← Retour aux ressources
Histoire · Classe de 6ᵉ

La Préhistoire : aux origines de l'humanité

Hominisation, modes de vie des chasseurs-cueilleurs

À propos de cette page
Cette évaluation sur « La Préhistoire : aux origines de l'humanité » en sixième permet de faire le point sur ses connaissances en histoire, comme lors d'un véritable contrôle. Elle suit le programme officiel de sixième et propose plusieurs exercices notés sur 20, avec un corrigé détaillé. Au programme : La Préhistoire : une période immense, L'hominisation : de nos ancêtres aux humains, La diffusion de l'espèce humaine sur la Terre, Les modes de vie des chasseurs-cueilleurs. Travaille seul, chronomètre-toi, puis compare tes réponses au corrigé pour identifier les points à revoir. Parfait pour mesurer ses progrès et réviser efficacement. Évaluation gratuite conçue par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de sixième en histoire.
Évaluation finale · Niveau difficile · Durée 60 min · Noté sur 20
60:00

Évaluation complète de fin de chapitre, tout en niveau difficile. Travaille seul et sans aide, puis vérifie tes réponses avec le corrigé détaillé dépliable en bas de page.

Exercice 1 — Définitions

/ 4 pts
  1. Donne la définition du mot hominisation. (1 pt)
  2. Donne la définition du mot sépulture et explique ce qu'elle révèle sur la pensée humaine. (1,5 pt)
  3. Explique la différence entre Paléolithique et Néolithique. (1,5 pt)

Exercice 2 — Chronologie

/ 5 pts
  1. Place les hominidés suivants sur une frise chronologique que tu dessineras : Toumaï, Lucy (Australopithecus), Homo habilis, Homo erectus, Homo neanderthalensis, Homo sapiens. (3 pts)
  2. Pour chacun, indique une caractéristique principale. (2 pts)

Exercice 3 — Les modes de vie au Paléolithique

/ 5 pts
  1. Décris le mode de vie des chasseurs-cueilleurs au Paléolithique : comment se nourrissent-ils ? Comment vivent-ils ? (2 pts)
  2. Explique pourquoi leur mode de vie est dit nomade. (1,5 pt)
  3. Cite deux preuves matérielles que les préhistoriens ont retrouvées pour connaître ce mode de vie. (1,5 pt)

Exercice 4 — Document : une peinture de Lascaux

/ 4 pts
  1. [Document imaginaire : on suppose qu'une photographie de la salle des Taureaux à Lascaux est fournie à l'élève.]
  2. Identifie le lieu représenté et sa localisation géographique. (1 pt)
  3. Décris deux éléments visibles sur le document (animaux, technique…). (1 pt)
  4. En t'appuyant sur le cours, propose une hypothèse sur la signification de ces peintures et justifie-la. (2 pts)

Exercice 5 — Réflexion

/ 2 pts
  1. Pourquoi dit-on que la fabrication d'outils, l'art et les sépultures sont des marqueurs de la pensée symbolique ? Réponds en quelques lignes en utilisant des exemples précis tirés du cours. (2 pts)
Corrigé détaillé

Exercice 1 — Définitions
1. Hominisation (1 pt)
L'hominisation est le long processus d'évolution biologique et culturelle qui a conduit des primates aux premiers hominidés jusqu'à l'espèce humaine actuelle, Homo sapiens. Ce processus s'est déroulé sur plusieurs millions d'années, principalement en Afrique.
Critère : mentionner l'évolution, les hominidés, Homo sapiens et/ou l'Afrique.

2. Sépulture et pensée humaine (1,5 pt)
Une sépulture est un lieu d'enterrement aménagé volontairement par des humains pour y déposer un défunt. Elle révèle l'existence d'une pensée symbolique : les humains préhistoriques accordaient une signification particulière à la mort, pensaient peut-être à un au-delà, et avaient des rites sociaux. Les sépultures les plus anciennes connues sont attribuées à Homo neanderthalensis (il y a ~100 000 ans).
Critère : définir sépulture (enterrement intentionnel) + lien avec pensée symbolique (conscience de la mort, rites, au-delà possible).

