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Maths sans spécialité 1ʳᵉ

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Automatismes : fonctions et lectures graphiques

Équations et inéquations du premier degré, produit nul, signe d’une expression affine ou factorisée, lecture graphique (images, antécédents, f(x) = k, f(x) < k, signe, variations) et droites (coefficient directeur, équation réduite), sans calculatrice.

À propos de cette page
Ce cours de maths de 1re (tronc commun) reprend les automatismes sur les fonctions évalués sans calculatrice à l’épreuve anticipée, en six cas : équations, inéquations et produit nul, lecture d’une courbe (images, antécédents, signe, variations), fonctions affines et coefficient directeur, résolution graphique de f(x) = k et f(x) < k, signe d’une expression factorisée, équation réduite d’une droite. Chaque cas a ses exemples rédigés, un réflexe, un piège et une mission.
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Équations, inéquations et produit nul

Ce qu’il faut savoir

Équation du premier degré. Pour résoudre ax+b=cx+d, on regroupe les termes en x dans un membre et les nombres dans l’autre, puis on divise par le coefficient de x. On a le droit d’ajouter ou de soustraire un même nombre aux deux membres, et de les multiplier ou de les diviser par un même nombre non nul.

Inéquation du premier degré. Mêmes règles, avec une exception : multiplier ou diviser les deux membres par un nombre strictement négatif change le sens de l’inégalité. Les solutions forment un intervalle.

Équations x2=a et ax=b. Si a>0, l’équation x2=a a deux solutions, a et −a ; si a=0, une seule, 0 ; si a<0, aucune, car un carré n’est jamais négatif. Pour b≠0, l’équation ax=b (avec x≠0) équivaut à x=ab.

Équation produit nul. Un produit de facteurs est nul si et seulement si l’un au moins de ses facteurs est nul : A×B=0 équivaut à A=0 ou B=0.

Signe de ax+b (avec a≠0). L’expression s’annule en x=−ba ; elle a le signe de a à droite de cette valeur et le signe contraire à gauche.

Exemples

Équation. 7x−4=3x+10 : on retire 3x et on ajoute 4 aux deux membres, d’où 4x=14 et x=144=3,5. Contrôle : 7×3,5−4=20,5 et 3×3,5+10=20,5.

Inéquation. −3x+5⩽17 donne −3x⩽12 ; on divise par −3, qui est négatif, donc le sens change : x⩾−4. L’ensemble des solutions est S=[−4;+∞[.

Carré et quotient. x2=1,21 a deux solutions, x=1,1 ou x=−1,1, car 1,12=1,21. L’équation x2=−4 n’en a aucune. Et 6x=1,5 donne x=61,5=4.

Produit nul. (2x+7)(x−4)=0 équivaut à 2x+7=0 ou x−4=0, soit x=−3,5 ou x=4. On ne développe pas : la forme factorisée donne directement les solutions.

Signe. −2x+9 s’annule en x=92=4,5 et son coefficient −2 est négatif : l’expression est négative à droite de 4,5 et positive à gauche.

x−∞4,5+∞
−2x+9+0−

Réflexe — Pour une équation, je regroupe les x d’un côté, les nombres de l’autre, et je contrôle en remplaçant. Pour un produit nul, je n’écris aucun développement : j’annule chaque facteur.

Attention — Diviser par un nombre négatif change le sens de l’inégalité : −3x⩽12 donne x⩾−4, et non x⩽−4. L’équation x2=c avec c>0 a deux solutions : oublier −c est l’erreur la plus fréquente. Et on ne multiplie jamais une inéquation par une quantité dont on ignore le signe, comme x.

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Lire une courbe : images, antécédents, signe et variations

Ce qu’il faut savoir

Courbe représentative. La courbe Cf d’une fonction f est formée des points M(x;f(x)) : l’abscisse est le nombre de départ, l’ordonnée est son image.

Image et antécédents. L’image de a se lit sur l’axe des ordonnées : c’est l’ordonnée du point de Cf d’abscisse a ; un nombre a une seule image. Les antécédents de b se lisent sur l’axe des abscisses : ce sont les abscisses des points de Cf d’ordonnée b ; il peut y en avoir aucun, un ou plusieurs.

Équation de courbe. Le point A(a;b) est sur la courbe d’équation y=f(x) si et seulement si f(a)=b : on remplace x par a et on compare le résultat à b.

