Collège · 5ᵉ · Géographie
Le tourisme dans le monde
Flux touristiques mondiaux et impacts sur les territoires
À propos de cette page
Ce cours de géographie en cinquième sur « Le tourisme dans le monde » suit le programme officiel de géographie de cinquième. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Qu'est-ce que le tourisme ?, Un phénomène de masse récent, D'où partent les touristes, où vont-ils ?, Le tourisme, moteur de développement ?. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de cinquième à réussir en géographie.
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Qu'est-ce que le tourisme ?
Définitions.
• Un touriste est une personne qui passe au moins une nuit hors de chez elle, pour moins d'un an, pour ses loisirs, sa santé, sa religion ou ses affaires. Sans nuit sur place, on parle d'excursionniste (le passager d'une croisière qui visite Marseille pour la journée).
• Le tourisme est international quand on franchit une frontière, intérieur quand on reste dans son pays. En France, les deux tiers des nuits touristiques sont le fait de Français.
• ONU Tourisme (ex-OMT) compte les arrivées de touristes internationaux : une même personne est comptée à chaque voyage.
• Un touriste est une personne qui passe au moins une nuit hors de chez elle, pour moins d'un an, pour ses loisirs, sa santé, sa religion ou ses affaires. Sans nuit sur place, on parle d'excursionniste (le passager d'une croisière qui visite Marseille pour la journée).
• Le tourisme est international quand on franchit une frontière, intérieur quand on reste dans son pays. En France, les deux tiers des nuits touristiques sont le fait de Français.
• ONU Tourisme (ex-OMT) compte les arrivées de touristes internationaux : une même personne est comptée à chaque voyage.
| Type de tourisme | Ce qu'on cherche | Exemples |
|---|---|---|
| Balnéaire | Mer, soleil, plage | Côtes espagnoles, Antilles, Thaïlande |
| Culturel et urbain | Monuments, musées, gastronomie | Paris, Rome, Kyoto |
| De montagne | Ski, randonnée | Alpes, Rocheuses |
| Religieux | Pèlerinages | La Mecque, Lourdes, Bénarès |
| D'affaires | Congrès, salons | Un voyage aérien sur six |
| Croisières | Plusieurs escales en une semaine | 32 millions de passagers par an ; Marseille, premier port de croisière de France |
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Un phénomène de masse récent
| Cause | Explication |
|---|---|
| Le temps libre | Congés payés (1936 en France : deux semaines ; cinq aujourd'hui), retraites, week-ends |
| L'argent | Enrichissement des pays riches après 1950, puis des classes moyennes émergentes (Chine, Inde, Brésil) |
| Les transports | Avion à réaction, puis compagnies low cost depuis les années 1990 ; autoroutes, TGV, paquebots géants |
| L'information | Réservation en ligne, comparateurs, réseaux sociaux qui rendent un lieu célèbre en quelques semaines |
Attention ! Au XIXᵉ siècle, le voyage d'agrément était réservé à une élite (le « Grand Tour » des jeunes aristocrates anglais, d'où vient le mot tourisme). Le tourisme de masse date des années 1950-1960.
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D'où partent les touristes, où vont-ils ?
| Pays (2023) | Arrivées | Recettes | Recette par touriste |
|---|---|---|---|
| États-Unis | 66 millions | 175 milliards $ | ≈ 2 650 $ |
| Espagne | 85 millions | 92 milliards $ | ≈ 1 080 $ |
| France | 100 millions | 69 milliards $ | ≈ 690 $ |
Le point clé. La France est première pour les arrivées mais troisième pour les recettes : beaucoup de visiteurs ne font qu'y passer (vers l'Espagne ou l'Italie) ou restent peu de temps. Les touristes qui viennent de loin aux États-Unis restent plus longtemps et dépensent plus.
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Le tourisme, moteur de développement ?
| Apports | Limites |
|---|---|
| ≈ 10 % de la richesse mondiale et 1 emploi sur 10 (hôtels, restaurants, guides, transports, commerces) | Emplois souvent saisonniers, peu qualifiés et mal payés |
| Entrée de devises (dollars, euros) pour les pays pauvres : Maldives (30 % du PIB), Thaïlande (20 %), Maroc, Kenya | Fuite des revenus : dans un hôtel « tout compris » appartenant à un groupe étranger, jusqu'à 70 à 80 % de l'argent repart à l'étranger |
| Financement d'aéroports, de routes, d'hôpitaux ; entretien du patrimoine (Pompéi, Angkor) | Dépendance : en 2020, la pandémie a privé des pays entiers de leurs revenus (Thaïlande : − 83 % de touristes) |
| Fierté et valorisation des cultures locales | Hausse des prix et des loyers pour les habitants |
Exemple : Marseille. Environ 6 millions de visiteurs par an, 1,5 million de croisiéristes, 3 millions de personnes dans les Calanques. Des dizaines de milliers d'emplois, mais aussi des paquebots qui polluent le port, des loyers qui montent au Panier et au Vieux-Port à cause des locations de vacances, et des sentiers usés.
