Je réserve ici
Spécialité Mathématiques 1ʳᵉ

Ressources · 1ʳᵉ · Spécialité Mathématiques

Produit scalaire

Définition avec le cosinus et par projection orthogonale, bilinéarité, développement de ‖u + v‖² et ‖u − v‖², coordonnées par produits scalaires, calcul en repère orthonormé, orthogonalité et angles, théorème d’Al-Kashi, ensemble des points M tels que MA · MB = 0.

À propos de cette page
Ce cours de spécialité maths de 1re sur le produit scalaire suit six parties : la définition avec le cosinus et l’orthogonalité, le calcul par projection orthogonale, la bilinéarité et le développement de ‖u + v‖², le calcul en repère orthonormé avec les angles, le théorème d’Al-Kashi, puis l’ensemble des points M tels que MA · MB = 0. Les deux démonstrations exigibles (Al-Kashi et cercle de diamètre [AB]) y sont rédigées, avec des figures.
1

Définition avec le cosinus et orthogonalité

Ce qu’il faut savoir

Définition avec le cosinus. Soient u→ et v→ deux vecteurs non nuls et θ l’angle géométrique qu’ils forment, avec 0∘⩽θ⩽180∘ (soit 0⩽θ⩽π). Le produit scalaire de u→ par v→ est le nombre réel u→·v→=‖u→‖×‖v→‖×cosθ. Si u→=0→ ou v→=0→, on pose u→·v→=0.

Avec des points. Pour A, B, C avec A≠B et A≠C : AB→·AC→ =AB×AC×cosBAC. Les deux vecteurs doivent partir du même point.

Signe. u→·v→ a le signe de cosθ : positif si l’angle est aigu, nul si l’angle est droit, négatif si l’angle est obtus.

Cas extrêmes. u→·v→ =‖u→‖×‖v→‖ si les vecteurs sont colinéaires de même sens (cos0∘=1) ; u→·v→ =−‖u→‖×‖v→‖ s’ils sont de sens contraires (cos180∘=−1). Comme −1⩽cosθ⩽1, on a toujours −‖u→‖‖v→‖⩽u→·v→⩽‖u→‖‖v→‖.

Carré scalaire. u→·u→=‖u→‖2, noté aussi u→2. En particulier AB→·AB→=AB2.

Symétrie. u→·v→=v→·u→ (l’angle est le même).

Orthogonalité. u→ et v→ sont orthogonaux si et seulement si u→·v→=0 : pour des vecteurs non nuls, cela veut dire cosθ=0, soit θ=90∘. Le vecteur nul est orthogonal à tout vecteur.

Cosinus à connaître (vus en trigonométrie) : cos30∘=32, cos45∘=22, cos60∘=12, cos90∘=0 ; et cos(180∘−α)=−cosα, donc cos120∘=−12, cos135∘=−22, cos150∘=−32.

Exemples

Calcul direct. ‖u→‖=5, ‖v→‖=2 et θ=120∘ : u→·v→=5×2×cos120∘ =10×(−12)=−5. Le résultat est négatif : l’angle est obtus.

Avec des racines. ‖u→‖=2, ‖v→‖=6 et θ=135∘ : u→·v→=2×6×(−22) =−6×22=−6.

Ramener à la même origine (réponse rédigée). Dans un triangle ABC, AB=4, BC=6 et ABC=60∘. Calculer AB→·BC→.
Les vecteurs AB→ et BC→ ne partent pas du même point. Or AB→=−BA→, donc AB→·BC→=−BA→·BC→ =−BA×BC×cosABC =−4×6×12=−12.

Réflexe — Je repère ce que l’énoncé donne : deux normes (ou deux longueurs) et l’angle entre les vecteurs, ramenés à la même origine. J’écris ‖u→‖×‖v→‖×cosθ avec la valeur exacte du cosinus, puis je contrôle le signe avec l’angle (aigu : positif, obtus : négatif).

Attention — Le produit scalaire est un nombre, pas un vecteur. Et l’angle de AB→ et BC→ n’est pas ABC : c’est son supplémentaire, car les vecteurs ne partent pas du même point.

