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Lycée · Terminale · EMC

La vie, la mort et les questions éthiques

Bioéthique, dignité de la personne, début et fin de vie : comment le droit encadre-t-il les progrès des sciences du vivant ? — thème « La bioéthique » (programme d'EMC de Tle générale)

À propos de cette page
Ce QCM sur « La vie, la mort et les questions éthiques » en terminale teste tes connaissances en emc de manière interactive. Les questions, classées par niveau (facile, moyen, difficile), respectent le programme officiel de terminale. Au programme : Qu'est-ce que la bioéthique ?, La dignité de la personne humaine, principe fondateur, Les grands principes du droit de la bioéthique, Les lois de bioéthique : une construction qui évolue. À chaque réponse, une explication détaillée t'aide à comprendre tes erreurs et à mémoriser l'essentiel. Idéal pour s'auto-évaluer rapidement, réviser avant un contrôle ou consolider ses acquis. Quiz gratuit conçu par un professeur particulier à Marseille pour progresser en emc en terminale.

Choisis ton niveau. Questions et réponses mélangées à chaque partie. Bonne chance !

Les 36 questions du QCM en version texte

Pour réviser sans écran ou imprimer : chaque question avec ses propositions ; la bonne réponse et son explication se déplient.

Niveau facile — 12 questions
  1. Que désigne le mot « bioéthique » ?

    • A. L'étude des écosystèmes
    • B. La réflexion morale et juridique sur les progrès de la médecine et du vivant
    • C. Une branche de l'économie
    • D. La biologie cellulaire
    Réponse

    B. La réflexion morale et juridique sur les progrès de la médecine et du vivant — La bioéthique étudie les problèmes moraux et juridiques posés par les progrès de la biologie et de la médecine.

  2. Quel principe affirme que tout être humain a une valeur inconditionnelle ?

    • A. La rentabilité
    • B. La dignité de la personne humaine
    • C. La popularité
    • D. La performance
    Réponse

    B. La dignité de la personne humaine — La dignité humaine pose que chaque personne est une fin en soi, jamais un simple moyen.

  3. En France, peut-on vendre légalement l'un de ses organes ?

    • A. Oui, librement
    • B. Non, le corps humain est hors du commerce
    • C. Oui, avec une taxe
    • D. Seulement à l'étranger
    Réponse

    B. Non, le corps humain est hors du commerce — Le principe de non-patrimonialité interdit la vente du corps et de ses éléments.

  4. En quelle année ont été votées les premières lois de bioéthique en France ?

    • A. 1968
    • B. 1994
    • C. 2010
    • D. 2021
    Réponse

    B. 1994 — Les premières lois de bioéthique datent de 1994, puis ont été révisées (2004, 2011, 2021).

  5. Avant tout acte médical, que doit recueillir le médecin ?

    • A. L'avis du maire
    • B. Le consentement libre et éclairé du patient
    • C. Une autorisation de la police
    • D. L'accord de l'assurance
    Réponse

    B. Le consentement libre et éclairé du patient — Le consentement libre et éclairé du patient est obligatoire avant tout acte le concernant.

  6. Le don de sang ou d'organe repose en France sur :

    • A. La vente
    • B. La gratuité et le volontariat
    • C. Un tirage au sort
    • D. Une obligation légale payante
    Réponse

    B. La gratuité et le volontariat — Le don est gratuit, anonyme et fondé sur la solidarité, jamais sur l'argent.

  7. Que signifie le sigle PMA ?

    • A. Procréation médicalement assistée
    • B. Protection médicale avancée
    • C. Plan médical annuel
    • D. Programme de mortalité anticipée
    Réponse

    A. Procréation médicalement assistée — La PMA (procréation médicalement assistée) regroupe les techniques d'aide à la procréation.

  8. La GPA (gestation pour autrui) est, en France :

    • A. Autorisée pour tous
    • B. Interdite
    • C. Réservée aux médecins
    • D. Obligatoire
    Réponse

    B. Interdite — La GPA, ou recours à une « mère porteuse », est interdite en France.

  9. Comment s'appelle l'instance qui rend des avis sur les questions d'éthique du vivant ?

    • A. Le CCNE (Comité consultatif national d'éthique)
    • B. Le Conseil constitutionnel
    • C. La Cour des comptes
    • D. Le CSA
    Réponse

    A. Le CCNE (Comité consultatif national d'éthique) — Le CCNE, créé en 1983, rend des avis consultatifs sur les questions bioéthiques.

