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Français · Classe de 4ᵉ

Les formes de phrase (emphatique, impersonnelle)

Mettre en relief, généraliser ou subir l'action : emphatique, impersonnelle & passive

À propos de cette page
Ce cours de français en quatrième sur « Les formes de phrase (emphatique, impersonnelle) » suit le programme officiel de français de quatrième. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Qu'est-ce qu'une forme de phrase ?, La forme emphatique : c'est… qui / c'est… que, La tournure impersonnelle (il), La forme passive. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de quatrième à réussir en français.
Au programme
1 · Qu'est-ce qu'une forme de phrase ?
2 · La forme emphatique : c'est… qui / c'est… que
3 · La tournure impersonnelle (il)
4 · La forme passive
5 · Les effets produits
6 · Reconnaître la forme d'une phrase : méthode
1Qu'est-ce qu'une forme de phrase ?

Une même information peut être présentée de plusieurs façons. On parle de formes de phrase lorsqu'on modifie la construction d'une phrase pour produire un effet particulier : insister sur un mot, rendre le style plus neutre, ou mettre en avant l'action plutôt que celui qui la fait.

Règle. Les principales formes étudiées en 4e sont la forme emphatique (qui met un élément en valeur), la tournure impersonnelle (le sujet il ne désigne personne) et la forme passive (le sujet subit l'action).

Ces transformations ne changent pas le sens profond de la phrase, mais elles changent ce que le locuteur veut souligner.

Exemple neutre : Marie a peint ce tableau.
Emphatique : C'est Marie qui a peint ce tableau.
Passive : Ce tableau a été peint par Marie.

2La forme emphatique : c'est… qui / c'est… que
Règle. La forme emphatique sert à mettre en relief un mot ou un groupe de mots. On l'encadre par les présentatifs c'est… qui (pour le sujet) ou c'est… que (pour les autres fonctions).
Élément mis en valeurTournureExemple
le sujetc'est … quiC'est mon frère qui a gagné.
le CODc'est … queC'est ce livre que je préfère.
un complément circonstancielc'est … queC'est demain que nous partons.

On peut aussi mettre en relief un mot en le détachant en tête ou en fin de phrase et en le reprenant par un pronom :
Mon frère, lui, a gagné.Il est courageux, ce chien.

Attention ! Après c'est… qui, le verbe s'accorde avec le mot mis en relief, pas avec c'est : C'est moi qui ai raison (et non qui a). C'est nous qui partons.
Astuce. Pour savoir s'il faut qui ou que : si l'élément mis en valeur est le sujet du verbe qui suit, c'est qui ; sinon, c'est que.
3La tournure impersonnelle (il)
Règle. Dans une tournure impersonnelle, le sujet est le pronom il, mais ce il ne représente aucune personne ni aucune chose : on l'appelle un sujet apparent (ou « il impersonnel »).

On la trouve avec :

EmploiExemple
verbes météorologiquesIl pleut.Il neige depuis hier.
le verbe falloirIl faut du courage.
le présentatif il y aIl y a trois élèves absents.
des verbes employés à la forme impersonnelleIl arrive un train.Il manque deux pages.

Souvent, le vrai sujet (le sujet réel) est placé après le verbe : dans Il manque deux pages, le sujet réel est deux pages.

Astuce. Pour repérer le il impersonnel, essaie de le remplacer par un nom : Il pleut → on ne peut pas dire Le chien pleut. Le il ne désigne rien, il est donc impersonnel.
4La forme passive
Règle. À la forme passive, le sujet ne fait pas l'action : il la subit. Le verbe se construit avec l'auxiliaire être + le participe passé. Celui qui fait l'action devient le complément d'agent, introduit le plus souvent par par (parfois de).
Voix activeVoix passive
Le chat attrape la souris.La souris est attrapée par le chat.
sujet = celui qui agitsujet = celui qui subit

Le COD de la phrase active devient le sujet de la phrase passive. Le temps de l'auxiliaire être indique le temps de la phrase :
La maison sera vendue (futur) — La maison a été vendue (passé composé).

Attention ! À la forme passive, le participe passé s'accorde toujours avec le sujet : Les fleurs sont arrosées (féminin pluriel), Le mur a été repeint (masculin singulier).
5Les effets produits

Choisir une forme de phrase, c'est faire un choix d'écriture. Chaque forme produit un effet de sens ou de style :

Règle. La forme emphatique insiste, met en relief, exprime une opposition ou une émotion. La tournure impersonnelle rend le propos plus neutre, général ou impersonnel. La forme passive met en avant l'action subie ou le résultat, et permet de cacher l'auteur de l'action.
FormeEffet recherché
emphatiqueinsister, opposer (C'est toi qui l'as dit, pas moi.)
impersonnellegénéraliser, énoncer une règle (Il faut être prudent.)
passive sans agentmasquer le responsable (La vitre a été cassée.)
Astuce. Dans un récit, repère ces formes : un personnage qui dit C'est lui qui a commencé ! exprime une émotion forte ; une phrase passive comme Le village fut détruit insiste sur le malheur subi.
6Reconnaître la forme d'une phrase : méthode

Pour identifier la forme d'une phrase, pose-toi ces questions dans l'ordre :

1. Y a-t-il un présentatif c'est… qui ou c'est… que ? → forme emphatique.
2. Le sujet est-il il sans rien désigner ? → tournure impersonnelle.
3. Le verbe est-il être + participe passé, avec un sujet qui subit ? → forme passive.
4. Sinon, la phrase est sous sa forme neutre.

Attention ! Ne confonds pas la forme passive avec un simple verbe d'état : Il est fatigué n'est pas du passif (fatigué est attribut), mais Il est puni par le professeur l'est (présence d'un agent et d'une action subie).
À retenir.
• La forme emphatique met un mot en valeur : c'est… qui (sujet), c'est… que (autres fonctions). Le verbe s'accorde avec le mot souligné.
• La tournure impersonnelle a pour sujet un il qui ne désigne rien : il pleut, il faut, il y a. Le sujet réel suit souvent le verbe.
• La forme passive = être + participe passé ; le sujet subit l'action ; l'auteur devient complément d'agent (par…). Le participe passé s'accorde avec le sujet.
• Chaque forme produit un effet : insister, généraliser, ou masquer le responsable de l'action.
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