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Spécialité HGGSP · Classe de Terminale

Les organisations internationales et la gouvernance mondiale

Thème 8 : Les États et le gouvernement du monde — coopérer pour réguler un monde multipolaire (programme de Spécialité HGGSP Tle)

À propos de cette page
Ces exercices corrigés sur « Les organisations internationales et la gouvernance mondiale » en terminale permettent de s'entraîner et de vérifier ses acquis en spécialité hggsp. Ils suivent le programme officiel de terminale et sont classés par difficulté (facile, moyen, difficile). Au programme : Gouvernance mondiale et multilatéralisme : définir les notions, De la SDN à l'ONU : naissance d'un ordre international, L'architecture de l'ONU et le maintien de la paix, La gouvernance économique et financière mondiale. Écris ta réponse puis clique sur « Vérifier » : la correction est immédiate et tolère majuscules, espaces et ponctuation. Cet entraînement aide à mémoriser les méthodes, repérer ses erreurs et gagner en confiance avant un contrôle. Exercices gratuits proposés par un professeur particulier à Marseille pour réviser spécialité hggsp en terminale.

Exercices corrigés, classés du plus simple au plus complexe. Cherche d'abord seul au brouillon, puis déplie la correction détaillée pour vérifier ta méthode et tes raisonnements.

Exercice 1 — Définitions fondamentales

Donne une définition précise et rigoureuse de chacune des notions suivantes.

  1. La gouvernance mondiale.
  2. Le multilatéralisme.
  3. Le droit de veto.
  4. Le multilatéralisme par opposition à l'unilatéralisme.
Corrigé :
La gouvernance mondiale : ensemble des règles, institutions, normes et formes de coopération par lesquelles les acteurs internationaux régulent des problèmes communs à l'échelle planétaire, en l'absence d'un gouvernement mondial unique.
Le multilatéralisme : mode de coopération associant au moins trois États autour de règles et d'institutions communes, fondé sur le droit international.
Le droit de veto : pouvoir donné à chacun des 5 membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni) de bloquer toute résolution.
Multilatéralisme / unilatéralisme : le multilatéralisme associe plusieurs États dans une coopération réglée ; l'unilatéralisme désigne l'action d'un État qui décide et agit seul, sans tenir compte des institutions ou règles communes (ex. : retraits américains sous Trump).

Exercice 2 — Repères chronologiques et institutionnels

Associe chaque date ou institution à l'événement ou au rôle qui lui correspond.

  1. À quoi correspond l'année 1945 dans l'histoire de la gouvernance mondiale ?
  2. Que créent les accords de Bretton Woods de 1944 ?
  3. Quelle organisation est créée en 1995 et quelle est sa mission ?
  4. Pourquoi l'année 2008 est-elle importante pour le G20 ?
Corrigé :
1945 : signature de la Charte des Nations unies à San Francisco (26 juin) ; naissance de l'ONU, qui remplace la SDN.
1944 : les accords de Bretton Woods créent le FMI (stabilité monétaire, prêts aux États) et la Banque mondiale (issue de la BIRD, financement du développement). Le dollar devient la monnaie de référence.
1995 : création de l'OMC (Organisation mondiale du commerce), qui remplace le GATT (1947) et fixe les règles du commerce mondial tout en arbitrant les litiges commerciaux.
2008 : la crise financière mondiale conduit le G20 à se réunir pour la première fois au niveau des chefs d'État ; il coordonne la réponse à la crise et s'impose comme forum majeur d'un monde multipolaire.

Exercice 3 — SDN ou ONU ? Comparer deux organisations

Indique pour chaque caractéristique si elle correspond à la SDN, à l'ONU, ou aux deux, et justifie en une phrase.

  1. Les États-Unis n'en ont jamais été membres.
  2. Compte aujourd'hui 193 États membres.
  3. Vise à préserver la paix et la sécurité internationales.
  4. Décisions paralysées par la règle de l'unanimité et l'absence de force armée.
Corrigé :
Les États-Unis n'en ont jamais été membresSDN : le Sénat américain rejette le traité de Versailles (repli isolationniste), ce qui prive la SDN de la première puissance mondiale.
193 États membresONU : quasi universelle, elle est passée de 51 membres en 1945 à 193 aujourd'hui.
Vise à préserver la paixles deux : SDN comme ONU ont pour mission première d'éviter la guerre, mais avec des moyens très différents.
Unanimité et absence d'arméeSDN : ces deux faiblesses (unanimité paralysante, aucune force coercitive) expliquent son échec face aux agressions des années 1930.

Exercice 4 — Raisonner : forces et limites de la gouvernance mondiale

Réponds en quelques phrases argumentées à chacune des questions de réflexion suivantes.

