Exercice 1 — Définir les notions clés
1. Définitions (2 × 1 pt)
- Câble sous-marin : Un câble sous-marin est un câble en fibre optique posé au fond des océans qui transporte la très grande majorité des données numériques (environ 95 % du trafic Internet mondial) entre les continents.
- Fracture numérique : La fracture numérique désigne les inégalités d'accès et d'usage des technologies de l'information et de la communication (TIC) : elle existe entre pays riches et pays pauvres, mais aussi à l'intérieur d'un même pays (entre zones urbaines et rurales, entre générations, entre niveaux de revenus).
2. Différence entre Internet et le Web (2 pts)- Internet est l'infrastructure réseau mondiale qui relie des millions de réseaux locaux (ordinateurs, serveurs, appareils) à l'échelle de la planète : c'est le « réseau de réseaux ».
- Le Web (World Wide Web) est un service qui fonctionne sur Internet et permet de naviguer sur des sites web grâce à un navigateur.
- En résumé : Internet est le réseau physique/logique, le Web n'en est qu'un des usages (au même titre que l'e-mail, le streaming ou les appels en ligne).
Exercice 2 — Compléter un schéma
- a) Environ 95 % du trafic Internet mondial est assuré par les câbles sous-marins en fibre optique. (Les satellites n'assurent qu'environ 5 %.)
- b) En 2023, environ 5 milliards de personnes avaient accès à Internet dans le monde, soit 65 % de la population mondiale.
- c) Les deux pays qui dominent la production de contenus numériques à l'échelle mondiale sont les États-Unis (Google, Meta, Netflix, Amazon…) et la Chine (TikTok, WeChat, Baidu, Alibaba…).
- d) Une station d'atterrissage est le point côtier où un câble sous-marin sort de l'eau et rejoint le réseau terrestre. Exemple : Marseille concentre plusieurs stations d'atterrissage de câbles reliant l'Europe à l'Asie et à l'Afrique.
Exercice 3 — Analyser un exemple
a) Le problème de départ : la fracture numérique (1 pt)
Le texte décrit une situation de fracture numérique : la majorité des habitants du Sénégal n'ont pas d'ordinateur ni de ligne fixe (accès matériel et infrastructurel limité), ce qui les prive des usages courants d'Internet tels qu'ils existent dans les pays riches.
b) Le téléphone mobile comme solution (2 pts)
Le téléphone mobile constitue une solution car :
- Il ne nécessite pas de réseau fixe (lignes téléphoniques ou câbles terrestres), ce qui le rend accessible même dans les zones rurales sous-équipées.
- Il permet d'accéder à Internet via les réseaux mobiles (3G, 4G), et donc aux informations météo pour l'agriculture, aux services de transfert d'argent et aux cours en ligne.
- En adoptant directement le mobile sans passer par le réseau fixe, le Sénégal réalise un saut technologique (leapfrogging).
c) Exemple réel évoqué en cours : M-Pesa (2 pts)M-Pesa est un système de paiement par téléphone mobile lancé au Kenya en 2007 par l'opérateur Safaricom. Il permet à des millions de personnes
sans compte bancaire d'envoyer de l'argent, de payer des factures et d'effectuer des transactions financières uniquement avec leur téléphone. Son intérêt est double : il favorise l'inclusion financière des populations les plus pauvres et stimule le développement économique local.
Exercice 4 — Rédaction courte
Éléments attendus et critères de réussite :
- Utilisation et soulignement d'au moins 3 notions du cours parmi : câble sous-marin, nœud, data center, flux d'information, station d'atterrissage, métropole mondiale.
- Longueur : 8 à 10 lignes rédigées, en paragraphes construits.
Exemple de réponse attendue :Les
grandes métropoles mondiales — comme New York, Londres, Tokyo ou Marseille — jouent un rôle central dans les réseaux de communication mondiaux car elles en constituent les principaux
nœuds, c'est-à-dire les points de convergence et de redistribution des
flux d'information.
Ces villes accueillent les sièges des grandes entreprises de télécommunications et des géants du numérique, ainsi que d'immenses
data centers (centres de données) qui stockent et traitent des milliards d'informations en temps réel.
Sur les littoraux de ces métropoles, ou à leurs abords immédiats, se situent également des
stations d'atterrissage de
câbles sous-marins : ces équipements relient les métropoles aux autres continents via des milliers de kilomètres de fibre optique posée au fond des océans. Ainsi, Marseille est reliée à l'Asie et à l'Afrique par plusieurs câbles sous-marins (Africa-1, AAE-1, SMW5…).
À l'inverse, les régions éloignées de ces métropoles sont souvent moins bien connectées, ce qui renforce la
fracture numérique entre territoires et la hiérarchie mondiale entre espaces bien intégrés et espaces périphériques.
Exercice 5 — Donner son avis argumenté
Un argument POUR la réduction de la fracture numérique (1 pt) :
Il est possible de réduire la fracture numérique grâce aux progrès technologiques et aux investissements internationaux. Par exemple, le déploiement de nouveaux câbles sous-marins le long des côtes africaines (comme Africa-1 en 2023) et le développement de constellations de satellites en orbite basse (comme Starlink) permettent d'étendre la connexion à des zones jusqu'alors non couvertes. L'ONU et l'Union africaine se sont fixé l'objectif de connecter 80 % de la population africaine d'ici 2030, ce qui montre une volonté politique réelle.
Un argument CONTRE (1 pt) :
Cependant, réduire totalement la fracture numérique reste difficile car les inégalités économiques persistent : dans les pays pauvres, même lorsqu'une connexion est disponible, beaucoup de familles n'ont pas les moyens de payer un abonnement Internet ou d'acheter un smartphone. De plus, la fracture numérique comporte aussi une dimension de compétences (savoir utiliser les outils numériques), qui ne se résout pas simplement en installant des câbles ou des antennes.