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Spécialité Physique-Chimie 1ʳᵉ

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De la structure des entités à la cohésion et à la solubilité

Cohésion des solides ioniques et moléculaires, interactions de Van der Waals et liaison hydrogène, dissolution, solubilité et miscibilité (thème Constitution et transformations de la matière)

À propos de cette page
Ces exercices corrigés sur « De la structure des entités à la cohésion et à la solubilité » en première permettent de s'entraîner et de vérifier ses acquis en spécialité physique-chimie. Ils suivent le programme officiel de première et sont classés par difficulté (facile, moyen, difficile). Au programme : L'essentiel, Cohésion des solides ioniques et moléculaires, Interactions de Van der Waals et liaison hydrogène, Dissolution d'un solide ionique dans l'eau. Chaque exercice est suivi d'une correction rédigée, à déplier une fois la recherche faite au brouillon. Cet entraînement aide à mémoriser les méthodes, repérer ses erreurs et gagner en confiance avant un contrôle. Exercices gratuits proposés par un professeur particulier à Marseille pour réviser spécialité physique-chimie en première.

Exercices corrigés, classés du plus simple au plus complexe. Cherche d'abord seul au brouillon, puis déplie la correction détaillée pour vérifier ta méthode et tes raisonnements.

Exercice 1 — Quelle interaction dans quel solide ?

Facile

On considère quatre solides : le bromure de sodium NaBr, le diiode I₂, la glace H₂O et l'urée CO(NH₂)₂, dont la molécule comporte deux groupes –NH₂ liés à un groupe C=O.

  1. a) Classer ces solides en solides ioniques et solides moléculaires. Justifier.
  2. b) Nommer l'interaction qui assure principalement la cohésion de chacun des quatre solides.
  3. c) Expliquer pourquoi la molécule I₂ est apolaire, et nommer l'interaction qui s'exerce malgré tout entre deux molécules I₂.

a) NaBr est constitué d'ions Na⁺ et Br⁻ : c'est un solide ionique. Le diiode, la glace et l'urée sont constitués de molécules neutres : ce sont des solides moléculaires.

b) NaBr : interaction électrostatique entre ions de signes opposés. Diiode : interactions de Van der Waals uniquement (aucun atome H). Glace : ponts hydrogène entre un H lié à O et un doublet non liant de l'atome O d'une molécule voisine, en plus des interactions de Van der Waals. Urée : ponts hydrogène entre les H liés à N et les doublets non liants de O ou N d'une molécule voisine, en plus des interactions de Van der Waals.

c) La liaison I–I relie deux atomes identiques, donc de même électronégativité : elle n'est pas polarisée et la molécule est apolaire. Les interactions de Van der Waals s'exercent pourtant entre toutes les entités, polaires ou non : ce sont elles qui assurent la cohésion du diiode solide.

Exercice 2 — Écrire des équations de dissolution

Facile

Les solides suivants sont dissous dans l'eau.

  1. a) Écrire l'équation de dissolution du nitrate de baryum Ba(NO₃)₂.
  2. b) Écrire l'équation de dissolution du phosphate de potassium K₃PO₄.
  3. c) Écrire l'équation de dissolution du sulfate de fer(III) Fe₂(SO₄)₃.
  4. d) Pour une solution de sulfate de fer(III) de concentration apportée c, exprimer [Fe³⁺] et [SO₄²⁻] en fonction de c, puis vérifier que la solution est électriquement neutre.

a) Ba(NO₃)₂(s) → Ba²⁺(aq) + 2 NO₃⁻(aq). Vérification : 1 Ba, 2 N et 6 O de chaque côté ; charge totale (+2) + 2 × (−1) = 0, comme le solide.

b) K₃PO₄(s) → 3 K⁺(aq) + PO₄³⁻(aq). Charge : 3 × (+1) + (−3) = 0.

c) Fe₂(SO₄)₃(s) → 2 Fe³⁺(aq) + 3 SO₄²⁻(aq). Charge : 2 × (+3) + 3 × (−2) = 0. L'indice 2 de Fe et l'indice 3 du groupe SO₄ deviennent des coefficients.

d) Une mole de soluté libère 2 mol de Fe³⁺ et 3 mol de SO₄²⁻ : [Fe³⁺] = 2c et [SO₄²⁻] = 3c. Charges positives par litre : 3 × 2c = 6c ; charges négatives : 2 × 3c = 6c. Elles se compensent : la solution est électriquement neutre.

