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Maths expertes (option Tle) Terminale

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Graphes probabilistes et chaînes de Markov

Rappels sur l’arbre pondéré, les probabilités totales et les suites arithmético-géométriques ; chaîne de Markov à deux ou trois états, graphe pondéré et matrice de transition ; distribution πₙ₊₁ = πₙP et πₙ = π₀Pⁿ, coefficients de Pⁿ ; distribution invariante ; convergence à long terme et seuil.

À propos de cette page
Ce cours de maths expertes de Terminale sur les chaînes de Markov suit cinq parties : rappels sur l’arbre pondéré, la formule des probabilités totales et les suites arithmético-géométriques, graphe probabiliste et matrice de transition, distribution πₙ₊₁ = πₙP et puissances de P, distribution invariante à deux et trois états, convergence à long terme. Les deux démonstrations exigibles (πₙ = π₀Pⁿ et coefficient (i ; j) de Pⁿ) y sont rédigées.
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Rappels : arbre pondéré et probabilités totales d’une étape à la suivante

Ce qu’il faut savoir

Notation du chapitre. La lettre P est réservée à la matrice de transition : on note p(A) la probabilité d’un événement A et pA(B) la probabilité de B sachant A (notée PA(B) en 1re).

Probabilité conditionnelle (1re). Si p(A)≠0 : pA(B)=p(A∩B)p(A), donc p(A∩B)=p(A)×pA(B).

Arbre pondéré. Les branches issues d’un même nœud ont des poids de somme 1 ; la probabilité d’un chemin est le produit des poids rencontrés ; la probabilité d’un événement est la somme des probabilités des chemins qui y mènent.

Formule des probabilités totales. Si A1,…,Ak forment une partition de l’univers, de probabilités non nulles, alors p(B)=p(A1)pA1(B)+⋯+p(Ak)pAk(B).

D’une étape à la suivante. Un système est, à chaque étape n, dans l’état A ou dans l’état B : les événements An et Bn forment une partition. Si pAn(An+1)=α et pBn(An+1)=β ne dépendent pas de n, la formule des probabilités totales donne, avec an=p(An) : an+1=αan+β(1−an) =(α−β)an+β.

Suite arithmético-géométrique (Tle spé). Pour un+1=qun+r avec q≠1 : le réel ℓ=r1−q vérifie ℓ=qℓ+r ; la suite (un−ℓ) est géométrique de raison q ; donc un=ℓ+(u0−ℓ)qn, et si −1<q<1, limun=ℓ.

Exemples

Situation. Chaque jour de classe, Inès vient au lycée à vélo ou en bus. Si elle est venue à vélo un jour, elle reprend le vélo le lendemain avec la probabilité 0,75 ; si elle est venue en bus, elle prend le vélo le lendemain avec la probabilité 0,35. Le jour 0, elle vient en bus. On note Vn l’événement « Inès vient à vélo le jour n », Bn son contraire et vn=p(Vn) ; ainsi v0=0.

vₙ1 − vₙ0,750,250,350,65VₙBₙVₙ₊₁Bₙ₊₁Vₙ₊₁Bₙ₊₁

Premiers termes. Le jour 0, Inès est en bus, donc v1=pB0(V1)=0,35. Avec l’arbre entre le jour 1 et le jour 2 : v2=0,35×0,75+0,65×0,35 =0,2625+0,2275 =0,49.

Relation de récurrence. Vn et Bn forment une partition ; d’après la formule des probabilités totales, vn+1=p(Vn)pVn(Vn+1)+p(Bn)pBn(Vn+1) =0,75vn+0,35(1−vn), soit vn+1=0,4vn+0,35. Contrôle : 0,4×0,35+0,35=0,49, c’est bien v2.

Forme explicite. ℓ=0,4ℓ+0,35 ⟺0,6ℓ =0,35⟺ℓ =712. La suite (vn−712) est géométrique de raison 0,4 et de premier terme −712, donc vn=712(1−0,4n). Comme −1<0,4<1, limvn=712≈0,583 : à long terme, la probabilité qu’Inès vienne à vélo un jour donné se rapproche de 712.

