Lycée · Terminale · EMC
La République et le fait religieux
Laïcité, liberté de conscience et neutralité de l'État (axe « La démocratie », EMC Terminale)
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Choisis ton niveau. Questions et réponses mélangées à chaque partie. Bonne chance !
Les 36 questions du QCM en version texte
Pour réviser sans écran ou imprimer : chaque question avec ses propositions ; la bonne réponse et son explication se déplient.
Niveau facile — 12 questions
La laïcité est avant tout :
- A. une religion d'État
- B. un principe d'organisation de l'État
- C. une opinion politique
- D. une obligation de croire
Réponse
B. un principe d'organisation de l'État — La laïcité organise l'État et garantit la liberté de chacun ; ce n'est ni une religion ni une opinion.
Quelle loi sépare les Églises et l'État ?
- A. la loi de 1882
- B. la loi de 1905
- C. la loi de 1958
- D. la loi de 2004
Réponse
B. la loi de 1905 — La loi du 9 décembre 1905 organise la séparation des Églises et de l'État.
La liberté de conscience permet :
- A. seulement de pratiquer une religion
- B. de croire, ne pas croire ou changer de conviction
- C. d'imposer sa foi aux autres
- D. de se soustraire à la loi
Réponse
B. de croire, ne pas croire ou changer de conviction — Elle garantit la liberté de croire, de ne pas croire et de changer de conviction.
La neutralité religieuse s'impose surtout :
- A. aux citoyens
- B. à l'État et à ses agents
- C. aux commerçants
- D. aux familles
Réponse
B. à l'État et à ses agents — La neutralité concerne l'État et ses agents en service, pas les citoyens.
L'article 1 de la Constitution de 1958 qualifie la République de :
- A. religieuse
- B. laïque
- C. confessionnelle
- D. concordataire
Réponse
B. laïque — « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. »
La loi de 2004 concerne :
- A. les agents de mairie
- B. les signes religieux ostensibles des élèves
- C. les lieux de culte
- D. le financement des cultes
Réponse
B. les signes religieux ostensibles des élèves — Elle interdit aux élèves les signes religieux ostensibles dans les écoles publiques.
Le fait religieux désigne :
- A. la vérité d'une religion
- B. les manifestations sociales et culturelles des religions
- C. l'obligation de pratiquer
- D. une croyance imposée
Réponse
B. les manifestations sociales et culturelles des religions — C'est l'ensemble des manifestations religieuses, étudié objectivement.
L'école publique est gratuite, obligatoire et laïque depuis :
- A. 1789
- B. les lois Ferry (1881-1882)
- C. 1905
- D. 1946
Réponse
B. les lois Ferry (1881-1882) — Les lois Ferry instaurent l'école laïque dans les années 1880.
Selon la loi de 1905, la République :
- A. finance tous les cultes
- B. ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte
- C. interdit toutes les religions
- D. impose une religion
Réponse
B. ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte — L'article 2 dispose qu'elle ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte.
La laïcité garantit aux croyants :
- A. l'interdiction de pratiquer
- B. le libre exercice des cultes dans le respect de l'ordre public
- C. un financement public
- D. des privilèges
Réponse
B. le libre exercice des cultes dans le respect de l'ordre public — L'article 1 garantit le libre exercice des cultes dans les limites de l'ordre public.
La Charte de la laïcité à l'école date de :
- A. 2004
- B. 2010
- C. 2013
- D. 2021
Réponse
C. 2013 — La Charte de la laïcité à l'école a été instaurée en 2013.
Vis-à-vis des croyances, l'État est :
- A. croyant
- B. athée militant
- C. neutre et indifférent
- D. concordataire partout
Réponse
C. neutre et indifférent — L'État est neutre : il ne se prononce pas sur la vérité des croyances.
Niveau moyen — 12 questions
Un enseignant du public, en classe, porte un signe religieux visible. Cette situation est :
- A. autorisée par la liberté de conscience
- B. interdite car il est agent de l'État
- C. tolérée selon les établissements
- D. encadrée par la loi de 1905 seule
Réponse
B. interdite car il est agent de l'État — Agent public en service, il est tenu à la neutralité : il ne peut manifester ses convictions.
