À propos de cette page
Ce cours de français en quatrième sur « Les compléments circonstanciels (cause, conséquence, but) » suit le programme officiel de français de quatrième. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Qu'est-ce qu'un complément circonstanciel ?, Exprimer la cause, Cause positive ou cause négative : nuances, Exprimer la conséquence. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de quatrième à réussir en français.
Au programme
1 · Qu'est-ce qu'un complément circonstanciel ?
2 · Exprimer la cause
3 · Cause positive ou cause négative : nuances
4 · Exprimer la conséquence
5 · Cause ou conséquence : ne pas confondre
6 · Exprimer le but
7 · Reconnaître la fonction et la nature
8 · À retenir
1Qu'est-ce qu'un complément circonstanciel ?
Règle. Un complément circonstanciel (CC) précise les circonstances de l'action exprimée par le verbe : où, quand, comment, mais aussi pourquoi (la cause), avec quel résultat (la conséquence) et dans quel but (le but). C'est un complément de phrase : il est le plus souvent déplaçable et supprimable.
Dans ce chapitre, nous étudions trois circonstances liées au raisonnement et à l'enchaînement des idées :
- la cause : elle indique la raison, l'origine d'un fait. Il reste chez lui parce qu'il pleut.
- la conséquence : elle indique le résultat, l'effet produit. Il pleut, si bien qu'il reste chez lui.
- le but : il indique l'intention, l'objectif visé. Il prend un parapluie pour ne pas se mouiller.
Astuce. Pour vérifier qu'un groupe est complément circonstanciel, essaie de le déplacer en tête de phrase : Parce qu'il pleut, il reste chez lui. Si la phrase reste correcte, c'est bien un complément de phrase.
2Exprimer la cause
Règle. La cause répond à la question « pourquoi ? » ou « pour quelle raison ? ». On peut l'exprimer de plusieurs façons : par une conjonction de subordination suivie d'une proposition, par une préposition suivie d'un groupe nominal, ou par un mot de liaison (adverbe).
| Moyen | Connecteur | Exemple |
| Subordonnée conjonctive | parce que, puisque, comme, étant donné que, sous prétexte que | Comme il est tard, nous rentrons. |
| Préposition + GN | à cause de, grâce à, en raison de, faute de | Le match est annulé à cause de la pluie. |
| Mot de liaison (adverbe) | en effet, car | Je ne sors pas, car je suis fatigué. |
La subordonnée de cause est introduite par une conjonction et contient un verbe conjugué (généralement à l'indicatif) : Elle sourit parce qu'elle a réussi. Cette subordonnée est une proposition subordonnée circonstancielle de cause.
Astuce. Comme et puisque introduisent une cause déjà connue ou évidente, souvent placée en début de phrase. Parce que répond directement à la question « pourquoi ? ».
3Cause positive ou cause négative : nuances
Règle. Certains connecteurs de cause apportent une nuance : la cause peut être favorable, défavorable ou contestée.
| Nuance | Connecteur | Exemple |
| Cause favorable (résultat positif) | grâce à | Grâce à ses efforts, il a progressé. |
| Cause défavorable (résultat négatif) | à cause de | À cause de sa distraction, il a tout raté. |
| Cause par manque | faute de | Faute de temps, je n'ai pas fini. |
| Cause supposée, mise en doute | sous prétexte que | Il est parti sous prétexte qu'il était malade. |
Attention ! Ne confonds pas grâce à (cause heureuse) et à cause de (cause malheureuse ou neutre). On ne dit pas « grâce à la panne, j'ai raté le train » : la panne n'a rien d'heureux, il faut écrire à cause de la panne.
4Exprimer la conséquence
Règle. La conséquence indique le résultat d'un fait. Elle répond à la question « avec quel résultat ? », « de sorte que quoi ? ». Elle peut être exprimée par une subordonnée conjonctive ou par un mot de liaison reliant deux propositions indépendantes.
| Moyen | Connecteur | Exemple |
| Subordonnée conjonctive | si bien que, de sorte que, au point que, tellement... que, si... que | Il a tellement crié qu'il a perdu sa voix. |
| Mot de liaison (adverbe) | donc, alors, ainsi, par conséquent, c'est pourquoi | Il pleut, donc nous restons à l'intérieur. |
La subordonnée de conséquence est toujours placée après la proposition principale, car la conséquence vient logiquement après la cause : Le froid était vif, si bien que le lac avait gelé.
Astuce. Les tournures si... que / tellement... que encadrent un adjectif, un adverbe ou un verbe d'intensité : Elle court si vite qu'on ne la rattrape pas. / Il a tellement mangé qu'il a mal au ventre.
5Cause ou conséquence : ne pas confondre
Règle. La cause explique pourquoi un fait se produit ; la conséquence exprime ce qui en résulte. Le même lien logique peut être présenté dans les deux sens.
Observe la même situation exprimée deux fois :
- Par la cause : Le sol est glissant parce qu'il a gelé. (on part du résultat, on remonte à la raison)
- Par la conséquence : Il a gelé, si bien que le sol est glissant. (on part de la raison, on va vers le résultat)
Attention ! Le connecteur car introduit une cause (= parce que), tandis que donc introduit une conséquence. Ne les confonds pas : « Je suis fatigué, car j'ai mal dormi » (cause) ≠ « J'ai mal dormi, donc je suis fatigué » (conséquence).
6Exprimer le but
Règle. Le but exprime l'intention, l'objectif que l'on cherche à atteindre. Il répond aux questions « dans quel but ? », « pour quoi faire ? ». La subordonnée de but est introduite par une conjonction et se construit au subjonctif.
| Moyen | Connecteur | Mode / exemple |
| Subordonnée conjonctive | pour que, afin que, de peur que, de sorte que (intention) | subjonctif — Je parle bas pour qu'il dorme. |
| Préposition + infinitif | pour, afin de, de peur de, en vue de | infinitif — Il s'entraîne afin de gagner. |
Attention ! Après pour que et afin que, le verbe est toujours au subjonctif, jamais à l'indicatif. On écrit « pour qu'il vienne » (subjonctif) et non « pour qu'il vient ». Quand le sujet est le même dans les deux propositions, on emploie pour / afin de + infinitif : Je travaille pour réussir (et non « pour que je réussisse »).
7Reconnaître la fonction et la nature
Règle. Pour analyser un complément circonstanciel, on précise sa fonction (CC de cause, de conséquence ou de but) et sa nature (groupe nominal prépositionnel, proposition subordonnée conjonctive, groupe infinitif…).
| Phrase | Fonction | Nature |
| Il sort malgré la pluie. | (opposition, hors chapitre) | GN prépositionnel |
| Il sort parce qu'il fait beau. | CC de cause | prop. sub. conjonctive |
| Il pleut si bien qu'il reste. | CC de conséquence | prop. sub. conjonctive |
| Il révise pour réussir. | CC de but | groupe infinitif prépositionnel |
Astuce. Repère d'abord le connecteur : parce que, car, grâce à → cause ; donc, si bien que, tellement... que → conséquence ; pour que, afin de → but. Le connecteur est ta meilleure boussole.
8À retenir
Cause = pourquoi ? → parce que, puisque, comme, car, à cause de, grâce à (+ indicatif ou GN).
Conséquence = avec quel résultat ? → donc, alors, si bien que, tellement... que, par conséquent (+ indicatif ; subordonnée toujours après).
But = dans quel but ? → pour que, afin que (+ subjonctif) ; pour, afin de (+ infinitif si même sujet).
Trois pièges : grâce à ≠ à cause de ; car (cause) ≠ donc (conséquence) ; après pour que, toujours le subjonctif.