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Spécialité SVT · Classe de Terminale

Co-évolution et interactions biologiques

Parasitisme, mutualisme, compétition : comment les interactions entre espèces façonnent l'évolution (programme de Spécialité SVT Terminale)

À propos de cette page
Cette évaluation sur « Co-évolution et interactions biologiques » en terminale permet de faire le point sur ses connaissances en spécialité svt, comme lors d'un véritable contrôle. Elle suit le programme officiel de terminale et propose plusieurs exercices notés sur 20, avec un corrigé détaillé. Au programme : Les interactions biologiques : définitions et classification, La co-évolution : principe et mécanismes, Parasitisme et co-évolution hôte-parasite, Mutualisme et co-évolution mutuelle. Travaille seul, chronomètre-toi, puis compare tes réponses au corrigé pour identifier les points à revoir. Parfait pour mesurer ses progrès et réviser efficacement. Évaluation gratuite conçue par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de terminale en spécialité svt.
Évaluation finale · Niveau difficile · Durée 60 min · Noté sur 20
60:00

Évaluation complète de fin de chapitre, tout en niveau difficile. Travaille seul et sans aide, puis vérifie tes réponses avec le corrigé détaillé dépliable en bas de page.

Exercice 1 — Interactions biologiques et co-évolution : notions fondamentales

/ 4 pts
  1. Donne la définition de la co-évolution et précise quels mécanismes évolutifs la sous-tendent. (2 pts)
  2. Classe les interactions suivantes selon leur effet sur chaque partenaire (+/−/0) : a) guêpe pollinisatrice / fleur ; b) tique / chien ; c) deux espèces de guppy exploitant la même proie. (2 pts)

Exercice 2 — Analyse de la course aux armements hôte-parasite

/ 5 pts
  1. Présente le principe de la théorie de la virulence optimale. Illustre ta réponse en comparant la virulence d'un parasite à transmission directe avec celle d'un parasite à transmission vectorielle. (3 pts)
  2. Comment le cas de la myxomatose chez le lapin en Australie constitue-t-il une démonstration en temps réel de la co-évolution ? Cite les deux changements évolutifs observés. (2 pts)

Exercice 3 — Co-évolution mutualiste : orchidée de Darwin

/ 4 pts
  1. Darwin observa en 1862 l'orchidée Angraecum sesquipedale (éperon nectarifère de 25–30 cm). Quelle prédiction fit-il ? Comment cette prédiction illustre-t-elle le concept de co-évolution ? (2 pts)
  2. Distingue mutualisme obligatoire et mutualisme facultatif. Donne un exemple de chacun tiré du cours. (2 pts)

Exercice 4 — Compétition interspécifique et diversification

/ 4 pts
  1. Énonce le principe d'exclusion compétitive (Gause). Quelles sont les deux issues possibles quand deux espèces compétitrices coexistent à long terme ? (2 pts)
  2. Explique ce qu'est le déplacement de caractères (character displacement) et comment il illustre l'effet de la compétition sur l'évolution. Donne l'exemple des pinsons des Galápagos. (2 pts)

Exercice 5 — Co-évolution et biodiversité

/ 3 pts
  1. Explique le mécanisme de la co-spéciation. Pourquoi la congruence totale des phylogénies hôte/parasite est-elle rare dans la nature ? (2 pts)
  2. Donne un exemple concret montrant comment la perturbation des interactions co-évoluées par les activités humaines peut menacer la biodiversité. (1 pt)
Corrigé détaillé

Exercice 1 — Interactions biologiques et co-évolution : notions fondamentales
Corrigé :
1. La co-évolution est l'évolution réciproque et interdépendante d'espèces en interaction, chacune exerçant une pression de sélection sur l'autre. Elle repose sur la variation génétique (mutations, recombinaisons), la sélection naturelle et éventuellement la dérive génétique.
2. a) Guêpe / fleur : +/+ (mutualisme) ; b) Tique / chien : +/− (parasitisme) ; c) Deux espèces de guppy : −/− (compétition interspécifique).

Exercice 2 — Analyse de la course aux armements hôte-parasite
Corrigé :
1. La théorie de la virulence optimale stipule que la sélection naturelle favorise une virulence intermédiaire chez le parasite : trop élevée, le parasite tue l'hôte avant transmission ; trop faible, il se transmet peu. Chez un parasite à transmission directe, l'hôte doit rester mobile pour transmettre → sélection pour une faible virulence. Chez un parasite à transmission vectorielle (ex. Plasmodium/moustique), l'hôte peut être alité → virulence plus élevée possible.
2. Après introduction en 1950 (mortalité >99%), on observe deux changements co-évolutifs : (a) le virus myxomateux a évolué vers une virulence réduite (transmission optimale) ; (b) les lapins australiens ont développé une résistance génétique accrue.

Exercice 3 — Co-évolution mutualiste : orchidée de Darwin
Corrigé :
1. Darwin prédit l'existence d'un pollinisateur avec une trompe (proboscis) d'au moins 25–30 cm pour atteindre le nectar. Le sphinx Xanthopan morganii praedicta fut découvert en 1903. Cette co-adaptation précise illustre que la longueur de l'éperon et la longueur de la trompe ont co-évolué en réponse l'une à l'autre.
2. Mutualisme obligatoire : aucune des deux espèces ne peut survivre normalement sans l'autre (ex. figuier / guêpe Agaonidae). Mutualisme facultatif : l'interaction est bénéfique mais non indispensable (ex. abeille / nombreuses fleurs à nectar — l'abeille peut visiter d'autres fleurs).

Exercice 4 — Compétition interspécifique et diversification
Corrigé :
1. Principe de Gause : deux espèces à niches identiques ne peuvent coexister indéfiniment ; l'une exclut l'autre. À long terme : (a) exclusion compétitive (l'une disparaît localement) ou (b) coexistence par partage des ressources / différenciation de niche.
2. Le déplacement de caractères : là où deux espèces coexistent, la compétition sélectionne des phénotypes qui réduisent le chevauchement de niche. Chez Geospiza fortis et G. fuliginosa, les becs sont plus divergents en taille dans les îles où les deux coexistent que dans les îles où elles vivent séparément.

Exercice 5 — Co-évolution et biodiversité
Corrigé :
1. La co-spéciation survient quand la spéciation d'un hôte entraîne la spéciation de son parasite/symbionte, générant des phylogénies miroirs. La congruence totale est rare car des transferts d'hôtes (host switches), extinctions décalées ou spéciations indépendantes perturbent fréquemment la congruence.
2. Exemple : le déclin des abeilles (pesticides, maladies, perte d'habitat) prive de nombreuses plantes à fleurs co-évoluées de leur pollinisateur spécifique, menaçant leur reproduction et pouvant provoquer des extinctions en cascade dans les écosystèmes dépendant de ces plantes.

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