Ressources · 2ⁿᵈᵉ ·
Hormones et procréation humaine
Axe hypothalamo-hypophysaire, cycle féminin, régulation hormonale, contraception hormonale, contraception d'urgence, IST et protection, aide médicale à la procréation (programme de 2nde SVT)
À propos de cette page
Exercices corrigés, classés du plus simple au plus complexe. Cherche d'abord seul au brouillon, puis déplie la correction détaillée pour vérifier ta méthode et tes raisonnements.
Exercice 1 — Le vocabulaire de la communication hormonale
Facile- a) Définir le terme « hormone ».
- b) La LH circule dans tout le sang, mais elle agit sur les testicules et non sur les muscles du bras. Expliquer pourquoi.
- c) Recopier et compléter la chaîne en nommant chaque organe : … → GnRH → … → LH et FSH → … → testostérone.
- d) Préciser le rôle respectif de la LH et de la FSH chez l'homme.
a) Une hormone est une molécule sécrétée par une glande endocrine (ou des cellules endocrines) directement dans le sang. Transportée par le sang, elle agit à très faible concentration sur des cellules cibles situées à distance et modifie leur fonctionnement. C'est un messager chimique véhiculé par le sang.
b) La LH atteint toutes les cellules de l'organisme, mais une cellule ne répond à une hormone que si elle possède des récepteurs spécifiques de cette hormone. Certaines cellules du testicule (les cellules de Leydig) portent des récepteurs de la LH ; les cellules musculaires n'en ont pas. Seules les cellules cibles, dotées de récepteurs de la LH, répondent au message.
c) Hypothalamus → GnRH → hypophyse → LH et FSH → testicules → testostérone. La GnRH rejoint l'hypophyse toute proche par le sang ; LH et FSH gagnent les testicules par la circulation générale.
d) La LH stimule les cellules interstitielles (de Leydig), qui sécrètent la testostérone. La FSH agit sur les tubes séminifères et, avec la testostérone, permet la production des spermatozoïdes. LH → sécrétion de testostérone ; FSH + testostérone → spermatogenèse.
Exercice 2 — Repérer les phases d'un cycle de 30 jours
FacileUne femme a des cycles réguliers de 30 jours ; ses règles durent 5 jours.
- a) Nommer les deux cycles qui se déroulent en parallèle et l'organe concerné par chacun.
- b) Estimer le jour de l'ovulation. Justifier.
- c) Indiquer la durée approximative de la phase folliculaire et celle de la phase lutéale.
- d) Nommer la structure ovarienne formée après l'ovulation et l'hormone qu'elle sécrète principalement, puis expliquer ce qu'elle devient en l'absence de fécondation.
a) Le cycle ovarien se déroule dans les ovaires (croissance des follicules, ovulation, corps jaune) ; le cycle utérin se déroule dans l'utérus (règles, épaississement puis destruction de l'endomètre). Les deux sont synchronisés par les hormones ovariennes.
b) La phase lutéale dure à peu près toujours 14 jours : l'ovulation a donc lieu environ 14 jours avant les règles suivantes. Ici : 30 − 14 = 16. L'ovulation a lieu vers le jour 16.
c) La phase folliculaire va du jour 1 à l'ovulation : environ 16 jours (elle inclut les 5 jours de règles). La phase lutéale va de l'ovulation à la fin du cycle : environ 14 jours. Vérification : 16 + 14 = 30 jours.
d) Après l'ovulation, le follicule rompu se transforme en corps jaune, qui sécrète principalement de la progestérone (et des œstrogènes). Sans fécondation, il régresse en fin de cycle : la progestérone et les œstrogènes chutent, l'endomètre n'est plus maintenu et sa couche superficielle se détache. Les règles marquent le début du cycle suivant.
Exercice 3 — Classer des méthodes de contraception
FacileMéthodes étudiées : pilule combinée, implant, DIU au cuivre, préservatif masculin, préservatif interne, DIU hormonal, anneau vaginal.
- a) Classer ces méthodes en deux groupes : hormonales et non hormonales.
- b) Indiquer lesquelles protègent aussi des IST, et justifier.
- c) Citer trois IST en précisant, pour chacune, le type d'agent pathogène.
