Géographie — Thème 5 : La puissance américaine face aux défis mondiaux et aux contestations dans les Amériques
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Exercice 1 — Composition : La puissance américaine dans le monde depuis 1991
Plan détaillé attendu :
Introduction : Accroche (contexte post-1991, chute de l'URSS) → définition de l'hyperpuissance (Védrine, 1999) → annonce du plan.
I. Les États-Unis, une hyperpuissance sans rival (1991-début XXIe s.)
• Hard power : 1er budget militaire mondial (≈40 % des dépenses mondiales), 800 bases, 11 porte-avions, OTAN (32 membres) ; sanctions économiques (Iran, Cuba).
• Puissance économique : 1er PIB mondial, dollar = monnaie de réserve internationale (60 % des réserves), Wall Street.
• Soft power : Hollywood (70 % du marché mondial), GAFAM, universités (8/10 au classement de Shanghai), langue anglaise, modèle démocratique libéral.
II. Une puissance de plus en plus contestée
• Contestations étatiques : Chine (2e puissance économique, Route de la Soie, mer de Chine), Russie (Ukraine, Syrie), BRICS (alternative à l'ordre libéral américain).
• Contestations non étatiques : terrorisme (11 septembre 2001, Al-Qaïda, Daech), anti-américanisme mondial.
• Limites du hard power : guerres d'Irak (2003-2011) et d'Afghanistan (2001-2021) sans victoire politique ; unilatéralisme (invasion Irak sans mandat ONU).
• Crises internes : polarisation politique, attaque du Capitole (2021), déclin de l'image démocratique.
III. Les États-Unis face aux résistances dans les Amériques
• Hégémonie héritée : doctrine Monroe (1823), ALENA/ACEUM, interventions historiques (Chili 1973).
• Résistances : Cuba (embargo depuis 1962), « socialisme du XXIe siècle » (Chávez, ALBA), montée de la Chine en Amérique latine.
Conclusion : Les États-Unis restent la première puissance mondiale, mais dans un monde en transition vers la multipolarité. Le 'moment unipolaire' s'efface au profit d'un ordre international plus disputé.
Exercice 2 — Analyse de document : le soft power américain en question
Corrigé détaillé :
Question 1 (thèse et évolution) : La thèse est que le soft power culturel américain est en déclin relatif, non par effondrement brutal mais par concurrence croissante d'autres cultures populaires mondiales. Le document souligne que la culture américaine n'est plus vécue comme un modèle attractif universel, mais de plus en plus comme une domination imposée. Le soft power américain est donc contesté par une mondialisation culturelle qui produit de nouveaux centres (Corée du Sud, Inde, Brésil…).
Question 2 (concurrences au soft power américain) : Exemples attendus :
• Bollywood (industrie cinématographique indienne, 1re mondiale en nombre de films produits), capte un large public en Asie du Sud, Afrique, diaspora indienne mondiale.
• K-pop et séries coréennes (Korean Wave ou Hallyu) : BTS, Blackpink, Squid Game (Netflix, 2021) — phénomène mondial qui concurrence la culture américaine en Asie et en Occident.
• Telenovelas latino-américaines exportées mondialement.
• Soft power chinois : Confucius Institutes, médias d'État (CGTN), investissements culturels.
• Soft power français : langue, gastronomie, mode (classée patrimoine immatériel de l'UNESCO).
Question 3 (distinction produits culturels / valeurs politiques) : Cette distinction est essentielle : on peut consommer des produits américains (films, musique, fast-food) sans adhérer aux valeurs politiques américaines (démocratie libérale, interventionnisme). La guerre d'Irak (2003), Guantanamo, ou les révélations Snowden (2013) ont décrédibilisé les valeurs américaines tout en laissant intact l'attrait culturel. Le soft power politique est donc plus fragile que le soft power culturel.
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