Chute du mur de Berlin, recomposition géopolitique mondiale
Évaluation complète de fin de chapitre, tout en niveau difficile. Travaille seul et sans aide, puis vérifie tes réponses avec le corrigé détaillé dépliable en bas de page.
Exercice 1 — Maîtrise du vocabulaire
1. Définitions : glasnost et perestroïka
Exercice 2 — Frise chronologique
1. Classement chronologique des six événements
Exercice 3 — Question de compréhension
Réponse attendue (paragraphe argumenté) :
L'affirmation est fausse (ou très insuffisante). La fin de la Guerre froide n'a pas apporté la paix et la stabilité dans le monde ; au contraire, elle a libéré de nouvelles formes de violence et d'instabilité.
Argument 1 — Les conflits ethniques dans l'ex-Yougoslavie : La dissolution de la fédération yougoslave à partir de 1991 déclenche des guerres sanglantes entre Serbes, Croates et Bosniaques. En Bosnie, les massacres de la population civile bosniaque musulmane conduisent au génocide de Srebrenica (juillet 1995, plus de 8 000 morts). Au Kosovo, les massacres de la population albanaise amènent l'OTAN à intervenir militairement en 1999.
Argument 2 — Le génocide des Tutsis au Rwanda (1994) : En l'espace de quelques semaines (avril à juillet 1994), environ 800 000 Tutsis et Hutus modérés sont massacrés. La communauté internationale, impuissante ou réticente à intervenir, assiste sans agir à l'un des génocides les plus rapides de l'histoire.
Argument 3 — Le terrorisme islamiste et les attentats du 11 septembre 2001 : La fin de la Guerre froide favorise l'émergence du terrorisme islamiste international. L'organisation Al-Qaïda, dirigée par Oussama Ben Laden, organise les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis (près de 3 000 morts). Cette nouvelle menace entraîne des guerres en Afghanistan (2001) et en Irak (2003), qui déstabilisent durablement le Moyen-Orient.
Conclusion : Le monde de l'après-Guerre froide est ainsi caractérisé par une instabilité différente mais tout aussi dangereuse : conflits ethniques, génocides, guerres régionales et terrorisme transnational remplacent la tension bipolaire des décennies précédentes.
Exercice 4 — Acteurs et rôles
1. Les trois personnages
Exercice 5 — Analyse de la recomposition du monde
Réponse attendue (paragraphe structuré) :
Après la dissolution de l'URSS en 1991, les États-Unis s'imposent comme la seule superpuissance mondiale (monde unipolaire), exerçant une hégémonie militaire, économique et culturelle sans précédent — ce que le diplomate français Hubert Védrine appelle « l'hyperpuissance ». Pourtant, dès les années 2000-2010, cette domination est progressivement contestée par plusieurs facteurs.
Facteur 1 — La montée en puissance de la Chine : La Chine connaît une croissance économique spectaculaire d'environ 10 % par an, devenant la deuxième économie mondiale dans les années 2010. Elle modernise son armée, affirme ses revendications territoriales en mer de Chine méridionale et conteste diplomatiquement l'ordre mondial américain. L'émergence des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) manifeste cette recomposition multipolaire du pouvoir mondial.
Facteur 2 — Les limites révélées par la « guerre contre le terrorisme » : Les attentats du 11 septembre 2001 montrent que la puissance militaire conventionnelle américaine ne protège pas contre des acteurs non-étatiques comme Al-Qaïda. Les guerres d'Afghanistan (2001) et d'Irak (2003) s'enlisent, révélant les limites de la puissance américaine face à des conflits asymétriques, et ternissent l'image des États-Unis sur la scène internationale.
Facteur 3 — La réaffirmation de la puissance russe : Après une décennie de faiblesse dans les années 1990, la Russie sous Vladimir Poutine (au pouvoir depuis 2000) réaffirme sa puissance grâce à ses ressources énergétiques et sa puissance nucléaire. Elle intervient en Géorgie (2008) et en Ukraine (2014), contestant explicitement l'ordre occidental.
Conclusion : Le monde évolue ainsi d'une hégémonie américaine incontestée (1991-2001) vers un monde multipolaire plus complexe, dans lequel plusieurs puissances coexistent et se concurrencent sans qu'aucune ne puisse imposer sa domination à elle seule.
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