- d) Un élève affirme : « Si on n'a aucun symptôme, on n'a pas d'IST. » Expliquer pourquoi cette affirmation est fausse.
a) Hormonales : pilule combinée, implant, DIU hormonal, anneau vaginal (elles libèrent des hormones de synthèse). Non hormonales : DIU au cuivre, préservatif masculin, préservatif interne.
b) Seuls les préservatifs masculin et interne protègent des IST. Ce sont des barrières physiques qui empêchent le contact entre les muqueuses et les liquides (sperme, sécrétions vaginales) pouvant contenir des agents pathogènes. Les méthodes hormonales agissent sur l'ovulation, la glaire ou l'endomètre, et le DIU au cuivre agit dans l'utérus : aucune ne bloque les microbes.
c) Par exemple : l'infection par le VIH (virus), l'infection à papillomavirus (virus), la chlamydiose (bactérie). On pouvait aussi citer l'hépatite B (virus), la syphilis ou la gonococcie (bactéries).
d) Beaucoup d'IST restent longtemps sans symptômes : la chlamydiose passe souvent inaperçue, l'infection par le VIH peut être silencieuse pendant des années. Une personne infectée peut donc transmettre l'IST sans le savoir et développer des complications (infertilité liée à la chlamydiose, par exemple). Seul un dépistage permet de savoir si l'on est infecté.
Exercice 4 — Castration et rétrocontrôle chez le rat
MoyenOn compare trois lots de rats mâles adultes.
| Lot | Testostéronémie (ng/mL) | LH sanguine (u.a.) |
|---|---|---|
| A : témoins | 4,2 | 1,3 |
| B : castrés depuis 3 semaines | < 0,1 | 5,8 |
| C : castrés depuis 3 semaines, avec injections quotidiennes de testostérone | 4,0 | 1,1 |
- a) Montrer, à partir des lots A et B, que les testicules sont la source de la testostérone.
- b) Calculer le facteur d'augmentation de la LH entre les lots A et B.
- c) Montrer que la testostérone exerce un rétrocontrôle négatif sur la sécrétion de LH.
- d) Prévoir, en justifiant, l'évolution de la testostéronémie d'un rat non castré dont on retire l'hypophyse.
a) Les lots A et B ne diffèrent que par la présence des testicules. Sans testicules, la testostéronémie passe de 4,2 ng/mL à moins de 0,1 ng/mL : elle devient quasi nulle. Les testicules sont donc la source de la testostérone.
b) 5,8 ÷ 1,3 ≈ 4,5. La LH est multipliée par environ 4,5 après la castration.
c) Dans le lot B, la disparition de la testostérone s'accompagne d'une forte hausse de la LH : la testostérone freinait donc la sécrétion de LH. Mais la castration supprime les testicules entiers ; pour savoir si c'est bien la testostérone qui agit, on regarde le lot C : chez des rats castrés, les injections de testostérone ramènent la testostéronémie à 4,0 ng/mL et la LH retombe à 1,1 u.a., valeur proche de celle des témoins. La testostérone, produite par l'organe cible de la LH, diminue la sécrétion de LH : c'est un rétrocontrôle négatif.
d) Sans hypophyse, la LH n'est plus sécrétée. Les cellules de Leydig ne sont plus stimulées et cessent de produire la testostérone. La testostéronémie chute à une valeur très basse, bien que les testicules soient présents ; la spermatogenèse s'arrête aussi, faute de FSH et de testostérone.
Exercice 5 — Lire une courbe de température
MoyenUne femme relève chaque matin sa température au réveil. Jours 1 à 16 : entre 36,4 et 36,6 °C (moyenne 36,5 °C). Jour 17 : 36,4 °C. Jours 18 à 31 : entre 36,8 et 37,0 °C (moyenne 36,9 °C). Les règles suivantes commencent le jour 32, qui devient le jour 1 du cycle suivant.
- a) Calculer l'élévation moyenne de température entre les deux parties du cycle.
- b) Situer l'ovulation et vérifier la cohérence avec la durée du cycle.
- c) Nommer l'hormone responsable du plateau thermique et la structure qui la sécrète.