Réflexe — Je dessine l’arbre entre l’étape n et l’étape n+1 seulement (deux niveaux), avec an et 1−an au premier niveau. J’additionne les deux chemins qui mènent à An+1 (probabilités totales), j’obtiens an+1=qan+r, puis j’applique la méthode de la suite arithmético-géométrique.

Attention — Les poids du second niveau sont des probabilités conditionnelles : 0,75=pVn(Vn+1), pas p(Vn+1). Ce sont les branches issues d’un même nœud qui somment à 1 (0,75+0,25), pas les deux branches qui arrivent en Vn+1 (0,75+0,35≠1).

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Chaîne de Markov : graphe pondéré et matrice de transition

Ce qu’il faut savoir

Chaîne de Markov. On observe un système aux étapes 0,1,2,… ; Xn désigne l’état occupé à l’étape n, pris dans un ensemble fini d’états (deux ou trois au programme). La suite de variables aléatoires (Xn) est une chaîne de Markov (homogène) si la probabilité de passer de l’état i à l’état j ne dépend ni de n, ni des états occupés avant l’étape n :p(Xn=i)(Xn+1=j)=pij,même si l’on connaît aussi X0,…,Xn−1. C’est l’absence de mémoire : l’avenir ne dépend du passé qu’à travers l’état présent.

Graphe pondéré associé. Les sommets sont les états ; on trace un arc de i vers j, de poids pij, dès que pij>0 (une boucle si j=i). La somme des poids des arcs qui partent d’un sommet, boucle comprise, vaut 1.

Matrice de transition. Les états étant numérotés dans un ordre fixé, c’est la matrice carrée P=(pij) : la ligne i correspond à l’état de départ, la colonne j à l’état d’arrivée. Ses coefficients sont dans [0;1] et la somme des coefficients de chaque ligne vaut 1.

État absorbant. Si pii=1, une fois en i le système n’en sort plus : l’état i est absorbant. Sur le graphe, une seule flèche part de i : sa boucle, de poids 1.

Exemples

Deux états. Hugo tire des lancers francs. On admet que la réussite d’un lancer ne dépend que du lancer précédent : après un lancer réussi (R), il réussit le suivant avec la probabilité 0,85 ; après un lancer raté (E), avec la probabilité 0,55.

0,150,550,850,45RE

Dans l’ordre (R;E) : P=(0,850,150,550,45). La boucle en E porte 0,45, le complément à 1 de 0,55. Lecture : p21=0,55 est la probabilité de passer de E à R, c’est-à-dire de réussir un lancer juste après un échec.

Trois états, avec des zéros. Un robot aspirateur change de pièce chaque minute entre la cuisine C, le salon S et le bureau B, selon le graphe ci-dessous.

0,50,30,50,60,50,20,4CSB

Dans l’ordre (C;S;B) : P=(0,50,500,30,20,500,60,4). Il n’y a pas d’arc entre C et B : p13=p31=0. Chaque ligne somme à 1 : 0,5+0,5+0=1, 0,3+0,2+0,5=1 et 0+0,6+0,4=1. Les colonnes n’ont aucune raison de sommer à 1 : la première donne 0,5+0,3+0=0,8.

Réflexe — J’écris l’ordre des états, puis je remplis P ligne par ligne : une ligne = un état de départ et toutes les flèches qui en partent ; une flèche absente donne 0 ; la boucle se complète par le complément à 1. Je contrôle que chaque ligne somme à 1.

Attention — pij est la probabilité d’aller de i vers j : p21 part de l’état 2. Une matrice dont les colonnes somment à 1 mais pas les lignes n’est pas une matrice de transition : c’est sans doute la transposée, écrite en inversant départ et arrivée.

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Distribution après n transitions : πₙ₊₁ = πₙP et Pⁿ

Ce qu’il faut savoir

Distribution. La loi de Xn s’écrit comme une matrice ligne : πn=(p(Xn=1)p(Xn=2)) pour deux états (trois coefficients pour trois états). Ses coefficients sont positifs, de somme 1. π0 est la distribution initiale.

Relation de récurrence. Pour tout n∈ℕ : πn+1=πnP.

