Exercice 1 — Maîtriser le vocabulaire (4 pts)
1. Définition du développement durable (rapport Brundtland, 1987) :
Réponse attendue : « Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. »
Justification : Cette définition est issue du rapport Notre avenir à tous (1987) de la Commission Brundtland. Elle insiste sur deux idées clés : la satisfaction des besoins actuels et la solidarité intergénérationnelle.
2. Le principe de précaution :
Réponse attendue : Lorsqu'un risque grave pour l'environnement ou la santé est possible, des mesures de prévention doivent être prises même sans certitude scientifique absolue.
Justification : Inscrit dans la Charte de l'environnement de 2004 (valeur constitutionnelle), ce principe oblige les pouvoirs publics à agir préventivement face à un risque potentiel, sans attendre la preuve définitive.
3. L'empreinte carbone :
Réponse attendue : L'empreinte carbone est la quantité de gaz à effet de serre (principalement CO2) émise par une personne ou une activité. En France, elle est d'environ 10 tonnes de CO2 par personne et par an, bien au-dessus du seuil recommandé de 2 tonnes.
Justification : Cet indicateur mesure l'impact climatique individuel ; l'objectif est de la ramener à 2 t/an d'ici 2050 pour respecter l'Accord de Paris.
4. Le GIEC :
Réponse attendue : GIEC = Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat. Créé en 1988 par l'ONU, il rassemble des milliers de scientifiques qui publient des rapports réguliers évaluant l'état du changement climatique et l'adéquation des engagements des États.
Justification : Le GIEC ne mène pas lui-même des recherches, il synthétise les travaux scientifiques existants pour informer les décideurs politiques.
Exercice 2 — Les acteurs du développement durable (4 pts)
1. Trois acteurs et leur rôle :
Les élèves doivent citer trois acteurs parmi les suivants (1 pt par acteur correctement expliqué, 3 pts au total) :
- Les États : adoptent des lois et des réglementations environnementales, signent des traités internationaux (ex. : Accord de Paris). Ils fixent le cadre juridique national et international.
- Les ONG environnementales (ex. Greenpeace, WWF) : sensibilisent l'opinion publique, font pression sur les gouvernements et les entreprises, peuvent engager des procès climatiques.
- Les entreprises : responsables d'une grande part des émissions de GES ; elles doivent intégrer la RSE (Responsabilité Sociale et Environnementale) dans leur stratégie et innover vers des pratiques plus durables.
- Les collectivités locales : mettent en œuvre des politiques de proximité (ZFE, pistes cyclables, plans climat territoriaux — PCAET). Ex. : la métropole Aix-Marseille-Provence.
- Les citoyens : agissent par leurs choix de consommation, leur mobilité, leur vote, leur engagement associatif.
- Les scientifiques / le GIEC : produisent les connaissances et alertes qui guident les politiques climatiques.
2. Une ONG environnementale :Réponse attendue : Une ONG (Organisation Non Gouvernementale) environnementale est une association indépendante des gouvernements qui agit pour la protection de l'environnement, par la sensibilisation, le plaidoyer ou l'action judiciaire.
Exemple attendu : Greenpeace, WWF (World Wide Fund for Nature), Les Amis de la Terre…
Justification : Les ONG jouent un rôle de vigie et de contre-pouvoir, notamment via les procès climatiques.
Exercice 3 — Les accords internationaux (5 pts)
1. Frise chronologique (2 pts) :
- 1972 → Conférence de Stockholm : premier grand sommet mondial sur l'environnement humain, qui pose les bases de la coopération internationale en matière d'environnement.
- 1992 → Sommet de la Terre de Rio de Janeiro : adoption de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et de l'Agenda 21, programme d'action mondial pour le développement durable.
- 1997 → Protocole de Kyoto : premier accord international contraignant imposant aux pays industrialisés de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.
- 2015 → Accord de Paris (COP21) : premier accord universel et juridiquement contraignant sur le climat, signé par 196 pays.
Barème indicatif : 0,5 pt par association correcte (4 associations × 0,5 = 2 pts).
2. Objectif principal de l'Accord de Paris (1 pt) :Réponse attendue : Limiter l'élévation de la température mondiale
bien en dessous de +2°C par rapport à l'ère préindustrielle, et poursuivre les efforts pour la maintenir à
+1,5°C.
Justification : L'objectif de +1,5°C est le plus ambitieux ; au-delà, les impacts climatiques deviennent beaucoup plus sévères selon le GIEC.
