Je réserve ici
SVT 3ᵉ

Ressources · 3ᵉ · SVT

Fiche de révision : Organisme en activité

Os, articulations et muscles ; commande nerveuse du mouvement ; ce que consomme un muscle et la consommation maximale de dioxygène ; réglage du cœur et de la ventilation ; limites, blessures et dopage ; entraînement et sédentarité.

Télécharger la fiche PDF

benprofparticulier.frSVT · 3ᵉ

Organisme en activité : muscles, cœur et poumons à l’effort

Fiche méthode

(SVT 3ᵉ · Le corps humain et la santé · L’organisme en activité)

La démarche pour expliquer un document sur l’effort

1. Le besoin : quel muscle travaille, et de quoi a-t-il besoin (ordre nerveux, glucose, dioxygène, évacuation du dioxyde de carbone et de la chaleur) ?

2. La réponse : ce qui change dans le document (fréquences, consommation de dioxygène, sang redistribué), avec les valeurs lues et un calcul si besoin.

3. La commande : qui déclenche le changement (aire motrice, moelle, nerf moteur ; centres du tronc cérébral, nerfs, adrénaline).

4. La limite : plafond atteint (fréquence maximale, VO₂max), blessure, danger d’un dopage, effet de l’entraînement.

Le réflexe — je cite toujours une valeur lue dans le document et le mot exact du cours (contraction, VO₂max, adrénaline…).

Cas 1 · Trouver le muscle qui travaille

Réflexe — articulation, sens du mouvement (plier ou tendre), puis le muscle qui se raccourcit pour ce sens ; l’antagoniste se relâche.

Exemple. En ramant, on ramène la poignée vers soi en pliant les coudes. Quel muscle du bras se contracte, lequel se relâche ?

Le coude se plie : le biceps se contracte et tire l’avant-bras.

Son antagoniste, le triceps, se relâche.

Attention — tendon = muscle → os ; ligament = os → os. Un muscle tire, il ne pousse jamais.

Cas 2 · Localiser une lésion

Réflexe — aire motrice → moelle épinière → nerf moteur → jonction → muscle : je cherche le maillon coupé.

Exemple. Après une chute à moto, un homme ne bouge plus ni ne sent ses jambes ; ses bras sont normaux.

Jambes et sensations perdues, bras normaux : la moelle épinière est lésée au niveau du dos.

C’est une paraplégie ; les muscles des jambes, eux, sont intacts.

Attention — un muscle paralysé n’est pas forcément abîmé : c’est souvent l’ordre qui n’arrive plus.

1 / 2

benprofparticulier.frSVT · 3ᵉ

Cas 3 · Calculer et lire une VO₂max

Réflexe — L/min × 1 000 = mL/min, puis ÷ masse (kg) ; la VO₂max se lit au palier.

Exemple. Un rameur de 75 kg plafonne à 5,25 L/min de dioxygène. Sa VO₂max par kilogramme ?

5,25 L/min = 5 250 mL/min ; 5 250 ÷ 75 = 70 mL/min/kg.

Attention — au-delà de la VO₂max, l’effort est bref : énergie sans dioxygène, acide lactique, dette d’oxygène.

Cas 4 · Expliquer un réglage du cœur ou de la ventilation

Réflexe — récepteur → centre nerveux du tronc cérébral (ou adrénaline) → cœur, muscles respiratoires, vaisseaux → plus de dioxygène pour le muscle.

Exemple. Fréquence cardiaque maximale estimée d’une entraîneuse de 38 ans ?

220 − 38 = 182 battements par minute, valeur approchée.

Attention — le dioxyde de carbone est un déchet : sa hausse déclenche la ventilation, il n’est pas « apporté » aux muscles.

Cas 5 · Nommer une blessure, juger un dopage

Réflexe — organe touché → nom de la blessure ; produit dopant → gain, puis danger.

Exemple. Douleur au talon d’un coureur qui répète chaque jour la même sortie en côte, sans chute.

Geste répété, sans accident : un tendon enflammé, c’est une tendinite (ici du tendon d’Achille).

Attention — entorse = ligament, claquage = muscle, tendinite = tendon ; courbatures ≠ acide lactique.

Cas 6 · Comparer deux personnes à l’effort

Réflexe — repos plus bas, hausse plus faible à effort égal, récupération plus rapide → plus entraîné.

Exemple. Sur le même parcours, le cœur d’Iris passe de 62 à 130, celui de Noé de 80 à 172. Qui est le plus entraîné ?

Hausses : 130 − 62 = 68 et 172 − 80 = 92.

Iris : repos plus bas et hausse plus faible pour le même effort.

Attention — les 60 minutes de l’OMS sont une moyenne par jour sur la semaine.

Les pièges

  • Confondre tendon (muscle → os) et ligament (os → os), ou écrire qu’un muscle « pousse ».
  • Croire qu’un muscle paralysé est forcément détruit, alors que l’ordre ne lui arrive plus.
  • Comparer des VO₂max en L/min entre personnes de masses différentes, ou oublier le × 1 000.
  • Écrire qu’on respire plus pour apporter du dioxyde de carbone aux muscles.
  • Attribuer les courbatures à l’acide lactique ; confondre entorse, claquage et tendinite.
  • Croire qu’un cœur lent au repos est un cœur faible chez un sportif ; conclure à une cause à partir d’une simple corrélation.

Ce document est la propriété intellectuelle de Ben, professeur particulier (benprofparticulier.fr), protégée par le Code de la propriété intellectuelle (art. L. 111-1 et L. 122-4). Il est mis à disposition pour un usage personnel de révision. Toute reproduction, diffusion, mise en ligne ou revente, totale ou partielle, sans autorisation écrite est interdite et constitue une contrefaçon (art. L. 335-2).

2 / 2

À propos de cette page
Cette fiche méthode donne la démarche en quatre étapes pour expliquer un document sur l’effort (besoin, réponse, commande, limite), un exemple corrigé par partie (biceps en ramant, lésion de la moelle, VO₂max d’un rameur, fréquence maximale, tendinite, comparaison de deux cœurs) et six pièges, comme confondre tendon et ligament.
Bloqué sur ce chapitre ?

Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

Prof de SVT à Marseille · Cours particuliers au collège · Aide aux devoirs