Exercice 1 — Productivité et niveaux trophiques
Corrigé :
1. PPN = PPB − Rauto = 5 400 − 2 100 = 3 300 kJ·m⁻²·an⁻¹.
2. Productivité N2 = PPN × 12 % = 3 300 × 0,12 = 396 kJ·m⁻²·an⁻¹.
3. Productivité N3 = 396 × 0,10 = 39,6 kJ·m⁻²·an⁻¹.
4. Le rendement écologique est le rapport entre la productivité d'un niveau trophique et celle du niveau inférieur (× 100). Il est faible car la majorité de l'énergie est dissipée en chaleur lors de la respiration, une fraction n'est pas consommée, et une autre n'est pas assimilée (excréments). Seule la fraction assimilée et utilisée pour la croissance est transmise au niveau supérieur.
Exercice 2 — Le cycle du carbone dans une forêt
Corrigé :
1. Deux processus :
- La respiration cellulaire de tous les organismes (végétaux, animaux, champignons, bactéries) → dégradation du glucose → libération de CO₂.
- La décomposition (minéralisation par les décomposeurs) → dégradation de la litière et du bois mort → CO₂ (aérobie) ou CH₄ (anaérobie).
2. Une forêt est un puits de carbone quand sa photosynthèse totale dépasse ses pertes par respiration totale (PPB > R_éco totale) → accumulation nette de carbone dans la biomasse et le sol. Elle devient source si la respiration dépasse la photosynthèse (forêt vieillie, stressée, brûlée, déforestée).
3. La photosynthèse fixe le CO₂ atmosphérique dans la biomasse (matière organique des végétaux) → compartiment biotique (biomasse des producteurs).
Exercice 3 — Méthode des bouteilles claires / sombres
Corrigé :
a) Le flacon sombre mesure uniquement la respiration (pas de photosynthèse sans lumière). R = 1,5 mg O₂/L/h (libération de CO₂, consommation d'O₂).
b) PPB = PPN + R = ΔO₂(clair) + |ΔO₂(sombre)| = 4,0 + 1,5 = 5,5 mg O₂/L/h.
c) PPN = ΔO₂(clair) = +4,0 mg O₂/L/h.
d) Carbone fixé (PPN) = 4,0 × 0,375 = 1,5 mg C/L/h.
Exercice 4 — Le cycle de l'azote et l'impact humain
Corrigé :
1.
- Fixation : N₂ → NH₄⁺ (bactéries fixatrices : Rhizobium, cyanobactéries)
- Nitrification : NH₄⁺ → NO₃⁻ (bactéries nitrifiantes : Nitrosomonas, Nitrobacter)
- Assimilation : NO₃⁻ et NH₄⁺ absorbés par les végétaux (pas de micro-organisme)
- Dénitrification : NO₃⁻ → N₂ (bactéries dénitrifiantes anaérobies)
- Ammonification : protéines → NH₄⁺ (décomposeurs : bactéries, champignons)
2. L'excès de nitrates provoque une
eutrophisation : les algues prolifèrent (
bloom algal), bloquant la lumière vers le fond. Les algues mortes tombent et sont dégradées par les
décomposeurs aérobies qui consomment tout l'O₂ dissous →
anoxie → mort des poissons et invertébrés.
3. Deux pratiques : (1)
Fractionnement des apports d'engrais (apport en plusieurs fois selon les besoins de la culture). (2)
Culture de légumineuses en rotation (fixation biologique de N₂, moins d'engrais). (3)
Zones tampons végétalisées le long des cours d'eau (haies, bandes enherbées absorbant les nitrates). Deux réponses acceptées parmi ces exemples.
Exercice 5 — Analyse d'un document : la déforestation tropicale
Corrigé :
a) PPN = 2 500 g MS·m⁻²·an⁻¹ = 25 000 g MS·ha⁻¹·an⁻¹ (× 10 000 m²/ha) = 25 t MS·ha⁻¹·an⁻¹.
b) Conséquences de la déforestation :
- Cycle du carbone : perte du puits de carbone forestier + libération massive de CO₂ par combustion/décomposition de la biomasse → augmentation de la concentration en CO₂ atmosphérique → renforcement de l'effet de serre.
- Flux d'énergie : disparition des producteurs primaires → effondrement de la base des réseaux trophiques → perte de biodiversité des niveaux trophiques supérieurs (herbivores, carnivores).
c) Les forêts tropicales abritent une grande diversité de bactéries fixatrices de N₂ et de légumineuses arborescentes. Elles assurent une minéralisation active de la matière organique riche en azote, recyclant l'azote dans l'écosystème. En outre, la litière dense des forêts tropicales constitue un vivier de décomposeurs qui minéralisent l'azote organique en NH₄⁺, alimentant en retour la végétation.