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Enseignement scientifique · Classe de Terminale

Les modifications du climat

Effet de serre, bilan radiatif, rétroactions, conséquences du réchauffement et leviers d'action (programme de Tle, thème « Science, climat et société »).

À propos de cette page
Cette évaluation sur « Les modifications du climat » en terminale permet de faire le point sur ses connaissances en enseignement scientifique, comme lors d'un véritable contrôle. Elle suit le programme officiel de terminale et propose plusieurs exercices notés sur 20, avec un corrigé détaillé. Au programme : Le bilan radiatif de la Terre, L'effet de serre et les gaz à effet de serre, L'intensification anthropique de l'effet de serre, L'albédo et les rétroactions climatiques. Travaille seul, chronomètre-toi, puis compare tes réponses au corrigé pour identifier les points à revoir. Parfait pour mesurer ses progrès et réviser efficacement. Évaluation gratuite conçue par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de terminale en enseignement scientifique.
Évaluation finale · Niveau difficile · Durée 60 min · Noté sur 20
60:00

Évaluation complète de fin de chapitre, tout en niveau difficile. Travaille seul et sans aide, puis vérifie tes réponses avec le corrigé détaillé dépliable en bas de page.

Exercice 1 — Bilan radiatif et effet de serre

/ 4 pts
  1. Définis le bilan radiatif de la Terre et explique ce qui se passe lorsqu'il est équilibré.
  2. Explique le mécanisme de l'effet de serre en distinguant le rayonnement reçu du Soleil et celui réémis par la surface.
  3. Pourquoi affirme-t-on que l'effet de serre est naturel et indispensable, et que le problème actuel est son intensification ?

Exercice 2 — Raisonnement sur document : rétroaction de l'albédo

/ 5 pts
  1. Document : « En Arctique, la surface de la banquise d'été a fortement diminué depuis 40 ans. Là où la glace blanche (albédo ≈ 0,8) a disparu, l'océan sombre (albédo ≈ 0,1) est désormais exposé au Soleil pendant l'été. » À partir des valeurs d'albédo du document, compare l'énergie absorbée par la glace et par l'océan exposé.
  2. Décris la boucle de rétroaction qui s'enclenche et précise si elle est positive ou négative.
  3. En t'appuyant sur ce mécanisme, explique pourquoi l'Arctique se réchauffe plus vite que la moyenne du globe.

Exercice 3 — Conséquences et inertie du système climatique

/ 5 pts
  1. Cite deux conséquences observées du réchauffement et explique brièvement le mécanisme de chacune.
  2. Définis l'inertie climatique et donne ses deux causes principales.
  3. Le niveau marin continuerait de monter pendant des siècles même si les émissions cessaient aujourd'hui. Explique ce constat en mobilisant la notion d'inertie.

Exercice 4 — Analyse de documents : intensité de l'effet de serre humain

/ 4 pts
  1. Document 1 : la concentration en CO₂ est passée d'environ 285 ppm en 1850 à plus de 414 ppm en 2020. Document 2 : depuis 1750, les GES d'origine humaine ont créé un forçage radiatif positif d'environ +2,7 W·m⁻². Montre que ces deux documents décrivent un même phénomène vu sous deux angles différents.
  2. Document 3 : la température moyenne mondiale a augmenté d'environ +1,1 °C depuis l'ère préindustrielle. Relie cette hausse au forçage radiatif positif du document 2.
  3. Rédige une courte synthèse argumentée (3 à 4 phrases) reliant émissions humaines, intensification de l'effet de serre et réchauffement, à partir des trois documents.

Exercice 5 — Leviers d'action : atténuation et adaptation

/ 2 pts
  1. Distingue précisément l'atténuation de l'adaptation, en donnant un exemple de chaque.
  2. Explique pourquoi, à cause de l'inertie climatique, ces deux stratégies sont nécessaires et complémentaires.
Corrigé détaillé

Exercice 1 — Bilan radiatif et effet de serre
Corrigé :
Le bilan radiatif est la différence entre l'énergie solaire absorbée par la planète et l'énergie infrarouge qu'elle renvoie vers l'espace. Quand il est équilibré, ces deux flux sont égaux et la température moyenne reste stable. (1,5 pt)
La Terre reçoit du Soleil un rayonnement visible qui traverse l'atmosphère et chauffe la surface. La surface, plus froide, réémet de l'infrarouge. Les gaz à effet de serre absorbent cet infrarouge et le réémettent dans toutes les directions, dont une partie vers le sol, ce qui réchauffe la basse atmosphère et la surface. (1,5 pt)
L'effet de serre naturel maintient la température moyenne à environ +15 °C au lieu de −18 °C : sans lui, la Terre serait gelée et inhabitable. Le problème actuel n'est donc pas l'effet de serre lui-même mais son intensification par l'ajout de GES d'origine humaine, qui déséquilibre le bilan radiatif vers un réchauffement. (1 pt)

