← Retour aux ressources
Spécialité HGGSP · Classe de Terminale

Puissances et multilatéralisme

Thème 8 — Les États et le gouvernement du monde : introduction aux notions de puissance, d'hyperpuissance et de multilatéralisme (programme de Tle)

À propos de cette page
Ces exercices corrigés sur « Puissances et multilatéralisme » en terminale permettent de s'entraîner et de vérifier ses acquis en spécialité hggsp. Ils suivent le programme officiel de terminale et sont classés par difficulté (facile, moyen, difficile). Au programme : Définir la puissance : une notion plurielle, Hard power et soft power : les visages de la puissance, Mesurer la puissance : critères et limites, De la bipolarité à l'hyperpuissance américaine. Écris ta réponse puis clique sur « Vérifier » : la correction est immédiate et tolère majuscules, espaces et ponctuation. Cet entraînement aide à mémoriser les méthodes, repérer ses erreurs et gagner en confiance avant un contrôle. Exercices gratuits proposés par un professeur particulier à Marseille pour réviser spécialité hggsp en terminale.

Exercices corrigés, classés du plus simple au plus complexe. Cherche d'abord seul au brouillon, puis déplie la correction détaillée pour vérifier ta méthode et tes raisonnements.

Exercice 1 — Définitions fondamentales

Donne une définition précise et rigoureuse de chacune des notions suivantes.

  1. La puissance.
  2. Le soft power.
  3. L'hyperpuissance.
  4. Le multilatéralisme.
Corrigé :
La puissance : capacité d'un acteur, le plus souvent un État, à influencer, contraindre ou attirer les autres acteurs, à maîtriser un espace et à participer au gouvernement du monde (Raymond Aron : « imposer sa volonté aux autres unités »).
Le soft power : puissance d'influence, théorisée par Joseph Nye, fondée sur l'attractivité de la culture, des valeurs, du modèle et de la diplomatie d'un État ; elle consiste à amener les autres à vouloir ce que l'on veut, sans contrainte.
L'hyperpuissance : terme forgé par Hubert Védrine pour désigner la domination inédite des États-Unis après 1991, à la fois militaire, économique, technologique et culturelle, dans un monde devenu unipolaire.
Le multilatéralisme : mode de gestion des relations internationales fondé sur la coopération entre au moins trois États, dans le cadre d'organisations et de règles communes (ONU, OMC) ; il s'oppose à l'unilatéralisme.

Exercice 2 — Hard power ou soft power ?

Indique pour chaque élément s'il relève du hard power ou du soft power, et justifie en une phrase.

  1. Les sanctions économiques contre l'Iran.
  2. Le rayonnement mondial d'Hollywood.
  3. L'arme nucléaire française.
  4. Les universités américaines comme Harvard.
Corrigé :
Sanctions contre l'Iran : hard power ; il s'agit d'une contrainte économique destinée à faire plier un État.
Hollywood : soft power ; le cinéma diffuse une culture et des valeurs et renforce l'attractivité du modèle américain.
Arme nucléaire française : hard power ; c'est un instrument de dissuasion militaire, fondé sur la force.
Universités américaines : soft power ; elles attirent les élites mondiales et diffusent un modèle intellectuel et culturel.

Exercice 3 — Repères et configurations du monde

Réponds par une phrase précise en mobilisant le vocabulaire et les repères du cours.

  1. Qui forge le terme « hyperpuissance » et à quelle période s'applique-t-il ?
  2. Qu'est-ce qu'un monde bipolaire, et de quelle période est-il caractéristique ?
  3. Qu'est-ce que le smart power selon Joseph Nye ?
  4. Citez deux grandes organisations du multilatéralisme et leur domaine d'action.
Corrigé :
Hyperpuissance : terme forgé par Hubert Védrine ; il désigne la domination sans rivale des États-Unis dans les années 1990, après la fin de l'URSS (monde unipolaire).
Monde bipolaire : monde dominé par deux superpuissances rivales ; il caractérise la guerre froide (1947-1991), avec l'affrontement États-Unis / URSS.
Smart power : puissance « intelligente » qui combine habilement hard power (contrainte) et soft power (influence) pour atteindre ses objectifs.
Organisations multilatérales : l'ONU (paix et sécurité, 1945) et l'OMC (régulation du commerce mondial, 1995) ; on accepte aussi FMI, Banque mondiale, COP.

Exercice 4 — Raisonner sur la puissance et le multilatéralisme

Réponds en quelques phrases argumentées à chacune des questions de réflexion suivantes.

