Exercice 1 — Définitions (4 points)
1. Définition de la solidarité (1 pt)
La solidarité est le principe selon lequel les membres d'une communauté se soutiennent mutuellement face aux difficultés de la vie (maladie, pauvreté, chômage, vieillesse).
Justification : la solidarité repose sur l'idée que chacun peut un jour avoir besoin des autres et que la société doit veiller au bien-être de tous ses membres.
2. L'association (1 pt)
Une association est un groupement de personnes qui se réunissent volontairement pour défendre un intérêt commun ou mener une action collective, sans but lucratif (loi du 1er juillet 1901).
Exemples d'associations françaises de solidarité acceptés : les Restos du Cœur, la Croix-Rouge française, le Secours populaire, Emmaüs.
Justification : en France, il existe plus d'un million d'associations actives régies par la loi de 1901.
3. Différence entre bénévolat et volontariat (1 pt)
Le bénévolat est un engagement entièrement gratuit et informel : la personne aide sans recevoir aucune rémunération ni indemnité.
Le volontariat (ex. : service civique) est un engagement plus structuré, encadré par un contrat, avec une mission précise ; il peut comporter une indemnité de subsistance, mais n'est pas un salaire.
Justification : les deux formes sont volontaires, mais le volontariat est institutionnalisé et indemnisé, contrairement au bénévolat.
4. La protection sociale (1 pt)
La protection sociale est l'ensemble des mécanismes collectifs qui protègent les individus contre les grands risques de la vie.
Exemples de risques couverts acceptés : maladie (remboursement des soins par l'Assurance maladie), chômage (allocations versées par France Travail), vieillesse (retraite), pauvreté (RSA), accidents du travail, charges de famille (allocations familiales).
Exercice 2 — Questions de cours (5 points)
1. Création de la Sécurité sociale (1 pt)
La Sécurité sociale a été créée en 1945, à la fin de la Seconde Guerre mondiale (par les ordonnances d'octobre 1945).
Contexte : après les destructions et souffrances de la guerre, la France a voulu construire un système de protection pour garantir à tous les citoyens un minimum de sécurité face aux aléas de la vie.
2. Les trois valeurs de la devise républicaine et le lien avec la solidarité (2 pts)
Les trois valeurs sont : Liberté – Égalité – Fraternité.
Lien avec la solidarité (1 pt) : la fraternité est la valeur qui fonde moralement l'obligation de s'entraider. Elle signifie que tous les citoyens, quelles que soient leurs origines ou leur condition, forment une même communauté et se doivent mutuellement aide et respect.
Justification : en 2018, le Conseil constitutionnel a reconnu la fraternité comme principe constitutionnel protégeant l'aide apportée aux personnes en difficulté.
3. Les deux piliers de la protection sociale française (2 pts)
- L'assurance sociale (1 pt) : les travailleurs versent des cotisations (une partie de leur salaire) qui leur ouvrent droit à des prestations en cas de maladie, de chômage ou lors de la retraite. Ex. : Assurance maladie, allocation chômage.
- L'assistance sociale (1 pt) : l'État aide directement les personnes les plus vulnérables, même si elles n'ont pas ou peu cotisé. Ex. : RSA, APL, allocations familiales.
Différence clé : l'assurance est conditionnée à des cotisations préalables ; l'assistance intervient sans condition de cotisation, selon les besoins.
Exercice 3 — Étude de document (5 points)
Rappel du document : « En France, en 2023, le Secours populaire a aidé 3,8 millions de personnes, dont 1,5 million d'enfants. Il collecte des dons alimentaires, propose des vacances aux enfants défavorisés et organise des ateliers d'insertion professionnelle. Il emploie 80 000 bénévoles. »
a) Présentation du Secours populaire (1 pt)
Le Secours populaire français est une association (loi 1901) qui lutte contre la pauvreté, l'exclusion et les inégalités en France et dans le monde. En 2023, il a aidé 3,8 millions de personnes grâce à l'action de 80 000 bénévoles. Il agit dans plusieurs domaines : aide alimentaire, loisirs pour les enfants défavorisés et insertion professionnelle.
b) Deux formes de solidarité présentes dans le document (2 pts)
- La solidarité individuelle (1 pt) : les 80 000 bénévoles qui consacrent leur temps gratuitement à l'association illustrent la solidarité individuelle et l'engagement citoyen volontaire.
- La solidarité collective (1 pt) : l'association elle-même, en organisant des collectes alimentaires, des vacances pour enfants et des ateliers d'insertion, représente une solidarité organisée à grande échelle, dépassant la simple aide individuelle.
