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Lycée · Terminale · EMC

Intelligence artificielle et éthique numérique

Bioéthique, données personnelles et régulation de l'IA : enjeux civiques du numérique — programme d'EMC Tle (lycée général)

À propos de cette page
Ce QCM sur « Intelligence artificielle et éthique numérique » en terminale teste tes connaissances en emc de manière interactive. Les questions, classées par niveau (facile, moyen, difficile), respectent le programme officiel de terminale. Au programme : Définir l'IA et l'éthique numérique, La bioéthique : principes et lois, IA, santé et corps humain, Données personnelles et vie privée (RGPD). À chaque réponse, une explication détaillée t'aide à comprendre tes erreurs et à mémoriser l'essentiel. Idéal pour s'auto-évaluer rapidement, réviser avant un contrôle ou consolider ses acquis. Quiz gratuit conçu par un professeur particulier à Marseille pour progresser en emc en terminale.

Choisis ton niveau. Questions et réponses mélangées à chaque partie. Bonne chance !

Les 37 questions du QCM en version texte

Pour réviser sans écran ou imprimer : chaque question avec ses propositions ; la bonne réponse et son explication se déplient.

Niveau facile — 13 questions
  1. Que désigne le sigle « IA » ?

    • A. Information automatisée
    • B. Intelligence artificielle
    • C. Innovation appliquée
    • D. Internet avancé
    Réponse

    B. Intelligence artificielle — IA signifie intelligence artificielle : techniques permettant à une machine de simuler des capacités humaines.

  2. Qu'est-ce que l'éthique numérique ?

    • A. Une loi qui interdit Internet
    • B. La réflexion sur les valeurs et règles à respecter dans l'usage du numérique
    • C. Un logiciel antivirus
    • D. Une matière obligatoire à l'université
    Réponse

    B. La réflexion sur les valeurs et règles à respecter dans l'usage du numérique — L'éthique numérique réfléchit aux valeurs (dignité, liberté, vie privée) dans la conception et l'usage des technologies.

  3. Que signifie le sigle « RGPD » ?

    • A. Réseau général de protection des données
    • B. Règlement général sur la protection des données
    • C. Registre des grandes plateformes du droit
    • D. Règle générale des plateformes numériques
    Réponse

    B. Règlement général sur la protection des données — RGPD : Règlement général sur la protection des données, texte européen de 2018.

  4. En quelle année le RGPD est-il entré en application ?

    • A. 2010
    • B. 2014
    • C. 2018
    • D. 2021
    Réponse

    C. 2018 — Le RGPD est entré en application le 25 mai 2018 dans toute l'Union européenne.

  5. Quelle institution française veille au respect de la protection des données personnelles ?

    • A. La CNIL
    • B. Le CSA
    • C. La CNAM
    • D. La CNAF
    Réponse

    A. La CNIL — La CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) veille au respect de la protection des données.

  6. Qu'est-ce qu'une donnée personnelle ?

    • A. Une information publique uniquement
    • B. Toute information se rapportant à une personne identifiée ou identifiable
    • C. Un mot de passe seulement
    • D. Une donnée stockée sur un serveur public
    Réponse

    B. Toute information se rapportant à une personne identifiée ou identifiable — Une donnée personnelle est toute information se rapportant à une personne identifiée ou identifiable.

  7. Qu'étudie la bioéthique ?

    • A. Les questions morales soulevées par la biologie et la médecine
    • B. La biodiversité
    • C. Le recyclage des déchets
    • D. L'économie de la santé
    Réponse

    A. Les questions morales soulevées par la biologie et la médecine — La bioéthique étudie les questions morales soulevées par les progrès de la biologie et de la médecine.

  8. Lequel de ces éléments est un principe de la bioéthique ?

    • A. La rentabilité
    • B. La dignité de la personne humaine
    • C. La vitesse de calcul
    • D. La gratuité des soins privés
    Réponse

    B. La dignité de la personne humaine — La dignité de la personne humaine est un principe fondamental, valeur absolue de la bioéthique.

  9. Qu'est-ce qu'un biais algorithmique ?

    • A. Une panne d'ordinateur
    • B. Une discrimination produite par un système automatisé
    • C. Un virus informatique
    • D. Une erreur de connexion
    Réponse

    B. Une discrimination produite par un système automatisé — Un biais algorithmique est une discrimination produite par un système automatisé selon le genre, l'origine, etc.

