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Maths complémentaires (option Tle) Terminale

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Statistique à deux variables quantitatives

Rappels sur la moyenne, la variance et l’écart type, nuage de points et point moyen, droite des moindres carrés et sa démonstration, coefficient de corrélation, corrélation et causalité, interpolation et extrapolation, ajustements par changement de variable.

À propos de cette page
Ce cours de maths complémentaires de Terminale sur la statistique à deux variables suit six parties : rappels de moyenne, variance et écart type, nuage de points et point moyen, droite des moindres carrés avec sa démonstration par le trinôme, coefficient de corrélation et distinction entre corrélation et causalité, interpolation et extrapolation, ajustements exponentiel, en 1/x ou puissance par changement de variable. Un même exemple, la consommation d’eau d’un quartier, sert de fil rouge.
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Rappels : moyenne, variance et écart type

Ce qu’il faut savoir

Ces outils viennent de la 2de (statistiques) et de la 1re (variance d’une variable aléatoire, second degré) : ils servent à chaque étape du chapitre.

Moyenne. Pour une série de n valeurs x1,x2,…,xn : x―=x1+x2+⋯+xnn =1n∑i=1nxi. La somme des valeurs vaut donc nx―, et la somme des écarts à la moyenne est nulle : ∑i=1n(xi−x―)=nx―−nx―=0.

Variance et écart type. La variance est la moyenne des carrés des écarts à la moyenne : V(x)=1n∑i=1n(xi−x―)2. L’écart type est σx=V(x) ; il s’exprime dans l’unité des données et mesure la dispersion autour de x―. Formule équivalente (König-Huygens, vue en 1re pour une variable aléatoire) : V(x)=1n∑i=1nxi2−x―2.

Avec des effectifs. Si la valeur xi apparaît ni fois, avec N valeurs en tout : x―=1N∑nixi et V(x)=1N∑ni(xi−x―)2.

Changement d’unité. Si yi=axi+b pour tout i, alors y―=ax―+b, V(y)=a2V(x) et σy=|a|σx : ajouter b ne change pas la dispersion, multiplier par a la multiplie par |a|.

Minimum d’un trinôme (1re). Si α>0, la fonction t↦αt2+βt+γ atteint son minimum en t=−β2α. C’est l’outil de la démonstration des moindres carrés (partie 3).

Exemples

Une série brute. Durées, en minutes, de six séances de footing : 38 ; 42 ; 40 ; 45 ; 37 ; 44. x―=2466=41 min. Écarts à la moyenne : −3 ; 1 ; −1 ; 4 ; −4 ; 3 (leur somme est bien nulle). Leurs carrés : 9 ; 1 ; 1 ; 16 ; 16 ; 9, de somme 52. Donc V(x)=526=263 et σx=263≈2,94 min.

Contrôle par König-Huygens. La somme des carrés des durées vaut 10138, d’où V(x)=101386−1681=263 : même résultat.

Changement d’unité. En secondes, chaque durée est multipliée par 60 : la moyenne vaut 41×60=2460 s, l’écart type 60σx≈176,6 s, et la variance est multipliée par 602, soit 3600.

Minimum d’un trinôme. f(t)=2t2−12t+25 : α=2>0, le minimum est atteint en t=122×2=3 et vaut f(3)=18−36+25=7.

Réflexe — Je calcule d’abord la moyenne, puis les écarts (leur somme nulle sert de contrôle), leurs carrés, la variance et enfin l’écart type. À la calculatrice, en mode statistiques à une variable, je lis directement x― et σx.

Attention — La calculatrice affiche souvent deux écarts types : σx (division par n, celui du cours) et sx (division par n−1, utilisé en statistique inférentielle). Et la variance s’exprime en unité au carré : c’est l’écart type qui se compare aux données.

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Nuage de points et point moyen

Ce qu’il faut savoir

Série statistique double. Sur une même population, on relève deux caractères quantitatifs x et y. La série est la liste des n couples (xi;yi), pour i allant de 1 à n : on parle aussi de série statistique à deux variables.

Nuage de points. Dans un repère, c’est l’ensemble des points Mi(xi;yi). En abscisse, on place la variable explicative (celle que l’on choisit ou que l’on subit : le temps, une dose, un budget) ; en ordonnée, la variable expliquée.

