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EMC · Classe de Terminale

Populisme et dérive autoritaire

Menaces sur la démocratie : populisme, recul des contre-pouvoirs et glissement vers l'autoritarisme (programme d'EMC de Terminale, thème « La démocratie »)

À propos de cette page
Cette évaluation sur « Populisme et dérive autoritaire » en terminale permet de faire le point sur ses connaissances en emc, comme lors d'un véritable contrôle. Elle suit le programme officiel de terminale et propose plusieurs exercices notés sur 20, avec un corrigé détaillé. Au programme : Qu'est-ce que le populisme ?, Populisme de gauche, de droite et démagogie, De la démocratie à l'autoritarisme : une érosion graduelle, La séparation des pouvoirs, rempart contre la tyrannie. Travaille seul, chronomètre-toi, puis compare tes réponses au corrigé pour identifier les points à revoir. Parfait pour mesurer ses progrès et réviser efficacement. Évaluation gratuite conçue par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de terminale en emc.
Évaluation finale · Niveau difficile · Durée 60 min · Noté sur 20
60:00

Évaluation complète de fin de chapitre, tout en niveau difficile. Travaille seul et sans aide, puis vérifie tes réponses avec le corrigé détaillé dépliable en bas de page.

Exercice 1 — Définitions et repères de la démocratie menacée

/ 4 pts

Réponds de façon précise et rédigée à chaque question.

  1. Définis le « populisme » et cite ses trois marqueurs caractéristiques.
  2. Distingue en deux phrases la démocratie et l'État de droit.
  3. Qui a théorisé la séparation des pouvoirs et quelles sont les trois fonctions distinguées ?

Exercice 2 — Les contre-pouvoirs et leur rôle

/ 4 pts

Réponds en mobilisant les notions du cours.

  1. Cite trois contre-pouvoirs et explique le rôle de chacun.
  2. Pourquoi un régime en dérive autoritaire cible-t-il ces contre-pouvoirs en priorité ?

Exercice 3 — Comprendre l'érosion démocratique

/ 4 pts

Réponds de façon argumentée.

  1. Explique pourquoi une dérive autoritaire moderne est souvent « graduelle et légale ».
  2. Qu'est-ce qu'une « démocratie illibérale » ? En quoi montre-t-elle que l'élection ne suffit pas ?

Exercice 4 — Argumentation problématisée : la majorité a-t-elle toujours raison ?

/ 5 pts

Rédige une réponse argumentée et nuancée à la question « Une majorité élue peut-elle tout décider ? », en mobilisant des arguments pour et contre et des notions du cours.

  1. Présente au moins deux arguments en faveur du pouvoir de la majorité (souveraineté populaire).
  2. Présente au moins deux arguments montrant les limites de ce pouvoir (État de droit, minorités, contre-pouvoirs).
  3. Conclus par une position nuancée articulant volonté populaire et protection des droits.

Exercice 5 — Analyse de cas concret

/ 3 pts

Lis la situation puis réponds aux questions.

  1. Cas : Dans un pays élu démocratiquement, le gouvernement obtient le contrôle des nominations des juges, rachète ou ferme la plupart des médias indépendants et fait voter une loi limitant les manifestations ; les élections se tiennent toujours. Peut-on encore parler d'une démocratie pleine ? Justifie.
  2. Quels contre-pouvoirs sont attaqués, et comment nomme-t-on ce type de régime ?
Corrigé détaillé

Exercice 1 — Définitions et repères de la démocratie menacée
Corrigé : Le populisme est un discours opposant un « peuple » pur et uni à des « élites » corrompues, dont le leader prétend incarner directement la volonté populaire. Marqueurs : anti-élitisme, peuple présenté comme homogène, méfiance des contre-pouvoirs. — La démocratie désigne le fait que le peuple choisit ses dirigeants ; l'État de droit désigne la limitation du pouvoir par le droit et la garantie des libertés. — C'est Montesquieu (De l'esprit des lois, 1748) ; les trois fonctions : législative (voter la loi), exécutive (l'appliquer), judiciaire (juger).

Exercice 2 — Les contre-pouvoirs et leur rôle
Corrigé : Contre-pouvoirs (au choix) : la justice indépendante (sanctionner le pouvoir, contrôler la légalité), les médias libres / quatrième pouvoir (informer, enquêter, critiquer), l'opposition reconnue (contester légalement le gouvernement), la société civile (associations, citoyens qui alertent). — Un régime en dérive les vise en premier parce qu'ils limitent et contrôlent le pouvoir : museler la presse, soumettre les juges et marginaliser l'opposition permet de concentrer le pouvoir tout en gardant l'apparence d'une démocratie.

Exercice 3 — Comprendre l'érosion démocratique
Corrigé : La dérive est graduelle car elle procède par étapes (affaiblir la justice, puis la presse, puis l'opposition) et légale car chaque étape prend la forme d'une réforme votée ou d'une nomination régulière. C'est l'accumulation et l'intention de neutraliser les contre-pouvoirs qui révèlent la dérive, pas un coup d'État brutal. — Une « démocratie illibérale » conserve les élections mais affaiblit l'État de droit, les libertés et les contre-pouvoirs. Elle prouve que l'élection est nécessaire mais non suffisante : sans presse libre ni justice indépendante, le vote perd son sens.

Exercice 4 — Argumentation problématisée : la majorité a-t-elle toujours raison ?
Corrigé (arguments et notions attendus) : Pour : (1) la souveraineté populaire : la majorité élue tire sa légitimité de la volonté du peuple ; (2) la démocratie suppose que les décisions collectives reflètent le choix du plus grand nombre. Contre / limites : (1) le risque de tyrannie de la majorité : une majorité peut opprimer une minorité, d'où la nécessité de droits fondamentaux protégés par l'État de droit ; (2) sans contre-pouvoirs (justice indépendante, presse libre) et sans pluralisme, le pouvoir de la majorité peut glisser vers l'arbitraire et la dérive autoritaire. Nuance attendue : une vraie démocratie articule la volonté populaire (le peuple choisit) et la limitation du pouvoir (État de droit, droits des minorités) ; l'élection est nécessaire mais non suffisante. On peut citer Montesquieu (« le pouvoir arrête le pouvoir ») et le paradoxe de la tolérance de Popper. Un bon devoir argumente sans imposer un avis brutal.

Exercice 5 — Analyse de cas concret
Corrigé : Non, on ne peut plus parler de démocratie pleine : même si les élections subsistent, l'État de droit et les contre-pouvoirs sont affaiblis, donc la démocratie est vidée de son sens. C'est une érosion démocratique graduelle. — Contre-pouvoirs attaqués : la justice indépendante (nominations contrôlées), les médias libres (rachat / fermeture), la société civile et le droit de manifester (loi restrictive). On nomme ce régime une « démocratie illibérale » : encore élu, mais peu respectueux des libertés et de la séparation des pouvoirs.

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