← Retour aux ressources
Enseignement scientifique · Classe de Terminale

La biodiversité et l'évolution

Mesurer la biodiversité, comprendre les mécanismes de l'évolution et l'érosion actuelle du vivant — thème « Science, climat et société » (programme d'enseignement scientifique de Tle générale)

À propos de cette page
Cette évaluation sur « La biodiversité et l'évolution » en terminale permet de faire le point sur ses connaissances en enseignement scientifique, comme lors d'un véritable contrôle. Elle suit le programme officiel de terminale et propose plusieurs exercices notés sur 20, avec un corrigé détaillé. Au programme : Définir et mesurer la biodiversité, La biodiversité, une grandeur qui varie dans le temps, Les forces évolutives : mutation, sélection, dérive, migration, La sélection naturelle, moteur de l'adaptation. Travaille seul, chronomètre-toi, puis compare tes réponses au corrigé pour identifier les points à revoir. Parfait pour mesurer ses progrès et réviser efficacement. Évaluation gratuite conçue par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de terminale en enseignement scientifique.
Évaluation finale · Niveau difficile · Durée 60 min · Noté sur 20
60:00

Évaluation complète de fin de chapitre, tout en niveau difficile. Travaille seul et sans aide, puis vérifie tes réponses avec le corrigé détaillé dépliable en bas de page.

Exercice 1 — Échelles et mesure de la biodiversité

/ 4 pts

Réponds aux questions en mobilisant les notions du cours.

  1. Définis la biodiversité et cite ses trois échelles. (2 pts)
  2. Deux étangs abritent chacun 5 espèces de poissons. Dans l'étang X, les effectifs sont 20/20/20/20/20 ; dans l'étang Y, ils sont 96/1/1/1/1. Lequel est le plus biodivers ? Justifie en t'appuyant sur la notion d'abondance relative. (2 pts)

Exercice 2 — Raisonnement sur un document : adaptation des bactéries aux antibiotiques

/ 5 pts

Exploite le document pour répondre par un raisonnement scientifique rigoureux.

  1. Document. On cultive une population de bactéries puis on ajoute un antibiotique. Une mutation préexistante rend quelques bactéries résistantes. On suit la proportion de bactéries résistantes au fil des générations :
  2. Décris l'évolution de la proportion de bactéries résistantes au cours des générations. (1,5 pt)
  3. Identifie la force évolutive responsable et justifie qu'elle n'est PAS aléatoire. (2 pts)
  4. Précise l'origine de l'allèle de résistance : a-t-il été créé par l'antibiotique ? Justifie. (1,5 pt)

Exercice 3 — Calcul et interprétation avec Hardy-Weinberg

/ 5 pts

Appuie chaque réponse sur un calcul justifié.

  1. Dans une grande population à l'équilibre, l'albinisme (récessif) touche 1 individu sur 10 000. Calcule la fréquence $q$ de l'allèle responsable, puis $p$. (2 pts)
  2. Calcule la proportion attendue de porteurs sains (hétérozygotes) dans cette population. (1,5 pt)
  3. On observe que la fréquence des albinos est nettement plus élevée que prévu dans un petit village isolé. Propose une explication évolutive. (1,5 pt)

Exercice 4 — L'érosion de la biodiversité : analyse de documents

/ 3 pts

Croise les informations des deux documents pour répondre.

  1. Document 1. Le taux d'extinction actuel des espèces est estimé 100 à 1000 fois supérieur au taux naturel de fond.
    Document 2. Causes des extinctions récentes (part des espèces menacées affectées) :
  2. À partir des deux documents, montre que l'érosion actuelle se distingue des variations naturelles passées de la biodiversité. (3 pts)

Exercice 5 — Synthèse argumentée

/ 3 pts

Rédige une réponse organisée d'une dizaine de lignes.

  1. « Préserver la diversité génétique d'une population est aussi important que préserver le nombre d'espèces. » En mobilisant les notions d'évolution (sélection naturelle, dérive génétique, services écosystémiques), discute cette affirmation dans une courte synthèse argumentée. (3 pts)
Corrigé détaillé

Exercice 1 — Échelles et mesure de la biodiversité
Q1. La biodiversité est l'ensemble de la diversité du vivant. Elle s'apprécie à trois échelles : la diversité des écosystèmes, la diversité spécifique (les espèces) et la diversité génétique (les allèles au sein d'une espèce). (0,5 pt pour la définition + 0,5 pt par échelle)
Q2. L'étang X est le plus biodivers. À richesse spécifique égale (5 espèces dans les deux), il faut tenir compte de l'abondance relative : dans X les espèces sont équitablement représentées (20 % chacune), tandis que dans Y une seule espèce domine massivement (96 %). Une communauté équilibrée est considérée comme plus diverse qu'une communauté déséquilibrée. (1 pt pour le choix de X, 1 pt pour la justification par l'équitabilité)

