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Histoire-Géographie · Classe de Terminale

L'Asie du Sud et de l'Est : puissances, tensions et conflits

Géographie — Thème 2 : une région-monde au cœur de la mondialisation, marquée par la montée en puissance de la Chine et de l'Inde et par de nombreux foyers de conflits.

À propos de cette page
Cette évaluation sur « L'Asie du Sud et de l'Est : puissances, tensions et conflits » en terminale permet de faire le point sur ses connaissances en histoire-géographie, comme lors d'un véritable contrôle. Elle suit le programme officiel de terminale et propose plusieurs exercices notés sur 20, avec un corrigé détaillé. Au programme : L'Asie du Sud et de l'Est : une région-monde, La Chine : une hyperpuissance en construction, L'Inde : une puissance émergente affirmée, Le Japon et les autres puissances régionales. Travaille seul, chronomètre-toi, puis compare tes réponses au corrigé pour identifier les points à revoir. Parfait pour mesurer ses progrès et réviser efficacement. Évaluation gratuite conçue par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de terminale en histoire-géographie.
Évaluation finale · Niveau difficile · Durée 60 min · Noté sur 20
60:00

Évaluation complète de fin de chapitre, tout en niveau difficile. Travaille seul et sans aide, puis vérifie tes réponses avec le corrigé détaillé dépliable en bas de page.

Exercice 1 — Composition — La Chine, une puissance qui recompose l'ordre régional et mondial

/ 10 pts

Traitez le sujet sous la forme d'une composition organisée (introduction, développement en parties, conclusion), en vous appuyant sur des exemples précis et localisés.

  1. Sujet : « La montée en puissance de la Chine en Asie du Sud et de l'Est : atouts, ambitions et limites. »
  2. Consigne : Vous montrerez que la Chine s'affirme comme la principale puissance de la région tout en restant confrontée à des limites internes et à des résistances extérieures. Le devoir comportera une introduction (accroche, définitions, problématique, annonce du plan), un développement structuré et une conclusion ouverte.

Exercice 2 — Analyse de document — L'Inde et son autonomie stratégique

/ 10 pts

Analysez le document à l'aide des questions, en mobilisant vos connaissances sur les puissances asiatiques.

  1. Document : Déclaration de Subrahmanyam Jaishankar, ministre indien des Affaires étrangères, lors d'une conférence internationale (adapté, 2022) :

    « L'Inde refuse de choisir un camp. Nous ne sommes pas une puissance qui s'aligne : nous sommes une puissance qui décide. Nous achetons notre énergie où elle est la moins chère, nos armes là où elles servent le mieux notre sécurité, et nous bâtissons des partenariats partout où nos intérêts l'exigent — avec Washington comme avec Moscou. L'Europe doit cesser de penser que ses problèmes sont ceux du monde et que les problèmes du monde ne sont pas les siens. L'Inde parle pour le Sud global, longtemps tenu à l'écart des décisions. »
  2. Q1 : Présentez le document (nature, auteur et fonction, date, contexte). (2 pts)
  3. Q2 : Quels éléments du texte illustrent la doctrine d'« autonomie stratégique » de l'Inde ? Reliez-les à l'héritage du non-alignement. (3 pts)
  4. Q3 : En quoi cette posture place-t-elle l'Inde dans une position singulière entre les États-Unis et la Chine ? Mobilisez vos connaissances (Quad, BRICS, frontière himalayenne). (3 pts)
  5. Q4 : Que révèle la référence au « Sud global » sur les ambitions internationales de l'Inde ? (2 pts)
Corrigé détaillé

Exercice 1 — Composition — La Chine, une puissance qui recompose l'ordre régional et mondial
Corrigé — plan détaillé, méthode et connaissances attendues.

Méthode. Le sujet est centré sur un acteur (la Chine) dans un cadre régional. Il faut démontrer une tension : puissance affirmée mais inachevée et contestée. Évitez la fiche pays descriptive ; chaque partie doit répondre à un mot du sujet (atouts / ambitions / limites).

