Exercice 1 — Identification des subordonnées
- a) Subordonnée : « même si je comprends ta décision » → concession. « Même si » admet un fait (comprendre la décision) qui aurait pu amener l'accord, mais ne l'amène pas. Mode : indicatif (présent).
- b) Subordonnée : « de sorte que les élèves l'ont bien notée » → conséquence (réelle, constatée → indicatif passé composé). Structure : « de sorte que + indicatif ».
- c) Subordonnée : « tandis que la plupart des élèves révisaient » → opposition. « Tandis que » + indicatif met en contraste deux faits simultanés sans rapport de causalité.
- d) Subordonnée : « pourvu que vous ayez bien dormi » → condition. « Pourvu que » + subjonctif passé exprime une condition dont dépend la réussite à l'épreuve.
Exercice 2 — Mode et temps des verbes
- a) « avant que la nuit tombe » — subjonctif présent. Justification : « Avant que » introduit une subordonnée de temps exprimant l'antériorité et exige toujours le subjonctif.
- b) « Si vous étiez arrivés plus tôt » — plus-que-parfait de l'indicatif. Justification : Hypothèse irréelle du passé : si + plus-que-parfait → conditionnel passé dans la principale (« vous auriez vu »). On ne met jamais le conditionnel après si.
- c) « afin que sa fille puisse l'accompagner » — subjonctif présent. Justification : « Afin que » introduit une subordonnée de but ; le but est une réalité incertaine, à venir → subjonctif obligatoire.
- d) « dès que le soleil se lèvera » — futur simple de l'indicatif. Justification : « Dès que » introduit une subordonnée de temps à l'indicatif ; quand la principale est au futur, la subordonnée temporelle se met aussi au futur (règle de concordance des temps).
- e) « bien qu'il ait eu peur » — subjonctif passé. Justification : « Bien que » exige le subjonctif (concession). Le subjonctif passé est utilisé car la peur est antérieure au moment où le pompier n'a pas hésité (action achevée avant la principale).
Exercice 3 — Transformation de phrases
- a) Consigne : transformer la cause en conséquence avec « si bien que ».
Réponse attendue : « Il était malade, si bien qu'il n'est pas venu. »
Justification : « Si bien que » + indicatif introduit une conséquence réelle constatée. La cause (maladie) devient la principale, l'effet (ne pas venir) devient la subordonnée consécutive. - b) Consigne : transformer « malgré + nom » en subordonnée de concession avec « bien que ».
Réponse attendue : « Bien qu'elle soit jeune (/ bien qu'elle soit d'un jeune âge), elle dirige l'entreprise avec brio. »
Justification : « Bien que » + subjonctif présent. Le groupe nominal « son jeune âge » devient une proposition avec un sujet et un verbe au subjonctif. - c) Consigne : fusionner deux phrases en utilisant une subordonnée de but.
Réponse attendue : « Je lui ai téléphoné pour le prévenir. » (même sujet → infinitif) ou « Je lui ai téléphoné pour qu'il soit prévenu. » (subjonctif si sujets différents).
Justification : Quand le sujet de la principale et celui de la subordonnée de but sont identiques, on préfère l'infinitif précédé de « pour ». Si les sujets diffèrent, on utilise « pour que + subjonctif ». - d) Consigne : transformer en subordonnée de condition avec « si ».
Réponse attendue : « Si la route est fermée, nous prendrons le train. »
Justification : Hypothèse potentielle (réalisable) : si + présent → futur. La condition (route fermée) est placée dans la subordonnée introduite par « si ».
Exercice 4 — Compréhension et analyse d'un texte
- a) Identification et classement des trois subordonnées en gras (2 pts) :
- « si fort … de sorte qu'on aurait dit… » — structure corrélative « si… que » : subordonnée de conséquence (constatée → conditionnel passé « on aurait dit », valeur de style narratif).
- « de sorte qu'on aurait dit… » — subordonnée de conséquence introduite par « de sorte que » + conditionnel (valeur narrative/pittoresque).
- « jusqu'à ce que le matin vînt » — subordonnée de temps (antériorité par rapport à la principale) introduite par « jusqu'à ce que » + subjonctif imparfait (langue soutenue).
- b) Mode et temps de « fût » (1 pt) : Il s'agit du subjonctif imparfait (3e personne du singulier de « être »). « Bien que » impose le subjonctif (concession). En langue soutenue, quand la principale est au passé (imparfait « lisait »), on applique la concordance des temps du subjonctif : subjonctif imparfait pour exprimer la simultanéité avec le passé.
- c) Pourquoi « qu'on le lui arrache » n'est pas une subordonnée circonstancielle (1 pt) : La proposition « qu'on le lui arrache » est une subordonnée conjonctive complément d'objet (COD) du verbe « craignait » : elle craignait quoi ? → qu'on le lui arrache. Elle ne peut pas être supprimée ni déplacée librement, à la différence d'une subordonnée circonstancielle qui est un simple complément circonstanciel. Elle est donc essentielle à la phrase (fonction d'objet, non de circonstant).
Exercice 5 — Rédaction guidée
Critères d'évaluation :
- Contenu et cohérence (0,5 pt) : Le paragraphe décrit bien une situation difficile (voyage raté, exposé raté, match perdu, etc.) de manière cohérente et lisible.
- Subordonnée de cause (0,5 pt) : Présence d'une subordonnée de cause correctement construite (ex. : parce que, puisque, comme, étant donné que) et soulignée avec la mention « (cause) ».
- Subordonnée de concession (0,5 pt) : Présence d'une subordonnée de concession correctement construite avec le subjonctif (ex. : bien que, quoique) et soulignée avec la mention « (concession) ».
- Subordonnée de condition (0,5 pt) : Présence d'une subordonnée de condition correctement construite (ex. : si + présent → futur, ou si + imparfait → conditionnel présent) et soulignée avec la mention « (condition) ».
Exemple de production attendue :« Notre match s'est très mal passé parce que deux de nos meilleurs joueurs étaient blessés (cause). Bien que nous ayons tout donné sur le terrain (concession), nous avons perdu par trois buts à zéro. Si notre gardien n'avait pas fait quelques arrêts décisifs, le score aurait été encore plus sévère (condition). Ce fut une journée difficile, mais nous avons promis de nous relever. »