Exercice 2 — Raisonnement sur un document : adaptation des bactéries aux antibiotiques
Q1. La proportion de bactéries résistantes passe de 2 % à G0 à 99 % à G10 : elle augmente fortement et de façon continue, avec une croissance d'abord lente puis rapide, jusqu'à la quasi-totalité de la population. (1,5 pt)
Q2. La force responsable est la sélection naturelle. En présence d'antibiotique, les bactéries résistantes survivent et se reproduisent, alors que les sensibles sont éliminées : l'allèle de résistance est favorisé de façon orientée par l'environnement (la pression de l'antibiotique). Ce n'est donc pas du hasard mais un avantage de survie/reproduction, ce qui caractérise la sélection naturelle, par opposition à la dérive (aléatoire). (1 pt pour l'identification, 1 pt pour la justification du caractère non aléatoire)
Q3. Non, l'antibiotique n'a pas créé l'allèle : le document précise que la mutation conférant la résistance préexistait à l'ajout de l'antibiotique. La mutation (aléatoire) crée l'allèle ; l'antibiotique ne fait que sélectionner les bactéries qui le possèdent déjà. Confondre les deux reviendrait à la conception fausse d'une adaptation « à la demande ». (1,5 pt)

Exercice 3 — Calcul et interprétation avec Hardy-Weinberg
Q1. Les albinos sont homozygotes récessifs : $q^2 = \dfrac{1}{10000} = 0{,}0001$, donc $q = \sqrt{0{,}0001} = 0{,}01$. On en déduit $p = 1 - q = 0{,}99$. (1 pt pour q, 1 pt pour p)
Q2. Porteurs sains (hétérozygotes) : $2pq = 2 \times 0{,}99 \times 0{,}01 = 0{,}0198 \approx 0{,}02$, soit environ 2 % de la population (≈ 1 individu sur 50). (1,5 pt)
Q3. Dans un petit village isolé, la population est de petite taille et peu d'échanges avec l'extérieur : la dérive génétique y est intense et a pu augmenter par hasard la fréquence de l'allèle ; de plus, le faible nombre d'individus et les unions entre apparentés (écart à la panmixie) augmentent la proportion d'homozygotes, donc d'albinos. On peut aussi évoquer un effet fondateur si le village descend de quelques fondateurs porteurs de l'allèle. (1,5 pt)

Exercice 4 — L'érosion de la biodiversité : analyse de documents
On attend un raisonnement croisant les deux documents.
• Le document 1 indique un taux d'extinction 100 à 1000 fois plus élevé que le taux naturel : l'érosion actuelle est donc d'une rapidité exceptionnelle, là où les variations passées se faisaient sur des millions d'années. (1 pt)
• Le document 2 montre que les principales causes (destruction d'habitats, surexploitation, espèces invasives, pollution) sont d'origine humaine ; le climat — lui aussi en partie modifié par l'Homme — n'est qu'une cause parmi d'autres. (1 pt)
• Conclusion : par sa vitesse et son origine anthropique, l'érosion actuelle constitue une « sixième crise d'extinction » distincte des fluctuations naturelles lentes et d'origine non humaine du passé. (1 pt)

Exercice 5 — Synthèse argumentée
Éléments attendus dans une synthèse organisée (introduction – arguments – conclusion) :
• La diversité génétique (variété des allèles dans une espèce) constitue un réservoir d'adaptation : c'est sur cette variabilité que peut agir la sélection naturelle lorsque l'environnement change (nouvelle maladie, réchauffement). Une population génétiquement diverse a plus de chances de contenir des allèles favorables et donc de survivre. (1 pt)
• À l'inverse, une faible diversité (population réduite) rend l'espèce vulnérable : la dérive génétique y est forte et appauvrit encore le patrimoine génétique, augmentant le risque d'extinction. Préserver les grandes populations connectées (corridors → flux de gènes) limite ce risque. (1 pt)
• Enfin, biodiversité spécifique et génétique sont complémentaires : les espèces rendent des services écosystémiques (pollinisation, régulation), mais la persistance de chaque espèce dépend de sa diversité génétique interne. Préserver l'une sans l'autre est insuffisant : l'affirmation est donc justifiée. (1 pt pour la conclusion nuancée)

Continuer ce chapitre
Autres chapitres
Bloqué sur ce chapitre ?

Cours particuliers de enseignement scientifique à Marseille, en présentiel ou à distance — un prof qui s'adapte à ton rythme et reprend ce qui coince.

Réserver un 1er cours → Voir les tarifs