3. Différence Paléolithique / Néolithique (1,5 pt)
Le Paléolithique (« âge de la pierre ancienne ») est la longue période qui s'étend d'environ 3 millions av. J.-C. à 12 000 av. J.-C. Les humains y sont des chasseurs-cueilleurs nomades qui taillent la pierre.
Le Néolithique (« âge de la pierre nouvelle ») débute vers 12 000 av. J.-C. et se termine vers 3 300 av. J.-C. Il est marqué par l'apparition de l'agriculture, de l'élevage et des villages sédentaires.
Critère : nommer les deux périodes, les situer dans le temps, et donner au moins une différence (nomade/sédentaire ou chasse-cueillette/agriculture).

Exercice 2 — Chronologie
1. Frise chronologique (3 pts)
La frise doit être orientée de la gauche (passé lointain) vers la droite (plus récent), avec les hominidés placés approximativement aux dates suivantes :

  • Toumaï (Sahelanthropus tchadensis) — il y a ~7 millions d'années
  • Lucy (Australopithecus afarensis) — il y a ~3,2 millions d'années
  • Homo habilis — il y a ~2,5 millions d'années
  • Homo erectus — il y a ~1,8 million d'années
  • Homo neanderthalensis — il y a ~400 000 à 30 000 ans
  • Homo sapiens — il y a ~300 000 ans (toujours présent)
Critère : ordre chronologique correct (1 pt), dates approximatives acceptables (1 pt), présentation lisible avec une échelle ou des repères (1 pt).

2. Caractéristiques principales (2 pts)
  • Toumaï : plus ancien hominidé connu ; peut-être bipède ; découvert au Tchad en 2001.
  • Lucy : marche debout (bipédie assurée) ; découverte en Éthiopie en 1974.
  • Homo habilis : premier fabricant d'outils en pierre (galets taillés/choppers).
  • Homo erectus : maîtrise du feu ; premier hominidé à quitter l'Afrique.
  • Homo neanderthalensis : pratique des sépultures ; vivait en Europe et au Proche-Orient.
  • Homo sapiens : notre espèce ; développe l'art (peintures rupestres, sculptures) et peuple toute la planète.
Critère : au moins une caractéristique juste par hominidé (0,5 pt pour 3 justes, 1 pt pour 5-6 justes).

Exercice 3 — Les modes de vie au Paléolithique
1. Mode de vie des chasseurs-cueilleurs (2 pts)
Au Paléolithique, les êtres humains se nourrissent en chassant les animaux, en pêchant et en cueillant des végétaux sauvages (baies, racines, fruits). Ils ne pratiquent ni l'agriculture ni l'élevage.
Ils vivent en petits groupes (quelques dizaines de personnes) et s'abritent dans des grottes ou sous des abris naturels, ou construisent des abris légers en peaux. Ils fabriquent des outils en silex pour chasser, dépecer les animaux et travailler les matières premières.
Critère : alimentation (chasse + cueillette), habitat (grottes/abris), vie en groupe, fabrication d'outils.

2. Pourquoi un mode de vie nomade ? (1,5 pt)
Les chasseurs-cueilleurs sont nomades parce qu'ils ne produisent pas leur nourriture : ils doivent se déplacer en suivant les migrations des troupeaux d'animaux, les saisons et les ressources végétales disponibles. Ils ne peuvent pas rester au même endroit une fois les ressources épuisées.
Critère : nomadisme lié à la dépendance aux ressources naturelles (troupeaux, saisons) ; absence d'agriculture.

3. Deux preuves matérielles (1,5 pt)
Les préhistoriens ont retrouvé, parmi les preuves matérielles :

  • Des outils en silex taillé (galets taillés, bifaces, grattoirs…) retrouvés dans des sites fouillés.
  • Des ossements d'animaux portant des traces de découpe, témoignant des activités de chasse et de boucherie.
  • Des foyers (traces de feu) attestant la cuisson des aliments et le chauffage.
  • Des peintures rupestres représentant les animaux chassés.
  • Des restes végétaux carbonisés ou des graines retrouvées sur les sites.
Critère : deux exemples concrets et cohérents, issus de fouilles archéologiques (0,75 pt chacun).