Signe d’une fonction. f(x)>0 là où Cf est au-dessus de l’axe des abscisses, f(x)<0 là où elle est au-dessous, f(x)=0 aux points où elle coupe (ou touche) cet axe. On résume ces lectures dans un tableau de signes.

Variations. f est croissante sur un intervalle où sa courbe monte (de gauche à droite), décroissante là où elle descend. Autrement dit, f est croissante sur un intervalle I si, pour tous a<b de I, f(a)⩽f(b) : elle conserve l’ordre ; elle est décroissante si, pour tous a<b de I, f(a)⩾f(b) : elle inverse l’ordre. Le tableau de variations porte sur la 1re ligne les bornes et les abscisses où le sens change, et sur la 2e une flèche par intervalle avec les images au bout des flèches. Le maximum (le minimum) de f est la plus grande (la plus petite) ordonnée des points de la courbe.

Exemples

Voici la courbe d’une fonction f définie sur [−3;5].

−4−3−2−1123456−3−2−112340Cf

Lectures. f(0)=3 et f(5)=2. Les antécédents de 0 sont −2, 2 et 4 ; le nombre 3 n’a qu’un antécédent, 0.

Signe. La courbe est au-dessous de l’axe des abscisses avant −2 et entre 2 et 4, au-dessus entre −2 et 2 et après 4 :

x−3−2245
f(x)−0+0−0+

Variations. La courbe monte de (−3;−2) à (0;3), descend jusqu’à (3;−1), puis remonte jusqu’à (5;2) :

x−3035
f(x)−2↗3↘−1↗2

Le maximum de f sur [−3;5] est 3, atteint en 0. Le minimum est −2, atteint en −3 : à une borne, et non au « creux » de la courbe, où f(3)=−1.

Équation de courbe. Sur la courbe d’équation y=x2+x−4 : pour x=4, on obtient 42+4−4=16, donc le point A(4;16) est sur la courbe ; pour x=−2, on obtient (−2)2+(−2)−4=−2, donc le point B(−2;1) n’y est pas.

Réflexe — Image : je pars de l’axe des abscisses, je rejoins la courbe verticalement et je lis l’ordonnée. Antécédents : je pars de l’axe des ordonnées, je trace l’horizontale et je lis toutes les abscisses des points d’intersection.

Attention — Ne pas inverser les axes : l’image se lit en ordonnée, les antécédents en abscisse. Dans un tableau de variations, la 1re ligne porte des abscisses et la 2e des images. Et le minimum n’est pas toujours au creux de la courbe : on compare avec les valeurs aux bornes.

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Fonctions affines et coefficient directeur

Ce qu’il faut savoir

Fonction affine. Une fonction f définie sur ℝ par f(x)=mx+p, où m et p sont deux réels, est affine ; si p=0, elle est linéaire (f(x)=mx) ; si m=0, elle est constante. Sa courbe est une droite, d’équation y=mx+p. Une expression comme 3x2+1 ou 2x n’est pas affine : sa courbe n’est pas une droite.

Ordonnée à l’origine. f(0)=p : la droite coupe l’axe des ordonnées au point (0;p).

Coefficient directeur. Quand x augmente de 1, f(x) varie de m. Pour deux points A et B de la droite, avec xA≠xB : m=yB−yAxB−xA (variation des ordonnées divisée par variation des abscisses).

Sens de variation. Si m>0, f est croissante sur ℝ ; si m<0, elle est décroissante sur ℝ ; si m=0, elle est constante.

Point d’une droite. Le point A(a;b) est sur la droite d’équation y=mx+p si et seulement si b=ma+p.

Exemples

Reconnaître. f(x)=0,4x−3 est affine, avec m=0,4 et p=−3 : m>0, donc f est croissante. g(x)=5−2x est affine, avec m=−2 et p=5 : elle est décroissante. h(x)=3x2+1 n’est pas affine.

Coefficient directeur. Pour A(−2;7) et B(4;−2) : m=−2−74−(−2)=−96=−1,5. La droite (AB) descend : quand x augmente de 1, y diminue de 1,5.

Point d’une droite. On admet que la droite (AB) a pour équation y=−1,5x+4 (le cas 6 montre comment la trouver). Le point C(6;−5) est-il sur (AB) ? On calcule −1,5×6+4=−9+4=−5 : c’est bien l’ordonnée de C, donc C est sur la droite.

Réflexe — Je repère m, le nombre qui multiplie x, et p, le nombre seul, quel que soit l’ordre d’écriture. Pour deux points, j’écris yB−yAxB−xA en soustrayant dans le même ordre en haut et en bas.

