Géographie — Thème 4 : L'environnement, entre exploitation et protection (programme de 2nde générale)
Évaluation complète de fin de chapitre, tout en niveau difficile. Travaille seul et sans aide, puis vérifie tes réponses avec le corrigé détaillé dépliable en bas de page.
Exercice 1 — Maîtrise du vocabulaire géographique
Corrigé :
• Ressource naturelle : élément fourni par la nature (minéral, organique, énergétique) que les sociétés exploitent pour satisfaire leurs besoins. Peut être renouvelable (eau, forêts) ou non renouvelable (pétrole, charbon).
• Développement durable : mode de développement répondant aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs (rapport Brundtland, 1987). Articule trois piliers : économique, social, environnemental.
• Gaz à effet de serre (GES) : gaz (CO₂, méthane CH₄, N₂O…) qui retiennent dans l'atmosphère le rayonnement infrarouge terrestre, provoquant un réchauffement de la surface. Leur accumulation liée aux activités humaines est la cause principale du changement climatique actuel.
• Gouvernance mondiale de l'environnement : ensemble des mécanismes, institutions et accords internationaux (ONU, COP, GIEC, Accord de Paris…) qui coordonnent les réponses des États et autres acteurs face aux défis environnementaux globaux.
Exercice 2 — Analyse d'un graphique : empreinte écologique mondiale
Corrigé :
Q1 — Description : L'empreinte écologique mondiale ne cesse d'augmenter entre 1970 et 2020, passant de 1,0 à 1,7 planète. La hausse est continue, avec une accélération dans les années 2000-2010. En 2020, l'humanité consomme l'équivalent de 1,7 planètes Terre par an.
Q2 — Explication : Cette tendance est préoccupante car elle signifie que l'humanité consomme les ressources naturelles plus vite que la Terre ne peut les régénérer. Ce dépassement écologique n'est pas soutenable à long terme : il épuise des ressources renouvelables (forêts, poissons, aquifères) et génère des pollutions que la biosphère ne peut absorber, menaçant les conditions de vie des générations futures.
Q3 — Facteurs : Croissance démographique mondiale (de 3,7 milliards en 1970 à 7,8 milliards en 2020) ; hausse des niveaux de consommation dans les pays émergents (Chine, Inde, Brésil) ; urbanisation accélérée ; modèle économique linéaire (extraire → produire → jeter).
Exercice 3 — Étude de cas : l'Amazonie, entre exploitation et protection
Corrigé :
Q1 — Causes de la déforestation : L'expansion agricole est la cause principale : défrichements pour la culture du soja (exporté comme alimentation animale) et pour l'élevage bovin extensif. S'y ajoutent l'exploitation du bois (légale et illégale), les grands projets d'infrastructure (routes, barrages hydroélectriques), et l'extraction minière. Ces activités sont liées aux demandes des marchés mondiaux et aux politiques nationales brésiliennes.
Q2 — Enjeux locaux et mondiaux :
Enjeux locaux : destruction des habitats des peuples autochtones, perte de biodiversité régionale, modification du cycle des eaux (les rivières atmosphériques amazoniennes irriguent une grande partie de l'Amérique du Sud).
Enjeux mondiaux : la forêt amazonienne stocke des milliards de tonnes de CO₂. Sa destruction libère ces gaz dans l'atmosphère, accélérant le changement climatique global. Elle abrite environ 10 % de la biodiversité mondiale.
Q3 — Mesures de protection : Le programme REDD+ (ONU) rémunère les pays pour la préservation des forêts ; la FUNAI protège les territoires autochtones brésiliens ; des réserves naturelles fédérales ont été créées ; les gouvernements Lula (depuis 2023) ont renforcé la surveillance par satellite (PRODES, DETER).
Exercice 4 — Composition : la gouvernance mondiale de l'environnement
Corrigé (plan indicatif — valoriser les exemples précis et la structure) :
Introduction : Accroche sur l'urgence climatique (Accord de Paris, rapports GIEC). Définir la gouvernance mondiale de l'environnement. Annoncer le plan.
I. Des acteurs multiples à différentes échelles
• États : acteurs centraux (souveraineté), engagements dans les COP
• Organisations internationales : ONU, PNUE, FAO, GIEC (rôle scientifique)
• ONG : WWF, Greenpeace (sensibilisation, lobbying, projets de terrain)
• Entreprises : RSE, économie circulaire
• Citoyens : mouvements (Youth for Climate, Fridays for Future)
II. Des instruments de coopération internationale
• Conférences fondatrices : Stockholm (1972), Rio (1992)
• Accords : Kyoto (1997), Accord de Paris (2015)
• ODD (2015-2030) : 17 objectifs globaux
• Mécanismes financiers : Fonds Vert pour le Climat, REDD+
III. Des limites importantes
• Absence de contrainte juridique (NDC volontaires)
• Tensions Nord/Sud (responsabilités communes mais différenciées)
• Intérêts économiques contradictoires (ex. : rouvrir des centrales à charbon en 2022)
• Retrait d'États (États-Unis sous Trump, 2017-2021)
Conclusion : La gouvernance mondiale de l'environnement a permis des avancées (consensus scientifique, accords multilat.), mais reste insuffisante face à l'urgence des enjeux. Des réformes sont nécessaires pour renforcer son efficacité.
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