Théorème 1 (démonstration exigible). Pour tout n∈ℕ, πn=π0Pn : c’est la distribution après n transitions.

Théorème 2 (démonstration exigible). Le coefficient (i;j) de Pn est la probabilité de passer de l’état i à l’état j en n transitions : (Pn)ij=p(X0=i)(Xn=j). En particulier, Pn est encore une matrice de transition : chaque ligne somme à 1.

Exemples

Pourquoi πn+1=πnP (trois états). Les événements (Xn=1), (Xn=2) et (Xn=3) forment une partition. D’après la formule des probabilités totales, pour chaque état j : p(Xn+1=j)=p(Xn=1)p1j +p(Xn=2)p2j +p(Xn=3)p3j (un terme où p(Xn=i)=0 est simplement nul). C’est le produit de la ligne πn par la colonne j de P, donc le coefficient j de πnP.

Démonstration du théorème 1. Pour tout n∈ℕ, on note 𝒫(n) : « πn=π0Pn ». Initialisation : P0=I et π0I=π0, donc 𝒫(0) est vraie. Hérédité : si πk=π0Pk pour un entier k, alors πk+1=πkP =(π0Pk)P =π0Pk+1 par associativité du produit matriciel. Conclusion : par récurrence, πn=π0Pn pour tout n∈ℕ.

Démonstration du théorème 2. Supposons que la chaîne parte de l’état i : la distribution initiale π0 a un 1 en position i et des 0 ailleurs. Le produit π0Pn est alors la ligne i de Pn. D’après le théorème 1, c’est πn : son coefficient j est la probabilité d’être en j à l’étape n sachant le départ en i, soit (Pn)ij=p(X0=i)(Xn=j). Comme πn est une distribution, chaque ligne de Pn somme à 1.

Calcul. Avec la matrice des lancers de Hugo, P=(0,850,150,550,45), et un premier lancer réussi, π0=(10) : π1=(0,850,15), puis π2=π1P, de premier coefficient 0,85×0,85+0,15×0,55 =0,7225+0,0825 =0,805 : π2=(0,8050,195).

P2=(0,8050,1950,7150,285) : sa première ligne redonne π2 (départ en R). Son coefficient (2;1), 0,55×0,85+0,45×0,55 =0,4675+0,2475 =0,715, est la probabilité de réussir un lancer sachant que le lancer tiré deux coups plus tôt a été raté.

Réflexe — La distribution est une ligne placée à gauche : πn+1=πnP. Pour un départ connu dans l’état i, je lis directement la ligne i de Pn (à la calculatrice pour les grandes puissances). Je contrôle que la somme des coefficients vaut 1.

Attention — Pπn n’a pas de sens : une matrice carrée ne se multiplie pas à droite par une matrice ligne. Et le coefficient (i;j) de Pn n’est pas (pij)n : (P2)21=0,715 alors que 0,552=0,3025.

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Distribution invariante

Ce qu’il faut savoir

Définition. Une distribution π (matrice ligne à coefficients positifs de somme 1) est invariante (on dit aussi : état stable) si πP=π. Si π0=π, alors πn=π pour tout n : la loi de Xn ne change plus.

Deux états. Pour P=(1−aab1−b) avec a+b>0, il existe une unique distribution invariante :π=(ba+baa+b).Si a=b=0, alors P=I2 et toute distribution est invariante.

Trois états. On cherche π=(xyz). Le système πP=π fournit trois équations, mais elles sont liées : comme chaque ligne de P somme à 1, leur somme se réduit à x+y+z=x+y+z. On en garde deux et on ajoute la condition x+y+z=1.

Exemples

Démonstration (deux états). On pose π=(x1−x), ce qui intègre la condition de somme. Le premier coefficient de πP vaut (1−a)x+b(1−x). L’égalité πP=π équivaut à (1−a)x+b(1−x)=x, soit b=(a+b)x (le second coefficient donne la même équation, car les deux coefficients de πP somment à 1). Comme a+b>0 : x=ba+b et 1−x=aa+b.

Lancers de Hugo. a=0,15 et b=0,55, donc a+b=0,7 et π=(1114314) ≈(0,7860,214). Vérification : 1114×0,85+314×0,55 =9,35+1,6514 =1114.