Un usager qui vient à la préfecture porte un signe religieux. Cette situation est :
- A. interdite
- B. autorisée, car la neutralité ne s'impose pas aux usagers
- C. soumise à autorisation
- D. interdite par la loi de 2004
Réponse
B. autorisée, car la neutralité ne s'impose pas aux usagers — Les usagers conservent leur liberté de conscience ; la neutralité vise les agents.
Pourquoi l'Alsace-Moselle n'applique-t-elle pas la loi de 1905 ?
- A. par choix politique récent
- B. car elle était allemande en 1905
- C. pour des raisons religieuses
- D. à cause d'un référendum
Réponse
B. car elle était allemande en 1905 — Annexée par l'Allemagne en 1871, elle n'a pas connu la loi de 1905 et garde le Concordat.
La limite essentielle à la liberté de manifester sa religion est :
- A. l'avis de la majorité
- B. l'ordre public et le respect de la loi
- C. la volonté de l'employeur
- D. l'opinion des médias
Réponse
B. l'ordre public et le respect de la loi — La liberté religieuse s'exerce dans les limites de l'ordre public et des droits d'autrui.
La loi de 2021 vise principalement à :
- A. financer les cultes
- B. conforter le respect des principes de la République et lutter contre le séparatisme
- C. supprimer la laïcité
- D. imposer une religion
Réponse
B. conforter le respect des principes de la République et lutter contre le séparatisme — Elle renforce la neutralité et lutte contre les dérives séparatistes.
Enseigner l'histoire des religions à l'école relève :
- A. du prosélytisme
- B. de la connaissance du fait religieux
- C. d'une violation de la laïcité
- D. d'un financement du culte
Réponse
B. de la connaissance du fait religieux — Étudier le fait religieux de façon objective fait partie de la culture commune.
« Neutralité pour l'État, liberté pour les individus » signifie que :
- A. les citoyens doivent être neutres
- B. l'État ne favorise aucune religion mais les citoyens restent libres
- C. l'État impose ses convictions
- D. tout signe religieux est interdit partout
Réponse
B. l'État ne favorise aucune religion mais les citoyens restent libres — C'est la distinction clé : neutralité de l'État, liberté des citoyens.
La laïcité protège la liberté de :
- A. croire uniquement
- B. ne pas croire uniquement
- C. croire, ne pas croire et changer de conviction
- D. obliger autrui à croire
Réponse
C. croire, ne pas croire et changer de conviction — Elle garantit toutes ces libertés, sans hiérarchie.
Le caractère constitutionnel de la laïcité signifie qu'elle :
- A. peut être supprimée par décret
- B. figure dans la Constitution et a la plus haute valeur juridique
- C. n'a qu'une valeur symbolique
- D. ne s'applique qu'à l'école
Réponse
B. figure dans la Constitution et a la plus haute valeur juridique — Inscrite à l'article 1 de la Constitution, la laïcité a valeur constitutionnelle.
Un élève invoque sa religion pour refuser un cours obligatoire. La Charte de 2013 :
- A. lui donne raison
- B. rappelle que nul ne peut s'y soustraire au nom de sa religion
- C. le dispense automatiquement
- D. interdit le cours
Réponse
B. rappelle que nul ne peut s'y soustraire au nom de sa religion — Nul ne peut se prévaloir de son appartenance religieuse pour refuser les règles de l'école.
La conviction se distingue de la croyance car elle inclut aussi :
- A. uniquement les religions
- B. les convictions philosophiques, morales ou politiques
- C. seulement l'athéisme
- D. rien de plus
Réponse
B. les convictions philosophiques, morales ou politiques — La conviction est plus large : athéisme, humanisme, convictions politiques...
Le financement des cultes par la République est, selon la loi de 1905 :
- A. obligatoire
- B. interdit (art. 2)
- C. réservé à une religion
- D. laissé aux régions
Réponse
B. interdit (art. 2) — L'article 2 interdit de salarier ou subventionner les cultes.
Niveau difficile — 12 questions
L'agnosticisme de l'État laïque signifie que l'État :
- A. combat les religions
- B. ne se prononce pas sur la vérité des croyances
- C. impose l'athéisme
- D. reconnaît une religion officielle
Réponse
B. ne se prononce pas sur la vérité des croyances — L'État reste indifférent à la vérité des croyances : il ne juge ni ne tranche.