  10. Quel droit du RGPD permet de demander la suppression de ses données ?

    • A. Le droit de propriété
    • B. Le droit à l'oubli (effacement)
    • C. Le droit de grève
    • D. Le droit de vote
    Réponse

    B. Le droit à l'oubli (effacement) — Le droit à l'effacement, ou « droit à l'oubli », permet d'obtenir la suppression de ses données.

  11. Une IA générative comme ChatGPT peut-elle produire des informations fausses ?

    • A. Non, elle dit toujours la vérité
    • B. Oui, elle peut « halluciner »
    • C. Non, elle vérifie ses sources automatiquement
    • D. Seulement si on la pirate
    Réponse

    B. Oui, elle peut « halluciner » — Une IA générative peut produire des réponses plausibles mais fausses (« hallucinations ») : il faut vérifier.

  12. De quelle loi française est issue la CNIL ?

    • A. La loi de 1905
    • B. La loi « Informatique et Libertés » de 1978
    • C. Le RGPD de 2018
    • D. La loi de bioéthique de 2021
    Réponse

    B. La loi « Informatique et Libertés » de 1978 — La CNIL est issue de la loi « Informatique et Libertés » de 1978.

  13. Quelle attitude relève de la citoyenneté numérique responsable ?

    • A. Partager toutes ses données sans réfléchir
    • B. Vérifier l'information avant de la diffuser
    • C. Relayer les infox
    • D. Ignorer les conditions d'utilisation
    Réponse

    B. Vérifier l'information avant de la diffuser — Vérifier l'information avant de la diffuser est un comportement de citoyen numérique responsable.

Niveau moyen — 12 questions
  1. Quel règlement européen de 2024 encadre spécifiquement l'intelligence artificielle ?

    • A. Le RGPD
    • B. L'AI Act (règlement sur l'IA)
    • C. Le traité de Lisbonne
    • D. La directive cookies
    Réponse

    B. L'AI Act (règlement sur l'IA) — L'AI Act, adopté en 2024, classe les IA par niveau de risque et encadre leurs usages.

  2. Pourquoi les données de santé bénéficient-elles d'une protection renforcée ?

    • A. Parce qu'elles sont rares
    • B. Parce que ce sont des données sensibles dont la divulgation peut nuire gravement à la personne
    • C. Parce qu'elles coûtent cher
    • D. Parce qu'elles sont publiques
    Réponse

    B. Parce que ce sont des données sensibles dont la divulgation peut nuire gravement à la personne — Les données de santé sont « sensibles » : leur divulgation peut entraîner discrimination et stigmatisation.

  3. Que signifie l'« opacité » (boîte noire) d'un algorithme ?

    • A. Il est de couleur noire
    • B. On connaît les entrées et le résultat, mais pas toujours le raisonnement suivi
    • C. Il fonctionne sans électricité
    • D. Il est illégal
    Réponse

    B. On connaît les entrées et le résultat, mais pas toujours le raisonnement suivi — L'opacité désigne le fait qu'on ne comprend pas toujours comment l'algorithme parvient à sa décision.

  4. Quel principe permet en bioéthique de n'agir sur une personne qu'avec son accord informé ?

    • A. Le consentement libre et éclairé
    • B. La non-marchandisation
    • C. La rentabilité
    • D. La transparence financière
    Réponse

    A. Le consentement libre et éclairé — Le consentement libre et éclairé exige que la personne soit informée et donne son accord.

  5. Le RGPD interdit en principe qu'une décision à effets juridiques importants repose...

    • A. Sur l'avis d'un juge
    • B. Uniquement sur un traitement automatisé sans intervention humaine
    • C. Sur un vote
    • D. Sur le hasard
    Réponse

    B. Uniquement sur un traitement automatisé sans intervention humaine — Le RGPD encadre les décisions automatisées : une intervention humaine doit rester possible.

  6. Quel exemple illustre une atteinte aux libertés par l'IA dans un régime autoritaire ?

    • A. Le RGPD européen
    • B. Le système de crédit social chinois
    • C. La CNIL française
    • D. Le CCNE
    Réponse

    B. Le système de crédit social chinois — Le crédit social chinois note les citoyens et conditionne l'accès aux services : atteinte aux libertés.