  1. Pourquoi la supériorité militaire ne suffit-elle pas à garantir la puissance ?
  2. En quoi le monde actuel peut-il être qualifié de multipolaire ?
  3. Pourquoi peut-on parler d'une crise du multilatéralisme aujourd'hui ?
Corrigé :
Supériorité militaire insuffisante : la puissance se mesure à la capacité d'atteindre ses objectifs. Or des armées dominantes ont échoué (États-Unis au Vietnam, retrait d'Afghanistan en 2021). La puissance suppose aussi des moyens économiques, diplomatiques et un soft power.
Monde multipolaire : l'hyperpuissance américaine est contestée par l'émergence de nouveaux pôles (Chine, deuxième économie mondiale ; Russie ; émergents/BRICS). Plusieurs puissances coexistent et rivalisent, même si les États-Unis restent la première.
Crise du multilatéralisme : retour de l'unilatéralisme (guerre d'Irak 2003, retraits américains), blocage des institutions (veto au Conseil de sécurité, paralysie de l'OMC), et violation de la Charte de l'ONU par un membre permanent (Russie en Ukraine depuis 2022).

Exercice 5 — Analyse de document — La notion d'hyperpuissance

Étudie le document puis réponds aux questions en t'appuyant sur tes connaissances.

  1. Document : « Les États-Unis sont aujourd'hui la puissance dominante dans tous les domaines : économie, monnaie, technologie, force militaire, langue et culture. Le mot de superpuissance ne suffit plus : je propose celui d'hyperpuissance. Mais cette domination suscite des réactions, et le monde aspire à plus de diversité et de règles partagées. » (d'après Hubert Védrine, fin des années 1990). — Question 1 : Quels sont les différents domaines de domination des États-Unis évoqués dans le document ?
  2. Question 2 : Pourquoi l'auteur juge-t-il le mot « superpuissance » insuffisant ?
  3. Question 3 : Quelle évolution du monde l'auteur semble-t-il anticiper à la fin du document ?
Corrigé (méthode) : identifier la nature, l'auteur et le contexte, prélever les informations, puis les expliquer avec ses connaissances.
1. Domaines de domination : le document énumère l'économie, la monnaie (le dollar), la technologie, la force militaire, la langue et la culture. Ces domaines correspondent aux critères de la puissance complète : hard power (économie, armée) et soft power (langue, culture).
2. « Superpuissance » insuffisant : après 1991, les États-Unis ne sont plus l'une des deux superpuissances de la guerre froide ; ils sont seuls au sommet, sans rival, et dominent simultanément tous les domaines. Cette situation inédite (monde unipolaire) justifie pour Védrine un terme plus fort, « hyperpuissance ».
3. Évolution anticipée : l'auteur pressent une contestation de cette domination et une aspiration à « plus de diversité » et à « des règles partagées » : il annonce l'évolution vers un monde multipolaire et la valorisation du multilatéralisme face à l'unilatéralisme américain.

Exercice 6 — Synthèse : un monde toujours dominé par les États-Unis ?

Rédige un court paragraphe argumenté (8 à 10 lignes) répondant à la question posée.

  1. Les États-Unis sont-ils encore la première puissance mondiale ? Vous nuancerez votre réponse à l'aide d'exemples précis.
Corrigé (éléments attendus) :
Oui, encore dominants : les États-Unis restent une « puissance complète », première sur les plans militaire (budget de défense supérieur à 900 milliards de dollars, plus de 700 bases), économique (dollar, GAFAM, Silicon Valley) et culturel (Hollywood, universités). C'est la seule puissance présente à toutes les échelles.
Mais une domination contestée : depuis 2008, la Chine s'affirme comme rivale (deuxième économie, nouvelles routes de la soie, montée militaire et technologique) ; la Russie défie l'ordre occidental (Ukraine) ; les BRICS contestent le poids du dollar. Les échecs militaires (Afghanistan 2021) montrent les limites du hard power.
Conclusion nuancée : les États-Unis demeurent la première puissance mondiale, mais dans un monde désormais multipolaire où leur hégémonie n'est plus incontestée.
Continuer ce chapitre
Autres chapitres
Bloqué sur ce chapitre ?

Cours particuliers de spécialité hggsp à Marseille, en présentiel ou à distance — un prof qui s'adapte à ton rythme et reprend ce qui coince.

Réserver un 1er cours → Voir les tarifs