À propos de cette page
Ce cours de spécialité physique-chimie en première sur « Chute libre et mouvement dans un champ de pesanteur » suit le programme officiel de spécialité physique-chimie de première. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : L'essentiel : champ de pesanteur, poids et chute libre, Décrire un mouvement : position, vitesse, variation de vitesse, La deuxième loi de Newton appliquée à la chute libre, Chute libre verticale : équations horaires. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de première à réussir en spécialité physique-chimie.
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L'essentiel : champ de pesanteur, poids et chute libre
Champ de pesanteur uniforme. Au voisinage du sol, sur un domaine de quelques centaines de mètres, le champ de pesanteur est considéré comme uniforme : en tout point, même direction (verticale), même sens (vers le bas) et même valeur N·kg⁻¹.
Poids. Le poids d'un système de masse est la force , de valeur (en N, avec en kg et en N·kg⁻¹). Le poids est vertical, dirigé vers le bas, et appliqué au centre de masse.
Chute libre. Un système est en chute libre lorsque, dans le référentiel d'étude, le poids est la seule force extérieure qui s'exerce sur lui : ni frottement de l'air, ni poussée d'Archimède, ni action de contact.
« Chute libre » ne veut pas dire « tomber verticalement ». Un ballon lancé en l'air, qui monte puis redescend, est en chute libre pendant tout son vol dès lors qu'on néglige l'air. C'est le bilan des forces qui définit la chute libre, pas la forme de la trajectoire.
Trois situations reviennent sans cesse, et la trajectoire ne dépend que du vecteur vitesse initiale :
| Situation | Vitesse initiale | Trajectoire |
|---|
| Objet lâché | nulle | segment de droite verticale |
| Objet lancé verticalement | verticale | segment de droite verticale |
| Objet lancé horizontalement ou obliquement | non verticale | portion de parabole |
Unité double. s'écrit en N·kg⁻¹ quand on l'utilise comme champ () et en m·s⁻² quand on l'utilise comme accélération (). Les deux écritures désignent la même valeur numérique.
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Décrire un mouvement : position, vitesse, variation de vitesse
Vecteur position. Dans un repère lié au référentiel, la position du point M à la date est donnée par . Les fonctions et sont les équations horaires du mouvement.
Vecteur vitesse. Le vecteur vitesse est la dérivée du vecteur position : ses coordonnées valent et . Il est toujours tangent à la trajectoire, orienté dans le sens du mouvement, et sa valeur est .
Vecteur accélération. Le vecteur accélération est la dérivée du vecteur vitesse : et . Il est orienté vers l'intérieur de la courbure de la trajectoire.
Sur un enregistrement (chronophotographie, pointage vidéo) on ne dispose que de positions relevées toutes les . On remplace alors les dérivées par des taux de variation encadrant le point :
Vitesse à partir d'un pointage. , soit en coordonnées et .
Vecteur variation de vitesse. Entre deux points où la vitesse est connue, , et l'accélération s'estime par , où est la durée entre les deux dates où les vitesses ont été calculées.
Ne pas confondre les deux durées. Pour la vitesse on divise par (on saute un point) ; pour l'accélération on divise par l'écart réel entre les dates des deux vitesses utilisées. Une erreur d'un facteur 2 sur vient presque toujours de là.
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La deuxième loi de Newton appliquée à la chute libre
Deuxième loi de Newton. Dans un référentiel galiléen, pour un système de masse constante modélisé par un point matériel : , où est l'accélération du centre de masse.
Accélération d'un système en chute libre (démonstration exigible).- Système : {l'objet}, de masse . Référentiel : terrestre, supposé galiléen.
- Bilan des forces extérieures : le poids seul, puisque l'action de l'air est négligée.
- Deuxième loi de Newton : .
- La masse est non nulle, on simplifie : .
Ce résultat est le cœur du chapitre, et il se lit de trois façons :
Trois conséquences.
• L'accélération est constante en direction, en sens et en valeur : le mouvement est uniformément accéléré au sens vectoriel.
• Elle est indépendante de la masse : une bille de plomb et une bille de liège ont la même accélération dans le vide.
• Elle est verticale vers le bas, donc elle n'a aucune composante horizontale : la vitesse horizontale ne change jamais.
Exemple chiffré. Une balle de 145 g en chute libre : N et m·s⁻². Changer la masse change le poids, jamais l'accélération.
Quand la chute libre n'est plus un bon modèle. Les frottements de l'air deviennent non négligeables si l'objet est léger, de grande surface, ou très rapide (parachutiste, balle de ping-pong, volant de badminton). L'accélération diminue alors au cours de la chute jusqu'à s'annuler : la vitesse atteint une valeur limite.
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Chute libre verticale : équations horaires
On choisit un axe vertical orienté vers le haut, d'origine au sol. L'objet est lâché sans vitesse initiale depuis l'altitude .
Du vecteur accélération aux équations horaires.
• Accélération : (le signe moins vient de l'orientation de l'axe).
• Vitesse, primitive de l'accélération avec : .
• Position, primitive de la vitesse avec : .
Durée de chute et vitesse d'arrivée. On résout : , puis . Ni l'une ni l'autre ne dépend de la masse.
