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L'atmosphère terrestre et la vie
Composition de l'atmosphère primitive et actuelle, Grande Oxydation, rôle de la photosynthèse, couche d'ozone, cycle du carbone et combustibles fossiles (programme d'enseignement scientifique de Terminale)
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Exercices corrigés, classés du plus simple au plus complexe. Cherche d'abord seul au brouillon, puis déplie la correction détaillée pour vérifier ta méthode et tes raisonnements.
Exercice 1 — Composition de l'air sec
FacileUne enceinte contient 250 L d'air sec. Composition en volume : N2 78,1 % ; O2 20,9 % ; argon 0,93 % ; CO2 0,042 %.
- a) Calculer les volumes de diazote et de dioxygène contenus dans l'enceinte.
- b) Exprimer la teneur en CO2 en ppm, puis calculer le volume de CO2 contenu dans l'enceinte.
- c) Comparer cette composition à celle de l'atmosphère primitive : pour chaque gaz, indiquer s'il y était présent et expliquer l'évolution de sa teneur.
a) Les pourcentages sont donnés en volume, donc V(gaz) = pourcentage × V(air).
V(N2) = 0,781 × 250 = 195,25 L, soit ≈ 195 L.
V(O2) = 0,209 × 250 = 52,25 L, soit ≈ 52,3 L.
b) 1 % = 10 000 ppm, donc 0,042 % = 0,042 × 10 000 = 420 ppm.
V(CO2) = 0,000 42 × 250 = 0,105 L = 105 mL.
c) L'atmosphère primitive (≈ 4,6 Ga) contenait surtout N2, CO2 et H2O, sans O2.
• N2 : déjà présent ; peu réactif, il est resté dans l'air et est devenu majoritaire.
• H2O : très abondante sous forme de vapeur, elle s'est condensée en océans lors du refroidissement de la surface.
• CO2 : très abondant, il n'est plus qu'à l'état de traces : il s'est dissous dans l'océan puis a été piégé dans les roches carbonatées.
• O2 : absent, il atteint aujourd'hui ≈ 21 % ; il a été produit par la photosynthèse.
Conclusion : l'air actuel résulte de la condensation de l'eau, du piégeage du CO2 et de l'activité photosynthétique du vivant.
Exercice 2 — Le bilan de la photosynthèse
FacileDonnées : M(O2) = 32 g/mol ; M(C6H12O6) = 180 g/mol.
- a) Écrire l'équation bilan de la photosynthèse et nommer les réactifs et les produits.
- b) Une culture d'algues unicellulaires absorbe 0,15 mol de CO2 en une heure. Calculer la quantité puis la masse de dioxygène libéré.
- c) Calculer la masse de glucose produite pendant cette heure.
- d) Nommer les premiers organismes qui ont libéré du dioxygène sur Terre et préciser leur type cellulaire et leur milieu de vie.
a) 6 CO2 + 6 H2O → C6H12O6 + 6 O2, grâce à l'énergie lumineuse captée par la chlorophylle.
Réactifs : dioxyde de carbone et eau. Produits : glucose (matière organique) et dioxygène.
b) D'après l'équation, 6 mol de CO2 consommées correspondent à 6 mol de O2 libérées : n(O2) = n(CO2) = 0,15 mol.
m(O2) = n × M = 0,15 × 32 = 4,8 g.
c) 6 mol de CO2 donnent 1 mol de glucose : n(glucose) = 0,15 ÷ 6 = 0,025 mol.
m(glucose) = 0,025 × 180 = 4,5 g.
d) Ce sont les cyanobactéries : des êtres unicellulaires procaryotes (sans noyau), chlorophylliens, vivant dans l'océan. Elles libèrent du O2 depuis plus de 2,5 Ga au moins.
Exercice 3 — Former et mesurer l'ozone
Facile- a) Écrire les deux réactions de formation de l'ozone et préciser le rôle des UV.
- b) Indiquer dans quelle couche de l'atmosphère et à quelle altitude l'ozone est concentré.
- c) Au-dessus de l'Europe, un satellite mesure une colonne d'ozone de 320 DU. Calculer l'épaisseur d'ozone pur correspondante, sachant que 1 DU correspond à 0,01 mm.
- d) Expliquer pourquoi les UV absorbés par l'ozone sont dangereux pour les êtres vivants.
a) O2 + UV → 2 O, puis O + O2 → O3.