- d) Au cycle suivant, la température reste haute 21 jours après la montée thermique et les règles ne surviennent pas. Proposer une explication hormonale.
a) 36,9 − 36,5 = 0,4. La température s'élève en moyenne de 0,4 °C dans la seconde partie du cycle.
b) L'ovulation correspond au dernier point bas avant la montée durable : vers le jour 17. Le cycle dure 31 jours (le jour 32 est le jour 1 du suivant). Avec une phase lutéale d'environ 14 jours, on attend l'ovulation vers le jour 31 − 14 = 17. Les deux estimations concordent.
c) La hausse de température est due à la progestérone, sécrétée par le corps jaune formé après l'ovulation. Le plateau thermique dure tant que le corps jaune fonctionne.
d) Normalement, le corps jaune régresse environ 14 jours après l'ovulation : la progestérone chute, la température baisse et les règles arrivent. Ici, le plateau dure 21 jours : le corps jaune a été maintenu. L'hypothèse la plus probable est une grossesse : l'embryon sécrète de l'hCG, qui maintient le corps jaune ; la progestérone reste élevée, l'endomètre est conservé. Un test de grossesse, qui détecte l'hCG, permet de le vérifier.
Exercice 6 — Comment la pilule combinée bloque l'ovulation
MoyenDosages réalisés chez une même femme, d'abord lors d'un cycle sans contraception, puis au troisième mois de pilule combinée (œstrogène + progestatif de synthèse).
| Paramètre | Cycle sans pilule | Cycle sous pilule |
|---|---|---|
| LH maximale (mUI/mL) | 52 | 4,7 |
| Estradiol produit par les ovaires, valeur maximale (pg/mL) | 290 | 55 |
| Progestérone produite par l'ovaire, valeur maximale (ng/mL) | 12 | 0,6 |
| Glaire cervicale en milieu de cycle | filante, perméable | épaisse, imperméable |
- a) Comparer les deux cycles pour la LH et l'estradiol.
- b) Expliquer, à l'aide de la notion de rétrocontrôle, l'effet des hormones de synthèse sur l'axe hypothalamo-hypophysaire.
- c) Justifier la très faible production de progestérone par l'ovaire sous pilule.
- d) Relever un second effet contraceptif de la pilule.
- e) Expliquer pourquoi des saignements surviennent pendant la semaine d'arrêt, alors qu'il n'y a pas eu d'ovulation.
a) Sans pilule, la LH atteint 52 mUI/mL : c'est le pic ovulatoire. Sous pilule, elle ne dépasse pas 4,7 mUI/mL, soit environ 11 fois moins : il n'y a plus de pic de LH. L'estradiol ovarien passe de 290 à 55 pg/mL : les follicules ne mûrissent plus.
b) Les hormones de synthèse sont présentes en permanence dans le sang et exercent un rétrocontrôle négatif sur l'hypothalamus et l'hypophyse : GnRH, LH et FSH restent basses. Faute de FSH, aucun follicule ne devient mûr, donc l'estradiol ovarien reste bas et n'atteint jamais le seuil du rétrocontrôle positif. Le pic de LH ne se produit pas, donc l'ovulation non plus.
c) La progestérone ovarienne est produite par le corps jaune, qui se forme à partir du follicule après l'ovulation. Sans ovulation, pas de corps jaune : la progestérone ovarienne reste à 0,6 ng/mL au lieu de 12.
d) La glaire cervicale reste épaisse et imperméable, sous l'effet du progestatif : elle bloque le passage des spermatozoïdes, ce qui constitue un second verrou si une ovulation se produisait malgré tout.
e) Pendant la semaine d'arrêt, les hormones de synthèse ne sont plus apportées et leur concentration chute. L'endomètre, entretenu par ces hormones, n'est plus maintenu et sa couche superficielle se détache. Ce sont des hémorragies de privation, et non des règles consécutives à une ovulation.
Exercice 7 — Contraception d'urgence : délais et idées reçues
MoyenUn samedi à 22 h, lors d'un rapport, le préservatif se déchire. La jeune femme n'utilise pas de contraception régulière.
- a) Elle se présente en pharmacie le mardi à 10 h. Calculer le délai écoulé et indiquer quelles pilules d'urgence sont encore utilisables.
- b) Une autre personne, dans une situation comparable, ne consulte que 101 heures après le rapport. Quelles solutions restent envisageables ?
- c) Expliquer pourquoi il faut agir le plus tôt possible, même à l'intérieur des délais.