  7. Quel comité éclaire les pouvoirs publics français sur les questions de bioéthique ?

    • A. Le CCNE
    • B. La CNIL
    • C. Le Conseil constitutionnel
    • D. Le CSA
    Réponse

    A. Le CCNE — Le CCNE (Comité consultatif national d'éthique), créé en 1983, traite des questions de bioéthique.

  8. Quelle exigence éthique répond au problème des biais et de l'opacité ?

    • A. La rapidité
    • B. La transparence et l'explicabilité
    • C. Le secret industriel
    • D. La gratuité
    Réponse

    B. La transparence et l'explicabilité — La transparence et l'explicabilité permettent de comprendre et de contester une décision automatisée.

  9. Quel principe juridique doit arbitrer entre surveillance et libertés ?

    • A. La proportionnalité
    • B. La gratuité
    • C. L'anonymat total
    • D. La centralisation
    Réponse

    A. La proportionnalité — Le principe de proportionnalité limite l'atteinte aux libertés au strict nécessaire pour le but recherché.

  10. Quelle sanction maximale la CNIL peut-elle infliger à une entreprise ?

    • A. Un avertissement uniquement
    • B. Une amende pouvant atteindre 4 % du chiffre d'affaires mondial
    • C. La prison du dirigeant
    • D. La fermeture immédiate sans recours
    Réponse

    B. Une amende pouvant atteindre 4 % du chiffre d'affaires mondial — Le RGPD prévoit des amendes pouvant atteindre 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial.

  11. Qu'est-ce qu'un « deepfake » ?

    • A. Un mot de passe complexe
    • B. Un contenu (image, vidéo, voix) truqué de façon réaliste par l'IA
    • C. Un logiciel de protection
    • D. Une donnée chiffrée
    Réponse

    B. Un contenu (image, vidéo, voix) truqué de façon réaliste par l'IA — Un deepfake est un contenu falsifié de façon très réaliste grâce à l'IA, menaçant la fiabilité de l'information.

  12. Selon la loi française, en cas de diagnostic assisté par IA, la décision médicale finale doit...

    • A. Être prise par la machine seule
    • B. Rester humaine (le médecin)
    • C. Être votée par les patients
    • D. Revenir à l'éditeur du logiciel
    Réponse

    B. Rester humaine (le médecin) — La décision médicale finale doit rester humaine : l'IA n'est qu'une aide à la décision.

Niveau difficile — 12 questions
  1. En quoi un biais algorithmique transforme-t-il un problème technique en problème civique ?

    • A. Il ralentit l'ordinateur
    • B. Il peut produire des discriminations qui portent atteinte à l'égalité et à la justice
    • C. Il augmente la facture d'électricité
    • D. Il n'a aucune conséquence sociale
    Réponse

    B. Il peut produire des discriminations qui portent atteinte à l'égalité et à la justice — Un biais technique devient une injustice sociale lorsqu'il traite défavorablement des groupes de personnes.

  2. Pourquoi l'approche « par les risques » de l'AI Act est-elle considérée comme équilibrée ?

    • A. Elle interdit toute IA
    • B. Elle interdit les usages inacceptables tout en encadrant les autres selon leur dangerosité
    • C. Elle autorise tout sans condition
    • D. Elle ne concerne que les jeux vidéo
    Réponse

    B. Elle interdit les usages inacceptables tout en encadrant les autres selon leur dangerosité — L'AI Act gradue la régulation selon le risque : interdiction des usages inacceptables, encadrement strict du haut risque.

  3. En quoi le RGPD et l'AI Act sont-ils complémentaires ?

    • A. Ils traitent du même objet et font doublon
    • B. Le RGPD protège les données, l'AI Act encadre les usages de l'IA
    • C. L'AI Act remplace le RGPD
    • D. Le RGPD ne concerne que la France
    Réponse

    B. Le RGPD protège les données, l'AI Act encadre les usages de l'IA — Le RGPD porte sur les données personnelles, l'AI Act sur les usages de l'IA : ils se complètent.

  4. Quelle tension fondamentale la médecine assistée par IA réactive-t-elle en bioéthique ?

    • A. Entre progrès scientifique et protection de la dignité humaine
    • B. Entre public et privé
    • C. Entre ville et campagne
    • D. Entre majorité et opposition
    Réponse

    A. Entre progrès scientifique et protection de la dignité humaine — La bioéthique cherche l'équilibre entre permettre le progrès et protéger la dignité humaine.