Les UV apportent l'énergie nécessaire pour casser la molécule de dioxygène en deux atomes d'oxygène très réactifs, qui s'associent ensuite chacun à une molécule de O2.
b) L'ozone est concentré dans la stratosphère, principalement entre ≈ 15 et 35 km d'altitude.
c) e = 320 × 0,01 mm = 3,2 mm. Toute la couche d'ozone, ramenée aux conditions normales, n'aurait que quelques millimètres d'épaisseur.
d) Les UV-B et UV-C sont absorbés par l'ADN, qu'ils endommagent : ils sont mutagènes. Ils provoquent des mutations, des cancers de la peau chez l'être humain, et tuent les micro-organismes exposés. La couche d'ozone protège donc le vivant en filtrant ces rayonnements.
Exercice 4 — Temps de résidence dans l'océan
MoyenDans un modèle simplifié, l'océan superficiel contient 920 GtC. Il cède chaque année 81 GtC à l'atmosphère et 92 GtC à l'océan profond. L'océan profond contient 37 000 GtC et ne reçoit du carbone que de l'océan superficiel. Les deux réservoirs sont supposés en régime stationnaire.
- a) Définir le régime stationnaire et en déduire le flux total de carbone qui entre dans l'océan superficiel.
- b) Calculer le temps de résidence moyen du carbone dans l'océan superficiel.
- c) Calculer le temps de résidence moyen du carbone dans l'océan profond et comparer les deux résultats.
- d) Un élève affirme : « aucun atome de carbone ne reste plus de 5 ans dans l'océan superficiel ». Expliquer l'erreur.
a) Un réservoir est en régime stationnaire quand son stock reste constant : la somme des flux entrants est égale à la somme des flux sortants.
Flux sortants : 81 + 92 = 173 GtC/an, donc le flux entrant total vaut 173 GtC/an.
b) τ = stock ÷ flux sortant = 920 ÷ 173 ≈ 5,32, soit τ ≈ 5,3 ans.
c) En régime stationnaire, l'océan profond reçoit 92 GtC/an et en cède donc autant.
τ' = 37 000 ÷ 92 ≈ 400 ans.
Rapport : 400 ÷ 5,3 ≈ 75. Le carbone séjourne environ 75 fois plus longtemps dans l'océan profond : c'est un réservoir lent, où le carbone est isolé de l'atmosphère pendant des siècles.
d) Le temps de résidence est une durée moyenne : certains atomes quittent l'océan superficiel en quelques jours, d'autres y restent bien plus longtemps. La valeur de 5,3 ans ne fixe aucune durée maximale : l'affirmation de l'élève confond moyenne et maximum.
Exercice 5 — Le dioxygène piégé par les fers rubanés
MoyenDans l'océan ancien, le dioxygène oxyde le fer dissous selon : 4 Fe2+ + O2 + 4 H2O → 2 Fe2O3 + 8 H+. Données : M(Fe) = 55,8 g/mol ; M(O) = 16,0 g/mol.
- a) Vérifier que cette équation est équilibrée pour les éléments et pour les charges.
- b) Calculer la masse molaire de l'hématite Fe2O3.
- c) Montrer que le dépôt de 1,00 t de Fe2O3 a consommé environ 100 kg de dioxygène.
- d) Expliquer en quoi le dépôt des fers rubanés a retardé l'accumulation du dioxygène dans l'atmosphère, et proposer une explication à leur raréfaction après ≈ 1,9 Ga.
a) Fe : 4 à gauche, 2 × 2 = 4 à droite. O : 2 + 4 = 6 à gauche, 2 × 3 = 6 à droite. H : 4 × 2 = 8 de chaque côté.
Charges : 4 × (+2) = +8 à gauche ; 8 × (+1) = +8 à droite. L'équation est équilibrée.
b) M(Fe2O3) = 2 × 55,8 + 3 × 16,0 = 111,6 + 48,0 = 159,6 g/mol.
c) m = 1,00 t = 1,00 × 106 g, donc n(Fe2O3) = 1,00 × 106 ÷ 159,6 ≈ 6,27 × 103 mol.
D'après l'équation, 1 mol de O2 donne 2 mol de Fe2O3 : n(O2) = 6,27 × 103 ÷ 2 ≈ 3,13 × 103 mol.
m(O2) = 3,13 × 103 × 32,0 ≈ 1,00 × 105 g, soit ≈ 100 kg de O2.
d) Tant que l'océan contenait du fer dissous Fe2+, le O2 produit par les cyanobactéries était consommé pour former Fe2O3, qui précipitait au fond : il ne pouvait pas passer dans l'atmosphère. Les fers rubanés représentent donc un énorme « puits » de O2, qui explique le délai entre les débuts de la photosynthèse et la Grande Oxydation.