1 / 6

2

Produit scalaire et projection orthogonale

Ce qu’il faut savoir

Projeté orthogonal. Le projeté orthogonal d’un point C sur une droite (AB) est le point H de (AB) tel que (CH)⟂(AB) (et H=C si C est sur (AB)).

Propriété. Soient A, B, C trois points avec A≠B, et H le projeté orthogonal de C sur (AB). Alors AB→·AC→=AB→·AH→. Donc AB→·AC→=AB×AH si H et B sont du même côté de A (vecteurs AB→ et AH→ de même sens), et AB→·AC→=−AB×AH sinon. Si H=A, le produit scalaire est nul.

ABCHABCH

Pourquoi (lien avec le cosinus). Si l’angle BAC est aigu, H est sur la demi-droite [AB) et le triangle AHC est rectangle en H : AH=AC×cosBAC, donc AB×AH=AB×AC×cosBAC =AB→·AC→. Si l’angle est obtus, H est de l’autre côté de A et AH=AC×cos(180∘−BAC) =−AC×cosBAC : on obtient −AB×AH. Les deux définitions (projection et cosinus) donnent le même nombre.

Cas utiles. Si (BC)⟂(AB), le projeté de C est B : AB→·AC→=AB2. Si BAC est droit, H=A et le produit est nul. Plus généralement, pour calculer u→·v→, on peut remplacer v→ par son projeté orthogonal sur la direction de u→.

Exemples

Même côté. AB=6 et le projeté H de C sur (AB) est sur la demi-droite [AB) avec AH=2 : AB→·AC→=AB×AH =6×2=12.

Côté opposé. AB=8 ; le projeté H de C sur (AB) vérifie AH=3, mais H est de l’autre côté de A par rapport à B (l’angle BAC est obtus) : AB→·AC→=−AB×AH =−8×3=−24.

Angle droit (réponse rédigée). ABC est rectangle en B, avec AB=7. Calculer AB→·AC→.
Le triangle est rectangle en B, donc (BC)⟂(AB) : le projeté orthogonal de C sur (AB) est B. Ainsi AB→·AC→=AB→·AB→ =AB2=49. On n’a eu besoin ni de BC, ni d’un angle.

Réflexe — Dans une figure avec des angles droits (carré, rectangle, triangle rectangle, hauteur) et des longueurs connues, je projette le second vecteur sur la droite qui porte le premier : le produit scalaire devient un produit de deux longueurs, avec le signe + ou − selon le sens.

Attention — On projette sur la droite qui porte l’autre vecteur, et les deux vecteurs doivent partir du même point A. Oublier le signe − quand H est de l’autre côté de A est l’erreur la plus fréquente.

2 / 6

3

Bilinéarité, ‖u + v‖² et calcul avec les normes

Ce qu’il faut savoir

Règles de calcul. Pour tous vecteurs u→, v→, w→ et tout réel k :

• symétrie : u→·v→=v→·u→ ;

• bilinéarité : u→·(v→+w→) =u→·v→+u→·w→ et (ku→)·v→=k(u→·v→).

On développe donc comme en algèbre (en gardant l’ordre libre grâce à la symétrie).

Identités remarquables. ‖u→+v→‖2=‖u→‖2+2u→·v→+‖v→‖2 ‖u→−v→‖2=‖u→‖2−2u→·v→+‖v→‖2 (u→+v→)·(u→−v→)=‖u→‖2−‖v→‖2

Démonstration de la première. ‖u→+v→‖2 =(u→+v→)·(u→+v→) =u→·u→+u→·v→ +v→·u→+v→·v→ (bilinéarité) =‖u→‖2+2u→·v→+‖v→‖2 (symétrie). Même calcul pour les deux autres.

Produit scalaire avec les normes seules. En isolant u→·v→ : u→·v→=12(‖u→+v→‖2−‖u→‖2−‖v→‖2) u→·v→=12(‖u→‖2+‖v→‖2−‖u→−v→‖2) Dans un triangle ABC, avec u→=AB→, v→=AC→ et u→−v→=CB→ : AB→·AC→=12(AB2+AC2−BC2).

Pythagore vectoriel. ‖u→+v→‖2 =‖u→‖2+‖v→‖2 si et seulement si u→·v→=0, c’est-à-dire u→⟂v→.