Robot aspirateur (trois états). Avec P=(0,50,500,30,20,500,60,4) et π=(xyz), la première équation s’écrit 0,5x+0,3y=x, donc x=0,6y ; la troisième s’écrit 0,5y+0,4z=z, donc z=56y. Avec x+y+z=1 : (0,6+1+56)y =7330y =1, d’où y=3073, x=1873 et z=2573. Vérification sur la deuxième équation, non utilisée : 0,5×1873+0,2×3073+0,6×2573 =9+6+1573 =3073, c’est bien y.

Réflexe — Deux états : je pose π=(x1−x) et une seule équation suffit. Trois états : deux équations de πP=π, plus x+y+z=1, puis je vérifie avec la troisième. Je garde des fractions jusqu’au bout.

Attention — Sans la condition x+y+z=1, le système πP=π a une infinité de solutions, dont (000) : ce n’est pas une erreur de calcul, c’est la condition oubliée. Et l’on résout πP=π avec une ligne à gauche, pas PX=X avec une colonne.

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Évolution à long terme : convergence

Ce qu’il faut savoir

Deux états : la suite des distributions. Avec P=(1−aab1−b) et πn=(xn1−xn), la relation πn+1=πnP donne xn+1=(1−a)xn+b(1−xn), soit xn+1=(1−a−b)xn+b : une suite arithmético-géométrique de raison q=1−a−b (c’est p11−p21), de point fixe ℓ=ba+b.

Propriété. Si 0<a+b<2 (c’est le cas dès que tous les coefficients de P sont strictement positifs), alors −1<q<1 : xn=ℓ+(x0−ℓ)qn tend vers ℓ, et la suite (πn) converge vers l’unique distribution invariante, quelle que soit π0. Les deux lignes de Pn tendent alors vers cette distribution.

Cas exclus. Si a+b=0, P=I2 et la distribution ne bouge pas. Si a+b=2, P=(0110) : le système change d’état à chaque étape et (πn) alterne entre deux valeurs, sauf si π0=(0,50,5).

Trois états (résultat admis, rappelé par l’énoncé). Si P, ou l’une de ses puissances, a tous ses coefficients strictement positifs, alors (πn) converge vers l’unique distribution invariante, quelle que soit π0.

Seuil. Avec la forme explicite, ou avec une boucle « tant que », on trouve le premier rang à partir duquel πn est proche de sa limite à une précision donnée.

Exemples

Lancers de Hugo. a=0,15 et b=0,55, donc xn+1=0,3xn+0,55, de point fixe ℓ=0,550,7 =1114. Premier lancer réussi : x0=1 et x0−ℓ=314, d’où xn=1114+314×0,3n. Contrôle : x2=1114+314×0,09 =11,2714 =0,805. Comme −1<0,3<1, limxn=1114 : (πn) converge vers (1114314) et les deux lignes de Pn tendent vers cette distribution. Au bout de nombreux lancers, l’issue du premier n’a plus d’influence.

Seuil. Premier rang n tel que xn<0,79 : 314×0,3n <0,79−1114 =0,0614, soit 0,3n<0,02. Or 0,33=0,027 et 0,34=0,0081 ; comme la suite (0,3n) est décroissante, le premier rang est n=4. Le programme ci-dessous donne le même résultat :

def seuil(s):
    n = 0
    x = 1
    while x >= s:
        x = 0.3 * x + 0.55
        n = n + 1
    return n

L’appel seuil(0.79) renvoie 4.

Sans convergence. Avec P=(0110) et π0=(0,20,8) : π1=(0,80,2), π2=π0, et ainsi de suite. La distribution (0,50,5) est invariante, mais (πn) ne converge pas.

Réflexe — J’écris la relation sur le premier coefficient, xn+1=qxn+p21 avec q=p11−p21, je trouve le point fixe, la suite auxiliaire et la forme explicite, puis je conclus avec −1<q<1. À trois états, je cite le résultat admis en vérifiant son hypothèse (coefficients strictement positifs).

