Des révolutions de 1848 à la Commune de Paris : nationalismes, empire libéral et unifications européennes (Histoire — Thème 1, Terminale 1ère générale)
Évaluation complète de fin de chapitre, tout en niveau difficile. Travaille seul et sans aide, puis vérifie tes réponses avec le corrigé détaillé dépliable en bas de page.
Exercice 1 — Maîtrise du vocabulaire historique
Corrigé :
Exercice 2 — Chronologie et causalité
Corrigé :
Ordre chronologique (2 pts) : E (1848) → B (2 déc. 1851) → C (1861) → D (18 jan. 1871) → A (18 mars – 28 mai 1871).
Lien de causalité (2 pts, exemple accepté) : Le Printemps des peuples (E) montre les limites des révolutions libérales et nationales improvisées. Il convainc Bismarck que l'unification allemande (D) ne peut se faire par la délibération parlementaire mais seulement 'par le fer et le sang'. / La défaite de Sedan et la capitulation de Paris (liée à D) crée le mécontentement social qui nourrit l'insurrection de la Commune (A).
Exercice 3 — Analyse de document — Bismarck et l'unification allemande
Corrigé :
1. Présentation (2 pts) : Otto von Bismarck est le chancelier (Premier ministre) de Prusse depuis 1862. Ce discours est prononcé devant le Parlement prussien au début de son mandat, dans un contexte de querelle constitutionnelle entre le roi Guillaume Ier et le Parlement sur le budget militaire. Bismarck veut augmenter l'armée pour servir ses ambitions d'unification.
2. Critique et méthode (2 pts) : Bismarck critique l'échec du Parlement de Francfort (1848-49), qui avait tenté d'unifier l'Allemagne par la délibération et les votes, sans aboutir. Il propose à la place la force militaire prussienne ('le fer et le sang') comme seul moyen efficace d'unification.
3. Confirmation (2 pts — 1 pt par événement) :
Exercice 4 — Question de réflexion : la Commune de Paris
Corrigé — grille :
Introduction et mise en contexte (1 pt) : Replacer la Commune dans le contexte de la défaite de 1870-71 (siège de Paris, misère, humiliation).
Causes immédiates (1 pt) : Le refus de rendre les canons de la garde nationale (18 mars 1871), la méfiance envers le gouvernement conservateur de Versailles (Thiers, majorité monarchiste) et la colère contre l'armistice jugé honteux.
Mesures et idéaux (2 pts) : Mesures sociales (enseignement laïc et gratuit, remise des loyers, gestion ouvrière des ateliers, égalité de salaire), idéaux républicains radicaux, socialistes et patriotes. La Commune est hétérogène : jacobins, proudhoniens, marxistes, républicains radicaux.
Répression et conséquences (1 pt) : Semaine sanglante (21-28 mai 1871) : 10 000 à 30 000 morts, 40 000 arrestations, milliers de déportés en Nouvelle-Calédonie. Traumatisme durable dans la mémoire ouvrière.
Rupture durable (1 pt) : La Commune laisse une fracture profonde entre la gauche ouvrière et la droite conservatrice ; elle devient un mythe fondateur du mouvement ouvrier et socialiste (Marx, puis Lénine). La IIIe République naissante doit gérer cet héritage : lois d'amnistie (1880), mais aussi méfiance durable entre classes.
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