3. Deux limites de l'Accord de Paris (2 pts) :- Limite 1 : Les engagements (NDC — contributions nationales déterminées) sont fixés librement par chaque État, sans contrainte externe ni mécanisme de sanction en cas de non-respect. Un État peut en sortir (ex. : retrait temporaire des États-Unis sous Trump).
- Limite 2 : Selon le GIEC, la somme des engagements actuels est insuffisante pour atteindre l'objectif de +1,5°C — les trajectoires actuelles conduisent à un réchauffement de +2,5 à +3°C d'ici 2100.
Justification : L'absence de sanction est la principale faiblesse structurelle ; la révision tous les 5 ans vise à renforcer progressivement les ambitions, mais le rythme reste insuffisant.
Exercice 4 — Responsabilité individuelle et collective (4 pts)
1. Trois gestes individuels qui réduisent l'empreinte écologique (1,5 pt) :
Les élèves doivent citer trois gestes parmi les exemples suivants (0,5 pt chacun) :
- Utiliser les mobilités douces (vélo, marche à pied, transports en commun) plutôt que la voiture individuelle.
- Trier et recycler ses déchets (règle des 3R : Réduire, Réutiliser, Recycler).
- Réduire la consommation d'énergie : éteindre les appareils en veille, baisser le chauffage, utiliser des ampoules LED.
- Adopter une alimentation plus végétale (moins de viande, surtout de bœuf, grosse source de méthane).
- Acheter local et de saison pour réduire le transport des produits alimentaires.
2. La RSE pour une entreprise (1 pt) :Réponse attendue : La
RSE (Responsabilité Sociale et Environnementale) est la démarche par laquelle une entreprise intègre, dans sa stratégie, des objectifs sociaux et environnementaux
au-delà de son seul objectif de profit. Elle peut se traduire par la réduction de ses émissions de CO
2, l'amélioration des conditions de travail ou le financement de projets solidaires.
Justification : La RSE est un outil de la responsabilité collective des acteurs économiques, reconnue notamment dans les rapports extra-financiers obligatoires pour les grandes entreprises.
3. La Charte de l'environnement de 2004 et la responsabilité collective (1,5 pt) :Réponse attendue : La Charte de l'environnement a été
intégrée à la Constitution française (valeur constitutionnelle depuis 2005). Elle reconnaît :
- Le droit de chacun de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.
- Le devoir de chacun de participer à la préservation et à l'amélioration de l'environnement.
- Le principe de précaution : agir préventivement même sans certitude scientifique.
Cela crée une
obligation juridique pour l'État de protéger l'environnement : des associations ont ainsi pu attaquer l'État en justice pour inaction climatique (
l'Affaire du Siècle, 2021).
Justification : La constitutionnalisation du droit à l'environnement élève la protection environnementale au même niveau que les droits fondamentaux.
Exercice 5 — Question de réflexion (3 pts)
Éléments attendus dans la réponse (réponse rédigée, plusieurs lignes) :
Responsabilité individuelle : Chaque individu, par ses choix quotidiens (consommation, mobilité, alimentation, déchets), contribue à l'état de la planète. L'empreinte carbone moyenne d'un Français (~10 t CO2/an) illustre cet impact personnel. Venir à l'école à vélo, trier ses déchets, réduire sa consommation de viande sont des actes individuels qui, multipliés par des millions de citoyens, ont un impact réel.
Responsabilité collective : Les gestes individuels ne suffisent pas à eux seuls. Les grandes transformations nécessitent des décisions politiques et économiques collectives : lois (loi Climat et Résilience, 2021), normes (ZFE à Marseille qui interdit les véhicules polluants), accords internationaux (Accord de Paris, 2015), et engagement des entreprises (RSE). Les procès climatiques (Affaire du Siècle en France) montrent que la société exige que l'État assume sa part de responsabilité.
Responsabilité intergénérationnelle : C'est le cœur même de la définition du développement durable (rapport Brundtland, 1987) : nous devons répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. La solidarité intergénérationnelle implique de ne pas épuiser les ressources naturelles (énergie fossile, biodiversité, eau), afin que nos enfants et petits-enfants puissent aussi en bénéficier.
Conclusion attendue : Ces trois niveaux de responsabilité sont complémentaires et indissociables. Aucun ne peut fonctionner seul : l'individu a besoin du cadre collectif pour changer ses habitudes ; la loi a besoin de citoyens mobilisés pour être respectée ; et les deux doivent s'inscrire dans une vision à long terme, pensée pour les générations futures.
Barème indicatif :
- 1 pt : responsabilité individuelle + exemple
- 1 pt : responsabilité collective + exemple
- 1 pt : responsabilité intergénérationnelle + lien avec la définition du développement durable