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Français · Classe de 5ᵉ

La phrase simple et la phrase complexe

Propositions, juxtaposition, coordination & subordination en 5e

À propos de cette page
Ce cours de français en cinquième sur « La phrase simple et la phrase complexe » suit le programme officiel de français de cinquième. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Qu'est-ce qu'une proposition ?, La phrase simple, La phrase complexe, La juxtaposition. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de cinquième à réussir en français.
Au programme
1 · Qu'est-ce qu'une proposition ?
2 · La phrase simple
3 · La phrase complexe
4 · La juxtaposition
5 · La coordination
6 · La subordination
7 · Méthode : analyser une phrase
8 · À retenir
1Qu'est-ce qu'une proposition ?

Pour comprendre la phrase, il faut d'abord savoir la découper. L'unité de base, c'est la proposition.

Règle. Une proposition est une partie de phrase organisée autour d'un verbe conjugué. Pour compter les propositions d'une phrase, on compte les verbes conjugués : un verbe conjugué = une proposition.

Observe :

Le chat dort. → 1 verbe conjugué (dort) → 1 proposition.
Le chat dort et le chien aboie. → 2 verbes conjugués (dort, aboie) → 2 propositions.

Astuce. Souligne tous les verbes conjugués de la phrase. Leur nombre te donne tout de suite le nombre de propositions.
2La phrase simple
Règle. Une phrase simple contient une seule proposition, donc un seul verbe conjugué. On l'appelle aussi proposition indépendante quand elle se suffit à elle-même.

Exemples : Marie lit un roman.
Au fond du jardin, sous le vieux pommier, les enfants jouaient depuis ce matin.

Attention : une phrase simple peut être longue et contenir beaucoup de mots ! Ce qui compte, ce n'est pas la longueur, mais le nombre de verbes conjugués.

Attention ! Un verbe à l'infinitif (jouer) ou au participe (jouant, joué) n'est pas conjugué : il ne forme pas une proposition à lui seul. Dans Marie aime lire, il n'y a qu'un verbe conjugué (aime) : c'est une phrase simple.
3La phrase complexe
Règle. Une phrase complexe contient au moins deux propositions, donc au moins deux verbes conjugués.

Les propositions d'une phrase complexe peuvent être reliées de trois façons : la juxtaposition, la coordination et la subordination.

Exemple : Le vent se lève, les feuilles tombent et l'automne arrive. → 3 verbes conjugués (se lève, tombent, arrive) → 3 propositions → phrase complexe.

Astuce. Pour reconnaître une phrase complexe sans hésiter : compte les verbes conjugués. Deux ou plus → phrase complexe.
4La juxtaposition
Règle. Deux propositions sont juxtaposées quand elles sont reliées par un simple signe de ponctuation : la virgule (,), le point-virgule (;) ou les deux-points (:). Aucun mot de liaison ne les relie.

Exemples : La nuit tombe, les étoiles brillent.
Je n'ai pas pu venir : ma voiture était en panne.

Les propositions juxtaposées sont indépendantes : chacune pourrait former une phrase à elle seule.

Attention ! Ne confonds pas la virgule qui sépare deux propositions (juxtaposition) avec la virgule qui sépare seulement des mots d'une liste : J'achète des pommes, des poires et des cerises. Ici, il n'y a qu'un seul verbe conjugué : c'est une phrase simple !
5La coordination
Règle. Deux propositions sont coordonnées quand elles sont reliées par une conjonction de coordination ou un adverbe de liaison.

On retient les conjonctions de coordination grâce à la formule « Mais où est donc Ornicar ? » :

ConjonctionSens exprimé
maisopposition
ouchoix, alternative
etaddition
doncconséquence
oropposition, transition
niaddition négative
carcause, explication

Exemples : Il pleut, donc je prends mon parapluie.
Tu peux rester ou tu peux partir.

Les propositions coordonnées restent, elles aussi, indépendantes l'une de l'autre.

6La subordination
Règle. Une proposition subordonnée dépend d'une autre proposition, appelée proposition principale. Elle est introduite par un mot subordonnant : une conjonction de subordination (que, quand, parce que, si, comme, lorsque, puisque…) ou un pronom relatif (qui, que, dont, où…).

La subordonnée ne peut pas exister seule : elle est « accrochée » à la principale.

Exemples : Je pense que tu as raison. (subordonnée introduite par que)
Nous rentrerons quand la nuit tombera. (subordonnée introduite par quand)
Voici le livre qui m'a passionné. (subordonnée relative introduite par qui)

Attention ! Ne confonds pas et (conjonction de coordination) avec que / quand / qui (mots subordonnants). Avec et, les deux propositions sont au même niveau ; avec que, l'une dépend de l'autre.
7Méthode : analyser une phrase
Règle. Pour analyser une phrase, suis ces étapes dans l'ordre.
ÉtapeQuestion à se poser
1. CompterCombien de verbes conjugués ? → nombre de propositions
2. Trancher1 verbe → phrase simple. 2 ou plus → phrase complexe.
3. Observer le lienPonctuation seule → juxtaposition. Conjonction (mais, ou, et…) → coordination. Mot subordonnant (que, quand, qui…) → subordination.

Exemple analysé : Quand le soleil se couche, le ciel rougit et les oiseaux se taisent.
3 verbes conjugués (se couche, rougit, se taisent) → phrase complexe. On y trouve une subordonnée (Quand le soleil se couche) et deux propositions coordonnées par et.

Astuce. Une même phrase complexe peut mélanger juxtaposition, coordination et subordination. Repère d'abord les verbes, puis observe le mot qui sépare chaque proposition.
8À retenir

1. Une proposition s'organise autour d'un verbe conjugué. Pour compter les propositions, on compte les verbes conjugués.

2. Phrase simple = 1 proposition (1 verbe conjugué). Phrase complexe = 2 propositions ou plus.

3. Trois façons de relier les propositions :
Juxtaposition : ponctuation seule (, ; :).
Coordination : mais, ou, et, donc, or, ni, car.
Subordination : que, quand, parce que, qui, dont, où… (la subordonnée dépend de la principale).

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