Exercice 3 — Miscible ou non ?

Facile

Données : l'eau est polaire et ses molécules s'associent par ponts hydrogène ; la propanone CH₃–CO–CH₃ est polaire et son atome O porte des doublets non liants ; le cyclohexane C₆H₁₂ et l'heptane C₇H₁₆ sont apolaires.

  1. a) Prévoir si l'eau et la propanone sont miscibles. Justifier.
  2. b) Prévoir si l'eau et le cyclohexane sont miscibles. Justifier.
  3. c) Prévoir si le cyclohexane et l'heptane sont miscibles. Justifier.
  4. d) Décrire l'aspect de chacun des trois mélanges, versés dans un tube à essais et laissés au repos.

a) Les deux molécules sont polaires, et les H de l'eau peuvent former des ponts hydrogène avec les doublets non liants de l'atome O de la propanone. Les interactions eau–propanone sont du même type que celles qui existent dans chaque liquide : miscibles.

b) Le cyclohexane est apolaire et ne peut former aucun pont hydrogène avec l'eau ; le mélanger à l'eau obligerait à rompre des ponts hydrogène eau–eau sans les remplacer par des interactions équivalentes : non miscibles.

c) Les deux liquides sont apolaires et n'interagissent que par des interactions de Van der Waals, comme au sein de chacun : miscibles.

d) Eau + propanone et cyclohexane + heptane : une seule phase limpide. Eau + cyclohexane : deux phases séparées par une surface nette, la moins dense au-dessus.

Exercice 4 — Solution de chlorure de magnésium

Moyen

On dissout m = 2,87 g de chlorure de magnésium anhydre MgCl₂ dans de l'eau distillée, puis on complète à V = 150,0 mL dans une fiole jaugée. Données : M(Mg) = 24,3 g·mol⁻¹ ; M(Cl) = 35,5 g·mol⁻¹.

  1. a) Écrire l'équation de dissolution du chlorure de magnésium.
  2. b) Calculer la concentration en quantité de matière apportée c de la solution.
  3. c) En déduire les concentrations [Mg²⁺] et [Cl⁻] dans la solution.
  4. d) Montrer que la solution est électriquement neutre.

a) MgCl₂(s) → Mg²⁺(aq) + 2 Cl⁻(aq) (éléments et charges conservés).

b) M(MgCl2)=24,3+2×35,5=95,3 g·mol⁻¹. n=mM=2,8795,3=3,01×10−2 mol. c=nV=3,01×10−20,1500= 0,201 mol·L⁻¹.

c) D'après l'équation, une mole de MgCl₂ libère une mole de Mg²⁺ et deux moles de Cl⁻ : [Mg²⁺] = c = 0,201 mol·L⁻¹ et [Cl⁻] = 2c = 0,402 mol·L⁻¹.

d) Quantité de charges positives par litre : 2 × [Mg²⁺] = 2 × 0,201 = 0,402 mol de charges élémentaires ; charges négatives : 1 × [Cl⁻] = 0,402 mol. Elles sont égales : la solution est électriquement neutre.

Exercice 5 — Préparer une solution de concentration en ions imposée

Moyen

On souhaite préparer V = 200,0 mL d'une solution de chlorure de fer(III) FeCl₃ dans laquelle la concentration en ions chlorure vaut [Cl⁻] = 0,150 mol·L⁻¹. Données : M(Fe) = 55,8 g·mol⁻¹ ; M(Cl) = 35,5 g·mol⁻¹.

  1. a) Écrire l'équation de dissolution du chlorure de fer(III).
  2. b) Déterminer la concentration apportée c en chlorure de fer(III) et la concentration [Fe³⁺].
  3. c) Calculer la masse de chlorure de fer(III) à peser.
  4. d) Un élève obtient m = 4,87 g. Expliquer son erreur.

a) FeCl₃(s) → Fe³⁺(aq) + 3 Cl⁻(aq).

b) D'après l'équation, [Cl−]=3c, donc c=0,1503= 0,0500 mol·L⁻¹ et [Fe³⁺] = c = 0,0500 mol·L⁻¹.

c) n=c×V=0,0500×0,2000=1,00×10−2 mol. M(FeCl3)=55,8+3×35,5=162,3 g·mol⁻¹. m=n×M=1,00×10−2×162,3= 1,62 g.

d) 0,150 × 0,2000 × 162,3 = 4,87 g : l'élève a utilisé la concentration des ions Cl⁻ comme si c'était la concentration apportée en FeCl₃. Or chaque entité FeCl₃ libère trois ions Cl⁻ : sa masse est trois fois trop grande, et la solution obtenue aurait [Cl⁻] = 0,450 mol·L⁻¹.