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Les dégâts du tourisme de masse
| Sur l'environnement | Sur les habitants |
|---|---|
| Littoraux bétonnés : hôtels et marinas ont artificialisé la moitié de certaines côtes espagnoles | Surtourisme : quand les visiteurs sont si nombreux que la vie locale devient impossible (Venise, Barcelone, Amsterdam, Dubrovnik) |
| Eau : un touriste consomme 300 litres par jour, un golf autant qu'une ville de 10 000 habitants ; pénuries à Bali ou aux Baléares | Logement : les locations de courte durée (Airbnb) retirent des logements aux habitants et font grimper les loyers |
| Milieux fragiles : coraux tués par les crèmes solaires et les ancres, sentiers érodés, déchets sur l'Everest | Folklorisation : des traditions transformées en spectacle pour touristes (danses, marchés « typiques ») |
| Climat : le tourisme représente environ 8 % des gaz à effet de serre, surtout à cause de l'avion | Emplois précaires, prix qui montent, quartiers vidés de leurs commerces de quotidien |
Attention ! Le tourisme peut détruire ce qui l'attire : une plage sale, une ville sans habitants ou un récif mort ne font plus venir personne. C'est ce paradoxe qui pousse à réguler.
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Étude de cas : Venise, la ville qui se vide
| Problème | Réponse de la ville |
|---|---|
| 30 millions de visiteurs par an, dont 20 millions d'excursionnistes pour la journée, qui dépensent peu et encombrent les ruelles | Depuis 2024, un billet d'entrée de 5 euros les jours de forte affluence, avec réservation obligatoire |
| Paquebots de 300 m qui abîment les fondations et polluent la lagune | Interdits dans le centre depuis 2021 |
| Appartements transformés en locations touristiques, commerces de proximité remplacés par des boutiques de souvenirs | Limitation des nuits de location, aides aux habitants qui restent |
| Montée des eaux (acqua alta) aggravée par le climat | Digues mobiles MOSE (2020) |
Bilan. Venise vit du tourisme (70 % de ses emplois) mais meurt du tourisme : sans habitants, elle devient un musée. Le défi est de garder les visiteurs et les Vénitiens.
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Vers un tourisme durable ?
Tourisme durable. Un tourisme qui concilie trois objectifs : faire vivre l'économie locale, préserver l'environnement, respecter les habitants et leur culture.
| Outil | Exemples |
|---|---|
| Limiter le nombre (quotas, réservation) | Machu Picchu : 4 500 visiteurs par jour ; calanque de Sugiton à Marseille : 400 personnes par jour l'été depuis 2022, au lieu de 2 500 |
| Faire payer (taxes) | Billet d'entrée à Venise ; taxe de 9 euros à Bali (2024) ; taxe de séjour dans les hôtels |
| Protéger (parcs, fermetures) | Parc national des Calanques (2012) ; plages fermées pour laisser repousser les coraux (Thaïlande, Philippines) |
| Changer les pratiques | Écotourisme (Costa Rica : un quart du territoire protégé, lodges gérés par les villages) ; slow tourisme : moins loin, plus longtemps, en train ; hébergement chez l'habitant |
Attention ! Le tourisme durable reste minoritaire : plus cher, il concerne surtout des voyageurs aisés, et certains labels relèvent du greenwashing. Tant que le vol low cost coûte moins que le train, le tourisme de masse continuera.
En bref
- Touriste = au moins une nuit hors de chez soi, moins d'un an, pour les loisirs, la santé, la religion ou les affaires. Sans nuit : excursionniste.
- Tourisme de masse depuis 1950 : de 25 millions à 1,45 milliard d'arrivées (congés, revenus, avion low cost, internet). Effondrement en 2020.
- L'Europe reçoit la moitié des touristes ; la France est première pour les arrivées (100 M) mais troisième pour les recettes, derrière les États-Unis et l'Espagne. Émetteurs : Chine, Allemagne, États-Unis.
- Apports : 10 % de la richesse mondiale, 1 emploi sur 10, devises. Limites : emplois précaires, fuite des revenus, dépendance.
- Dégâts : littoraux bétonnés, eau, coraux, 8 % des gaz à effet de serre ; surtourisme (Venise : 30 M de visiteurs pour 49 000 habitants), loyers, folklorisation.
- Tourisme durable : quotas (Machu Picchu, Sugiton), taxes (Venise, Bali), parcs, écotourisme (Costa Rica), slow tourisme. Encore minoritaire.
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