Lire le nuage avant tout calcul : sa forme (points presque alignés, nuage courbé, nuage sans forme), son sens (croissant ou décroissant) et les points isolés qui ne suivent pas la tendance.

Point moyen. C’est le point G(x―;y―) : son abscisse est la moyenne des xi, son ordonnée la moyenne des yi.

Exemples

Le quartier. Une commune relève pendant cinq ans la consommation y d’eau potable d’un quartier (en milliers de m³), x désignant le rang de l’année.

Rang xi12345
Consommation yi (milliers de m³)1215192227
0123456051015202530Gx (rang)y (milliers de m³)

Lecture. Les cinq points montent régulièrement, sans point isolé : le nuage est croissant et presque aligné, un ajustement affine est envisageable.

Point moyen. x―=1+2+3+4+55=3 et y―=12+15+19+22+275=955=19, donc G(3;19).

Réflexe — Je place les points (ou je lis le graphique fourni) et je décris le nuage en une phrase : forme, sens, point isolé. Pour G, je calcule séparément les deux moyennes, avec la virgule et l’unité.

Attention — G n’est presque jamais un point du nuage : c’est un point construit, qui résume la position d’ensemble. On ne le remplace ni par les médianes, ni par le milieu des deux points extrêmes.

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Droite des moindres carrés

Ce qu’il faut savoir

Ajuster, c’est remplacer le nuage par une droite 𝒟:y=ax+b. Pour chaque point, le résidu est l’écart vertical ei=yi−(axi+b) entre la valeur observée et la valeur prédite : ei>0 si le point est au-dessus de la droite, ei<0 s’il est au-dessous.

Covariance. Cov(x,y)=1n∑i=1n(xi−x―)(yi−y―). Elle est positive quand x et y ont tendance à augmenter ensemble, négative quand l’un augmente pendant que l’autre diminue.

Droite des moindres carrés. Parmi toutes les droites, une seule rend minimale la somme des carrés des résidus S=∑i=1n(yi−(axi+b))2 : c’est la droite de régression de y en x, de coefficients a=Cov(x,y)V(x)etb=y―−ax―. Elle passe toujours par le point moyen G, car ax―+b=ax―+y―−ax―=y―. Conséquence : pour cette droite, la somme des résidus est nulle, car ∑ei=∑(yi−y―)−a∑(xi−x―)=0.

Interprétation de a. Selon le modèle, quand x augmente de 1 unité, y varie de a unités (augmente si a>0, diminue si a<0).

À la calculatrice. On saisit les xi et les yi dans deux listes, dans le même ordre, puis on demande la régression linéaire : LinReg(ax+b) sur TI (activer DiagnosticOn pour voir r, partie 4), menu de statistiques à deux variables puis régression linéaire sur Casio, application Régressions avec un modèle affine sur NumWorks. Sauf mention contraire, on arrondit a et b au millième.

Un peu d’histoire. Legendre publie la méthode des moindres carrés en 1805 ; Gauss, qui s’en était servi pour prédire la position de l’astéroïde Cérès, retrouvé grâce à ses calculs fin 1801, la publie en 1809.

Exemples

Le quartier, par le calcul. Avec G(3;19), les écarts valent xi−x―:−2;−1;0;1;2 et yi−y―:−7;−4;0;3;8. Donc Cov(x,y)=14+4+0+3+165 =375=7,4 et V(x)=4+1+0+1+45=2. Ainsi a=7,42=3,7 et b=19−3,7×3=7,9 : la droite de régression de y en x est y=3,7x+7,9. Contrôle : 3,7×3+7,9=19, elle passe bien par G. Selon ce modèle, la consommation augmente d’environ 3700 m³ par an.

0123456051015202530Gy = 3,7x + 7,9x (rang)y (milliers de m³)

Les résidus. Valeurs prédites : 11,6 ; 15,3 ; 19 ; 22,7 ; 26,4. Résidus : 0,4 ; −0,3 ; 0 ; −0,7 ; 0,6 (leur somme est nulle). Somme des carrés : 0,16+0,09+0+0,49+0,36=1,1. Avec la droite y=4x+7, qui passe aussi par G, les résidus valent 1;0;0;−1;0 et la somme des carrés vaut 2 : c’est plus, comme pour toute autre droite.