- d) Expliquer l'erreur contenue dans la phrase : « La pilule du lendemain, c'est une IVG. »
- e) Donner deux conseils à ajouter à la délivrance de la contraception d'urgence.
a) Du samedi 22 h au lundi 22 h : 48 h ; du lundi 22 h au mardi 10 h : 12 h. Délai total : 60 heures. C'est moins de 72 h : la pilule au lévonorgestrel et celle à l'ulipristal acétate (jusqu'à 120 h) sont toutes deux utilisables.
b) 101 h dépassent 72 h : le lévonorgestrel n'est plus indiqué. Restent la pilule à l'ulipristal acétate (101 h < 120 h) et la pose d'un DIU au cuivre, possible jusqu'à 5 jours, soit 120 h.
c) Les pilules d'urgence retardent ou bloquent l'ovulation. Or les spermatozoïdes peuvent survivre plusieurs jours dans les voies génitales féminines : si l'ovulation est imminente ou déjà déclenchée par le pic de LH, la pilule n'a plus le temps d'agir. Plus la prise est tardive, plus le risque que l'ovulation ait lieu est grand.
d) Une IVG interrompt une grossesse déjà installée, c'est-à-dire un embryon implanté dans l'utérus. La pilule d'urgence agit avant : elle retarde ou empêche l'ovulation et ne peut pas interrompre une grossesse installée. Ce n'est donc pas une méthode abortive.
e) Par exemple : faire un test de grossesse si les règles ont plus de quelques jours de retard ; utiliser un préservatif jusqu'aux règles suivantes, puisque l'ovulation peut n'être que retardée ; faire un dépistage des IST, le préservatif s'étant déchiré ; consulter pour choisir une contraception régulière.
Exercice 8 — Le double effet de l'estradiol (type bac)
DifficileDocument. Chez la guenon, le cycle ovarien fonctionne comme chez la femme. On mesure l'estradiol et la LH sanguins dans différentes situations.
| Situation | Estradiol (pg/mL) | LH (u.a.) |
|---|---|---|
| Guenon intacte, début de phase folliculaire | 50 | 15 |
| Guenon privée de ses ovaires depuis un mois | < 10 | 41 |
| Même guenon, après 10 jours d'implant libérant peu d'estradiol, en continu | 65 | 9 |
| Autre guenon privée d'ovaires, 12 h après une injection d'estradiol à forte dose | 330 | 7 |
| La même, 40 h après l'injection | 310 | 97 |
| La même, 72 h après l'injection | 120 | 17 |
- 1. Expliquer la valeur de la LH chez la guenon privée de ses ovaires.
- 2. Montrer que l'estradiol à faible concentration exerce un rétrocontrôle négatif sur la sécrétion de LH.
- 3. Analyser l'évolution de la LH après l'injection d'estradiol à forte dose et conclure.
- 4. Rédiger un texte argumenté expliquant comment l'ovaire déclenche lui-même son ovulation en fin de phase folliculaire.
- 5. Un élève conclut : « L'estradiol stimule la sécrétion de LH. » Expliquer en quoi cette conclusion est incomplète.
1. Sans ovaires, l'estradiol devient presque indétectable (moins de 10 pg/mL) et la LH passe de 15 à 41 u.a., soit près de trois fois plus. Chez la guenon intacte, les ovaires freinaient donc la sécrétion de LH. En l'absence d'hormones ovariennes, l'axe hypothalamo-hypophysaire n'est plus freiné.
2. Chez la même guenon, un implant qui apporte seulement de l'estradiol, à faible concentration constante (65 pg/mL, valeur proche de celle d'un début de phase folliculaire), fait retomber la LH de 41 à 9 u.a. Le seul facteur modifié est l'estradiol : à faible concentration, l'estradiol diminue la sécrétion de LH, c'est un rétrocontrôle négatif.
3. 12 h après l'injection, l'estradiol est très élevé (330 pg/mL) mais la LH est basse (7 u.a.) : l'effet est encore freinateur. 40 h après, l'estradiol reste élevé (310 pg/mL) et la LH atteint 97 u.a., soit environ 6,5 fois la valeur de la guenon intacte (97 ÷ 15 ≈ 6,5) : c'est un pic. 72 h après, l'estradiol est redescendu à 120 pg/mL et la LH revient à 17 u.a. Une forte concentration d'estradiol maintenue plus d'une journée déclenche un pic de LH : c'est un rétrocontrôle positif.
