Collège · 5ᵉ · Français
La phrase simple et la phrase complexe
Propositions, juxtaposition, coordination & subordination en 5e
À propos de cette page
Ce cours de français en cinquième sur « La phrase simple et la phrase complexe » suit le programme officiel de français de cinquième. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : La proposition : un verbe conjugué, Phrase simple, phrase complexe, La juxtaposition, La coordination. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de cinquième à réussir en français.
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La proposition : un verbe conjugué
Définition. Une proposition est un groupe de mots organisé autour d'un verbe conjugué. Pour compter les propositions d'une phrase, on compte les verbes conjugués : un verbe conjugué = une proposition.
Exemple. Les cloches sonnent, le village s'éveille et les volets s'ouvrent. → 3 verbes conjugués → 3 propositions.
Attention ! Un verbe à l'infinitif ou au participe n'est pas conjugué : il ne forme pas de proposition. Elle veut partir en courant → un seul verbe conjugué (« veut ») → une proposition. En revanche, un temps composé (elle a réussi) compte pour un seul verbe conjugué.
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Phrase simple, phrase complexe
Règle. Une phrase simple contient une seule proposition, appelée proposition indépendante. Une phrase complexe en contient au moins deux.
| Phrase | Verbes conjugués | Type |
|---|---|---|
| Sous la neige, les moineaux affamés cherchent des miettes depuis l'aube. | 1 (cherchent) | simple, malgré sa longueur |
| Il pleut, je reste. | 2 (pleut, reste) | complexe, malgré sa brièveté |
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La juxtaposition
Règle. Des propositions sont juxtaposées quand elles sont placées côte à côte, séparées seulement par un signe de ponctuation : virgule, point-virgule ou deux-points. Chacune est indépendante : elle pourrait former une phrase seule.
Exemples. Le tonnerre gronde, la pluie redouble, les passants courent. / Je n'irai pas : je suis malade.
Astuce. La juxtaposition donne du rythme (énumération d'actions rapides) et laisse le lecteur deviner le lien logique (ici, la cause : « je n'irai pas parce que je suis malade »).
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La coordination
Règle. Des propositions sont coordonnées quand elles sont reliées par une conjonction de coordination : mais, ou, et, donc, or, ni, car. Elles restent indépendantes l'une de l'autre.
| Conjonction | Sens | Exemple |
|---|---|---|
| et | addition | Il pleut et le vent souffle. |
| mais | opposition | Il pleut, mais nous sortons. |
| ou | choix | Tu viens ou tu restes ? |
| donc | conséquence | Il pleut, donc le match est annulé. |
| car | cause | Nous rentrons, car il pleut. |
| or | nouvel argument | Il devait venir ; or il n'est pas là. |
| ni | double négation | Il ne pleut ni ne vente. |
Astuce. Moyen mnémotechnique : « Mais où est donc Ornicar ? ». Certains adverbes de liaison (puis, ensuite, pourtant, cependant, alors) jouent le même rôle : on parle aussi de coordination.
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La subordination
Règle. Une proposition est subordonnée quand elle dépend d'une autre proposition, appelée principale, et qu'elle est introduite par un mot subordonnant : conjonction de subordination (que, quand, lorsque, parce que, si, comme, puisque, bien que…) ou pronom relatif (qui, que, dont, où…). La subordonnée ne peut pas exister seule.
Exemple. [Nous rentrerons] quand [la pluie cessera]. → principale : « Nous rentrerons » ; subordonnée : « quand la pluie cessera » (impossible seule).
| Test | Coordination | Subordination |
|---|---|---|
| chaque proposition peut-elle exister seule ? | oui | non (la subordonnée est incomplète) |
| peut-on déplacer la proposition ? | non | souvent oui (Quand la pluie cessera, nous rentrerons) |
| mot de liaison | mais, ou, et, donc, or, ni, car | que, qui, quand, si, parce que, lorsque… |
Attention ! car (coordination) et parce que (subordination) expriment tous deux la cause, mais ne se manipulent pas pareil : on peut dire Parce qu'il pleut, je reste, jamais Car il pleut, je reste.
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Les principales subordonnées en 5e
| Subordonnée | Introduite par | Rôle | Exemple |
|---|---|---|---|
| relative | pronom relatif : qui, que, dont, où, lequel | complète un nom (expansion du nom) | Le pont qui enjambe la rivière est ancien. |
| conjonctive complétive | que | complète un verbe (souvent COD) | Je pense que tu as raison. |
| conjonctive circonstancielle | quand, lorsque, dès que, parce que, puisque, si, comme, pour que, bien que… | complément circonstanciel (temps, cause, but, condition, opposition) | Dès que le soleil se lève, les oiseaux chantent. |
Astuce. Pour distinguer que pronom relatif et que conjonction : le pronom relatif suit un nom (le livre que je lis) ; la conjonction suit un verbe (je crois que tu lis).
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Méthode d'analyse et pièges
- Souligner les verbes conjugués → nombre de propositions.
- Délimiter chaque proposition entre crochets.
- Repérer le lien : ponctuation seule (juxtaposition), conjonction de coordination (coordination), mot subordonnant (subordination).
- Pour une subordonnée, nommer la principale et le type de subordonnée.
Exemple. [Le gardien ferma la grille] et [il s'éloigna] sans que [personne le vît]. → 3 propositions ; « et » coordonne les deux premières (indépendantes) ; « sans que » introduit une subordonnée circonstancielle dont la principale est « il s'éloigna ».
Pièges.
• Marie et Paul dorment : « et » relie deux noms, pas deux propositions → phrase simple.
• Il chante, danse et rit : trois verbes, un seul sujet → trois propositions juxtaposées puis coordonnées (le sujet est sous-entendu).
• Une phrase peut mêler les trois liens : Il pleut, je reste et je lis, parce que j'aime ça.
• Marie et Paul dorment : « et » relie deux noms, pas deux propositions → phrase simple.
• Il chante, danse et rit : trois verbes, un seul sujet → trois propositions juxtaposées puis coordonnées (le sujet est sous-entendu).
• Une phrase peut mêler les trois liens : Il pleut, je reste et je lis, parce que j'aime ça.
À retenir
- Un verbe conjugué = une proposition. Phrase simple = 1 proposition (indépendante) ; phrase complexe = 2 ou plus.
- Juxtaposition : virgule, point-virgule, deux-points. Coordination : mais, ou, et, donc, or, ni, car. Subordination : que, qui, quand, si, parce que… ; la subordonnée dépend d'une principale.
- Subordonnées : relative (après un nom), complétive (après un verbe, « que »), circonstancielle (temps, cause, but, condition).
- car coordonne, parce que subordonne.
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