Développement humain et fractures mondiales
Évaluation complète de fin de chapitre, tout en niveau difficile. Travaille seul et sans aide, puis vérifie tes réponses avec le corrigé détaillé dépliable en bas de page.
| Pays | IDH (2023) | PIB/hab. ($/an) | Espérance de vie | Taux de mortalité infantile (‰) |
|---|---|---|---|---|
| Norvège | 0,966 | 82 500 | 83 ans | 1,5 |
| Brésil | 0,760 | 9 100 | 75 ans | 12 |
| Niger | 0,394 | 590 | 62 ans | 68 |
Exercice 1 — Définitions (4 points)
1. L'IDH (Indice de Développement Humain) est un indicateur composite publié chaque année par le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement). Il mesure le niveau de développement d'un pays selon trois dimensions :
Exercice 2 — Questions de cours (6 points)
1. L'opposition Nord / Sud désigne un écart économique et social entre les pays riches (le « Nord » : Europe de l'Ouest, Amérique du Nord, Japon, Australie…) ayant un IDH élevé, et les pays en développement (le « Sud » : Afrique subsaharienne, Asie du Sud, une partie de l'Amérique latine…) avec un IDH plus faible. Cette opposition est de plus en plus nuancée car :
Exercice 3 — Analyse de données (4 points)
a) Classement du plus développé au moins développé (selon l'IDH) :
Exercice 4 — Étude de cas : Les inégalités en Inde (3 points)
a) L'Inde, pays émergent :
L'Inde illustre les caractéristiques d'un pays émergent car elle connaît une croissance économique rapide depuis les années 1990 (taux de croissance souvent supérieur à 6-7 % par an), elle est membre des BRICS et est devenue l'une des premières puissances économiques mondiales. Elle dispose d'un secteur tertiaire (informatique, services) en plein essor, et a créé une importante classe moyenne urbaine. Cependant, son IDH reste dans la catégorie « moyen » (environ 0,644), ce qui confirme qu'elle n'a pas encore rejoint le groupe des pays développés.
b) Pourquoi la croissance ne profite pas à tous :
La croissance économique de l'Inde est très inégalement répartie. Avec un coefficient de Gini de 0,35 et plus de 200 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, les richesses créées ne bénéficient qu'à une partie de la population. Les inégalités sont fortes entre :
Exercice 5 — Raisonnement géographique (3 points)
Question : Peut-on dire que les inégalités dans le monde sont en train de se réduire ?
Argument 1 – Des progrès réels ont été réalisés :
Depuis 1990, le nombre de personnes vivant en extrême pauvreté a été divisé par trois, passant d'environ 2 milliards à 700 millions. L'espérance de vie a progressé dans la plupart des pays. Les taux de scolarisation ont augmenté, notamment celui des filles. Ces progrès sont en grande partie liés au décollage économique des pays émergents, en particulier la Chine et l'Inde, qui ont sorti des centaines de millions de personnes de la pauvreté. Les 17 ODD adoptés en 2015 montrent une prise de conscience internationale et une volonté collective de réduire ces écarts.
Argument 2 – Des inégalités persistantes et nouvelles :
Ces progrès doivent être nuancés. En Afrique subsaharienne, le nombre absolu de personnes en extrême pauvreté a augmenté à cause de la forte croissance démographique. Les inégalités à l'intérieur des pays (entre régions, entre classes sociales, entre hommes et femmes) restent très marquées, même dans les pays émergents. Par exemple, le Brésil et l'Afrique du Sud ont des coefficients de Gini très élevés (>0,50). De nouvelles formes de pauvreté (précarité, travail informel) ne sont pas toujours prises en compte par les indicateurs classiques.
Conclusion – Un enjeu pour l'avenir :
Les inégalités sont donc partiellement en réduction, mais de manière très inégale selon les régions. Un défi majeur pour l'avenir est le changement climatique, qui menace d'abord les pays et populations les plus vulnérables (deltas d'Asie, Afrique sahélienne), risquant d'annuler les progrès accomplis et de creuser à nouveau les écarts entre pays riches et pays pauvres.
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