Introduction. Accroche possible : la BRI ou les îles artificielles de la mer de Chine méridionale. Définir « puissance » (attributs économiques, militaires, diplomatiques, soft power) et situer la Chine dans la région-monde asiatique. Problématique : la Chine peut-elle devenir la puissance dominante de l'Asie et un pôle de l'ordre mondial ? Annonce du plan.

I. Une puissance aux atouts considérables.
• Atouts économiques : 2e PIB mondial, « atelier du monde », montée en gamme technologique (Huawei, Alibaba).
• Atouts militaires et maritimes : 2e budget de défense, marine océanique, contrôle des façades maritimes.
• Soft power et poids démographique : Instituts Confucius, diplomatie active dans les institutions internationales.

II. Des ambitions régionales et mondiales assumées.
• Domination maritime : mer de Chine méridionale (ligne des neuf traits, îles artificielles), pression sur Taïwan.
• Projection à distance : BRI, « collier de perles » (Gwadar, Hambantota), accès à l'océan Indien.
• Contestation de l'ordre américain : alternatives institutionnelles (BAII, BRICS), recomposition des équilibres.

III. Des limites internes et des résistances extérieures.
• Limites internes : vieillissement démographique, inégalités, dette, dépendance aux semi-conducteurs avancés.
• Résistances régionales : méfiance des voisins (Vietnam, Philippines, Japon, Inde), réactivation des alliances américaines (Quad, AUKUS).
• Le risque de la confrontation : rivalité sino-américaine et « piège de Thucydide ».

Conclusion. La Chine est la puissance montante de la région, mais une puissance encore en construction et contestée. Ouverture : vers une bipolarité sino-américaine ou un Indo-Pacifique multipolaire ?

Critères de notation. Introduction et conclusion soignées (2 pts), problématique et plan cohérents (2 pts), arguments et exemples précis et localisés (4 pts), maîtrise du vocabulaire géopolitique et qualité de rédaction (2 pts).

Exercice 2 — Analyse de document — L'Inde et son autonomie stratégique
Corrigé — réponses attendues et méthode.

Q1 — Présentation (2 pts). Nature : déclaration politique d'un responsable gouvernemental (source primaire). Auteur : S. Jaishankar, ministre indien des Affaires étrangères, diplomate de carrière, porte-voix de la politique extérieure de Narendra Modi. Date : 2022, dans le contexte de la guerre en Ukraine, où l'Inde a refusé de condamner la Russie et a continué d'acheter son pétrole malgré les pressions occidentales.

Q2 — Autonomie stratégique (3 pts). Le texte est explicite : « nous ne sommes pas une puissance qui s'aligne », « nous achetons notre énergie où elle est la moins chère », « nos armes là où elles servent le mieux notre sécurité ». L'Inde revendique la liberté de ses choix, refusant tout bloc. C'est l'héritage direct du non-alignement de Nehru (Mouvement des non-alignés, 1961), actualisé : non plus une neutralité de principe, mais un « multi-alignement » pragmatique au service des intérêts nationaux.

Q3 — Entre les États-Unis et la Chine (3 pts). L'Inde se rapproche des États-Unis et de leurs alliés via le Quad (avec le Japon et l'Australie), notamment par méfiance envers la Chine — rivale frontalière depuis le conflit de 1962 et l'affrontement de Galwan (2020). Mais elle participe aussi aux BRICS et à l'OCS aux côtés de la Chine et de la Russie, et achète des armes russes (S-400). Elle dialogue donc avec tous sans se lier à personne : position singulière de pivot autonome dans un monde multipolaire.

Q4 — Le « Sud global » (2 pts). En se posant en porte-parole du « Sud global », l'Inde affiche l'ambition de représenter et de fédérer les pays émergents et en développement, longtemps marginalisés dans la gouvernance mondiale (FMI, Conseil de sécurité). C'est une stratégie d'influence (leadership diplomatique, présidence du G20 en 2023) visant à faire de l'Inde un pôle à part entière de l'ordre international, distinct des deux superpuissances.

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