libération de matières radioactives dans l'atmosphère et dans l'océan Pacifique.
3. Deux mesures de gestion de crise (2 pts)
- L'évacuation des populations : le gouvernement japonais a ordonné l'évacuation de 160 000 personnes dans un rayon de 20 km autour de la centrale.
- Le classement de l'accident au niveau 7 sur l'échelle INES : cette décision officielle a permis d'alerter la communauté internationale et de mobiliser les ressources nécessaires à la gestion de la crise.
(Autre réponse acceptée : la surveillance de la contamination de l'océan Pacifique.)4. « Risque naturel amplifié par la technologie » (1 pt)Cet accident illustre ce concept car c'est un
phénomène naturel (le tsunami) qui a déclenché une
catastrophe technologique (l'accident nucléaire). Sans la centrale nucléaire, le tsunami aurait causé des dégâts, mais pas de contamination radioactive. La technologie humaine (la centrale) a donc amplifié et transformé les conséquences du risque naturel, en les rendant bien plus durables et étendues.