Exemples

Norme d’une somme. ‖u→‖=3, ‖v→‖=2 et u→·v→=−1 : ‖u→+v→‖2 =9+2×(−1)+4=11, donc ‖u→+v→‖=11.

Retrouver le produit scalaire. ‖u→‖=2, ‖v→‖=5 et ‖u→+v→‖=6 : u→·v→=12(36−4−25) =72.

Trois longueurs suffisent (réponse rédigée). Un triangle ABC vérifie AB=4, AC=6 et BC=5. Calculer AB→·AC→.
On a CB→=AB→−AC→, donc BC2=‖AB→−AC→‖2 =AB2−2AB→·AC→+AC2. Ainsi AB→·AC→ =12(AB2+AC2−BC2) =12(16+36−25)=272.

Réflexe — Quand l’énoncé donne des normes (ou les trois côtés d’un triangle) et pas d’angle, je pense aux identités remarquables : je développe ‖u→±v→‖2 et j’isole l’inconnue. Pour une norme, je calcule toujours son carré, puis je prends la racine.

Attention — ‖u→+v→‖≠‖u→‖+‖v→‖ en général. Et on ne simplifie pas un produit scalaire : u→·v→=u→·w→ n’entraîne pas v→=w→ (seulement u→⟂(v→−w→)).

3 / 6

4

En repère orthonormé : coordonnées, orthogonalité, angles

Ce qu’il faut savoir

Théorème. Dans un repère orthonormé (O;i→,j→), si u→(x;y) et v→(x′;y′), alors u→·v→=xx′+yy′et‖u→‖=x2+y2.

Démonstration. u→=xi→+yj→ et v→=x′i→+y′j→. Par bilinéarité : u→·v→=xx′i→·i→ +xy′i→·j→ +yx′j→·i→ +yy′j→·j→. La base est orthonormée : i→·i→=j→·j→=1 et i→·j→=0. D’où u→·v→=xx′+yy′. Avec v→=u→ : ‖u→‖2=x2+y2.

Coordonnées et produits scalaires. Le même calcul donne u→·i→=x et u→·j→=y : dans une base orthonormée, les coordonnées d’un vecteur sont ses produits scalaires avec les vecteurs de la base.

Critère d’orthogonalité. u→(x;y)⟂v→(x′;y′) ⟺xx′+yy′=0. En particulier, u→(a;b) et v→(−b;a) sont toujours orthogonaux, et de même norme.

Angle de deux vecteurs non nuls. cosθ=u→·v→‖u→‖×‖v→‖ et dans un triangle : cosBAC=AB→·AC→AB×AC.

Usages. Deux droites sont perpendiculaires si et seulement si des vecteurs directeurs sont orthogonaux ; un triangle ABC est rectangle en A si et seulement si AB→·AC→=0.

Exemples

Calcul. u→(2;−3) et v→(4;5) : u→·v→ =2×4+(−3)×5=8−15 =−7, et ‖u→‖=4+9=13.

Orthogonalité. u→(4;6) et v→(−3;2) : 4×(−3)+6×2=−12+12 =0, donc u→⟂v→ : des droites dirigées par ces vecteurs sont perpendiculaires.

Un angle (réponse rédigée). Le repère est orthonormé, u→(3;1) et v→(1;2). Déterminer l’angle θ entre u→ et v→.
u→·v→=3×1+1×2 =5 ; ‖u→‖=10 et ‖v→‖=5. Donc cosθ=510×5 =550=552=22. Comme θ∈[0∘;180∘], θ=45∘.

Réflexe — Avant d’écrire xx′+yy′, je vérifie que le repère est orthonormé. Pour un angle de triangle, je pars du sommet : AB→ et AC→ pour l’angle en A, puis cos =produit scalaireproduit des longueurs.

Attention — La formule xx′+yy′ est fausse dans un repère qui n’est pas orthonormé. Et u→·v→=0 n’entraîne pas u→=0→ ou v→=0→ : deux vecteurs non nuls orthogonaux ont un produit scalaire nul.