  10. L'acharnement thérapeutique est aussi appelé :

    • A. Obstination déraisonnable
    • B. Soin palliatif
    • C. Directive anticipée
    • D. Sédation légère
    Réponse

    A. Obstination déraisonnable — La loi parle d'« obstination déraisonnable », qu'elle interdit.

  11. Les soins palliatifs visent surtout à :

    • A. Guérir la maladie
    • B. Soulager la douleur et accompagner le malade
    • C. Accélérer le décès
    • D. Réaliser des recherches
    Réponse

    B. Soulager la douleur et accompagner le malade — Les soins palliatifs soulagent la douleur et accompagnent la personne, sans chercher à guérir.

  12. Dans une argumentation éthique réussie, on attend que l'élève :

    • A. Donne seulement son opinion
    • B. Présente les différents points de vue avant de conclure
    • C. Recopie la loi sans commentaire
    • D. Évite tout exemple
    Réponse

    B. Présente les différents points de vue avant de conclure — Une bonne argumentation envisage les arguments « pour » et « contre » avant une conclusion nuancée.

Niveau moyen — 12 questions
  1. Quel principe interdit qu'on porte atteinte au corps d'une personne sans nécessité ni accord ?

    • A. L'inviolabilité du corps
    • B. La gratuité
    • C. L'anonymat
    • D. La rentabilité
    Réponse

    A. L'inviolabilité du corps — L'inviolabilité du corps protège la personne contre les atteintes non consenties et non nécessaires.

  2. Quelle loi de 2016 encadre la fin de vie ?

    • A. La loi Veil
    • B. La loi Claeys-Leonetti
    • C. La loi Évin
    • D. La loi Neuwirth
    Réponse

    B. La loi Claeys-Leonetti — La loi Claeys-Leonetti (2016) renforce les droits des malades en fin de vie.

  3. Que permet la loi Claeys-Leonetti pour un malade en phase terminale très souffrant ?

    • A. Une euthanasie active
    • B. Une sédation profonde et continue jusqu'au décès
    • C. Un suicide assisté remboursé
    • D. Une obligation de réanimation
    Réponse

    B. Une sédation profonde et continue jusqu'au décès — Elle autorise la sédation profonde et continue pour supprimer une souffrance réfractaire, sans légaliser l'euthanasie.

  4. Qu'est-ce qu'une « directive anticipée » ?

    • A. Un ordre du médecin
    • B. Un document écrit où l'on indique à l'avance les soins acceptés ou refusés
    • C. Une assurance santé
    • D. Une autorisation parentale
    Réponse

    B. Un document écrit où l'on indique à l'avance les soins acceptés ou refusés — Les directives anticipées consignent à l'avance les volontés de la personne sur ses soins de fin de vie.

  5. Quelle réforme la loi de bioéthique de 2021 a-t-elle notamment introduite ?

    • A. L'autorisation de la GPA
    • B. L'ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules
    • C. La vente d'organes
    • D. La fin du consentement
    Réponse

    B. L'ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules — La loi de 2021 a ouvert la PMA à toutes les femmes, tout en maintenant l'interdiction de la GPA.

  6. Le rôle du CCNE dans la fabrique de la loi est de :

    • A. Voter la loi à la place du Parlement
    • B. Rendre des avis qui éclairent le débat et le législateur
    • C. Juger les médecins
    • D. Fixer le budget de la santé
    Réponse

    B. Rendre des avis qui éclairent le débat et le législateur — Le CCNE rend des avis consultatifs ; c'est le Parlement qui vote la loi.

  7. Pourquoi parle-t-on d'un « droit en mouvement » à propos de la bioéthique ?

    • A. Parce qu'il change d'un pays à l'autre uniquement
    • B. Parce que les lois sont révisées régulièrement selon les progrès et les débats
    • C. Parce qu'il n'existe aucune loi
    • D. Parce qu'il est secret
    Réponse

    B. Parce que les lois sont révisées régulièrement selon les progrès et les débats — Les lois de bioéthique sont révisées (1994, 2004, 2011, 2021) : ce qui est interdit peut évoluer.

