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EMC · Classe de Terminale

Populisme et dérive autoritaire

Menaces sur la démocratie : populisme, recul des contre-pouvoirs et glissement vers l'autoritarisme (programme d'EMC de Terminale, thème « La démocratie »)

À propos de cette page
Ces exercices corrigés sur « Populisme et dérive autoritaire » en terminale permettent de s'entraîner et de vérifier ses acquis en emc. Ils suivent le programme officiel de terminale et sont classés par difficulté (facile, moyen, difficile). Au programme : Qu'est-ce que le populisme ?, Populisme de gauche, de droite et démagogie, De la démocratie à l'autoritarisme : une érosion graduelle, La séparation des pouvoirs, rempart contre la tyrannie. Écris ta réponse puis clique sur « Vérifier » : la correction est immédiate et tolère majuscules, espaces et ponctuation. Cet entraînement aide à mémoriser les méthodes, repérer ses erreurs et gagner en confiance avant un contrôle. Exercices gratuits proposés par un professeur particulier à Marseille pour réviser emc en terminale.

Exercices corrigés, classés du plus simple au plus complexe. Cherche d'abord seul au brouillon, puis déplie la correction détaillée pour vérifier ta méthode et tes raisonnements.

Exercice 1 — Définir le vocabulaire de la démocratie menacée

Donne pour chaque terme une définition précise en une à deux phrases.

  1. Le populisme.
  2. La démagogie.
  3. Un contre-pouvoir.
  4. L'État de droit.
Méthode : on restitue les définitions du cours avec précision.
1. Populisme : discours politique opposant un « peuple » pur et uni à des « élites » corrompues, dont le leader prétend incarner directement la volonté populaire en se méfiant des contre-pouvoirs.
2. Démagogie : art de flatter les passions et les attentes immédiates du public (promesses faciles, boucs émissaires) au détriment de la vérité et de l'intérêt général.
3. Contre-pouvoir : force capable de limiter, contrôler ou contester le pouvoir politique pour éviter qu'il devienne arbitraire (justice, presse, opposition, société civile).
4. État de droit : système où le pouvoir est encadré par le droit, où les gouvernants respectent lois et Constitution, et où les libertés fondamentales sont garanties.

Exercice 2 — Identifier les contre-pouvoirs

Indique, pour chaque acteur, quel contre-pouvoir il représente et ce qu'il contrôle.

  1. Un journaliste qui enquête et révèle un scandale impliquant un ministre.
  2. Un tribunal qui annule une décision illégale du gouvernement.
  3. Un parti d'opposition qui dépose une motion de censure.
  4. Une association qui organise une manifestation contre une loi.
Méthode : on relie chaque acteur à un contre-pouvoir.
1. Médias libres (« quatrième pouvoir ») : la presse informe, enquête et critique le pouvoir.
2. Justice indépendante : les juges peuvent sanctionner le pouvoir lui-même et contrôler la légalité de ses actes.
3. Opposition politique reconnue : elle conteste légalement le gouvernement par les outils parlementaires.
4. Société civile : associations, citoyens et syndicats s'organisent, alertent et contestent.

Exercice 3 — Populisme ou pas ? Repérer les marqueurs

Pour chaque propos, dis s'il relève d'un discours populiste et nomme le marqueur reconnaissable.

  1. « Le vrai peuple, c'est nous ; ceux qui ne pensent pas comme nous trahissent la nation. »
  2. « Je propose de débattre des différentes options de réforme avec l'opposition et les syndicats. »
  3. « Les juges et les journalistes empêchent la volonté du peuple de s'exprimer. »
Méthode : on repère les marqueurs (peuple homogène, anti-élitisme, méfiance des contre-pouvoirs).
1. Populiste : marqueur du « peuple homogène » et de l'exclusion (« le vrai peuple », « trahissent »). On nie le pluralisme.
2. Non populiste : reconnaissance du pluralisme et du débat avec les corps intermédiaires ; c'est un discours démocratique ordinaire.
3. Populiste : marqueur de la méfiance des contre-pouvoirs (juges, journalistes présentés comme obstacles à la volonté du peuple).

Exercice 4 — La séparation des pouvoirs

Complète chaque énoncé par le pouvoir concerné (législatif, exécutif ou judiciaire) et son rôle.

  1. Le Parlement vote les lois et le budget.
  2. Le gouvernement met en œuvre les lois et dirige l'administration.
  3. Les tribunaux jugent les litiges et appliquent la loi.
  4. Quel penseur a théorisé cette séparation et dans quel ouvrage ?
Méthode : on identifie chaque fonction.
1. Pouvoir législatif : faire et voter la loi (Parlement).
2. Pouvoir exécutif : appliquer la loi et gouverner (gouvernement).
3. Pouvoir judiciaire : juger et trancher les litiges (tribunaux).
4. C'est Montesquieu, dans De l'esprit des lois (1748) : « le pouvoir arrête le pouvoir ». La séparation empêche la concentration et donc la tyrannie.

Exercice 5 — Analyse de document : un signal d'érosion démocratique

Lis l'extrait fictif d'un rapport d'observation, puis réponds aux questions d'analyse.

  1. « Dans le pays X, le gouvernement, élu démocratiquement, a fait voter une réforme plaçant la nomination des juges sous son contrôle, réduit les financements des médias indépendants et limité le droit de manifester. Les élections continuent de se tenir. » — Pourquoi ne peut-on pas conclure que tout va bien sous prétexte que des élections ont lieu ?
  2. Quels contre-pouvoirs sont ici visés ? Cite-les en t'appuyant sur le texte.
  3. Comment nomme-t-on ce type de régime qui garde des élections mais affaiblit l'État de droit ?
Méthode : on identifie nature, mécanisme et notion.
1. Parce que la démocratie ne se réduit pas aux élections : sans contre-pouvoirs ni État de droit, des urnes peuvent subsister tout en perdant leur sens. Le texte décrit une érosion graduelle et légale.
2. Contre-pouvoirs visés : la justice indépendante (nomination des juges contrôlée), les médias libres (financements réduits), la société civile et le droit de manifester (droit limité).
3. On parle de « démocratie illibérale » : un régime encore élu mais qui affaiblit les libertés, la justice et la presse.

Exercice 6 — Construire une argumentation nuancée

À partir du sujet « Suffit-il d'être élu par le peuple pour gouverner démocratiquement ? », classe les arguments en POUR ou CONTRE l'idée que l'élection suffit, et nomme la notion mobilisée.

  1. « L'élection donne au dirigeant la légitimité de la volonté populaire. »
  2. « La majorité élue peut décider d'opprimer une minorité : il faut protéger les droits. »
  3. « Sans presse libre ni justice indépendante, l'élection perd son sens. »
  4. « Le peuple est souverain : sa volonté doit pouvoir s'appliquer sans entrave. »
Méthode : on relie chaque argument à un camp et à une notion.
1. POUR (l'élection suffit) — légitimité démocratique / souveraineté populaire.
2. CONTREÉtat de droit et protection des minorités : la majorité ne peut pas tout (« tyrannie de la majorité »).
3. CONTRE — nécessité des contre-pouvoirs (presse, justice) pour que le vote ait un sens.
4. POURsouveraineté populaire et volonté du peuple.
Nuance attendue : une vraie démocratie suppose à la fois le choix du peuple et la limitation du pouvoir par l'État de droit ; l'élection est nécessaire mais non suffisante.
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