4 / 6

5

Le théorème d’Al-Kashi

Ce qu’il faut savoir

Théorème d’Al-Kashi. Dans un triangle ABC, on note a=BC, b=AC et c=AB (chaque côté est nommé par le sommet opposé). Alors a2=b2+c2−2bccosA^ et de même b2=a2+c2−2accosB^, c2=a2+b2−2abcosC^.

ABCcab

Démonstration (exigible). Par la relation de Chasles, BC→=AC→−AB→. Donc BC2=‖AC→−AB→‖2 =AC2−2AB→·AC→+AB2. Or AB→·AC→=AB×AC×cosA^. D’où a2=b2+c2−2bccosA^.

Cas particulier. Si A^=90∘, cosA^=0 : on retrouve le théorème de Pythagore.

Deux usages. Deux côtés et l’angle compris → le troisième côté. Trois côtés → un angle, avec cosA^=b2+c2−a22bc ; le signe de b2+c2−a2 dit si l’angle A^ est aigu (positif), droit (nul) ou obtus (négatif). Si a est le plus grand côté, alors a2+c2−b2>0 et a2+b2−c2>0 : les angles B^ et C^ sont aigus, et seul l’angle A^, opposé au plus grand côté, peut être droit ou obtus.

Aire. La hauteur issue de C mesure AC×sinA^ (si A^ est obtus, elle vaut AC×sin(180∘−A^)=AC×sinA^). L’aire du triangle vaut donc 𝒜=12bcsinA^. Si l’on connaît seulement le cosinus, on obtient sinA^ (positif) avec cos2A^+sin2A^=1 (voir le chapitre Trigonométrie).

Exemples

Un côté. AB=7, AC=5 et A^=60∘ : BC2 =52+72−2×5×7×12 =74−35=39, donc BC=39.

Un angle (réponse rédigée). Un triangle a pour côtés 4, 5 et 6. Son plus grand angle est-il aigu ?
Le plus grand angle, noté α, est opposé au plus grand côté, 6. Al-Kashi : 62 =42+52−2×4×5×cosα, soit 36=41−40cosα. Donc cosα=41−3640=18>0 : le plus grand angle est aigu, et le triangle a ses trois angles aigus.

Réflexe — J’écris d’abord la formule avec les lettres du triangle de l’énoncé, en partant du côté opposé à l’angle utilisé ; je remplace ensuite. Pour un angle, j’isole cos avant de conclure.

Attention — Le signe − dans −2bccosA^ et le signe du cosinus se combinent : avec un angle obtus, cosA^<0 et −2bccosA^ est positif. L’angle utilisé est toujours celui compris entre les deux côtés b et c.

5 / 6

6

L’ensemble des points M tels que MA · MB = 0

Ce qu’il faut savoir

Transformation de MA→·MB→. Soit I le milieu de [AB]. Pour tout point M : MA→·MB→=MI2−AB24.

Démonstration. MA→=MI→+IA→ et MB→=MI→+IB→, avec IB→=−IA→ (I milieu). Donc MA→·MB→ =(MI→+IA→)·(MI→−IA→) =MI2−IA2 (identité remarquable). Or IA=AB2, d’où le résultat.

Théorème (démonstration exigible). L’ensemble des points M tels que MA→·MB→=0 est le cercle de diamètre [AB].
En effet, MA→·MB→=0⟺MI2=AB24 ⟺MI=AB2 (des longueurs sont positives) : c’est le cercle de centre I et de rayon AB2. Les points A et B en font partie ; pour M distinct de A et de B, cela redit que l’angle AMB est droit.

ABIM

Ensemble MA→·MB→=k. Il équivaut à MI2=k+AB24 : si ce nombre est positif, c’est le cercle de centre I et de rayon k+AB24 ; s’il est nul, c’est le point I ; s’il est négatif, l’ensemble est vide.

Exemples

En repère (réponse rédigée). Le repère est orthonormé, A(−1;0), B(3;0) et M(1;2). Montrer que M est sur le cercle de diamètre [AB].
MA→(−2;−2) et MB→(2;−2), donc MA→·MB→ =(−2)×2+(−2)×(−2) =−4+4=0. D’après le théorème, M appartient au cercle de diamètre [AB], de centre I(1;0) et de rayon AB2=2.