Exercice 6 — Interpréter des températures d'ébullition

Moyen

EspèceFormule semi-développéeTéb
éthanolCH₃–CH₂–OH78 °C
méthoxyméthaneCH₃–O–CH₃−24 °C
hexaneCH₃–(CH₂)₄–CH₃69 °C
2,2-diméthylbutane(CH₃)₃C–CH₂–CH₃50 °C

  1. a) Montrer que l'éthanol et le méthoxyméthane sont isomères.
  2. b) Expliquer l'écart entre leurs températures d'ébullition.
  3. c) L'hexane et le 2,2-diméthylbutane ont la même formule brute C₆H₁₄. Expliquer pourquoi l'hexane bout à une température plus élevée.
  4. d) Un élève affirme : « quand l'éthanol bout, les liaisons O–H de ses molécules se rompent ». Justifier que cette affirmation est fausse.

a) Éthanol : 2 C, 6 H, 1 O, soit C₂H₆O ; méthoxyméthane : 2 C, 6 H, 1 O, soit C₂H₆O. Même formule brute, formules semi-développées différentes : ce sont des isomères.

b) Les deux molécules ont le même nombre d'électrons et des tailles voisines : leurs interactions de Van der Waals sont comparables. Mais l'éthanol possède un atome H lié à O : ses molécules s'associent par ponts hydrogène. Dans le méthoxyméthane, tous les H sont liés à des C : aucun pont hydrogène entre ses molécules. Il faut donc plus d'énergie pour séparer les molécules d'éthanol : 78 °C contre −24 °C.

c) Les deux alcanes sont apolaires et n'interagissent que par des interactions de Van der Waals ; ils ont le même nombre d'électrons. La molécule d'hexane, allongée, offre une surface de contact plus grande que celle, compacte et presque sphérique, du 2,2-diméthylbutane : ses interactions de Van der Waals sont plus intenses, d'où 69 °C > 50 °C.

d) À l'ébullition, les molécules passent intactes de l'état liquide à l'état gazeux : la vapeur est constituée de molécules C₂H₆O. Seules les interactions entre molécules (ponts hydrogène, Van der Waals) sont rompues. Rompre une liaison covalente O–H (environ 460 kJ·mol⁻¹) serait une transformation chimique, pas un changement d'état.

Exercice 7 — Extraire le linalol d'une eau florale

Moyen

Le linalol C₁₀H₁₈O est une espèce odorante présente dans une eau florale (solution aqueuse). On souhaite l'extraire.

SolvantMiscibilité avec l'eauDensitéSolubilité du linalol
eau—1,001,6 g·L⁻¹
éthanoltotale0,79très grande
pentanenulle0,63très grande
acétate d'éthylepartielle (83 g·L⁻¹ dans l'eau)0,90très grande

  1. a) Expliquer pourquoi l'éthanol ne convient pas.
  2. b) Choisir le solvant le plus adapté entre le pentane et l'acétate d'éthyle. Justifier.
  3. c) Décrire le contenu de l'ampoule à décanter après agitation et décantation : position des phases et localisation du linalol.
  4. d) Énumérer les étapes de l'extraction, de l'introduction des liquides à la récupération de la phase contenant le linalol.

a) L'éthanol est totalement miscible à l'eau : il formerait une seule phase avec l'eau florale, et aucune séparation ne serait possible, même si le linalol y est très soluble.

b) Les deux solvants dissolvent très bien le linalol, bien mieux que l'eau (1,6 g·L⁻¹). Mais l'acétate d'éthyle est partiellement miscible à l'eau : une partie se dissout dans la phase aqueuse, la séparation est moins nette et l'on perd du solvant. Le pentane, non miscible à l'eau, est le plus adapté.

