Marché du travail, négociation salariale et institutions : mécanismes de fixation des salaires en Spécialité SES 1re
Évaluation complète de fin de chapitre, tout en niveau difficile. Travaille seul et sans aide, puis vérifie tes réponses avec le corrigé détaillé dépliable en bas de page.
Exercice 1 — Lecture de données sur les inégalités salariales
Corrigé :
Q1 : Écart relatif = (4 200 − 1 680) / 1 680 × 100 = 2 520 / 1 680 × 100 = 150 %. Le salaire des cadres est 150 % plus élevé que celui des ouvriers non qualifiés.
Q2 : Salaire femmes = 2 500 × (1 − 0,16) = 2 500 × 0,84 = 2 100 € par mois.
Q3 : Deux facteurs parmi : différences de capital humain (diplôme, expérience) ; segmentation du marché du travail ; discriminations salariales ; différences de secteurs d'activité ou de catégories socioprofessionnelles.
Exercice 2 — Marché du travail et salaire d'équilibre
Corrigé :
Q1 : Le schéma doit montrer une courbe d'offre croissante (ménages) et une courbe de demande décroissante (entreprises), se croisant au point (L*, W*) = salaire d'équilibre. À ce salaire, offre = demande = plein-emploi.
Q2 : Si SMIC > W* : la demande de travail (entreprises) diminue (moins d'embauches) et l'offre de travail (travailleurs) augmente (plus de personnes souhaitent travailler). Il en résulte un excès d'offre = chômage involontaire. Sur le schéma : zone entre la quantité demandée et la quantité offerte au niveau SMIC.
Q3 : Arguments défenseurs du SMIC : 1) existence du monopsone (employeur dominant qui paierait moins que la productivité sans SMIC) ; 2) le SMIC soutient la demande globale (les bas salaires sont entièrement consommés) ; 3) il réduit la pauvreté des travailleurs et lutte contre le travail précaire.
Exercice 3 — Capital humain et conventions collectives
Corrigé :
Q1 : Le capital humain est l'ensemble des connaissances, compétences et expériences accumulées par un individu. C'est un investissement car il implique un coût présent (frais d'études, temps, revenu sacrifié) en échange d'un bénéfice futur (salaire plus élevé, meilleures perspectives de carrière).
Q2 : Ses 5 années d'études ont augmenté son capital humain (connaissances techniques, compétences spécialisées). Sa productivité sera donc plus élevée. Selon la théorie néoclassique, les entreprises seront prêtes à lui verser un salaire plus élevé car la valeur de sa productivité marginale est supérieure à celle d'un non-diplômé. En France, un ingénieur débutant gagne environ 35 000–40 000 € annuels, contre 20 000–22 000 € pour un salarié sans diplôme.
Q3 : Le salaire de 1 900 € brut (convention collective) s'applique, car il est plus favorable que le SMIC (1 766,92 €). Le salarié bénéficie toujours de la disposition la plus avantageuse entre la loi (SMIC) et la convention collective.
Exercice 4 — Analyse d'une situation de discrimination salariale
Corrigé :
Q1 : Cette situation viole le principe d'égalité de rémunération « à travail égal, salaire égal » posé par le Code du travail. Il s'agit d'une discrimination salariale, illégale en France (article L.3221-2 du Code du travail).
Q2 : Explication discrimination directe : l'employeur rémunère moins Sofia en raison de son sexe, par préjugé ou parce qu'il pense qu'elle sera moins disponible (discrimination de genre). Explication structurelle : Thomas a peut-être mieux négocié son salaire à l'embauche (les études montrent que les femmes négocient moins souvent leur rémunération) ou bénéficie d'une prime liée à des heures supplémentaires que Sofia ne peut pas faire pour des raisons de contraintes familiales.
Exercice 5 — Dissertation guidée : les déterminants des salaires
Corrigé indicatif :
Introduction : Le salaire est la rémunération versée en échange du travail. Sa formation est au cœur des débats économiques depuis Adam Smith. On peut se demander si les seules forces du marché (offre et demande de travail) suffisent à expliquer les niveaux et les écarts de salaires, ou si d'autres facteurs interviennent.
I – Le marché du travail comme mécanisme de formation des salaires : Le modèle néoclassique prédit que le salaire est déterminé par la confrontation de l'offre (ménages) et de la demande (entreprises) de travail. Le salaire d'équilibre W* égalise les deux. Les différences de salaires entre individus s'expliquent par des différences de capital humain (diplôme, expérience) qui reflètent des différences de productivité.
II – Les limites du marché : institutions et discriminations : En réalité, le marché du travail est fortement encadré par des institutions : le SMIC impose un plancher légal, les conventions collectives fixent des minima par branche, et les NAO permettent des ajustements en entreprise. De plus, la segmentation du marché (primaire/secondaire) et les discriminations (genre, origine) créent des inégalités non liées à la productivité. Le marché seul ne peut donc pas rendre compte de la complexité de la formation des salaires.
Cours particuliers de spécialité ses à Marseille, en présentiel ou à distance — un prof qui s'adapte à ton rythme et reprend ce qui coince.