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Collège · 5ᵉ · SVT

La tectonique des plaques

Mouvements des plaques et conséquences géologiques

À propos de cette page
Ce cours de svt en cinquième sur « La tectonique des plaques » suit le programme officiel de svt de cinquième. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : La structure interne du globe terrestre, La lithosphère et les plaques tectoniques, Les preuves de la dérive des continents, Les dorsales océaniques : zones de divergence. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de cinquième à réussir en svt.
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La structure interne du globe terrestre

Le rayon de la Terre mesure environ 6 370 km. Les forages les plus profonds jamais réalisés atteignent 12 km : on n'observe donc jamais directement l'intérieur du globe. C'est l'étude des ondes sismiques, qui changent de vitesse lorsqu'elles changent de milieu, qui a permis de découper la Terre en enveloppes.

Croûte7 km sous les océans, 30 à 40 km sous les continents — solide
Manteauenviron 2 900 km — solide, mais déformable en profondeur
Noyau externeenviron 2 250 km — liquide (fer et nickel fondus)
Noyau interneenviron 1 220 km de rayon — solide, malgré 5 000 °C
Attention ! Le manteau n'est pas un océan de magma. Il est solide : seule une toute petite fraction fond, en des endroits précis, pour donner du magma. La seule enveloppe liquide est le noyau externe.
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La lithosphère et les plaques tectoniques

Définition. La lithosphère est l'enveloppe rigide externe du globe : la croûte plus la partie supérieure rigide du manteau, soit environ 100 km d'épaisseur. Elle repose sur l'asthénosphère, la partie du manteau qui reste solide mais se déforme lentement, comme une pâte très épaisse.

La lithosphère est découpée en une douzaine de grandes plaques (pacifique, nord-américaine, sud-américaine, eurasiatique, africaine, indo-australienne, antarctique, Nazca…) et en plusieurs petites. Chaque plaque est rigide : elle se déforme très peu en son centre, et presque toute l'activité géologique — séismes et volcans — se concentre sur ses bordures.

Le moteur de ces déplacements est la convection du manteau : les roches chaudes et profondes montent lentement, les roches refroidies redescendent. S'y ajoute le poids de la plaque qui plonge, et qui tire le reste derrière elle.

Attention ! Une plaque n'est pas un continent. La plaque pacifique ne porte presque aucune terre émergée ; la plaque africaine porte à la fois un continent et la moitié de l'Atlantique sud. Les limites de plaques ne suivent donc pas les côtes.
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Les preuves de la dérive des continents

En 1912, le météorologue allemand Alfred Wegener propose une idée révolutionnaire : les continents se déplacent. Ils formaient autrefois un seul supercontinent, la Pangée, qui a commencé à se fragmenter il y a environ 200 millions d'années.

  • La forme des côtes : l'Afrique et l'Amérique du Sud s'emboîtent comme deux pièces de puzzle.
  • Les fossiles : le reptile d'eau douce Mesosaurus et la plante Glossopteris se retrouvent sur des continents aujourd'hui séparés par des milliers de kilomètres d'océan.
  • Les traces de glaciers : d'anciennes marques d'érosion glaciaire existent en Inde, en Afrique du Sud et en Australie, régions aujourd'hui chaudes.
  • Les chaînes de montagnes : les Appalaches (Amérique du Nord) prolongent les montagnes d'Écosse et de Scandinavie, même âge et mêmes roches.
Exemple. Ses contemporains rejettent pourtant sa théorie : Wegener n'arrive pas à dire ce qui pousse les continents. Il faut attendre les années 1960 et l'étude du fond des océans (âge des basaltes, aimantation des roches) pour que l'idée soit acceptée — trente ans après sa mort.
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Les dorsales océaniques : zones de divergence

Une dorsale océanique est une immense chaîne de volcans sous-marins, longue de plusieurs milliers de kilomètres. Elle marque une frontière où deux plaques s'écartent : on parle de frontière divergente.

Dans la cassure centrale, du magma remonte, refroidit au contact de l'eau et se solidifie en basalte : c'est l'accrétion, la fabrication de lithosphère océanique neuve. La surface du globe restant constante, ce qui est créé ici doit être détruit ailleurs.

Astuce. Retiens le sens du mot : di-verger, c'est s'écarter. À une dorsale, rien ne disparaît — tout se crée.
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Les zones de subduction : plaques en convergence

Là où deux plaques se rapprochent (frontière convergente), la lithosphère océanique, plus froide et plus dense, s'enfonce sous l'autre plaque : c'est la subduction.

Elle laisse des marques très reconnaissables : une fosse océanique (creux pouvant dépasser 10 km de profondeur), des séismes de plus en plus profonds quand on s'éloigne de la fosse — jusqu'à 700 km — et un alignement de volcans explosifs sur la plaque qui reste en surface.

Exemple. La plaque Nazca plonge sous l'Amérique du Sud : la fosse du Pérou-Chili longe la côte, et les volcans des Andes s'alignent 200 km plus à l'est.
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Les points chauds et le volcanisme intraplaque

Quelques volcans se trouvent en pleine plaque, très loin de toute frontière. Ils sont alimentés par un point chaud : une remontée de matière très chaude, issue des profondeurs du manteau, qui reste à peu près fixe pendant des millions d'années.

La plaque, elle, continue d'avancer au-dessus. Le volcan actif est donc coupé de sa source, s'éteint et s'éloigne, tandis qu'un nouveau volcan naît à l'aplomb du point chaud : il se forme un alignement d'îles dont l'âge augmente régulièrement dans un sens.

Exemple. L'archipel d'Hawaï, au milieu de la plaque pacifique : l'île active est au sud-est, les îles les plus anciennes et les plus érodées au nord-ouest. Le Piton de la Fournaise (La Réunion) est également un volcan de point chaud.
Astuce. Ce n'est pas le point chaud qui se déplace, c'est la plaque. L'alignement des îles est la trace laissée par le passage de la plaque.
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Les conséquences des mouvements de plaques

À l'échelle des millions d'années, ces déplacements modifient la carte du monde.

  • Un océan s'agrandit : l'Atlantique s'élargit de 2 à 3 cm par an, de part et d'autre de sa dorsale.
  • Un océan se referme : la Méditerranée se réduit, l'Afrique remontant vers l'Europe.
  • Une chaîne de montagnes se forme : quand deux lithosphères continentales se rencontrent, aucune des deux n'est assez dense pour plonger. Elles se déforment, s'empilent et se soulèvent : c'est la collision.

Les Alpes se sont formées de la même façon, par le rapprochement de l'Afrique et de l'Europe.

En bref
  • La Terre est faite d'enveloppes : croûte, manteau (solide), noyau externe (liquide), noyau interne (solide).
  • La lithosphère (croûte + manteau rigide, ~100 km) est découpée en une douzaine de plaques qui glissent sur l'asthénosphère, solide mais déformable.
  • Les plaques avancent de 1 à 10 cm/an, entraînées par la convection du manteau. L'activité géologique se concentre à leurs bordures.
  • Dorsale = divergence → création de plancher océanique (basalte, âges symétriques).
  • Subduction = convergence → fosse, séismes profonds, volcans explosifs.
  • Collision de deux continents → chaîne de montagnes (Himalaya, Alpes).
  • Point chaud = volcanisme en pleine plaque → alignement d'îles d'âge croissant (Hawaï).
  • Wegener (1912) : la Pangée et la dérive des continents — une idée juste, confirmée dans les années 1960.
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