4. En début de phase folliculaire, la FSH stimule la croissance de follicules qui sécrètent de l'estradiol ; à faible concentration, celui-ci freine l'axe (question 2). Le follicule dominant grossit et sécrète de plus en plus d'estradiol. Lorsque la concentration dépasse un seuil pendant environ deux jours, le rétrocontrôle devient positif (question 3) : l'hypothalamus et l'hypophyse libèrent massivement la LH. Ce pic de LH déclenche l'ovulation dans les 36 heures environ. C'est donc le follicule mûr, par sa propre sécrétion d'estradiol, qui fixe le moment de l'ovulation.
5. La conclusion ne vaut que pour une concentration élevée et prolongée. À faible concentration (implant) et même dans les premières heures après une forte dose (12 h), l'estradiol freine la LH. L'effet de l'estradiol dépend de sa concentration et de sa durée d'action : négatif la plupart du temps, positif seulement en fin de phase folliculaire.
Exercice 9 — Une FIV avec ICSI (type bac)
DifficileUn couple consulte après deux ans sans grossesse. Document 1 — bilans. Femme : cycles réguliers, ovulation présente, trompes perméables. Homme : concentration en spermatozoïdes de 2,4 millions par mL (valeur de référence du laboratoire : au moins 16 millions par mL) ; spermatozoïdes mobiles et progressifs : 9 % (référence : au moins 30 %). Document 2 — protocole. Du jour 2 au jour 11 : injections quotidiennes de FSH. À partir du jour 6 : antagoniste de la GnRH, qui bloque les récepteurs de la GnRH de l'hypophyse. Jour 11 à 21 h : injection d'hCG, hormone qui agit comme la LH. Jour 13 à 9 h : ponction des follicules. Document 3 — résultats. 11 follicules mûrs au jour 11 ; 10 ovocytes recueillis, dont 8 matures ; après ICSI des 8 ovocytes matures, 6 sont fécondés ; 1 embryon est transféré, les autres sont congelés.
- 1. À partir du document 1, justifier le choix de l'ICSI plutôt que d'une insémination ou d'une FIV classique.
- 2. Expliquer pourquoi les injections de FSH permettent d'obtenir 11 follicules mûrs, alors qu'un cycle naturel n'en produit en général qu'un seul.
- 3. Expliquer l'intérêt de l'antagoniste de la GnRH dans ce protocole.
- 4. Expliquer le rôle de l'injection d'hCG et le choix de l'heure de la ponction.
- 5. Calculer le taux de fécondation des ovocytes matures, puis proposer une raison de ne transférer qu'un seul embryon.
1. Le bilan féminin est normal : l'infertilité est d'origine masculine. La concentration en spermatozoïdes (2,4 millions/mL) est environ 6,7 fois inférieure à la référence (16 ÷ 2,4 ≈ 6,7) et seuls 9 % des spermatozoïdes sont mobiles et progressifs, contre au moins 30 %. Une insémination ou une FIV classique exigent que de nombreux spermatozoïdes mobiles atteignent l'ovocyte par eux-mêmes. L'ICSI, qui injecte un seul spermatozoïde directement dans l'ovocyte, contourne ce double déficit.
2. Dans un cycle naturel, plusieurs follicules commencent à grossir sous l'effet de la FSH ; l'estradiol qu'ils sécrètent exerce un rétrocontrôle négatif qui fait baisser la FSH, et seul le follicule le plus sensible poursuit sa croissance. Les injections apportent de la FSH à forte concentration, indépendamment de ce rétrocontrôle. De nombreux follicules continuent donc leur croissance jusqu'à maturité.
3. Onze follicules mûrs sécrètent énormément d'estradiol : le rétrocontrôle positif risquerait de déclencher un pic de LH spontané et une ovulation avant la ponction ; les ovocytes seraient alors perdus. L'antagoniste empêche la GnRH d'agir sur l'hypophyse, donc il empêche tout pic de LH spontané : ce sont les médecins qui choisissent le moment de l'ovulation.