Leur raréfaction s'explique par l'épuisement du fer dissous : un océan oxygéné ne peut plus garder de grandes quantités de Fe2+ en solution.
Exercice 6 — Le carbone d'une centrale à charbon
MoyenUne centrale thermique brûle 5 200 t de charbon par jour. Ce charbon contient 82 % de carbone en masse. Données : M(C) = 12 g/mol ; M(CO2) = 44 g/mol.
- a) Calculer la masse de carbone brûlée chaque jour.
- b) Écrire l'équation de la combustion du carbone et calculer la masse de CO2 émise chaque jour.
- c) Expliquer l'origine du carbone contenu dans le charbon et les conditions de sa formation.
- d) Justifier que le charbon est une ressource non renouvelable.
a) m(C) = 0,82 × 5 200 = 4 264 t de carbone par jour.
b) C + O2 → CO2 : 1 mol de carbone (12 g) donne 1 mol de CO2 (44 g). Les masses sont donc proportionnelles, de rapport 44/12.
m(CO2) = 4 264 × 44 ÷ 12 ≈ 15 635 t, soit ≈ 1,56 × 104 t de CO2 par jour.
c) Le carbone du charbon a été prélevé dans le CO2 de l'atmosphère ancienne par la photosynthèse de végétaux continentaux (par exemple les forêts marécageuses du Carbonifère). À leur mort, une petite partie de cette matière organique a été enfouie rapidement en milieu pauvre en O2, ce qui a empêché sa décomposition ; l'augmentation de la température et de la pression avec l'enfouissement l'a transformée en charbon pendant des millions d'années.
d) La formation du charbon exige des dizaines de millions d'années, alors que les gisements sont brûlés en quelques décennies ou siècles. Le stock ne se reconstitue pas à l'échelle humaine : le charbon est une ressource non renouvelable.
Exercice 7 — Des roches témoins de l'oxygénation
MoyenDocument — Observations faites dans des roches continentales datées.
| Âge | Roche | Observation |
|---|---|---|
| 3,0 Ga | Conglomérat de rivière | Grains de pyrite FeS2 et d'uraninite UO2 arrondis par le transport, non oxydés |
| 2,7 Ga | Paléosol | Horizon supérieur appauvri en fer |
| 2,2 Ga | Paléosol | Horizon supérieur rouge, riche en oxydes ferriques |
| 1,8 Ga | Grès continental | Grains enrobés d'hématite Fe2O3 |
- a) Expliquer ce qu'indique la présence, à 3,0 Ga, de grains de pyrite et d'uraninite non oxydés.
- b) Interpréter la différence entre les paléosols de 2,7 Ga et de 2,2 Ga.
- c) En déduire un encadrement de l'âge de l'enrichissement de l'atmosphère en dioxygène et le confronter à l'âge retenu pour la Grande Oxydation.
- d) Des fers rubanés, formés dans l'océan, sont connus bien avant 2,7 Ga. Expliquer pourquoi cela ne contredit pas la conclusion précédente.
a) Ces grains ont été arrachés à des roches, puis transportés par les rivières, donc exposés à l'atmosphère. S'ils avaient été au contact de O2, ils se seraient oxydés rapidement. À 3,0 Ga, l'atmosphère était donc pauvre en dioxygène.
b) À 2,7 Ga, le fer du sol a été lessivé : il est resté sous forme Fe2+ soluble et a été emporté par l'eau, ce qui suppose l'absence de O2. À 2,2 Ga, le fer est resté sur place sous forme d'oxydes ferriques Fe3+ insolubles : il a été oxydé dans le sol. L'air contenait du O2 à 2,2 Ga, pas à 2,7 Ga.
c) Le plus récent indice « sans O2 » date de 2,7 Ga, le plus ancien indice « avec O2 » de 2,2 Ga : l'enrichissement de l'atmosphère se situe entre 2,7 et 2,2 Ga. Cet encadrement contient l'âge de ≈ 2,4 Ga retenu pour la Grande Oxydation : les données sont cohérentes. Le grès de 1,8 Ga confirme que l'air est resté oxygéné ensuite.
d) Les fers rubanés prouvent seulement la présence de O2 dans l'océan, là où vivaient les cyanobactéries. Ce O2 était consommé sur place par le fer dissous et ne passait pas dans l'atmosphère. Une production océanique ancienne est donc compatible avec une atmosphère encore pauvre en O2 jusque vers 2,4 Ga.
