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Ces exercices corrigés sur « La République et le fait religieux » en terminale permettent de s'entraîner et de vérifier ses acquis en emc. Ils suivent le programme officiel de terminale et sont classés par difficulté (facile, moyen, difficile). Au programme : Distinguer croyance, conviction et fait religieux, La laïcité : définition et principes, La loi du 9 décembre 1905 et son héritage, Neutralité de l'État, liberté des citoyens. Écris ta réponse puis clique sur « Vérifier » : la correction est immédiate et tolère majuscules, espaces et ponctuation. Cet entraînement aide à mémoriser les méthodes, repérer ses erreurs et gagner en confiance avant un contrôle. Exercices gratuits proposés par un professeur particulier à Marseille pour réviser emc en terminale.
Exercices corrigés, classés du plus simple au plus complexe. Cherche d'abord seul au brouillon, puis déplie la correction détaillée pour vérifier ta méthode et tes raisonnements.
Exercice 1 — Vocabulaire de la laïcité
Définis en une ou deux phrases chacune des notions suivantes en mobilisant le cours.
- Laïcité
- Liberté de conscience
- Neutralité de l'État
- Fait religieux
Laïcité : principe d'organisation de l'État garantissant la liberté de conscience, la séparation des Églises et de l'État et l'égalité de tous devant la loi sans distinction de religion ; elle assure la neutralité de l'État.
Liberté de conscience : droit pour chacun de croire, de ne pas croire ou de changer de conviction, et d'exprimer ses convictions dans le respect de la loi (art. 10 DDHC, art. 1 de la loi de 1905).
Neutralité de l'État : obligation pour l'État et ses agents en service de ne favoriser ni défavoriser aucune religion ni conviction, pour traiter tous les citoyens également.
Fait religieux : ensemble des manifestations sociales, culturelles, historiques et patrimoniales des religions, étudié de façon objective par les sciences et l'école, sans jugement de vérité.
Exercice 2 — La loi de 1905
Réponds précisément à chaque question sur la loi de séparation des Églises et de l'État.
- Quelle est la date exacte de la loi de séparation ?
- Que garantit son article 1 ?
- Que dispose son article 2 ?
- Pourquoi l'Alsace-Moselle fait-elle exception ?
Date : 9 décembre 1905.
Article 1 : la République assure la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes, sous réserve de l'ordre public.
Article 2 : la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte : c'est le principe de séparation et de non-financement.
Alsace-Moselle : ces territoires étaient allemands en 1905 (annexés en 1871) ; la loi ne s'y est donc pas appliquée. Réintégrés en 1918, ils ont conservé le régime concordataire de 1801, où certains cultes sont reconnus et leurs ministres rémunérés.
Exercice 3 — Neutralité ou liberté ?
Pour chaque personne, indique si elle est soumise à la neutralité (agent public) ou si elle conserve sa liberté de conscience (citoyen), et justifie.
- Un professeur de mathématiques d'un lycée public, en cours.
- Un élève de seconde dans un lycée public.
- Un usager venu retirer un document à la mairie.
- Un agent d'accueil de cette mairie, pendant son service.
Le professeur : agent de l'État en service, il est tenu à la neutralité et ne peut manifester ses convictions religieuses dans ses fonctions.
L'élève : usager mineur de l'école ; il conserve sa liberté de conscience, mais la loi de 2004 lui interdit les signes religieux ostensibles dans l'enceinte scolaire.
L'usager de la mairie : citoyen, il garde sa liberté d'exprimer ses convictions, la neutralité ne s'impose pas à lui.
L'agent d'accueil : agent public en service, il est tenu à la neutralité au même titre que tout fonctionnaire.
Règle générale : la neutralité pèse sur l'État et ses agents, la liberté reste celle des citoyens.
Exercice 4 — Repères chronologiques
Associe chaque date à l'événement correspondant et précise son apport à la laïcité.
- 1789
- 1882
- 2004
- 2021
1789 : Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, art. 10 : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses » — fondement de la liberté d'opinion et de conscience.
1882 : lois Ferry instituant l'école publique gratuite, laïque et obligatoire — l'enseignement public devient neutre.
2004 : loi interdisant les signes religieux ostensibles aux élèves des écoles, collèges et lycées publics — protection des élèves et de l'égalité à l'école.
2021 : loi confortant le respect des principes de la République — extension de la neutralité aux délégataires de service public et lutte contre le séparatisme.
Exercice 5 — Vrai ou faux argumenté
Indique si chaque affirmation est vraie ou fausse, puis corrige-la en t'appuyant sur le cours.
- « La laïcité interdit toute expression religieuse dans l'espace public. »
- « La République peut financer la construction d'un lieu de culte. »
- « La liberté religieuse est absolue et ne connaît aucune limite. »
- « La laïcité est une religion d'État athée. »
1. Faux. La neutralité s'impose à l'État et à ses agents, non aux citoyens : ces derniers restent libres d'exprimer leurs convictions dans l'espace public, dans les limites de la loi et de l'ordre public.
2. Faux (en principe). L'article 2 de la loi de 1905 interdit de subventionner les cultes. Toutefois l'État entretient les édifices construits avant 1905 (sa propriété) et certaines aides indirectes existent ; la construction directe d'un lieu de culte par la République reste prohibée.
3. Faux. Comme toute liberté, la liberté religieuse s'exerce dans le respect de la loi, de l'ordre public et des droits d'autrui (égalité hommes-femmes, sécurité...).
4. Faux. La laïcité n'est ni une religion ni une doctrine athée : l'État est agnostique, il ne se prononce pas sur la vérité des croyances et respecte toutes les convictions.
Exercice 6 — Analyse de document : la Charte de la laïcité à l'école
Lis l'extrait puis réponds aux questions d'analyse en justifiant à partir du texte et du cours.
- Extrait : « La République est laïque. L'école est laïque. La laïcité garantit la liberté de conscience. Elle implique le rejet de toutes les violences et de toutes les discriminations. Nul ne peut se prévaloir de son appartenance religieuse pour refuser de se conformer aux règles applicables dans l'école. » (Charte de la laïcité à l'école, 2013, extraits). Quelle valeur la Charte met-elle au premier plan ?
- Quel principe énonce la dernière phrase de l'extrait ?
- En quoi ce texte illustre-t-il l'articulation entre liberté et égalité ?
- Pourquoi une telle charte est-elle affichée dans les établissements ?
1. Valeur première : la liberté de conscience, présentée comme garantie par la laïcité — la Charte rappelle d'abord ce que la laïcité protège (croire, ne pas croire) avant d'en poser les limites.
2. Principe : la dernière phrase pose la primauté de la loi commune : nul ne peut invoquer sa religion pour se soustraire aux règles de l'école. C'est le refus de l'abus de droit et l'affirmation de l'égalité de traitement.
3. Liberté et égalité : le texte garantit la liberté de conscience de chacun (liberté) tout en imposant les mêmes règles à tous (égalité) ; il interdit les discriminations. La laïcité fait coexister ces deux valeurs : la liberté de l'un s'arrête là où elle nierait l'égalité des autres.
4. Affichage : rendre la laïcité visible et pédagogique, rappeler droits et devoirs à toute la communauté éducative, et fonder un cadre commun protégeant élèves et personnels contre les pressions et discriminations.