Attention — Une distribution invariante peut exister sans que (πn) converge (exemple ci-dessus) : il faut vérifier l’hypothèse. À l’inverse, une raison q négative n’empêche pas la convergence : xn oscille autour de ℓ en s’en rapprochant.

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Pour aller plus loin

Matrices. Produit, puissances et matrice identité : chapitre Définition et opérations. Les suites de matrices colonnes Un+1=AUn+C et leur état stable : chapitre Suites de matrices ; ici, la distribution est une matrice ligne et le produit se fait à droite.

Graphes. Graphe orienté, chemins et connexité : chapitre Vocabulaire et propriétés. Dans un graphe non pondéré, le coefficient (i;j) de Mn compte les chemins de longueur n : chapitre Matrice d’adjacence et chemins ; ici, celui de Pn est une probabilité.

Suites. Limite de qn et suites arithmético-géométriques : chapitre Limites de suites de spécialité. Probabilités conditionnelles et formule des probabilités totales : chapitre Probabilités conditionnelles de 1re.

Pour aller plus loin. Le classement des pages web par l’algorithme PageRank, décrit en 1998 par Sergey Brin et Lawrence Page, modélise un internaute qui suit au hasard un lien de la page où il se trouve ou, de temps en temps, saute vers une page quelconque : l’importance d’une page est son coefficient dans la distribution invariante. Le résultat admis à trois états se démontre dans l’enseignement supérieur.

Histoire. Le mathématicien russe Andreï Markov (1856-1922) a introduit ces chaînes en 1906 ; en 1913, il les a appliquées à la succession des voyelles et des consonnes dans Eugène Onéguine, le roman en vers de Pouchkine.

À retenir
  • Arbre entre l’étape n et l’étape n+1 et probabilités totales : an+1=(α−β)an+β ; suite arithmético-géométrique : ℓ=qℓ+r, (un−ℓ) géométrique de raison q.
  • Matrice de transition : pij = probabilité de passer de i à j ; ligne = départ, colonne = arrivée ; chaque ligne somme à 1.
  • πn+1=πnP (probabilités totales), πn=π0Pn (récurrence) ; (Pn)ij = probabilité de passer de i à j en n transitions.
  • Distribution invariante : πP=π et somme des coefficients égale à 1 ; à deux états, π=(ba+baa+b).
  • Deux états avec 0<a+b<2 : xn+1=(1−a−b)xn+b, et (πn) converge vers la distribution invariante quelle que soit π0 ; un invariant qui existe ne garantit pas la convergence.

Questions fréquentes

Comment obtenir une relation de récurrence avec un arbre pondéré ?

On dessine l’arbre entre l’étape n et l’étape n + 1 : au premier niveau aₙ et 1 − aₙ, au second les probabilités conditionnelles de passage. La formule des probabilités totales donne aₙ₊₁ = αaₙ + β(1 − aₙ), une suite arithmético-géométrique.

Comment écrire la matrice de transition d’une chaîne de Markov ?

On fixe l’ordre des états. La ligne i contient les probabilités de passer de l’état i vers chaque état, dans cet ordre ; une flèche absente donne 0 et la boucle se complète à 1. Chaque ligne somme à 1, pas les colonnes.

Comment calculer la distribution après n transitions ?

La distribution est une matrice ligne : πₙ₊₁ = πₙP, et par récurrence πₙ = π₀Pⁿ. Le coefficient (i ; j) de Pⁿ est la probabilité de passer de l’état i à l’état j en n transitions : c’est une démonstration exigible.

Comment trouver la distribution invariante d’une chaîne de Markov ?

On résout πP = π en ajoutant la condition « somme des coefficients égale à 1 ». À deux états, π = (x 1 − x) et une équation suffit : x = b/(a + b). À trois états, on garde deux équations du système et la condition x + y + z = 1.

La distribution d’une chaîne de Markov converge-t-elle toujours ?

Non. À deux états, elle converge vers la distribution invariante dès que 0 < a + b < 2, par exemple si tous les coefficients de P sont strictement positifs. Avec P = (0 1 ; 1 0), une distribution invariante existe mais πₙ alterne et ne converge pas.

Bloqué sur ce chapitre ?

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