Exercice 8 — Type bac — Des cyanobactéries aux stromatolites
DifficileDocument — Une suspension de cyanobactéries est placée dans une enceinte fermée, à température constante. On mesure la concentration en dioxygène dissous. La lumière est allumée de 0 à 30 min, puis éteinte de 30 à 60 min.
| t (min) | 0 | 10 | 20 | 30 | 45 | 60 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| [O2] (mg·L-1) | 8,3 | 9,0 | 9,7 | 10,4 | 10,18 | 9,95 |
- a) Calculer la vitesse moyenne de variation de la concentration en O2 pendant la phase éclairée, en mg·L-1·min-1.
- b) Calculer cette vitesse pendant la phase obscure, puis interpréter son signe.
- c) En admettant que la respiration a la même intensité à la lumière et à l'obscurité, montrer que la production brute de O2 par photosynthèse vaut environ 0,085 mg·L-1·min-1.
- d) Des stromatolites fossiles datés d'environ 3,5 Ga sont attribués à des tapis microbiens. Un élève en conclut : « puisque les cyanobactéries produisent plus de O2 qu'elles n'en consomment, l'atmosphère s'est enrichie en O2 dès 3,5 Ga ». Expliquer pourquoi ce raisonnement est erroné.
a) Entre 0 et 30 min, la concentration passe de 8,3 à 10,4 mg·L-1, régulièrement (+0,7 mg·L-1 toutes les 10 min).
vlumière = (10,4 − 8,3) ÷ 30 = 2,1 ÷ 30 = 0,070 mg·L-1·min-1.
b) Entre 30 et 60 min : vobscurité = (9,95 − 10,4) ÷ 30 = −0,45 ÷ 30 = −0,015 mg·L-1·min-1.
La vitesse est négative : sans lumière, la photosynthèse s'arrête et seule la respiration des cyanobactéries se poursuit ; elle consomme du O2.
c) À la lumière, la variation mesurée est un bilan : production brute (photosynthèse) moins consommation (respiration). Donc production brute = 0,070 + 0,015 = 0,085 mg·L-1·min-1, ce qu'il fallait montrer.
d) Le raisonnement oublie trois consommations de O2 :
• la nuit, la respiration consomme du O2 sans production ;
• la matière organique fabriquée est ensuite décomposée par d'autres organismes, ce qui reconsomme exactement le O2 libéré lors de sa synthèse : il n'y a de gain net que si une partie de cette matière est enfouie dans les sédiments ;
• dans l'océan ancien, le O2 oxydait le fer dissous (fers rubanés) et réagissait avec les gaz volcaniques réduits.
Le O2 produit a donc été consommé pendant des centaines de millions d'années : il ne s'accumule dans l'atmosphère qu'à partir de ≈ 2,4 Ga, bien après les premiers stromatolites.
Exercice 9 — Type bac — Ozone, UV et vie hors de l'eau
DifficileDocument 1 — Éclairement UV-B au sol, relatif (base 100 pour une colonne d'ozone de 350 DU), calculé par un modèle simplifié.
| Colonne d'ozone (DU) | 350 | 300 | 250 | 200 | 150 |
|---|---|---|---|---|---|
| UV-B relatifs | 100 | 118 | 145 | 185 | 254 |
| UV-B relatifs | 100 | 118 | 145 | 185 | 254 |
|---|---|---|---|---|---|
| Survie (%) | 90 | 86 | 74 | 55 | 24 |
- a) Décrire l'évolution de l'éclairement UV-B au sol quand la colonne d'ozone diminue, en chiffrant le cas où elle passe de 350 à 200 DU.
- b) Convertir les colonnes de 350 DU et de 200 DU en épaisseurs d'ozone pur.
- c) À l'aide du document 2, comparer la survie des bactéries pour 350 et 200 DU, puis expliquer l'action des UV sur les cellules.
- d) Montrer que la formation de l'ozone a pour bilan 3 O2 → 2 O3, puis expliquer pourquoi la surface des continents était exposée aux UV avant la Grande Oxydation.