  8. Le diagnostic préimplantatoire (DPI) est autorisé mais encadré : que vise principalement cet encadrement ?

    • A. Permettre de choisir le sexe par convenance
    • B. Éviter de glisser vers une sélection eugénique des enfants
    • C. Augmenter le nombre de FIV
    • D. Rendre la procédure payante
    Réponse

    B. Éviter de glisser vers une sélection eugénique des enfants — Le DPI sert à détecter une maladie grave, pas à « choisir » un enfant : l'encadrement prévient toute dérive eugénique.

  9. Quelle valeur philosophique des Lumières fonde le principe de dignité (« traiter l'humanité toujours comme une fin ») ?

    • A. L'utilitarisme de Bentham
    • B. La morale kantienne
    • C. Le matérialisme
    • D. Le relativisme
    Réponse

    B. La morale kantienne — Kant énonce que l'on doit traiter l'humanité toujours comme une fin et jamais simplement comme un moyen.

  10. Désigner une « personne de confiance », c'est :

    • A. Nommer son médecin traitant
    • B. Choisir un proche pour porter sa parole si l'on ne peut plus s'exprimer
    • C. Signer un contrat d'assurance
    • D. Donner procuration à un avocat
    Réponse

    B. Choisir un proche pour porter sa parole si l'on ne peut plus s'exprimer — La personne de confiance transmet les volontés du malade s'il devient incapable de s'exprimer.

  11. Pourquoi le don d'organe est-il anonyme et gratuit ?

    • A. Pour faire des économies
    • B. Pour respecter la dignité humaine et éviter de marchander le corps
    • C. Pour accélérer les greffes
    • D. Parce que c'est plus simple administrativement
    Réponse

    B. Pour respecter la dignité humaine et éviter de marchander le corps — Gratuité et anonymat protègent la dignité : le corps humain ne peut être une marchandise.

  12. Laquelle de ces pratiques n'est PAS légalisée en France à la date du cours ?

    • A. La sédation profonde et continue
    • B. Les directives anticipées
    • C. L'euthanasie active
    • D. Les soins palliatifs
    Réponse

    C. L'euthanasie active — L'euthanasie active n'est pas légalisée en France, contrairement à la sédation profonde, aux directives anticipées et aux soins palliatifs.

Niveau difficile — 12 questions
  1. Un patient révoque le consentement qu'il avait donné à un traitement. Que peut faire le médecin ?

    • A. Poursuivre le traitement de force
    • B. Respecter ce refus, car le consentement est révocable à tout moment
    • C. Saisir un juge pour passer outre
    • D. Demander l'avis de l'assurance
    Réponse

    B. Respecter ce refus, car le consentement est révocable à tout moment — Le consentement est libre, éclairé et révocable : le patient peut le retirer, et son refus s'impose.

  2. En quoi la dignité humaine se distingue-t-elle d'un droit que l'on pourrait monnayer ou abandonner ?

    • A. Elle peut se vendre comme un bien
    • B. Elle est inaliénable : on ne peut ni y renoncer ni en être privé
    • C. Elle dépend de la richesse de la personne
    • D. Elle ne s'applique qu'aux adultes
    Réponse

    B. Elle est inaliénable : on ne peut ni y renoncer ni en être privé — La dignité est inaliénable : elle ne se vend pas, ne se perd pas et ne se cède pas, quelles que soient la situation ou la santé de la personne.

  3. Pourquoi affirmer « la science peut le faire, donc on doit le faire » est-il un raisonnement contestable en bioéthique ?

    • A. Parce que la science se trompe toujours
    • B. Parce que la possibilité technique ne fonde pas l'autorisation morale : c'est le rôle de l'éthique de fixer des limites
    • C. Parce que la loi interdit toute science
    • D. Parce que les scientifiques décident seuls
    Réponse

    B. Parce que la possibilité technique ne fonde pas l'autorisation morale : c'est le rôle de l'éthique de fixer des limites — La bioéthique distingue le « pouvoir » technique du « devoir » moral : ce n'est pas parce qu'une chose est possible qu'elle est justifiée.

  4. Un argument « contre » la légalisation de l'euthanasie souvent avancé est :

    • A. Le respect de l'autonomie du patient
    • B. Le risque de pression sur les personnes vulnérables (« pente glissante »)
    • C. La réduction des coûts de santé
    • D. L'augmentation des soins palliatifs
    Réponse

    B. Le risque de pression sur les personnes vulnérables (« pente glissante ») — Le risque que des personnes fragiles se sentent poussées à demander la mort (« pente glissante ») est un argument classique des opposants.