4. L'hCG, qui agit comme la LH, remplace le pic de LH : elle achève la maturation des ovocytes et déclenche le processus d'ovulation. Entre le jour 11 à 21 h et le jour 13 à 9 h, il s'écoule 36 heures. La ponction est faite juste avant la rupture des follicules, pour recueillir les ovocytes mûrs encore contenus dans les follicules.
5. Taux de fécondation : 6 ÷ 8 = 0,75, soit 75 % des ovocytes matures injectés. Transférer un seul embryon limite le risque de grossesse multiple, plus dangereuse pour la mère et les enfants ; les embryons congelés restent disponibles pour une nouvelle tentative sans nouvelle stimulation.
Exercice 10 — Vers une contraception hormonale masculine ? (type bac)
DifficileDocument 1. Des volontaires reçoivent chaque semaine une injection d'un dérivé de testostérone à forte dose (données simplifiées).
| Mesure | Avant traitement | Après 16 semaines | 20 semaines après l'arrêt |
|---|---|---|---|
| Testostéronémie (ng/mL) | 5,1 | 9,4 | 5,3 |
| LH (u.a.) | 4,6 | 0,3 | 4,4 |
| FSH (u.a.) | 3,8 | 0,4 | 3,5 |
| Spermatozoïdes (millions par mL) | 68 | 0,8 | 57 |
- 1. Décrire l'effet du traitement sur la LH et la FSH, puis l'expliquer.
- 2. Montrer que le traitement a un effet paradoxal sur la production de spermatozoïdes, puis expliquer ce paradoxe à l'aide du document 2.
- 3. Calculer le pourcentage de diminution de la concentration en spermatozoïdes après 16 semaines.
- 4. Justifier que la méthode est réversible et expliquer pourquoi elle ne peut pas être efficace dès la première injection.
- 5. Un volontaire estime qu'il peut renoncer au préservatif avec toute nouvelle partenaire. Discuter.
1. La LH passe de 4,6 à 0,3 u.a. et la FSH de 3,8 à 0,4 u.a. : les deux hormones hypophysaires s'effondrent. Les injections font monter la testostéronémie de 5,1 à 9,4 ng/mL ; cet excès renforce le rétrocontrôle négatif de la testostérone sur l'hypothalamus et l'hypophyse, qui réduisent fortement la sécrétion de GnRH, de LH et de FSH.
2. La testostérone est nécessaire à la spermatogenèse ; pourtant, alors que sa concentration sanguine augmente, la concentration en spermatozoïdes chute de 68 à 0,8 million par mL : c'est paradoxal. Le document 2 l'explique : la spermatogenèse dépend de la FSH et de la testostérone produite dans le testicule par les cellules de Leydig sous l'effet de la LH. LH presque nulle → cellules de Leydig au repos → testostérone intratesticulaire effondrée, malgré le taux sanguin élevé ; FSH presque nulle → tubes séminifères non stimulés. La spermatogenèse est donc bloquée.
3. (68 − 0,8) ÷ 68 × 100 = 67,2 ÷ 68 × 100 ≈ 98,8. La concentration a diminué d'environ 98,8 % ; avec 0,8 million par mL, elle passe sous le seuil d'efficacité de 1 million par mL.
4. Vingt semaines après l'arrêt, LH (4,4 u.a.) et FSH (3,5 u.a.) sont revenues près de leurs valeurs initiales et la concentration en spermatozoïdes remonte à 57 millions par mL, soit environ 84 % de la valeur initiale (57 ÷ 68 ≈ 0,84) : la méthode est réversible. Elle n'agit pas immédiatement : les spermatozoïdes déjà en formation (le processus dure environ 74 jours, soit plus de dix semaines) et ceux déjà stockés continuent d'être émis ; la concentration ne passe sous le seuil qu'après plusieurs semaines, ce qu'il faut contrôler par un spermogramme.
5. Cette méthode agit seulement sur la production des gamètes ; elle ne forme aucune barrière entre les muqueuses et ne bloque ni les virus ni les bactéries présents dans le sperme ou les sécrétions. Elle ne protège d'aucune IST : avec une nouvelle partenaire, le préservatif reste indispensable, au moins jusqu'à un dépistage des deux partenaires.
Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.
Prof de SVT à Marseille · Cours particuliers au lycée · Aide aux devoirs