c) Le pentane (d = 0,63) est moins dense que la phase aqueuse (d ≈ 1,00) : la phase organique est au-dessus et contient l'essentiel du linalol ; la phase aqueuse, en bas, contient les espèces solubles dans l'eau et des traces de linalol.

d) Robinet fermé, verser l'eau florale puis le pentane ; boucher. Agiter en retournant l'ampoule et dégazer régulièrement, robinet dirigé vers le haut. Replacer l'ampoule sur son support, retirer le bouchon et laisser décanter. Évacuer la phase aqueuse (inférieure) par le robinet, puis recueillir la phase organique dans un autre récipient.

Exercice 8 — Recristalliser l'acide benzoïque

Difficile

Un échantillon de m = 3,75 g d'acide benzoïque brut C₆H₅–COOH, contenant des impuretés très solubles dans l'eau, est purifié par recristallisation dans l'eau. Pour les calculs, on assimile l'échantillon à de l'acide benzoïque pur et on néglige la variation de volume due au soluté. Solubilités de l'acide benzoïque : dans l'eau, 3,4 g·L⁻¹ à 25 °C et 56 g·L⁻¹ à 95 °C ; dans l'éthanol, environ 4,3 × 10² g·L⁻¹ à 25 °C.

  1. a) Calculer le volume minimal d'eau à 95 °C permettant de dissoudre tout l'échantillon.
  2. b) Cette solution est refroidie à 25 °C. Calculer la masse d'acide benzoïque qui reste dissoute, puis la masse maximale de cristaux récupérables.
  3. c) Expliquer, à partir de la structure de la molécule, pourquoi l'acide benzoïque est bien plus soluble dans l'éthanol que dans l'eau.
  4. d) Un élève propose de recristalliser dans l'éthanol « puisque l'acide y est plus soluble ». Expliquer son erreur.

a) Le volume minimal est celui d'une solution saturée à 95 °C : V=ms=3,7556=6,70×10−2 L, soit 67,0 mL.

b) À 25 °C, ce volume ne peut garder dissous que m′=s′×V=3,4×6,70×10−2=0,23 g. Le reste cristallise : 3,75−0,23= 3,52 g au maximum (moins en réalité, puisque l'échantillon contient des impuretés, qui restent en solution).

c) La molécule comporte un groupe –COOH polaire, capable de former des ponts hydrogène, et un cycle C₆H₅ apolaire et volumineux. Dans l'eau, le cycle ne peut former aucun pont hydrogène : l'introduire oblige à rompre des ponts eau–eau sans compensation, d'où une faible solubilité. L'éthanol possède à la fois un groupe –OH (ponts hydrogène avec –COOH) et une chaîne carbonée (interactions de Van der Waals avec le cycle) : il interagit favorablement avec les deux parties de la molécule, d'où une solubilité bien plus grande.

d) Une recristallisation exige un solvant où l'espèce est très soluble à chaud mais peu soluble à froid. Dans l'éthanol, même à 25 °C, les 3,75 g se dissolvent dans 3,75430=8,7×10−3 L, soit 8,7 mL : au refroidissement, presque rien ne cristallise. L'élève confond « bon solvant pour dissoudre » et « bon solvant de recristallisation ».

Exercice 9 — Solubilité des alcools dans l'eau

Difficile

Solubilité dans l'eau à 25 °C d'alcools à chaîne linéaire : méthanol, éthanol et propan-1-ol sont miscibles à l'eau en toutes proportions ; butan-1-ol : 73 g·L⁻¹ ; pentan-1-ol CH₃–(CH₂)₄–OH : 22 g·L⁻¹ ; hexan-1-ol : 5,9 g·L⁻¹. Données : M(C) = 12,0 g·mol⁻¹ ; M(H) = 1,0 g·mol⁻¹ ; M(O) = 16,0 g·mol⁻¹.

