Lycée · Terminale · EMC
Fin de vie et éthique médicale
Bioéthique : autonomie du patient, lois de fin de vie et débats éthiques (programme d'EMC de Terminale, thème « La bioéthique »)
À propos de cette page
Choisis ton niveau. Questions et réponses mélangées à chaque partie. Bonne chance !
Les 36 questions du QCM en version texte
Pour réviser sans écran ou imprimer : chaque question avec ses propositions ; la bonne réponse et son explication se déplient.
Niveau facile — 12 questions
Que désigne la bioéthique ?
- A. La réflexion morale sur les progrès de la médecine et du vivant
- B. Une branche de la biologie cellulaire
- C. L'étude des animaux
- D. Une spécialité chirurgicale
Réponse
A. La réflexion morale sur les progrès de la médecine et du vivant — La bioéthique réfléchit aux questions morales soulevées par les progrès médicaux et scientifiques.
Combien de grands principes structurent classiquement la bioéthique ?
- A. Deux
- B. Trois
- C. Quatre
- D. Six
Réponse
C. Quatre — Autonomie, bienfaisance, non-malfaisance et justice.
Quel principe correspond au respect de la volonté du patient ?
- A. La justice
- B. L'autonomie
- C. La bienfaisance
- D. La non-malfaisance
Réponse
B. L'autonomie — L'autonomie, c'est respecter la volonté libre et éclairée du patient.
En quelle année a été créé le CCNE ?
- A. 1975
- B. 1983
- C. 2005
- D. 2016
Réponse
B. 1983 — Le Comité consultatif national d'éthique a été créé en 1983.
Les avis du CCNE sont :
- A. Obligatoires pour les médecins
- B. Consultatifs (non contraignants)
- C. Votés par référendum
- D. Secrets
Réponse
B. Consultatifs (non contraignants) — Le CCNE rend des avis consultatifs destinés à éclairer le débat et le législateur.
Quelle loi de 2005 porte le nom de Leonetti ?
- A. La loi sur la PMA
- B. La loi sur l'acharnement thérapeutique et la fin de vie
- C. La loi sur le don d'organes
- D. La loi sur la laïcité
Réponse
B. La loi sur l'acharnement thérapeutique et la fin de vie — La loi Leonetti de 2005 interdit l'obstination déraisonnable.
L'euthanasie active est-elle autorisée en France ?
- A. Oui, depuis 2016
- B. Non, elle reste interdite
- C. Oui, depuis 2005
- D. Uniquement à l'hôpital
Réponse
B. Non, elle reste interdite — La loi française interdit l'euthanasie active et le suicide assisté.
Que sont les soins palliatifs ?
- A. Des soins pour guérir une maladie
- B. Des soins pour accompagner et soulager en fin de vie
- C. Une opération chirurgicale
- D. Un vaccin
Réponse
B. Des soins pour accompagner et soulager en fin de vie — Les soins palliatifs accompagnent le malade et soulagent ses souffrances sans viser la guérison.
Que sont les directives anticipées ?
- A. Les ordres du médecin
- B. Les volontés écrites du patient sur sa fin de vie
- C. Une assurance santé
- D. Un traitement
Réponse
B. Les volontés écrites du patient sur sa fin de vie — Ce sont les volontés écrites de la personne sur la poursuite ou l'arrêt des traitements.
Qui est la « personne de confiance » ?
- A. Le médecin traitant
- B. Une personne désignée pour porter la parole du patient
- C. Un juge
- D. Un membre du CCNE
Réponse
B. Une personne désignée pour porter la parole du patient — Elle est consultée et porte la parole du patient s'il ne peut plus s'exprimer.
Que signifie l'expression « obstination déraisonnable » ?
- A. Refuser tout traitement
- B. Des traitements inutiles qui ne font que prolonger artificiellement la vie
- C. Soulager la douleur
- D. Respecter les directives anticipées
Réponse
B. Des traitements inutiles qui ne font que prolonger artificiellement la vie — C'est l'acharnement thérapeutique, que la loi permet d'arrêter.
La loi Claeys-Leonetti date de :
- A. 2002
- B. 2011
- C. 2016
- D. 2021
Réponse
C. 2016 — La loi Claeys-Leonetti a été adoptée en 2016.
Niveau moyen — 12 questions
Quelle est la différence essentielle entre sédation profonde et euthanasie ?