Exercice 2 — Raisonnement sur document : rétroaction de l'albédo
Corrigé :
La glace réfléchit environ 80 % du rayonnement solaire (albédo 0,8) et n'en absorbe donc que ~20 %. L'océan sombre ne réfléchit qu'environ 10 % (albédo 0,1) et en absorbe ~90 %. Là où la glace disparaît, l'absorption d'énergie solaire est donc bien plus forte (environ 90 % contre 20 %). (1,5 pt)
Le réchauffement fait fondre la banquise ; l'océan sombre exposé absorbe davantage d'énergie, ce qui réchauffe encore la région et fait fondre encore plus de glace. Chaque étape renforce la précédente : il s'agit d'une rétroaction positive (rétroaction de l'albédo). (2 pt)
En Arctique, cette rétroaction de l'albédo amplifie localement le réchauffement : la perte de glace accroît l'absorption d'énergie sur place. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'Arctique se réchauffe nettement plus vite que la moyenne mondiale (amplification arctique). (1,5 pt)

Exercice 3 — Conséquences et inertie du système climatique
Corrigé :
Deux conséquences parmi : (a) l'élévation du niveau des mers, due à la dilatation thermique de l'eau et à la fonte des glaces continentales ; (b) l'acidification des océans, due à l'absorption de CO₂ qui abaisse le pH de l'eau de mer ; (c) la multiplication des événements extrêmes (canicules, sécheresses). On attend deux exemples avec mécanisme. (2 pt)
L'inertie climatique est le retard de la réponse du climat à une perturbation. Ses deux causes principales sont l'inertie thermique des océans (qui stockent et restituent lentement la chaleur) et la longue durée de vie du CO₂ dans l'atmosphère (des siècles). (1,5 pt)
Même à émissions nulles, le CO₂ déjà émis reste présent des siècles et les océans, qui se réchauffent lentement, continuent d'absorber de la chaleur et de se dilater ; les calottes glaciaires fondent avec retard. Le réchauffement et la montée des eaux se prolongent donc longtemps après l'arrêt des émissions : c'est une manifestation de l'inertie. (1,5 pt)

Exercice 4 — Analyse de documents : intensité de l'effet de serre humain
Corrigé :
Le document 1 décrit l'augmentation de la concentration en GES (CO₂) ; le document 2 traduit l'effet énergétique de cette augmentation : un forçage radiatif positif. C'est le même phénomène : plus de GES → plus d'infrarouge piégé → déséquilibre du bilan radiatif (forçage positif). Les deux documents décrivent l'intensification de l'effet de serre, l'un par la cause (concentration), l'autre par l'effet énergétique (forçage). (2 pt)
Un forçage radiatif positif signifie que la Terre conserve plus d'énergie qu'elle n'en renvoie ; ce surplus d'énergie fait monter la température jusqu'à un nouvel équilibre. La hausse observée de +1,1 °C (doc 3) est la conséquence directe de ce forçage : elle traduit la réponse de la température au déséquilibre énergétique. (1 pt)
Synthèse : les activités humaines ont augmenté la concentration en CO₂ de 285 à plus de 414 ppm (doc 1), ce qui a intensifié l'effet de serre et créé un forçage radiatif positif d'environ +2,7 W·m⁻² (doc 2). Ce déséquilibre énergétique a fait augmenter la température moyenne d'environ +1,1 °C (doc 3). La chaîne émissions humaines → intensification de l'effet de serre → forçage positif → réchauffement est ainsi cohérente et établie. (1 pt)

Exercice 5 — Leviers d'action : atténuation et adaptation
Corrigé :
L'atténuation agit sur les causes du réchauffement en réduisant les émissions de GES ou en augmentant les puits de carbone (ex. développer les énergies renouvelables, reboiser). L'adaptation agit sur les conséquences déjà inévitables en réduisant la vulnérabilité (ex. construire des digues, mettre en place un plan canicule). (1 pt)
À cause de l'inertie (océans, durée de vie du CO₂), une partie du réchauffement futur est déjà engagée : il faut donc s'adapter même si l'on réduit fortement les émissions. Mais sans atténuation, le réchauffement de long terme serait si élevé que l'adaptation finirait par être dépassée. Les deux stratégies sont donc nécessaires et complémentaires. (1 pt)

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