  1. a) Identifier, dans la molécule de pentan-1-ol, la partie hydrophile et la partie lipophile.
  2. b) Expliquer l'évolution de la solubilité dans l'eau quand la chaîne carbonée s'allonge.
  3. c) Montrer qu'on ne peut pas dissoudre 0,500 mol de pentan-1-ol dans 1,00 L d'eau à 25 °C.
  4. d) Prévoir, en justifiant, si le pentan-1-ol est plus soluble dans l'eau ou dans le cyclohexane.

a) Le groupe hydroxyle –OH est hydrophile : il forme des ponts hydrogène avec l'eau (comme donneur par son H, comme accepteur par les doublets de O). La chaîne CH₃–(CH₂)₄– est lipophile : apolaire, elle n'interagit avec l'eau que par des interactions de Van der Waals.

b) Tous ces alcools possèdent un seul groupe –OH, mais une partie apolaire de plus en plus longue. Pour dissoudre la chaîne, il faut rompre des ponts hydrogène eau–eau sans les remplacer par des interactions aussi fortes. Tant que la chaîne est courte (1 à 3 C), le groupe –OH l'emporte : miscibilité totale. Au-delà, la part lipophile domine et la solubilité diminue : 73, puis 22, puis 5,9 g·L⁻¹.

c) M(C5H12O)=5×12,0+12×1,0+16,0=88,0 g·mol⁻¹, donc m=n×M=0,500×88,0=44,0 g. Dans environ 1 L de solution, on ne peut dissoudre que 22 g de pentan-1-ol. Comme 44,0 g > 22 g, la dissolution est impossible : environ la moitié forme une phase liquide séparée.

d) Le cyclohexane est apolaire. La chaîne du pentan-1-ol, qui représente l'essentiel de la molécule, interagit avec lui par des interactions de Van der Waals du même type que celles qui existent dans le cyclohexane. On prévoit donc que le pentan-1-ol est plus soluble dans le cyclohexane que dans l'eau.

Exercice 10 — Mélange de deux solutions ioniques

Difficile

On mélange V₁ = 40,0 mL d'une solution de chlorure de calcium CaCl₂ de concentration apportée c₁ = 0,135 mol·L⁻¹ et V₂ = 60,0 mL d'une solution de chlorure de sodium NaCl de concentration apportée c₂ = 6,50 × 10⁻² mol·L⁻¹. On admet que les volumes s'additionnent et qu'aucune réaction ne se produit.

  1. a) Décrire l'hydratation d'un ion Ca²⁺ et d'un ion Cl⁻ : comment s'orientent les molécules d'eau autour de chacun ? Justifier.
  2. b) Calculer la quantité de matière de chaque ion présent dans le mélange.
  3. c) En déduire les concentrations [Ca²⁺], [Na⁺] et [Cl⁻] dans le mélange, puis vérifier l'électroneutralité.
  4. d) Un élève écrit [Cl⁻] = 2c₁ + c₂ = 0,335 mol·L⁻¹. Expliquer son erreur.

a) La molécule d'eau est polaire : δ− sur O, δ+ sur les H. Autour du cation Ca²⁺, les molécules d'eau tournent leur atome O vers l'ion (attraction entre charges de signes opposés). Autour de l'anion Cl⁻, elles tournent un atome H vers l'ion. Chaque ion est ainsi entouré d'une couche de molécules d'eau : il est solvaté.

b) CaCl₂(s) → Ca²⁺(aq) + 2 Cl⁻(aq) et NaCl(s) → Na⁺(aq) + Cl⁻(aq). n(Ca2+)=c1V1=0,135×0,0400=5,40×10−3 mol ; les ions Cl⁻ issus de CaCl₂ : 2×5,40×10−3=1,08×10−2 mol. n(Na+)=c2V2=0,0650×0,0600=3,90×10−3 mol, et autant de Cl⁻. Total : n(Cl−)=1,08×10−2+3,90×10−3=1,47×10−2 mol.

c) Volume total : 0,1000 L. [Ca²⁺] = 5,40 × 10⁻² mol·L⁻¹ ; [Na⁺] = 3,90 × 10⁻² mol·L⁻¹ ; [Cl⁻] = 0,147 mol·L⁻¹. Contrôle : 2 × 0,0540 + 0,0390 = 0,147 mol·L⁻¹ de charges positives, autant de charges négatives : la solution est neutre.

d) L'élève a additionné des concentrations de deux solutions différentes sans tenir compte de la dilution : chaque solution occupe, après mélange, 100,0 mL au lieu de 40,0 mL ou 60,0 mL. On additionne des quantités de matière, puis on divise par le volume total.

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