- e) Un élève affirme : « le trou de la couche d'ozone est causé par l'excès de CO2 ». Expliquer l'erreur.
a) Plus la colonne d'ozone est faible, plus l'éclairement UV-B au sol est élevé, et l'augmentation s'accélère. De 350 à 200 DU, il passe de 100 à 185 : hausse de 85 %, pour une baisse d'ozone de (350 − 200) ÷ 350 ≈ 43 %.
b) 350 × 0,01 = 3,5 mm ; 200 × 0,01 = 2,0 mm. Une perte de 1,5 mm d'ozone suffit à presque doubler les UV-B reçus.
c) Pour 350 DU (UV-B relatifs 100), 90 % des bactéries survivent ; pour 200 DU (UV-B relatifs 185), seulement 55 %. La mortalité passe de 10 % à 45 %, soit 4,5 fois plus.
Les UV sont absorbés par l'ADN, qu'ils lèsent : ils sont mutagènes. Au-delà d'un certain nombre de lésions non réparées, la cellule meurt ; sinon elle peut porter des mutations.
d) Formation : (1) O2 + UV → 2 O ; (2) O + O2 → O3. Les 2 atomes O issus de (1) réalisent deux fois la réaction (2). En additionnant (1) + 2 × (2) : O2 + 2 O + 2 O2 → 2 O + 2 O3, et en simplifiant les 2 O : 3 O2 → 2 O3.
L'ozone ne peut se former qu'à partir de O2. Avant la Grande Oxydation (≈ 2,4 Ga), l'atmosphère était pauvre en O2, donc presque sans ozone : les UV atteignaient la surface. D'après les documents, la vie y était très exposée ; elle restait protégée par l'eau, et la colonisation durable des continents n'a eu lieu qu'une fois la couche d'ozone épaisse (≈ 0,47 Ga pour les premières plantes terrestres).
e) Le trou de la couche d'ozone est dû à des gaz chlorés et bromés d'origine industrielle, surtout les CFC, qui détruisent l'ozone stratosphérique ; leur usage est encadré depuis le protocole de Montréal (1987). Le CO2 ne détruit pas l'ozone : son augmentation relève d'un autre phénomène, l'effet de serre. L'élève confond deux problèmes atmosphériques distincts.
Exercice 10 — Type bac — Où va le carbone des combustibles fossiles ?
DifficileDocument — Bilan annuel simplifié du carbone d'origine humaine pour une année récente (valeurs arrondies).
| Flux | GtC/an |
|---|---|
| Émissions dues aux combustibles fossiles | 9,8 |
| Émissions dues à la déforestation et à l'usage des sols | 1,2 |
| Accroissement du stock atmosphérique | 5,1 |
| Puits océanique | 2,8 |
| Puits continental | ? |
- a) Tout le carbone émis se répartit entre l'atmosphère, l'océan et les continents. Calculer le puits continental.
- b) Montrer que moins de la moitié du carbone émis reste dans l'atmosphère.
- c) Exprimer l'accroissement annuel du stock atmosphérique en ppm de CO2 par an.
- d) Estimer la durée d'épuisement des réserves si les émissions fossiles restaient à leur niveau actuel, puis la comparer à la durée de formation de ces réserves.
- e) Expliquer par quels processus l'océan et la végétation continentale absorbent une partie de ce carbone.
a) Émissions totales : 9,8 + 1,2 = 11,0 GtC/an. Le carbone émis se retrouve dans les trois réservoirs :
puits continental = 11,0 − 5,1 − 2,8 = 3,1 GtC/an.
b) Fraction restant dans l'atmosphère : 5,1 ÷ 11,0 ≈ 0,46, soit ≈ 46 %, ce qui est bien inférieur à 50 %. Plus de la moitié du carbone émis est donc absorbée par l'océan (≈ 25 %) et les continents (≈ 28 %).
c) 5,1 ÷ 2,12 ≈ 2,4 ppm par an.
d) Durée ≈ 1 150 ÷ 9,8 ≈ 117 ans, soit un peu plus d'un siècle.
Ces réserves se sont constituées en des dizaines à centaines de millions d'années, à partir d'une très faible fraction de la matière organique enfouie à l'abri du O2. Le rapport des deux durées dépasse 100 000 : à l'échelle humaine, ces réserves ne se renouvellent pas.
e) • Océan : le CO2 de l'air se dissout dans les eaux de surface, d'autant plus que sa teneur atmosphérique augmente ; une partie est transférée vers l'océan profond, et le plancton photosynthétique en fixe aussi.
• Continents : la photosynthèse dépasse légèrement la respiration et la décomposition ; la végétation et les sols stockent donc du carbone sous forme de matière organique.
Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.
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