Exercice 4 — Document : une peinture de Lascaux
[Document imaginaire : salle des Taureaux à Lascaux]

1. Lieu et localisation géographique (1 pt)
Le document représente la grotte de Lascaux, plus précisément la salle des Taureaux. Elle se situe dans la Dordogne (Périgord), dans le sud-ouest de la France. Les peintures ont été réalisées il y a environ 17 000 ans par des Homo sapiens.
Critère : nommer Lascaux + Dordogne (ou France). Les deux éléments sont nécessaires pour le point complet.

2. Deux éléments visibles (1 pt)
Sur ce type de document, on peut observer :

  • Des représentations d'animaux (taureaux/aurochs, chevaux, cerfs, bisons) peints en noir, ocre rouge ou jaune.
  • L'utilisation de pigments naturels (ocres, manganèse) appliqués sur la paroi rocheuse de la grotte.
  • Le réalisme du mouvement des animaux, suggérant une observation attentive de la nature.
  • La superposition possible de figures (plusieurs animaux dessinés les uns sur les autres).
Critère : deux descriptions précises et pertinentes (animaux, couleurs, techniques, paroi…) (0,5 pt chacune).

3. Hypothèse sur la signification (2 pts)
Hypothèse possible : Ces peintures pourraient avoir une fonction magico-religieuse liée à la chasse : en représentant les animaux sur les parois, les chasseurs auraient cherché à s'attirer la faveur des esprits ou à « capturer » symboliquement l'animal avant la chasse réelle.
Justification : Les animaux représentés sont précisément ceux que chassaient les humains du Paléolithique (aurochs, cerfs, chevaux). De plus, ces peintures sont situées dans des parties profondes et peu accessibles des grottes, ce qui suggère un lieu particulier, peut-être sacré, plutôt qu'une simple décoration.

Autre hypothèse acceptable : Communication ou transmission de savoirs entre groupes ; représentation du monde ; expression artistique personnelle.
Critère : formulation d'une hypothèse claire (1 pt) + justification s'appuyant sur un ou plusieurs éléments du cours ou du document (1 pt). Toute hypothèse raisonnée et bien justifiée est acceptable.

Exercice 5 — Réflexion
Réponse attendue (2 pts)
La pensée symbolique désigne la capacité des êtres humains à attribuer un sens, une valeur ou une signification au-delà du simple usage matériel. La fabrication d'outils, l'art et les sépultures en sont trois manifestations clés :

  • La fabrication d'outils : fabriquer un outil ne se fait pas instinctivement. Cela implique de prévoir un besoin futur, de choisir une matière première adaptée (le silex) et d'apprendre une technique. Homo habilis, il y a ~2,5 millions d'années, produit ainsi les premiers galets taillés, signe d'une pensée anticipatrice et organisée.
  • L'art : les peintures rupestres de Lascaux ou de Chauvet, les statuettes de Vénus, les parures en coquillages ne servent pas à survivre directement. Elles témoignent de la capacité des humains à représenter le monde, à créer des symboles, à communiquer des idées. L'art est une preuve de pensée abstraite.
  • Les sépultures : enterrer volontairement un défunt, parfois avec des objets ou des parures (comme chez les Néandertaliens à La Chapelle-aux-Saints), signifie que les humains avaient conscience de la mort et lui accordaient une signification : rites, croyance possible en un au-delà, liens affectifs avec les défunts.
Ces trois pratiques montrent que les humains préhistoriques ne pensaient pas seulement à leur survie immédiate : ils avaient développé un monde intérieur, social et spirituel — c'est cela la pensée symbolique.
Critère : les trois marqueurs doivent être nommés et illustrés d'un exemple précis chacun (1 pt). La définition de la pensée symbolique doit transparaître dans la réponse (0,5 pt). La réponse doit être rédigée en plusieurs lignes avec une conclusion ou une synthèse (0,5 pt).

Continuer ce chapitre
Autres chapitres
Bloqué sur ce chapitre ?

Cours particuliers de histoire à Marseille, en présentiel ou à distance — un prof qui s'adapte à ton rythme et reprend ce qui coince.

Réserver un 1er cours → Voir les tarifs