Justification : on peut aussi citer les dons des particuliers et entreprises comme solidarité individuelle, et l'organisation structurée comme solidarité collective.c) Pourquoi aider les enfants à partir en vacances ? (2 pts)L'objectif du Secours populaire n'est pas seulement de répondre à des besoins
immédiats (manger), mais d'aider les personnes à
retrouver leur dignité et leur autonomie sur le long terme.
Les vacances permettent aux enfants défavorisés de
vivre une expérience de loisir et de découverte à laquelle ils n'auraient pas accès autrement, réduisant ainsi les inégalités de conditions de vie.
Justification (2e point) : la solidarité complète vise à lutter contre les inégalités dans tous les aspects de la vie (nourriture, santé, mais aussi épanouissement, loisirs). Refuser le loisir aux enfants pauvres, c'est creuser un écart supplémentaire avec les autres enfants.
Exercice 4 — Rédaction (4 points)
Sujet : « En quoi l'État social français est-il une forme de solidarité collective organisée ? »
Critères et éléments attendus dans la réponse (8 à 12 lignes) :
- Définition de l'État social / État providence : L'État social (ou État providence) désigne un État qui prend en charge la protection des individus contre les grands risques de la vie.
- Le principe de cotisation : Tous les travailleurs versent une partie de leur salaire sous forme de cotisations sociales, alimentant un pot commun redistribué à ceux qui en ont besoin. C'est le principe « chacun cotise selon ses moyens, chacun reçoit selon ses besoins ».
- Au moins deux risques couverts (parmi) : maladie (remboursement des soins par la Sécurité sociale), chômage (allocations versées par France Travail), vieillesse (retraite), pauvreté (RSA), accident du travail, charges de famille (allocations familiales).
- Lien avec la solidarité collective : il s'agit d'une solidarité organisée car elle ne dépend pas de la bonne volonté de chacun, mais d'un système obligatoire et permanent géré par l'État.
- Notion d'État providence : l'État garantit un « filet de sécurité » pour tous les citoyens, fondé sur la fraternité républicaine et l'idée que personne ne doit être laissé sans secours.
Exemple de réponse attendue :L'État social français, aussi appelé État providence, est une forme de solidarité collective car il organise la protection de tous les citoyens contre les grands risques de la vie. Créé en 1945 à la sortie de la Seconde Guerre mondiale, il repose sur le principe de cotisation : chaque travailleur verse une partie de son salaire dans un système commun (la Sécurité sociale), qui redistribue ensuite les ressources à ceux qui en ont besoin. Par exemple, en cas de maladie, la Sécurité sociale rembourse tout ou partie des soins médicaux. En cas de chômage, France Travail verse des allocations permettant de subvenir à ses besoins. Cette solidarité est « collective » car elle est organisée à l'échelle de toute la nation : tout le monde participe et tout le monde peut en bénéficier. Elle est également « organisée » car elle ne dépend pas de la générosité individuelle, mais d'un système permanent garanti par l'État. On parle d'État providence car l'État « pourvoit » aux besoins des citoyens en difficulté, fondant ainsi la fraternité républicaine en actes concrets.
Exercice 5 — Réflexion personnelle (2 points)
Critères d'évaluation (2 points) :
- 1 pt — Prise de position argumentée : l'élève exprime clairement son opinion (oui ou non, avec nuance) et la justifie avec au moins un argument logique et cohérent avec le cours.
- 1 pt — Exemple concret d'engagement personnel : l'élève propose un exemple réaliste d'action solidaire qu'il/elle pourrait mettre en œuvre (bénévolat dans une association, aide aux devoirs, collecte alimentaire au collège, SNU, don de vêtements…).
Réponse attendue (exemple) :Oui, chaque citoyen a une responsabilité dans la solidarité de la société. La solidarité ne peut pas reposer uniquement sur l'État ou les associations : elle commence par des gestes simples du quotidien. La fraternité, inscrite dans la devise républicaine, rappelle que nous formons tous une même communauté et que nous avons un devoir moral de nous entraider.
À mon niveau, je pourrais par exemple m'engager comme bénévole lors d'une collecte alimentaire organisée par les Restos du Cœur au collège, aider un camarade en difficulté dans ses devoirs, ou donner des vêtements que je n'utilise plus à une association comme Emmaüs. Ces gestes, même petits, contribuent au bien commun et font de moi un citoyen actif.
Note : toute réponse cohérente, bien argumentée, avec un exemple personnel concret, est acceptable. L'important est que l'élève montre qu'il comprend la notion de responsabilité citoyenne et peut l'appliquer à sa propre vie.