Distinguer « laïcité » et « sécularisation » : la sécularisation désigne :
- A. le principe juridique de séparation
- B. le recul social de l'influence du religieux
- C. la neutralité des agents
- D. l'interdiction des cultes
Réponse
B. le recul social de l'influence du religieux — La sécularisation est un processus social ; la laïcité est un principe juridique d'organisation de l'État.
Le terme « ostensible » dans la loi de 2004 vise les signes :
- A. discrets
- B. qui manifestent ostensiblement une appartenance religieuse
- C. uniquement chrétiens
- D. portés par les enseignants
Réponse
B. qui manifestent ostensiblement une appartenance religieuse — Sont visés les signes par lesquels les élèves manifestent ostensiblement leur appartenance.
Comparée à la France, la laïcité aux États-Unis se caractérise par :
- A. une religion d'État
- B. une séparation avec forte place du religieux dans la vie publique
- C. l'absence de toute séparation
- D. le régime concordataire
Réponse
B. une séparation avec forte place du religieux dans la vie publique — Séparation aussi, mais le religieux reste très présent dans l'espace public américain.
Le Royaume-Uni illustre un modèle :
- A. de laïcité de séparation
- B. de religion d'État avec large pluralisme
- C. concordataire
- D. d'interdiction des cultes
Réponse
B. de religion d'État avec large pluralisme — L'anglicanisme y est religion d'État, dans un cadre pluraliste et tolérant.
L'abus de droit en matière religieuse désigne :
- A. l'exercice normal d'un culte
- B. l'usage d'une liberté pour nier les droits d'autrui ou troubler l'ordre public
- C. la neutralité de l'État
- D. la liberté de conscience
Réponse
B. l'usage d'une liberté pour nier les droits d'autrui ou troubler l'ordre public — Invoquer une liberté pour porter atteinte aux droits d'autrui constitue un abus de droit.
La loi de 2010 sur la dissimulation du visage dans l'espace public se fonde sur :
- A. la liberté religieuse
- B. des motifs d'ordre public et de vivre-ensemble
- C. la loi de 1905
- D. le Concordat
Réponse
B. des motifs d'ordre public et de vivre-ensemble — Elle est justifiée par l'ordre public et les exigences de la vie en société, non par la laïcité au sens strict.
L'extension de la neutralité aux délégataires de service public résulte surtout :
- A. de la loi de 1905
- B. de la loi de 2021
- C. de la loi de 2004
- D. des lois Ferry
Réponse
B. de la loi de 2021 — La loi de 2021 étend l'obligation de neutralité aux organismes chargés d'un service public.
Un argument en faveur d'une conception libérale de la laïcité est que :
- A. la laïcité doit effacer le religieux de l'espace public
- B. la laïcité garantit d'abord la liberté de conscience de chacun
- C. l'État doit promouvoir l'athéisme
- D. les cultes doivent être financés
Réponse
B. la laïcité garantit d'abord la liberté de conscience de chacun — La conception libérale insiste sur la laïcité comme garantie de liberté, non comme restriction.
Pourquoi la laïcité française est-elle dite « de combat » à l'origine ?
- A. car elle a interdit toute religion
- B. car elle s'est construite contre l'emprise politique de l'Église au XIXe siècle
- C. car elle date de 2021
- D. car elle vise les citoyens
Réponse
B. car elle s'est construite contre l'emprise politique de l'Église au XIXe siècle — Née d'un conflit avec l'Église catholique, la laïcité de 1905 visait à émanciper l'État.
L'entretien par l'État des cathédrales construites avant 1905 s'explique car :
- A. la République subventionne le culte
- B. ces édifices sont devenus propriété publique
- C. le Concordat l'impose partout
- D. la loi de 2004 le prévoit
Réponse
B. ces édifices sont devenus propriété publique — Propriétaire des édifices antérieurs à 1905, l'État en assure l'entretien, sans financer le culte lui-même.
La principale tension contemporaine autour de la laïcité oppose :
- A. croyants et athées seulement
- B. une laïcité-liberté et une laïcité plus restrictive de la visibilité du religieux
- C. l'État et les régions
- D. le droit et la morale
Réponse
B. une laïcité-liberté et une laïcité plus restrictive de la visibilité du religieux — Le débat porte sur l'équilibre entre garantie des libertés et limitation de l'expression religieuse.
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