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SES (2nde) · Classe de 2ⁿᵈᵉ

Quelles sont les défaillances du marché ?

Externalités, biens publics et asymétries d'information : comprendre pourquoi le marché n'est pas toujours efficace (programme de 2nde, économie)

À propos de cette page
Cette évaluation sur « Quelles sont les défaillances du marché ? » en seconde permet de faire le point sur ses connaissances en ses (2nde), comme lors d'un véritable contrôle. Elle suit le programme officiel de seconde et propose plusieurs exercices notés sur 20, avec un corrigé détaillé. Au programme : Le marché et ses limites : pourquoi parler de défaillances ?, Les externalités négatives, Les externalités positives, Les biens publics. Travaille seul, chronomètre-toi, puis compare tes réponses au corrigé pour identifier les points à revoir. Parfait pour mesurer ses progrès et réviser efficacement. Évaluation gratuite conçue par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de seconde en ses (2nde).
Évaluation finale · Niveau difficile · Durée 60 min · Noté sur 20
60:00

Évaluation complète de fin de chapitre, tout en niveau difficile. Travaille seul et sans aide, puis vérifie tes réponses avec le corrigé détaillé dépliable en bas de page.

Exercice 1 — Définitions essentielles

/ 4 pts
  1. Définissez la notion de défaillance du marché. (1 pt)
  2. Définissez la notion d'externalité en distinguant ses deux formes et en donnant un exemple pour chacune. (2 pts)
  3. Expliquez ce que signifie internaliser une externalité. (1 pt)

Exercice 2 — Biens publics et passager clandestin

/ 5 pts
  1. Expliquez ce qu'est un bien public pur en définissant ses deux caractéristiques. (2 pts)
  2. Qu'est-ce que le problème du passager clandestin ? Pourquoi empêche-t-il le financement privé des biens publics ? (2 pts)
  3. Donnez deux exemples de biens publics et expliquez brièvement pourquoi l'État les produit. (1 pt)

Exercice 3 — Asymétries d'information

/ 5 pts
  1. Distinguez la sélection adverse et l'aléa moral en précisant à quel moment de l'échange chacun se produit. (2 pts)
  2. Illustrez la sélection adverse avec un exemple tiré du marché des assurances. (1,5 pt)
  3. Proposez une politique publique pour limiter l'aléa moral et expliquez son fonctionnement. (1,5 pt)

Exercice 4 — Analyse d'un document statistique

/ 6 pts
  1. Décrivez les données du graphique en mentionnant au moins deux pays. (2 pts)
  2. Expliquez pourquoi les États financent massivement la recherche et développement, en utilisant les notions de défaillance du marché. (2 pts)
  3. Pourquoi le marché seul sous-investirait-il dans la R&D ? Quel mécanisme le justifie ? (2 pts)
Corrigé détaillé

Exercice 1 — Définitions essentielles
Corrigé :
1. Une défaillance du marché est une situation où le mécanisme de marché ne conduit pas à une allocation efficace des ressources : le marché produit trop, trop peu, ou à un prix qui ne reflète pas le coût ou la valeur sociale réelle.
2. Une externalité est un effet (positif ou négatif) d'une activité économique sur des tiers qui n'ont pas participé à l'échange, sans que cet effet soit inclus dans le prix. Externalité négative : la pollution industrielle (coût imposé aux riverains). Externalité positive : la vaccination (immunité collective pour les non-vaccinés).
3. Internaliser une externalité signifie que l'agent économique responsable prend en compte dans ses décisions le coût (ou le bénéfice) qu'il impose à la société. Par exemple, grâce à une taxe pigouvienne, un pollueur intègre le coût de la pollution dans son calcul, ce qui l'incite à réduire son activité néfaste.

Exercice 2 — Biens publics et passager clandestin
Corrigé :
1. Un bien public pur possède deux caractéristiques : la non-rivalité (la consommation du bien par un individu ne réduit pas la quantité disponible pour les autres, ex : la lumière d'un phare) et la non-exclusion (il est impossible ou très coûteux d'empêcher quelqu'un de bénéficier du bien même s'il ne le paie pas, ex : la défense nationale).
2. Le passager clandestin est un individu qui bénéficie d'un bien public sans le payer, en laissant aux autres le soin de le financer. Puisqu'on ne peut pas l'exclure de la consommation (non-exclusion), il n'a aucun intérêt à révéler ses préférences ni à contribuer. Si tous adoptent ce comportement, le bien n'est pas financé.
3. Exemples : défense nationale, éclairage public. L'État les produit car le marché privé ne peut pas rentabiliser leur financement (impossibilité de faire payer tous les bénéficiaires).

Exercice 3 — Asymétries d'information
Corrigé :
1. La sélection adverse est un problème pré-contractuel : avant l'échange, l'asymétrie d'information conduit à sélectionner les mauvais risques. L'aléa moral est un problème post-contractuel : après l'échange, l'une des parties modifie son comportement car elle n'en supporte pas toutes les conséquences.
2. Sur le marché de l'assurance maladie, les personnes malades s'assurent davantage que les personnes en bonne santé. L'assureur ne peut pas distinguer les bons des mauvais risques. Il fixe donc une prime moyenne, ce qui peut pousser les personnes saines à se désassurer, aggravant la sélection adverse.
3. Pour limiter l'aléa moral, l'État peut imposer une franchise (part du sinistre à la charge de l'assuré) ou un bonus-malus : l'assuré supporte une partie du coût de ses comportements risqués, ce qui l'incite à rester prudent même lorsqu'il est couvert.

Exercice 4 — Analyse d'un document statistique
Corrigé :
1. Le graphique montre les dépenses totales de R&D en % du PIB en 2022. La Corée du Sud consacre la part la plus élevée (4,9 % du PIB), suivie des États-Unis (3,5 %) et du Japon (3,3 %). La France (2,2 %) est en dessous de la moyenne des pays présentés.
2. La R&D génère des externalités positives : les innovations bénéficient à l'entreprise qui les développe, mais aussi aux concurrents qui peuvent les imiter et à la société entière. Le marché seul sous-investirait car les entreprises ne captent pas tous les bénéfices sociaux. L'État corrige cette défaillance en finançant la recherche publique et en subventionnant la R&D privée.
3. Le marché sous-investit dans la R&D car il est difficile pour une entreprise de s'approprier toute la valeur de ses innovations (brevet limité, diffusion des connaissances). L'entreprise compare son bénéfice privé à son coût, sans prendre en compte le bénéfice social. La quantité produite est donc inférieure à l'optimum social : c'est le mécanisme classique de la sous-production en présence d'externalités positives.

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