  1. Pourquoi dit-on que « la gouvernance n'est pas un gouvernement » ?
  2. En quoi le droit de veto est-il à la fois un pilier et une faiblesse de l'ONU ?
  3. Pourquoi parle-t-on aujourd'hui d'une crise du multilatéralisme ?
Corrigé :
Gouvernance ≠ gouvernement : la gouvernance mondiale régule des problèmes communs mais ne dispose d'aucune autorité supérieure aux États souverains : pas d'armée mondiale, pas de Parlement planétaire, pas de pouvoir contraignant général. Elle coordonne sans gouverner.
Le veto, pilier et faiblesse : il a permis de maintenir les grandes puissances au sein de l'ONU et d'éviter une rupture entre elles (pilier de stabilité). Mais il bloque toute action contre l'un des 5 permanents ou leurs alliés (paralysie sur la Syrie, l'Ukraine), ce qui rend l'ONU impuissante dans bien des conflits.
Crise du multilatéralisme : blocages répétés du Conseil de sécurité, retour de l'unilatéralisme (retraits américains sous Trump), rivalités de puissances (sino-américaine, guerre en Ukraine), institutions non réformées et contestées (Conseil de sécurité figé sur 1945, OMC paralysée). La coopération internationale est affaiblie.

Exercice 5 — Analyse de document — Le veto au Conseil de sécurité

Étudie le document puis réponds aux questions en t'appuyant sur tes connaissances.

  1. Document : « Depuis 2011, la Russie a opposé son veto à de nombreuses résolutions du Conseil de sécurité concernant la Syrie, empêchant toute action collective contre le régime de Bachar el-Assad. En 2022, après l'invasion de l'Ukraine, la Russie a de nouveau utilisé son veto pour bloquer une résolution condamnant sa propre agression. Ces blocages relancent le débat sur la réforme du Conseil de sécurité, dont la composition reflète encore le monde de 1945. » (d'après l'actualité internationale). — Question 1 : Qu'est-ce que le droit de veto et qui en dispose ?
  2. Question 2 : En quoi les exemples de la Syrie et de l'Ukraine illustrent-ils les limites de l'ONU ?
  3. Question 3 : Pourquoi la composition du Conseil de sécurité est-elle aujourd'hui contestée ?
Corrigé (méthode) : identifier la nature et le contexte du document, prélever les informations, puis les expliquer avec ses connaissances.
1. Le droit de veto : c'est le pouvoir, réservé aux 5 membres permanents du Conseil de sécurité (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni, vainqueurs de 1945), de bloquer toute résolution, même soutenue par tous les autres membres.
2. Limites de l'ONU : les vetos russes sur la Syrie (depuis 2011) et sur l'Ukraine (2022) montrent que l'ONU est paralysée dès qu'un membre permanent est concerné. Elle ne peut agir ni contre l'un des « 5 grands » ni contre leurs protégés : le maintien de la paix est subordonné aux intérêts des grandes puissances. C'est la principale limite de la gouvernance politique mondiale.
3. Composition contestée : le Conseil reflète les rapports de force de 1945 et non le monde actuel. Aucun siège permanent pour l'Afrique, l'Amérique latine ou l'Inde, pourtant des puissances majeures. Cette absence de représentativité alimente la demande de réforme, qui n'aboutit pas car toute modification suppose l'accord des membres permanents eux-mêmes.

Exercice 6 — Synthèse : une gouvernance fragile mais irremplaçable

Rédige un court paragraphe argumenté (8 à 10 lignes) répondant à la question posée.

  1. La gouvernance mondiale est-elle un échec ? Vous nuancerez votre réponse à l'aide d'exemples précis.
Corrigé (éléments attendus) :
Des limites réelles : paralysie du Conseil de sécurité par les vetos (Syrie, Ukraine), unilatéralisme américain sous Trump (retraits de l'Accord de Paris, de l'OMS), OMC bloquée depuis 2019, institutions non réformées reflétant le monde de 1945, engagements climatiques non contraignants et non tenus. La gouvernance mondiale échoue souvent à réguler les crises majeures.
Mais des réussites incontestables : éradication de la variole par l'OMS, Déclaration universelle des droits de l'homme (1948), justice internationale (CPI), aide humanitaire, et surtout absence de nouveau conflit mondial depuis 1945. L'Accord de Paris (2015) a réuni 196 pays.
Conclusion nuancée : la gouvernance mondiale n'est pas un échec mais une construction fragile, imparfaite et inégalitaire ; elle demeure cependant irremplaçable face à des défis (climat, santé, paix) qu'aucun État ne peut résoudre seul.
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