  5. Pourquoi l'opacité des algorithmes menace-t-elle l'État de droit ?

    • A. Elle empêche de contester une décision et donc d'exercer un recours
    • B. Elle rend les ordinateurs plus chers
    • C. Elle accélère la justice
    • D. Elle n'a aucun lien avec le droit
    Réponse

    A. Elle empêche de contester une décision et donc d'exercer un recours — Sans explicabilité, un citoyen ne peut comprendre ni contester une décision : le droit au recours est affaibli.

  6. En quoi la médecine prédictive fondée sur le génome pose-t-elle un risque de discrimination ?

    • A. Elle est trop lente
    • B. Des assureurs ou employeurs pourraient écarter des personnes selon leurs risques génétiques
    • C. Elle coûte trop cher à l'État
    • D. Elle ne fonctionne pas
    Réponse

    B. Des assureurs ou employeurs pourraient écarter des personnes selon leurs risques génétiques — La connaissance des risques génétiques pourrait servir à discriminer (assurances, emploi), d'où un encadrement strict.

  7. Pourquoi dit-on qu'une technologie n'est jamais neutre ?

    • A. Parce qu'elle consomme de l'énergie
    • B. Parce qu'elle résulte de choix humains et de données qui portent des valeurs
    • C. Parce qu'elle est toujours payante
    • D. Parce qu'elle est fabriquée à l'étranger
    Réponse

    B. Parce qu'elle résulte de choix humains et de données qui portent des valeurs — Toute technologie reflète des choix, des objectifs et des données : elle porte donc des valeurs, jamais neutres.

  8. Quelle différence majeure oppose la régulation européenne du numérique au crédit social chinois ?

    • A. Aucune, ce sont les mêmes outils
    • B. L'Europe place la protection des droits et de la dignité au cœur, la Chine la surveillance et le contrôle
    • C. La Chine protège mieux la vie privée
    • D. L'Europe interdit Internet
    Réponse

    B. L'Europe place la protection des droits et de la dignité au cœur, la Chine la surveillance et le contrôle — L'UE vise un numérique « centré sur l'humain » et les droits ; le crédit social organise la surveillance des citoyens.

  9. Pourquoi la question « peut-on le faire ? » ne suffit-elle pas en éthique numérique ?

    • A. Parce que la technique est toujours interdite
    • B. Parce que la vraie question éthique est « doit-on le faire, et à quelles conditions ? »
    • C. Parce que tout est permis
    • D. Parce que la loi tranche déjà tout
    Réponse

    B. Parce que la vraie question éthique est « doit-on le faire, et à quelles conditions ? » — L'éthique dépasse la faisabilité technique : elle interroge la légitimité et les conditions de l'usage.

  10. En quoi les deepfakes constituent-ils une menace pour la démocratie ?

    • A. Ils améliorent le débat public
    • B. Ils peuvent manipuler l'opinion et détruire la confiance dans l'information
    • C. Ils sont sans effet
    • D. Ils renforcent la liberté de la presse
    Réponse

    B. Ils peuvent manipuler l'opinion et détruire la confiance dans l'information — Les deepfakes diffusent de fausses informations crédibles, menaçant le débat démocratique et la confiance.

  11. Quel argument justifie le maintien d'une intervention humaine dans les décisions automatisées importantes ?

    • A. L'humain est plus rapide que la machine
    • B. La responsabilité, le recours et le respect de la dignité exigent un jugement humain
    • C. Les machines sont interdites
    • D. Cela coûte moins cher
    Réponse

    B. La responsabilité, le recours et le respect de la dignité exigent un jugement humain — Garder un humain « dans la boucle » garantit la responsabilité, la possibilité de recours et le respect de la personne.

  12. Pourquoi peut-on dire que l'Union européenne se veut « pionnière » d'un modèle numérique ?

    • A. Elle a inventé Internet
    • B. Avec le RGPD et l'AI Act, elle construit un cadre protecteur des droits servant de référence mondiale
    • C. Elle interdit l'IA
    • D. Elle ne régule rien
    Réponse

    B. Avec le RGPD et l'AI Act, elle construit un cadre protecteur des droits servant de référence mondiale — Le couple RGPD + AI Act fait de l'UE une référence d'un numérique encadré et centré sur les droits humains.

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