Attention — Dans g(x)=5−2x, le coefficient directeur est −2, et non 5. Et m=yB−yAxB−xA, pas xB−xAyB−yA : on divise la variation des ordonnées par celle des abscisses.

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Résoudre graphiquement f(x) = k et f(x) < k

Ce qu’il faut savoir

Équation f(x)=k. Ses solutions sont les abscisses des points d’intersection de la courbe Cf et de la droite horizontale d’équation y=k.

Inéquation f(x)<k (ou f(x)>k). Ses solutions sont les abscisses des points de Cf situés strictement au-dessous (ou au-dessus) de la droite y=k. Avec ⩽ ou ⩾, on ajoute les abscisses des points d’intersection : crochets fermés.

Deux courbes. Les solutions de f(x)=g(x) sont les abscisses des points d’intersection de Cf et de Cg ; celles de f(x)<g(x) sont les abscisses des points où Cf est au-dessous de Cg.

Avec un tableau de variations. Sur chaque flèche, f est strictement monotone et sa courbe se trace d’un seul trait. Si k est strictement compris entre les nombres écrits aux deux bouts d’une flèche, l’équation f(x)=k a exactement une solution sur cet intervalle ; si k est en dehors, aucune ; si k est l’un de ces nombres, il est atteint en une valeur de la 1re ligne. Le tableau permet aussi d’encadrer f(x) entre son minimum et son maximum.

Avec la fonction carré. Pour c>0, la parabole d’équation y=x2 est au-dessous de la droite y=c exactement entre ses deux points d’intersection : x2⩽c équivaut à −c⩽x⩽c, et x2⩾c équivaut à x⩽−c ou x⩾c.

Exemples

Voici la courbe d’une fonction g définie sur [−4;4] et la droite d’équation y=1.

−5−4−3−2−112345−2−112340Cgy = 1

Équations. La droite y=1 coupe la courbe en trois points, d’abscisses −3, −1 et 3 : l’équation g(x)=1 a pour solutions −3, −1 et 3. De même, l’équation g(x)=3 a deux solutions, −4 et 1.

Inéquations. La courbe est strictement au-dessous de la droite y=1 pour x∈]−3;−1[∪]3;4] : ce sont les solutions de g(x)<1. Celles de g(x)⩾1 sont x∈[−4;−3]∪[−1;3] : les abscisses des points d’intersection sont incluses.

Avec le tableau de variations.

x−4−214
g(x)3↘−1↗3↘0

L’équation g(x)=2 a trois solutions : 2 est compris entre 3 et −1 sur la première flèche, entre −1 et 3 sur la deuxième, entre 3 et 0 sur la troisième. Pour tout x de [−4;4], −1⩽g(x)⩽3.

Fonction carré sur [−5;2]. Elle décroît de 25 à 0 sur [−5;0], puis croît de 0 à 4 sur [0;2] : pour tout x de [−5;2], 0⩽x2⩽25. L’équation x2=9 n’a qu’une solution dans cet intervalle, x=−3, car 9 n’est pas atteint sur [0;2]. Sur ℝ tout entier, x2⩽6,25 équivaut à −2,5⩽x⩽2,5.

Réflexe — Je trace la droite horizontale y=k, je repère les points d’intersection et je lis leurs abscisses. Pour une inéquation, je regarde de quel côté de la droite se trouve la courbe, puis je choisis les crochets.

Attention — La réponse est un ensemble de valeurs de x, pas de y. Crochet fermé pour une inégalité large, ouvert pour une inégalité stricte ; mais une borne de l’ensemble de définition peut être solution d’une inégalité stricte, comme 4 dans ]3;4] ci-dessus. Enfin, un tableau de variations donne le nombre de solutions, rarement leur valeur.

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Signe d’une expression factorisée

Ce qu’il faut savoir

Règle des signes. Un produit de nombres non nuls est positif si le nombre de facteurs négatifs est pair, négatif s’il est impair ; il est nul dès que l’un des facteurs est nul.

Tableau de signes d’un produit. 1. Chercher la valeur qui annule chaque facteur. 2. Ranger ces valeurs dans l’ordre croissant sur la ligne des x. 3. Remplir une ligne par facteur (le facteur ax+b a le signe de a à droite de sa racine). 4. Dernière ligne : règle des signes, colonne par colonne, et un 0 sous chaque valeur qui annule un facteur.

