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Bioéthique et progrès scientifique
Encadrer les avancées des sciences du vivant : principes, lois de bioéthique et débats de société (EMC Tle, thème La bioéthique)
À propos de cette page
Choisis ton niveau. Questions et réponses mélangées à chaque partie. Bonne chance !
Les 36 questions du QCM en version texte
Pour réviser sans écran ou imprimer : chaque question avec ses propositions ; la bonne réponse et son explication se déplient.
Niveau facile — 12 questions
La bioéthique est la réflexion sur les questions morales et juridiques posées par :
- A. Les progrès de la médecine et des sciences du vivant
- B. L'histoire des religions
- C. L'économie de marché
- D. La politique étrangère
Réponse
A. Les progrès de la médecine et des sciences du vivant — La bioéthique porte sur les enjeux moraux, sociaux et juridiques des progrès de la biologie et de la médecine.
Le principe selon lequel le corps humain ne peut être vendu s'appelle :
- A. La non-patrimonialité
- B. La gratuité des soins
- C. La laïcité
- D. La présomption d'innocence
Réponse
A. La non-patrimonialité — La non-patrimonialité signifie que le corps humain et ses éléments sont hors du commerce.
Tout acte médical suppose un consentement qui doit être :
- A. Libre et éclairé
- B. Payant
- C. Anonyme et définitif
- D. Décidé par l'État
Réponse
A. Libre et éclairé — Le consentement libre et éclairé est un principe central : la personne accepte sans contrainte, après information complète.
En France, les premières lois de bioéthique datent de :
- A. 1994
- B. 1789
- C. 1958
- D. 2021
Réponse
A. 1994 — Les premières lois de bioéthique ont été votées en 1994, puis révisées régulièrement.
Le sigle CCNE désigne :
- A. Le Comité consultatif national d'éthique
- B. Le Conseil constitutionnel
- C. Le Centre national de la recherche
- D. La Cour de cassation
Réponse
A. Le Comité consultatif national d'éthique — Le CCNE, créé en 1983, rend des avis sur les questions de bioéthique.
Les dons d'organes, de sang ou de gamètes reposent en principe sur :
- A. La gratuité et l'anonymat
- B. La vente aux enchères
- C. Un abonnement payant
- D. Le tirage au sort
Réponse
A. La gratuité et l'anonymat — Le don repose sur la gratuité (pas de rémunération) et, en principe, l'anonymat.
Le sigle PMA (ou AMP) désigne :
- A. La procréation médicalement assistée
- B. Le plan médical d'assurance
- C. La protection maternelle administrative
- D. Le prélèvement multi-organes
Réponse
A. La procréation médicalement assistée — La PMA regroupe les techniques médicales aidant à concevoir un enfant (FIV, insémination, don de gamètes).
Depuis la loi de bioéthique de 2021, la PMA est ouverte :
- A. À toutes les femmes
- B. Aux seuls couples mariés
- C. Uniquement à l'étranger
- D. Aux personnes de plus de 50 ans
Réponse
A. À toutes les femmes — La loi de 2021 a ouvert la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules.
En France, la GPA (gestation pour autrui) est :
- A. Interdite
- B. Obligatoire
- C. Réservée aux médecins
- D. Autorisée sans condition
Réponse
A. Interdite — La GPA est interdite en France au nom de la non-patrimonialité du corps.
Les soins palliatifs ont pour but de :
- A. Soulager et accompagner le patient en fin de vie
- B. Provoquer la mort
- C. Guérir toutes les maladies
- D. Remplacer un organe
Réponse
A. Soulager et accompagner le patient en fin de vie — Les soins palliatifs soulagent la douleur et accompagnent sans chercher à hâter la mort.
Quelle institution vote et révise les lois de bioéthique ?
- A. Le Parlement
- B. Le CCNE
- C. L'Agence de la biomédecine
- D. Les laboratoires privés
Réponse
A. Le Parlement — Le CCNE conseille, mais c'est le Parlement qui vote la loi.
Avant chaque révision des lois, on organise une grande consultation publique appelée :
- A. Les États généraux de la bioéthique
- B. Un référendum obligatoire
- C. Un concours national
- D. Une grève générale
Réponse
A. Les États généraux de la bioéthique — Les États généraux de la bioéthique consultent les citoyens et experts avant la révision des lois.
Niveau moyen — 12 questions
Pourquoi dit-on que « le possible technique n'est pas le permis moral » ?
- A. Parce que ce que la science peut faire n'est pas forcément acceptable moralement
- B. Parce que la technique est toujours interdite
- C. Parce que la morale empêche tout progrès
- D. Parce que les scientifiques décident de la loi
Réponse
A. Parce que ce que la science peut faire n'est pas forcément acceptable moralement — C'est l'idée fondatrice de la bioéthique : pouvoir faire ne signifie pas qu'il soit légitime de faire.