Exemple rédigé. Un caillou est lâché du haut d'un immeuble de m.
s.
m·s⁻¹, soit km·h⁻¹. Une chute de 45 m suffit donc à atteindre la vitesse d'une voiture sur route.
Vitesse initiale verticale non nulle. Si l'objet est lancé vers le haut avec la vitesse depuis l'altitude : et . Le sommet est atteint quand , c'est-à-dire à , et l'altitude maximale vaut .
Le signe de . Avec un axe vers le haut, un lancer vers le haut donne , un lancer vers le bas donne . Si l'on oriente l'axe vers le bas, tous les signes s'inversent (). Les deux choix sont corrects — mais il faut s'y tenir jusqu'au bout.
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Tir oblique : le mouvement parabolique
Le vecteur vitesse initiale a pour valeur et fait l'angle avec l'horizontale ; l'origine du repère est au point de lancement, horizontal dans le sens du tir et vertical vers le haut.
Conditions initiales. et .
Équations horaires. Comme : et , donc
(constante) et ;
et .
Indépendance des deux mouvements. La projection horizontale du mouvement est rectiligne uniforme, la projection verticale est celle d'une chute libre verticale. Les deux se superposent sans s'influencer, parce que n'a pas de composante horizontale.
Équation de la trajectoire. On tire de la première équation et on le remplace dans la seconde : . C'est un polynôme du second degré en : la trajectoire est une portion de parabole.
Flèche et portée (terrain horizontal). Sommet à , d'où la flèche . Le retour au sol a lieu à , d'où la portée , maximale pour .
Exemple rédigé. Tir à m·s⁻¹ avec : m·s⁻¹ et m·s⁻¹.
Trajectoire : .
Flèche : m, atteinte à s.
Portée : m.
Angles complémentaires. Comme , deux angles dont la somme fait donnent la même portée — mais pas la même flèche ni la même durée de vol.
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Méthodes
Méthode — Établir les équations horaires d'un mouvement dans un champ de pesanteur- Définir le système et le référentiel (terrestre, supposé galiléen).
- Faire le bilan des forces extérieures et conclure à la chute libre.
- Appliquer la deuxième loi de Newton : , puis projeter sur les axes du repère choisi.
- Primitiver deux fois en écrivant les conditions initiales .
- Traduire la question en équation ( pour l'arrivée au sol, pour le sommet, pour une cible) et résoudre.
Exemple rédigé. Une pierre est lancée vers le bas à m·s⁻¹ depuis un pont de m. Axe vers le haut, origine au sol : et .
donne , de discriminant .
s, puis m·s⁻¹.
Méthode — Traiter un tir horizontal- Écrire et : la vitesse initiale est entièrement horizontale.
- Calculer la durée de chute avec la seule équation verticale : elle ne dépend pas de .
- Reporter cette durée dans pour obtenir la portée.
- Pour la vitesse d'impact, calculer et séparément, puis et .
Exemple rédigé. Bille lancée horizontalement à m·s⁻¹ depuis m de haut.
Verticale : s.
Horizontale : m. La bille touche le sol à m du pied de la table.
Méthode — Tester la chute libre sur un enregistrement- Calculer la vitesse en deux points, chacun par la relation (et de même selon ).
- Construire entre ces deux points : vérifier qu'il est vertical et dirigé vers le bas.
- Calculer avec l'écart entre les deux dates.
- Comparer à par l'écart relatif : quelques pour cent valident le modèle.
Exemple rédigé. Pointage toutes les ms ; on a trouvé m·s⁻¹ et m·s⁻¹, tous deux verticaux vers le bas.
m·s⁻², soit un écart relatif %. Le modèle de la chute libre est validé.
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Pièges et erreurs classiques
« Au sommet, la vitesse est nulle. » Faux pour un tir oblique : seule la composante verticale s'annule. La composante horizontale ne change jamais, donc au sommet . Ce n'est vrai que pour un lancer strictement vertical.
« La vitesse est nulle, donc l'accélération est nulle. » Vitesse et accélération sont indépendantes. En chute libre, à chaque instant, y compris au sommet : c'est précisément elle qui fait passer du positif au négatif.
« Plus lourd tombe plus vite. » Faux dans le modèle de la chute libre : la masse se simplifie dans . Ce qui fait réellement tomber une feuille de papier plus lentement qu'une bille, ce sont les frottements de l'air — donc la sortie du modèle.
Oublier l'altitude de départ. Dans , le terme disparaît souvent des copies. Sur un lancer franc au basket ou un service au tennis, il change complètement le résultat.
Confondre équation horaire et équation de trajectoire. décrit l'altitude en fonction du temps (parabole en ), décrit la forme géométrique du chemin suivi (parabole en ). On ne remplace jamais par : il faut passer par .
Degrés et radians. Les angles de tir sont donnés en degrés : la calculatrice doit être en mode DEG. Un calculé en radians donne au lieu de , et toute la suite est fausse.
En bref
- Chute libre = le poids est la seule force extérieure ; la trajectoire peut être verticale ou parabolique.
- Deuxième loi de Newton : donc , indépendante de la masse, constante, verticale vers le bas.
- Chute verticale sans vitesse initiale : et .
- Tir oblique : constante, , , .
- Trajectoire : — flèche , portée , maximale à .
- Sur un pointage : puis — comparer à pour valider le modèle.