Expression factorisée du second degré. Pour a≠0 et x1<x2, l’expression a(x−x1)(x−x2) a le signe de a à l’extérieur des racines x1 et x2, et le signe contraire entre elles : entre les racines, un seul des deux facteurs x−x1 et x−x2 est négatif.

Inéquation produit. On compare à 0, on factorise si besoin, on dresse le tableau de signes et on lit les intervalles du bon signe ; les valeurs qui annulent le produit sont incluses si l’inégalité est large.

Exemples

Un produit de deux facteurs. Résolvons (5x−2)(x+3)⩾0. Les facteurs s’annulent en 0,4 et en −3 ; 5x−2 est négatif avant 0,4 et positif après ; x+3 est négatif avant −3 et positif après.

x−∞−30,4+∞
5x−2−−0+
x+3−0++
(5x−2)(x+3)+0−0+

L’inégalité est large : les valeurs qui annulent le produit sont solutions. S=]−∞;−3]∪[0,4;+∞[.

Forme a(x−x1)(x−x2). Pour −2(x−1)(x−6) : les racines sont 1 et 6, et a=−2 est négatif. L’expression est négative à l’extérieur des racines et positive entre elles : −2(x−1)(x−6)>0 pour x∈]1;6[. Contrôle avec x=2 : −2×1×(−4)=8, qui est bien positif.

Réflexe — Je ne développe pas : une ligne par facteur, les valeurs rangées dans l’ordre croissant, puis je compte les « − » de chaque colonne (pair : « + » ; impair : « − »).

Attention — Dans un facteur comme 5−x, le coefficient de x est −1 : ce facteur est positif avant sa racine et négatif après. Et un facteur constant négatif, comme le −2 de l’exemple, inverse tous les signes.

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Équation réduite d’une droite : lire et tracer

Ce qu’il faut savoir

Équation réduite. Toute droite non parallèle à l’axe des ordonnées a une unique équation de la forme y=mx+p : c’est la courbe de la fonction affine x↦mx+p. Une droite parallèle à l’axe des abscisses a une équation y=p (alors m=0). Une droite parallèle à l’axe des ordonnées a une équation x=c : elle n’a pas de coefficient directeur.

Lire l’équation réduite. p est l’ordonnée du point où la droite coupe l’axe des ordonnées. Pour m, on part d’un point de la droite, on avance de 1 (ou de n unités) vers la droite et on compte de combien on monte ou on descend pour revenir sur la droite : m=déplacement verticaldéplacement horizontal, négatif si la droite descend.

Tracer une droite. Donnée par y=mx+p : on place le point (0;p), puis on avance de 1 et on monte de m (ou on avance de n et on monte de n×m). Donnée par un point A et son coefficient directeur m : on place A, puis on avance de 1 et on monte de m. Deux points suffisent pour tracer.

Calculer l’équation. Avec un point A et m : p=yA−mxA. Avec deux points A et B : on calcule d’abord m=yB−yAxB−xA, puis p avec l’un des deux points.

Exemples−3−2−1123456−4−3−2−1123450d1d2

Lire. d1 coupe l’axe des ordonnées en (0;−2), donc p=−2. En partant de ce point, on avance de 2 et on monte de 3 pour retrouver la droite en (2;1) : m=32=1,5. Donc d1 a pour équation y=1,5x−2. La droite d2 passe par (0;1) et descend de 1 quand on avance de 2 : m=−12=−0,5, et d2 a pour équation y=−0,5x+1.

Tracer avec un point et m. Pour la droite passant par A(−1;4) de coefficient directeur −2 : on place A, on avance de 1 et on descend de 2, on arrive en (0;2). Son équation est y=−2x+2 ; par le calcul, p=4−(−2)×(−1)=4−2=2.

Avec deux points. Pour A(−2;−3) et B(6;1) : m=1−(−3)6−(−2)=48=0,5, puis p=−3−0,5×(−2)=−3+1=−2. Équation : y=0,5x−2. Contrôle avec B : 0,5×6−2=1.

Réflexe — Je lis p d’abord, sur l’axe des ordonnées ; puis je choisis deux points de la droite situés sur des nœuds du quadrillage pour lire m ; je contrôle avec un troisième point.

Attention — Je compte les carreaux avec les unités des axes, qui ne sont pas toujours les mêmes. Une droite qui descend a un coefficient directeur négatif. Et p se lit sur l’axe des ordonnées, pas là où la droite coupe l’axe des abscisses.