Un assureur veut majorer le tarif d'un client à cause de son profil génétique. En France, cela relève :
- A. D'une discrimination génétique interdite
- B. D'une pratique encouragée
- C. D'un droit de l'assureur
- D. D'un acte de précaution
Réponse
A. D'une discrimination génétique interdite — La loi interdit l'usage des caractéristiques génétiques à des fins d'assurance ou d'embauche.
Le « consentement présumé » concerne en France :
- A. Le don d'organes après la mort
- B. Le vote aux élections
- C. La déclaration d'impôts
- D. Le don de sang du vivant
Réponse
A. Le don d'organes après la mort — On est présumé donneur d'organes après la mort, sauf inscription au registre national des refus.
Quel risque la sélection d'individus selon leurs gènes fait-elle craindre ?
- A. L'eugenisme
- B. La laïcité
- C. Le nationalisme économique
- D. La déflation
Réponse
A. L'eugenisme — L'eugénisme est la sélection des individus selon leurs caractéristiques génétiques, redoutée en bioéthique.
Pourquoi les lois de bioéthique sont-elles révisées régulièrement ?
- A. Parce que la science et les valeurs de la société évoluent
- B. Parce que la Constitution l'interdit
- C. Parce qu'elles sont toujours annulées
- D. Parce que l'Europe les change chaque année
Réponse
A. Parce que la science et les valeurs de la société évoluent — Le législateur a prévu des révisions pour suivre l'évolution des techniques et des attentes sociales.
Le rôle du CCNE est précisément de :
- A. Rendre des avis sans pouvoir de décision
- B. Voter les lois
- C. Juger les médecins
- D. Financer la recherche
Réponse
A. Rendre des avis sans pouvoir de décision — Le CCNE conseille en rendant des avis ; il ne décide pas.
La sédation profonde et continue jusqu'au décès, autorisée en 2016, consiste à :
- A. Endormir le patient en phase terminale pour qu'il ne souffre plus
- B. Injecter un produit pour provoquer activement la mort
- C. Greffer un organe
- D. Interdire tout traitement
Réponse
A. Endormir le patient en phase terminale pour qu'il ne souffre plus — La sédation laisse mourir sans douleur ; elle se distingue de l'euthanasie qui provoque la mort.
Le diagnostic préimplantatoire (DPI), autorisé sous conditions, sert à :
- A. Détecter une maladie génétique grave sur un embryon
- B. Choisir la couleur des yeux
- C. Cloner un adulte
- D. Vendre des embryons
Réponse
A. Détecter une maladie génétique grave sur un embryon — Le DPI est strictement encadré pour éviter une dérive vers le « bébé sur mesure ».
Quelle institution encadre et contrôle les greffes et la PMA en France ?
- A. L'Agence de la biomédecine
- B. Le Conseil d'État
- C. L'Assemblée nationale
- D. La Banque de France
Réponse
A. L'Agence de la biomédecine — L'Agence de la biomédecine supervise greffes, PMA et recherche sur l'embryon.
Le refus de l'« obstination déraisonnable » signifie que la loi permet :
- A. D'arrêter des traitements jugés disproportionnés
- B. D'obliger à tout traitement
- C. D'interdire les soins palliatifs
- D. De vendre des médicaments
Réponse
A. D'arrêter des traitements jugés disproportionnés — On peut cesser l'acharnement thérapeutique lorsque les traitements deviennent déraisonnables.
Depuis 2021, un enfant né d'un don de gamètes peut, à sa majorité :
- A. Accéder à ses origines
- B. Hériter automatiquement du donneur
- C. Choisir un autre donneur
- D. Annuler sa naissance
Réponse
A. Accéder à ses origines — La loi de 2021 a créé un droit d'accès aux origines pour les enfants issus d'un don.
Le principe de précaution en bioéthique invite à :
- A. S'abstenir ou encadrer strictement en cas de risque grave et incertain
- B. Foncer dès qu'une technique existe
- C. Interdire toute recherche
- D. Laisser le marché décider
Réponse
A. S'abstenir ou encadrer strictement en cas de risque grave et incertain — La précaution impose la prudence face à des risques graves et mal connus.
Niveau difficile — 12 questions
Une affirmation soutient que « toute innovation médicale autorisée par la loi est nécessairement morale ». Cette affirmation est :
- A. Discutable, car la loi peut autoriser sans clore le débat moral
- B. Toujours vraie
- C. Sans rapport avec la bioéthique
- D. Imposée par le CCNE
Réponse
A. Discutable, car la loi peut autoriser sans clore le débat moral — Légalité et moralité ne se confondent pas : une pratique légale peut rester moralement débattue.
Quelle distinction est au cœur du débat français sur la fin de vie ?