Démonstration (« droite des moindres carrés », démonstration possible du programme). On note S(a,b)=∑(yi−axi−b)2.
1. Pour a fixé, en développant : S=nb2−2b∑(yi−axi) +∑(yi−axi)2. C’est un trinôme en b de coefficient n>0 : il est minimal pour b=1n∑(yi−axi)=y―−ax―. La meilleure droite passe donc par G.
2. On remplace b par y―−ax― : yi−axi−b=(yi−y―)−a(xi−x―), donc S=a2∑(xi−x―)2−2a∑(xi−x―)(yi−y―)+∑(yi−y―)2, soit, en divisant chaque somme par n : S=n(V(x)a2−2Cov(x,y)a+V(y)). C’est un trinôme en a de coefficient nV(x)>0 (les xi ne sont pas tous égaux) : il est minimal pour a=2Cov(x,y)2V(x)=Cov(x,y)V(x).
3. Conclusion. Pour toute droite, S(a,b)⩾S(a,y―−ax―)⩾S(a0,b0), où a0=Cov(x,y)V(x) et b0=y―−a0x―, avec égalité seulement pour cette droite : c’est l’unique droite des moindres carrés.

Réflexe — J’obtiens a et b à la calculatrice (ou par les formules), j’écris l’équation en précisant ce que représentent x et y, puis je contrôle que ax―+b=y― : si ce n’est pas le cas, un des coefficients est faux.

Attention — La droite de régression de y en x rend minimaux les écarts verticaux ; celle de x en y (écarts horizontaux) est une autre droite, sauf si les points sont alignés. Pour prédire y connaissant x, on utilise toujours la première. Et on garde a et b non arrondis en mémoire pour les calculs suivants.

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Coefficient de corrélation, corrélation et causalité

Ce qu’il faut savoir

Coefficient de corrélation linéaire. Si σx≠0 et σy≠0 : r=Cov(x,y)σxσy.

Propriétés (admises) : −1⩽r⩽1 ; r a toujours le signe du coefficient directeur a, car a=Cov(x,y)σx2=rσyσx ; |r|=1 si et seulement si tous les points sont alignés ; plus |r| est proche de 1, plus les points sont proches de la droite de régression. Enfin r ne change pas si l’on échange x et y, ni si l’on change d’unité (multiplier par un nombre positif, ajouter une constante).

Repères usuels (ce ne sont pas des règles du programme) : |r|⩾0,95, alignement très net, ajustement affine justifié ; entre 0,8 et 0,95, tendance affine nette mais dispersion visible ; en dessous, l’ajustement affine est discutable.

r ne mesure que l’alignement. Un lien très net mais courbé peut donner r proche de 0, et un seul point isolé peut faire chuter |r|.

Corrélation n’est pas causalité. Un |r| proche de 1 établit que les deux variables varient ensemble, pas que l’une provoque l’autre. D’autres explications sont toujours possibles : une variable cachée agit sur les deux ; le lien de cause à effet est inversé ; la coïncidence est due au hasard, surtout si n est petit. Seule une expérience contrôlée ou un mécanisme connu permet de conclure à une causalité.

Exemples

Le quartier. σx=2≈1,414 ; V(y)=49+16+0+9+645=27,6, donc σy≈5,254. Alors r=7,42×27,6≈0,996 : les points sont presque alignés sur une droite croissante, l’ajustement affine est pertinent.

Un lien parfait, mais pas affine. On lance un ballon et l’on relève sa hauteur h (en m) aux instants t=0 ; 1 ; 2 ; 3 ; 4 (en s) : 0 ; 15 ; 20 ; 15 ; 0. Avec t―=2 et h―=10, la somme des produits des écarts vaut (−2)×(−10)+(−1)×5+0×10 +1×5+2×(−10)=0 : Cov(t,h)=0 et r=0. La droite de régression est horizontale (a=0, b=10), alors que la hauteur dépend très nettement du temps.

012340510152025t (s)h (m)

Une corrélation sans causalité. Sur douze mois, le nombre de consultations pour angine et les ventes de chocolat chaud d’une ville ont un coefficient r=0,91. Le chocolat chaud ne donne pas d’angine : la variable cachée est la saison, qui fait monter les deux en hiver.