Un cercle. AB=8 ; l’ensemble des points M tels que MA→·MB→=9 : MI2−16=9, soit MI2=25 et MI=5. C’est le cercle de centre I et de rayon 5.

L’ensemble vide. Toujours avec AB=8 : MA→·MB→=−20 donne MI2=−4, impossible. Aucun point ne convient.

Réflexe — Devant MA→·MB→, je fais apparaître le milieu I de [AB] (relation de Chasles) et j’écris MI2−AB24 : l’ensemble cherché se lit sur la valeur de MI2.

Attention — Le rayon du cercle de diamètre [AB] est AB2, pas AB. Et l’équation de cercle en coordonnées (forme (x−a)2+(y−b)2=r2) se travaille dans le chapitre Géométrie repérée.

6 / 6

+

Pour aller plus loin

Géométrie repérée. Le produit scalaire sert ensuite en repère : vecteur normal et équation cartésienne d’une droite, projeté orthogonal d’un point sur une droite, équation d’un cercle (par exemple celle du cercle de diamètre [AB]), intersections. Tout cela est traité dans le chapitre Géométrie repérée.

En Terminale. Le produit scalaire s’étend à l’espace, avec les mêmes règles de calcul et une troisième coordonnée : xx′+yy′+zz′.

À retenir
  • u→·v→ =‖u→‖×‖v→‖×cosθ : un nombre, du signe de cosθ ; u→·u→=‖u→‖2.
  • Projection : AB→·AC→=AB→·AH→ =±AB×AH (+ si H et B sont du même côté de A).
  • ‖u→±v→‖2 =‖u→‖2±2u→·v→+‖v→‖2 ; dans un triangle, AB→·AC→ =12(AB2+AC2−BC2).
  • Repère orthonormé : u→·v→=xx′+yy′ ; u→⟂v→⟺u→·v→=0 ; cosθ=u→·v→‖u→‖‖v→‖.
  • Al-Kashi : a2=b2+c2−2bccosA^ (Pythagore si A^=90∘).
  • MA→·MB→=MI2−AB24 ; MA→·MB→=0⟺M est sur le cercle de diamètre [AB].

Questions fréquentes

Comment calculer un produit scalaire avec un angle ?

Si les deux vecteurs sont non nuls et forment un angle θ, u · v = ‖u‖ × ‖v‖ × cos θ. Les deux vecteurs doivent partir du même point ; le résultat est positif si l’angle est aigu, nul s’il est droit, négatif s’il est obtus.

Comment utiliser le projeté orthogonal pour un produit scalaire ?

Si H est le projeté orthogonal de C sur la droite (AB), alors AB · AC = AB · AH, qui vaut AB × AH si H et B sont du même côté de A, et −AB × AH sinon. C’est la méthode la plus rapide dans un carré, un rectangle ou un triangle rectangle.

À quoi sert le développement de ‖u + v‖² ?

Par bilinéarité, ‖u + v‖² = ‖u‖² + 2 u · v + ‖v‖². On s’en sert pour calculer une norme quand on connaît le produit scalaire, ou l’inverse : avec les seules longueurs d’un triangle, AB · AC = (AB² + AC² − BC²)/2.

Comment montrer que deux vecteurs sont orthogonaux en repère ?

Dans un repère orthonormé, u(x ; y) et v(x′ ; y′) sont orthogonaux si et seulement si xx′ + yy′ = 0. On l’utilise pour prouver qu’un triangle est rectangle ou que deux droites sont perpendiculaires, et pour trouver un paramètre.

À quoi sert le théorème d’Al-Kashi ?

Dans un triangle ABC, BC² = AB² + AC² − 2 × AB × AC × cos Â. Avec deux côtés et l’angle compris, il donne le troisième côté ; avec les trois côtés, il donne le cosinus de chaque angle. Si l’angle est droit, c’est le théorème de Pythagore.

Quel est l’ensemble des points M tels que MA · MB = 0 ?

C’est le cercle de diamètre [AB]. On le démontre avec le milieu I de [AB] : MA · MB = MI² − AB²/4, qui est nul si et seulement si MI = AB/2.

Bloqué sur ce chapitre ?

Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

Prof de maths à Marseille · Cours particuliers au lycée · Aide aux devoirs