À propos de cette page
Ce cours de svt en troisième sur « Le changement climatique » suit le programme officiel de svt de troisième. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : L'effet de serre naturel, Les gaz à effet de serre et leur origine, L'amplification humaine de l'effet de serre, Les preuves scientifiques du réchauffement climatique. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de troisième à réussir en svt.
Au programme
1 · L'effet de serre naturel
2 · Les gaz à effet de serre et leur origine
3 · L'amplification humaine de l'effet de serre
4 · Les preuves scientifiques du réchauffement climatique
5 · Les conséquences sur les écosystèmes et la biodiversité
6 · Les conséquences sur les sociétés humaines
7 · Les solutions pour limiter le changement climatique
1L'effet de serre naturel
Le Soleil émet de l'énergie sous forme de rayonnement lumineux. Une partie de ce rayonnement est absorbée par la surface terrestre, qui se réchauffe et réémet cette énergie sous forme de rayonnement infrarouge (chaleur).
L'atmosphère terrestre contient des gaz à effet de serre (GES) qui absorbent une partie de ces infrarouges et les renvoient vers la surface. Ce phénomène, appelé effet de serre, est naturel et indispensable à la vie : sans lui, la température moyenne à la surface de la Terre serait d'environ −18 °C au lieu de +15 °C.
Définition. L'effet de serre est un phénomène atmosphérique naturel par lequel certains gaz retiennent une partie de l'énergie solaire réfléchie par la Terre, réchauffant ainsi sa surface.
Analogie. L'atmosphère agit comme la vitre d'une serre : elle laisse entrer la lumière et retient la chaleur à l'intérieur.
2Les gaz à effet de serre et leur origine
Plusieurs gaz présents naturellement dans l'atmosphère contribuent à l'effet de serre :
| Gaz | Formule | Origine naturelle |
|---|
| Dioxyde de carbone | CO₂ | Respiration, décomposition, volcans |
| Méthane | CH₄ | Marécages, digestion des ruminants |
| Vapeur d'eau | H₂O | Évaporation des océans |
| Protoxyde d'azote | N₂O | Sols, océans |
Le CO₂ est le gaz à effet de serre le plus étudié : sa concentration naturelle dans l'atmosphère était d'environ 280 ppm (parties par million) avant l'industrialisation.
Rappel. Le cycle naturel du carbone (photosynthèse, respiration, décomposition) maintient un équilibre des échanges de CO₂ entre l'atmosphère, les êtres vivants et les océans.
3L'amplification humaine de l'effet de serre
Depuis la révolution industrielle (XIXe siècle), les activités humaines ont considérablement augmenté les concentrations de GES dans l'atmosphère :
- Combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel) : production d'énergie, transports, industrie → libération massive de CO₂.
- Déforestation : suppression des forêts qui absorbent le CO₂ et libération du carbone stocké dans les arbres.
- Agriculture intensive : élevage (méthane des ruminants), rizicultures (méthane), engrais azotés (N₂O).
- Décharges et décomposition des déchets : production de méthane.
En 2023, la concentration de CO₂ atmosphérique a dépassé 420 ppm, soit une augmentation de 50 % par rapport à l'ère préindustrielle.
Attention ! Cette augmentation en quelques siècles est extrêmement rapide à l'échelle géologique. Les processus naturels ne peuvent pas compenser cette hausse aussi rapidement.
4Les preuves scientifiques du réchauffement climatique
De nombreuses mesures et observations scientifiques confirment le réchauffement climatique :
- Mesures directes de température : la température moyenne mondiale a augmenté d'environ +1,1 °C depuis 1850 (rapport GIEC 2021).
- Analyse des carottes de glace : les bulles d'air emprisonnées dans la glace des pôles permettent de reconstituer la composition atmosphérique et les températures sur 800 000 ans — et montrent une corrélation directe entre CO₂ et température.
- Fonte des glaciers : recul mesurable des glaciers alpins et polaires.
- Montée du niveau des mers : +20 cm depuis 1900, due à la dilatation thermique des océans et à la fonte des glaces.
GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) : organisme scientifique de l'ONU qui synthétise les recherches mondiales sur le climat. Ses rapports font autorité.
Exemple. Le glacier de la Mer de Glace en Haute-Savoie a reculé de plus de 2 km depuis 1850 et a perdu plus de 150 mètres d'épaisseur.
5Les conséquences sur les écosystèmes et la biodiversité
Le réchauffement climatique modifie profondément les écosystèmes et menace la biodiversité :
- Déplacement des espèces : de nombreuses espèces migrent vers des zones plus fraîches (vers les pôles ou en altitude) ou voient leur aire de répartition se réduire.
- Décalage phénologique : modification des calendriers biologiques (floraison précoce, arrivée des migrateurs avancée, etc.).
- Blanchiment des coraux : l'acidification et le réchauffement des océans entraînent le blanchiment des récifs coralliens, menaçant 25 % des espèces marines.
- Perturbation des chaînes alimentaires : la disparition ou le déplacement d'une espèce affecte toute la chaîne trophique.
Attention ! On distingue le changement climatique (modifications à long terme du climat) de la variabilité climatique (fluctuations naturelles à court terme). Une canicule isolée n'est pas une preuve en soi du changement climatique.
6Les conséquences sur les sociétés humaines
Le changement climatique a également des impacts directs sur les populations humaines :
- Montée du niveau des mers : menace pour les zones côtières et les îles basses (Maldives, Bangladesh, deltas fluviaux).
- Événements extrêmes plus fréquents : canicules, inondations, cyclones plus intenses, sécheresses prolongées.
- Sécurité alimentaire : modification des rendements agricoles, stress hydrique, perte de terres cultivables.
- Réfugiés climatiques : populations contraintes de se déplacer en raison de la dégradation de leur environnement.
- Impacts sur la santé : propagation de maladies vectorielles (paludisme, dengue) vers de nouvelles régions, maladies liées à la chaleur.
Exemple. Les inondations au Pakistan en 2022 ont touché 33 millions de personnes et submergé un tiers du pays, événement rendu plus probable et plus intense par le changement climatique.
7Les solutions pour limiter le changement climatique
Face au changement climatique, deux types de réponses sont nécessaires :
1. L'atténuation (réduire les émissions de GES) :
- Développer les énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique) pour remplacer les énergies fossiles.
- Améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments, des transports et de l'industrie.
- Protéger et replanter des forêts (puits de carbone).
- Modifier les pratiques agricoles et alimentaires (réduire la consommation de viande).
2. L'adaptation (s'adapter aux changements déjà inévitables) :
- Construire des digues et adapter les infrastructures côtières.
- Développer des variétés agricoles résistantes à la sécheresse.
- Mettre en place des systèmes d'alerte précoce pour les événements extrêmes.
Accord de Paris (2015). Accord international signé par 196 pays visant à limiter le réchauffement climatique à +1,5 °C à +2 °C par rapport à l'ère préindustrielle, en réduisant les émissions de GES.
À retenir. Chaque individu peut agir : réduire sa consommation d'énergie, limiter les déplacements en avion, réduire sa consommation de viande, trier ses déchets — autant d'actions qui réduisent l'empreinte carbone personnelle.
★À retenir
En bref :
• L'effet de serre est un phénomène naturel indispensable à la vie (+33 °C par rapport à une atmosphère sans GES).
• Les activités humaines (combustion fossile, déforestation, agriculture) ont augmenté les GES de 50 % depuis l'ère préindustrielle.
• La concentration de CO₂ dépasse 420 ppm en 2023 ; la température mondiale a augmenté de +1,1 °C depuis 1850.
• Conséquences : montée des mers, événements extrêmes, perte de biodiversité, déplacements de populations.
• Solutions : atténuation (moins d'émissions) et adaptation (s'adapter aux changements inévitables).
• L'Accord de Paris (2015) vise à limiter le réchauffement à +1,5 °C–+2 °C.