Réflexe — Je donne r (au millième, sauf mention contraire) et je conclus en une phrase : le signe donne le sens du nuage, |r| proche de 1 justifie l’ajustement affine. Si la calculatrice n’affiche que r2, alors r=r2 ou −r2, avec le signe de a.

Attention — « r proche de 1, donc x fait augmenter y » est un raisonnement faux : il faut un mécanisme ou une expérience. Et « r proche de 0 » ne veut pas dire « aucun lien », mais « aucun lien affine ».

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Interpoler et extrapoler avec un ajustement

Ce qu’il faut savoir

Soit [xmin;xmax] la plage des abscisses observées et y=ax+b un ajustement.

Interpolation : estimer y pour une valeur de x dans la plage. On reste dans le domaine où le modèle a été construit : l’estimation est raisonnable.

Extrapolation : estimer y pour une valeur de x hors de la plage. On suppose en plus que la tendance se poursuit, ce qu’aucune donnée ne garantit : plus on s’éloigne, plus l’estimation est fragile, jusqu’à devenir absurde (effectif négatif, pourcentage supérieur à 100).

Question réciproque. Pour savoir quand y atteint ou dépasse une valeur y0, on résout ax+b=y0 ou l’inéquation ax+b>y0 (le sens change si l’on divise par a<0). Si x compte des années, on donne le premier entier qui convient.

Exemples

Interpolation. Avec y=3,7x+7,9 (le quartier, x∈[1;5]) : pour x=3,5, y=3,7×3,5+7,9=20,85, soit environ 20850 m³. Comme 3,5∈[1;5], c’est une interpolation.

Extrapolation lointaine. Pour x=30, y=3,7×30+7,9=118,9, soit 118900 m³ : rien ne dit que la croissance du quartier se poursuivra à ce rythme pendant vingt-cinq ans de plus.

Question réciproque. À partir de quelle année la consommation dépasserait-elle 30000 m³ ? 3,7x+7,9>30⟺x>22,13,7≈5,97. Le premier entier qui convient est x=6 : la sixième année, juste après les relevés. C’est une extrapolation proche de la plage, donc plausible si la tendance se maintient.

Réflexe — Je repère la plage des données, je remplace x (ou je résous l’équation), je conclus par une phrase avec l’unité, puis je précise : dans la plage, interpolation, estimation fiable ; hors de la plage, extrapolation, estimation « si la tendance se poursuit ».

Attention — Arrondir trop tôt fausse les prévisions : on garde toutes les décimales de a et b et on n’arrondit qu’à la fin. Et une estimation hors de la plage ne doit jamais être donnée sans la réserve qui l’accompagne.

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Ajustements par changement de variable

Ce qu’il faut savoir

Quand le nuage est nettement courbé (ou que |r| est médiocre alors que le lien est net), on transforme une des variables pour se ramener à un nuage presque aligné, on ajuste par la droite des moindres carrés, puis on revient à y.

Modèle exponentiel (y est multiplié par un nombre à peu près constant quand x augmente d’un même pas) : on pose z=lny, on ajuste z=αx+β, puis y=eβeαx.

Modèle en 1x (y semble varier comme l’inverse de x) : on pose z=1x, on ajuste y=αz+β, puis y=αx+β.

Modèle puissance y=kxp : on pose u=lnx et v=lny, on ajuste v=pu+lnk, puis on revient à y=kxp.

Pourquoi ça marche. Si y=keαx avec k>0, alors lny=lnk+αx : lny est une fonction affine de x. De même, si y=kxp (x>0), alors lny=lnk+plnx. Le changement de variable z=lny demande y>0.

Méthode. On calcule la nouvelle série, on vérifie que son coefficient de corrélation est proche de ±1, on obtient la droite de régression à la calculatrice, puis on revient à la variable d’origine.

Exemples

Un nuage exponentiel. Pour x=0 ; 1 ; 2 ; 3 ; 4, on mesure y=5,0 ; 7,5 ; 11,4 ; 17,1 ; 25,8. Les points s’écartent de plus en plus vers le haut ; d’un pas au suivant, y est multiplié par environ 1,5 (7,55=1,5, 17,111,4=1,5).