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Pour aller plus loin

Fonctions de référence. Les fonctions carré, inverse et valeur absolue (courbes, signe, variations) relèvent du programme de seconde ; en 1re (tronc commun), on s’en sert surtout pour lire des courbes. Pour les revoir : Fonctions de référence (2de). Les fonctions racine carrée et cube ne sont plus au programme de seconde depuis 2026 : elles restent un approfondissement, dans Fonctions racine carrée et cube.

Démontrer un sens de variation, signe d’un quotient. Le taux de variation, la démonstration par le signe de f(b)−f(a) et les tableaux de signes de quotients sont des outils de seconde : Variations et extrémums (2de) et Étude de signe et tableaux de signes (2de).

Paraboles. Les fonctions x↦ax2, x↦ax2+c et x↦a(x−x1)(x−x2), leur sommet, leur axe de symétrie et leurs variations sont étudiés dans Fonctions du second degré : paraboles et forme factorisée.

Croissance linéaire. Une suite arithmétique prend ses valeurs sur une droite, dont le coefficient directeur est la raison : Suites arithmétiques et croissance linéaire.

L’épreuve. Produit nul, signe, lectures graphiques et droites sont des automatismes évalués sans calculatrice dans la première partie de l’épreuve anticipée. Les autres automatismes : Automatismes : calcul numérique, calcul littéral et géométrie.

À retenir
  • Produit nul : A×B=0 équivaut à A=0 ou B=0. x2=c avec c>0 a deux solutions, c et −c. Diviser une inéquation par un nombre négatif change son sens.
  • ax+b a le signe de a à droite de −ba ; a(x−x1)(x−x2) a le signe de a à l’extérieur des racines et le signe contraire entre elles.
  • Image : ordonnée lue sur la courbe. Antécédents, solutions de f(x)=k ou de f(x)<k : abscisses, lues sur l’axe horizontal.
  • Tableau de variations : sur chaque flèche, f(x)=k a une solution si k est strictement entre les deux bouts, aucune si k est en dehors.
  • Droite y=mx+p : p se lit sur l’axe des ordonnées, m=yB−yAxB−xA, p=yA−mxA ; m>0 : croissante, m<0 : décroissante.

Questions fréquentes

Comment résoudre une équation produit nul ?

Un produit est nul si et seulement si l’un de ses facteurs est nul : on écrit que chaque facteur vaut 0 et on résout. Par exemple, (x + 2)(4x − 1) = 0 donne x + 2 = 0 ou 4x − 1 = 0, soit x = −2 ou x = 0,25. On ne développe surtout pas le produit.

Comment lire une image et un antécédent sur une courbe ?

L’image d’un nombre a se lit en partant de a sur l’axe des abscisses : on rejoint la courbe et on lit l’ordonnée du point. Les antécédents d’un nombre b se lisent en traçant la droite horizontale y = b : ce sont les abscisses de tous les points d’intersection avec la courbe.

Comment calculer le coefficient directeur d’une droite passant par deux points ?

On divise la variation des ordonnées par la variation des abscisses : m = (yB − yA) / (xB − xA). Pour A(1 ; −2) et B(4 ; 7), m = (7 + 2) / (4 − 1) = 9 / 3 = 3 : quand x augmente de 1, y augmente de 3.

Comment résoudre graphiquement f(x) = k ou f(x) < k ?

On trace la droite horizontale y = k. Les solutions de f(x) = k sont les abscisses des points où elle coupe la courbe ; celles de f(x) < k sont les abscisses des points de la courbe situés au-dessous de la droite. On répond par des valeurs de x, avec des crochets ouverts pour une inégalité stricte.

Comment trouver le signe d’une expression factorisée ?

On cherche la valeur qui annule chaque facteur, on les range dans l’ordre croissant et on dresse un tableau de signes, une ligne par facteur, puis on applique la règle des signes. Raccourci pour a(x − x₁)(x − x₂) : l’expression a le signe de a à l’extérieur des racines et le signe contraire entre elles.

Comment lire l’équation réduite d’une droite sur un graphique ?

On lit p, l’ordonnée du point où la droite coupe l’axe des ordonnées. Puis on part d’un point de la droite, on avance de 1 (ou de plusieurs unités) et on compte de combien on monte ou on descend : c’est le coefficient directeur m, négatif si la droite descend. L’équation est y = mx + p.

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