  5. Un argument « pour » la légalisation de l'euthanasie repose surtout sur :

    • A. La mission de soin du médecin
    • B. L'autonomie de la personne et le droit à une mort digne
    • C. L'intérêt financier de l'hôpital
    • D. La protection des vulnérables
    Réponse

    B. L'autonomie de la personne et le droit à une mort digne — Les partisans invoquent l'autonomie individuelle et le droit de chacun à décider de sa fin de vie.

  6. Pourquoi interdit-on en France la modification du génome transmissible à la descendance ?

    • A. Parce que c'est techniquement impossible
    • B. Pour prévenir une dérive eugénique et protéger les générations futures non consentantes
    • C. Parce que c'est trop coûteux
    • D. Parce que cela guérit toutes les maladies
    Réponse

    B. Pour prévenir une dérive eugénique et protéger les générations futures non consentantes — Modifier le génome transmissible engagerait des humains futurs n'ayant pas consenti et ouvrirait la voie à l'eugénisme : c'est interdit.

  7. Une loi de bioéthique résulte d'un processus démocratique. Lequel décrit le mieux cette articulation ?

    • A. Les scientifiques votent la loi
    • B. Avancée scientifique → débat et avis du CCNE → vote du Parlement → loi
    • C. Le CCNE impose ses décisions
    • D. Le médecin décide seul pour la société
    Réponse

    B. Avancée scientifique → débat et avis du CCNE → vote du Parlement → loi — La science propose, le CCNE et les états généraux éclairent, le Parlement débat et vote : la décision est démocratique.

  8. En quoi la sédation profonde et continue diffère-t-elle juridiquement de l'euthanasie ?

    • A. Elle a pour but de donner la mort
    • B. Elle vise à soulager une souffrance réfractaire, pas à provoquer délibérément la mort
    • C. Elle est interdite
    • D. Elle ne concerne que les enfants
    Réponse

    B. Elle vise à soulager une souffrance réfractaire, pas à provoquer délibérément la mort — La sédation soulage la souffrance en phase terminale sans avoir pour finalité de tuer ; l'euthanasie provoque délibérément la mort et n'est pas légalisée.

  9. Pourquoi dit-on que la bioéthique est un enjeu de citoyenneté, et pas seulement médical ?

    • A. Parce que seuls les citoyens sont malades
    • B. Parce que ces choix engagent toute la société et se décident démocratiquement
    • C. Parce que les médecins ne s'y intéressent pas
    • D. Parce que la loi est facultative
    Réponse

    B. Parce que ces choix engagent toute la société et se décident démocratiquement — Les choix bioéthiques engagent des valeurs collectives ; ils relèvent du débat démocratique auquel chaque citoyen peut prendre part.

  10. Un pays voisin (Belgique, Pays-Bas) a légalisé l'euthanasie. Qu'en conclure pour la réflexion éthique ?

    • A. La France a forcément tort
    • B. Il existe plusieurs réponses possibles à un même dilemme selon les valeurs et débats d'une société
    • C. La science y est différente
    • D. La dignité n'y existe pas
    Réponse

    B. Il existe plusieurs réponses possibles à un même dilemme selon les valeurs et débats d'une société — Des sociétés démocratiques peuvent trancher différemment un même dilemme : cela montre que la bioéthique est affaire de choix de valeurs, pas de vérité unique.

  11. Le don d'organe « présumé » (chacun est donneur sauf refus inscrit) illustre quelle tension ?

    • A. Rentabilité contre gratuité
    • B. Solidarité collective contre liberté/consentement individuel
    • C. Science contre religion
    • D. Passé contre avenir
    Réponse

    B. Solidarité collective contre liberté/consentement individuel — Le don présumé met en balance l'intérêt collectif (sauver des vies) et la liberté individuelle de consentir sur son propre corps.

  12. Quel critère distingue une « argumentation » éthique d'une simple « opinion » ?

    • A. La longueur du texte
    • B. La prise en compte explicite du point de vue adverse et l'appui sur des valeurs et le droit
    • C. Le recours à des chiffres
    • D. L'absence de conclusion
    Réponse

    B. La prise en compte explicite du point de vue adverse et l'appui sur des valeurs et le droit — Argumenter, c'est confronter des arguments « pour » et « contre » appuyés sur des valeurs et le droit, puis conclure de façon nuancée — pas seulement affirmer son avis.

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