01234051015202530xy

On pose z=lny : z≈1,609 ; 2,015 ; 2,434 ; 2,839 ; 3,250. La calculatrice donne pour la série (xi;zi) la droite z=0,411x+1,608, avec r≈1,000. Alors y=e0,411x+1,608 =e1,608×e0,411x ≈4,99e0,411x. Comme e0,411≈1,508, le modèle multiplie y par environ 1,508 à chaque pas, et y double quand x augmente de d tel que e0,411d=2, soit d=ln20,411≈1,69.

Retour depuis z=1x. Si la régression de y en z donne y=12z+3, alors y=12x+3 : seul le terme en z change, et y se rapproche de 3 quand x devient grand.

Réflexe — Nuage courbé : je choisis le changement de variable suggéré (ou je teste lny), je vérifie que la nouvelle série a un |r| proche de 1, je cherche la droite, puis je reviens à y avant de répondre à la question.

Attention — eαx+β=eβ×eαx, et non eαx+eβ. Et la réponse porte sur y, pas sur z : une estimation de z=lny n’est pas une estimation de y.

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Pour aller plus loin

Rappels de 2de. Médiane, quartiles, moyenne d’une série regroupée en classes et comparaison de séries sont traités dans le chapitre Statistiques descriptives de 2de ; le trinôme et son minimum dans le chapitre Second degré de 1re.

Le logarithme. Les propriétés utilisées pour les changements de variable (ln(ab)=lna+lnb, ln(xp)=plnx, elny=y) sont démontrées dans le chapitre Fonction logarithme népérien.

Ce que les logiciels affichent. Les tableurs donnent souvent R2 (le carré de r) à côté d’une « courbe de tendance » : pour un ajustement affine, R2=r2, et il faut reprendre le signe de a pour retrouver r.

À retenir
  • x―=1n∑xi, V(x)=1n∑(xi−x―)2, σx=V(x) ; si y=ax+b, σy=|a|σx.
  • Point moyen G(x―;y―) ; on regarde la forme et le sens du nuage avant tout calcul.
  • Droite des moindres carrés : a=Cov(x,y)V(x), b=y―−ax― ; elle rend minimale la somme des carrés des résidus et passe par G.
  • r=Cov(x,y)σxσy∈[−1;1], du signe de a ; |r| proche de 1 : ajustement affine pertinent. Corrélation n’est pas causalité.
  • Dans la plage des données : interpolation ; hors de la plage : extrapolation, « si la tendance se poursuit ».
  • Nuage courbé : z=lny (modèle exponentiel), z=1x, ou lny en lnx (modèle puissance), puis retour à y.

Questions fréquentes

Comment calculer le point moyen d’un nuage de points ?

Le point moyen G a pour abscisse la moyenne des xᵢ et pour ordonnée la moyenne des yᵢ : G(x̄ ; ȳ). On calcule les deux moyennes séparément. G n’est presque jamais un point du nuage.

Comment trouver l’équation de la droite des moindres carrés ?

À la calculatrice (régression linéaire) ou par les formules a = Cov(x, y)/V(x) et b = ȳ − a x̄. On contrôle toujours que la droite passe par le point moyen : a x̄ + b doit valoir ȳ.

Que signifie le coefficient de corrélation r ?

r est compris entre −1 et 1 et a le signe du coefficient directeur. Plus |r| est proche de 1, plus les points sont proches d’une droite. Il ne mesure que l’alignement : un r proche de 1 ne prouve pas qu’une variable est la cause de l’autre.

Quelle est la différence entre interpolation et extrapolation ?

On interpole quand la valeur de x est dans la plage des données : l’estimation est raisonnable. On extrapole quand elle est en dehors : l’estimation n’est valable que si la tendance se poursuit, et elle peut devenir absurde si l’on va trop loin.

Quand faut-il faire un changement de variable ?

Quand le nuage est courbé. Si y est multiplié par un nombre à peu près constant à chaque pas, on pose z = ln y et l’on obtient y = e^β e^(αx). Pour un modèle puissance, on ajuste ln y en fonction de ln x. On revient toujours à y avant de répondre.

Faut-il savoir calculer la variance et l’écart type ?

Oui : V(x) est la moyenne des carrés des écarts à la moyenne et σ = √V(x). Ils interviennent dans a = Cov(x, y)/V(x) et dans r. Un changement d’unité y = ax + b multiplie l’écart type par |a|.

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