- A. Laisser mourir (sédation) / faire mourir (euthanasie)
- B. Soigner / opérer
- C. Public / privé
- D. Adulte / enfant
Réponse
A. Laisser mourir (sédation) / faire mourir (euthanasie) — La distinction entre laisser mourir et provoquer activement la mort structure tout le débat.
Pourquoi la gratuité du don de gamètes est-elle défendue malgré la pénurie de donneurs ?
- A. Pour éviter la marchandisation et la pression économique sur les plus pauvres
- B. Pour réduire les impôts
- C. Pour favoriser les cliniques privées
- D. Parce que c'est plus rapide
Réponse
A. Pour éviter la marchandisation et la pression économique sur les plus pauvres — Rémunérer les dons risquerait de transformer le corps en marchandise et de cibler les personnes vulnérables.
Un débat oppose le « droit à l'enfant » et l'« intérêt de l'enfant » dans la PMA. Ce débat illustre :
- A. Un conflit de valeurs que la loi doit arbitrer
- B. Une erreur scientifique
- C. Une question purement technique
- D. Un sujet hors bioéthique
Réponse
A. Un conflit de valeurs que la loi doit arbitrer — La bioéthique met souvent en tension plusieurs valeurs légitimes que le législateur doit concilier.
L'édition du génome d'un embryon destiné à naître est interdite notamment parce que :
- A. Ses effets sont irréversibles et transmissibles aux descendants
- B. Elle coûte trop cher
- C. Elle est trop lente
- D. Elle est réservée aux animaux
Réponse
A. Ses effets sont irréversibles et transmissibles aux descendants — Le caractère irréversible et héréditaire des modifications justifie l'interdiction par précaution.
Pourquoi confier le dernier mot au Parlement plutôt qu'aux seuls scientifiques ?
- A. Parce que ce sont des choix de société qui engagent toute la collectivité
- B. Parce que les scientifiques se trompent toujours
- C. Parce que la loi est plus rapide
- D. Parce que le Parlement finance la recherche
Réponse
A. Parce que ce sont des choix de société qui engagent toute la collectivité — Les questions bioéthiques relèvent de choix collectifs, donc du débat démocratique et de la loi.
Un argument contre l'anonymat total du don de gamètes est :
- A. Le droit de l'enfant à connaître ses origines
- B. La baisse du prix des soins
- C. La rapidité des dons
- D. L'intérêt des laboratoires
Réponse
A. Le droit de l'enfant à connaître ses origines — Le besoin identitaire de l'enfant a conduit à assouplir l'anonymat (accès aux origines en 2021).
Le principe de dignité interdit de considérer la personne comme :
- A. Un simple moyen ou un objet
- B. Un citoyen
- C. Un patient
- D. Un donneur volontaire
Réponse
A. Un simple moyen ou un objet — La dignité impose de traiter la personne comme une fin, jamais comme un simple moyen (idée kantienne).
Pourquoi parle-t-on de « tension » entre liberté individuelle et protection de la personne en fin de vie ?
- A. Car le respect du choix du patient peut entrer en conflit avec la protection des plus vulnérables
- B. Car il n'y a aucun désaccord possible
- C. Car la liberté n'existe pas en médecine
- D. Car la loi est muette sur le sujet
Réponse
A. Car le respect du choix du patient peut entrer en conflit avec la protection des plus vulnérables — Légaliser l'aide à mourir au nom de la liberté soulève la crainte de pressions sur les personnes fragiles.
L'organisation d'États généraux avant une loi de bioéthique vise surtout à :
- A. Légitimer démocratiquement des choix moralement sensibles
- B. Accélérer la recherche
- C. Réduire le rôle du Parlement
- D. Remplacer le CCNE
Réponse
A. Légitimer démocratiquement des choix moralement sensibles — La consultation citoyenne donne une légitimité démocratique à des décisions difficiles.
Un risque majeur du séquençage génétique généralisé serait :
- A. Une société de surveillance et de discrimination fondée sur les gènes
- B. Une hausse des dons d'organes
- C. La disparition des hôpitaux
- D. La fin de la recherche
Réponse
A. Une société de surveillance et de discrimination fondée sur les gènes — L'exploitation des données génétiques pourrait conduire à des discriminations, d'où un encadrement strict.
Pourquoi dit-on que le progrès scientifique n'est pas « un bien en soi » en bioéthique ?
- A. Parce qu'il doit toujours être mis en balance avec la dignité et la liberté de la personne
- B. Parce qu'il faut interdire toute science
- C. Parce qu'il est toujours dangereux
- D. Parce qu'il est décidé par le marché
Réponse
A. Parce qu'il doit toujours être mis en balance avec la dignité et la liberté de la personne — Le progrès n'a de valeur que s'il sert la personne ; il doit être encadré, pas suivi aveuglément.
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