- A. Il n'y a aucune différence
- B. La sédation soulage et la mort survient naturellement, l'euthanasie provoque la mort
- C. La sédation est interdite
- D. L'euthanasie est plus lente
Réponse
B. La sédation soulage et la mort survient naturellement, l'euthanasie provoque la mort — L'intention et le moyen diffèrent : soulager vs donner la mort.
Que rend possible la loi de 2016 mais pas celle de 2005 ?
- A. Le don d'organes
- B. La sédation profonde et continue jusqu'au décès et les directives contraignantes
- C. L'euthanasie
- D. La PMA
Réponse
B. La sédation profonde et continue jusqu'au décès et les directives contraignantes — La loi de 2016 crée le droit à la sédation profonde et rend les directives anticipées contraignantes.
Quel principe peut entrer en tension avec l'autonomie du patient ?
- A. La justice fiscale
- B. La non-malfaisance / la protection de la vie
- C. La liberté de la presse
- D. La laïcité
Réponse
B. La non-malfaisance / la protection de la vie — Respecter un refus de soin (autonomie) peut s'opposer au devoir de ne pas nuire.
Le suicide assisté se distingue de l'euthanasie car :
- A. Il est gratuit
- B. Le patient s'administre lui-même le produit létal
- C. Il est autorisé en France
- D. Il ne nécessite pas de médecin
Réponse
B. Le patient s'administre lui-même le produit létal — Dans le suicide assisté, c'est le patient qui s'administre le produit fourni par un médecin.
Quelle condition est exigée pour une sédation profonde et continue ?
- A. L'accord du maire
- B. Un pronostic vital engagé à court terme et une souffrance réfractaire
- C. Avoir plus de 70 ans
- D. Une autorisation de justice
Réponse
B. Un pronostic vital engagé à court terme et une souffrance réfractaire — Elle suppose une souffrance réfractaire et un pronostic vital engagé à court terme (ou l'arrêt d'un traitement vital).
Comment est prise la décision de sédation profonde ?
- A. Par le seul patient
- B. Dans le cadre d'une procédure collégiale
- C. Par un vote des familles
- D. Par le directeur de l'hôpital
Réponse
B. Dans le cadre d'une procédure collégiale — La décision repose sur une procédure collégiale réunissant plusieurs soignants.
Que sont les « États généraux de la bioéthique » ?
- A. Une assemblée de médecins
- B. Un débat public organisé avant la révision des lois de bioéthique
- C. Un tribunal
- D. Un congrès international
Réponse
B. Un débat public organisé avant la révision des lois de bioéthique — Ils organisent un débat citoyen avant la révision des lois de bioéthique.
La loi de bioéthique de 2021 a notamment :
- A. Légalisé l'euthanasie
- B. Ouvert la PMA à toutes les femmes
- C. Interdit les soins palliatifs
- D. Supprimé le CCNE
Réponse
B. Ouvert la PMA à toutes les femmes — La révision de 2021 a ouvert la PMA à toutes les femmes.
« Primum non nocere » correspond au principe de :
- A. Justice
- B. Non-malfaisance
- C. Autonomie
- D. Bienfaisance
Réponse
B. Non-malfaisance — « D'abord ne pas nuire » est la formule de la non-malfaisance.
Pourquoi les lois de bioéthique sont-elles révisées régulièrement ?
- A. Pour faire des économies
- B. Parce que les progrès scientifiques évoluent et posent de nouvelles questions
- C. Par obligation de l'ONU
- D. Parce qu'elles sont annulées
Réponse
B. Parce que les progrès scientifiques évoluent et posent de nouvelles questions — Les avancées scientifiques soulèvent sans cesse de nouveaux enjeux éthiques.
Le consentement requis avant un acte médical doit être :
- A. Implicite
- B. Libre et éclairé
- C. Donné par la famille
- D. Donné par le maire
Réponse
B. Libre et éclairé — Le consentement libre et éclairé est un pilier du respect de l'autonomie.
Quels pays voisins ont légalisé une forme d'aide à mourir ?
- A. L'Italie et l'Espagne uniquement
- B. La Belgique, les Pays-Bas, la Suisse
- C. L'Allemagne et la Pologne
- D. Aucun pays européen
Réponse
B. La Belgique, les Pays-Bas, la Suisse — Belgique et Pays-Bas (euthanasie, 2002), Suisse (suicide assisté) sont des exemples souvent cités.
Niveau difficile — 12 questions
Un patient majeur conscient refuse une transfusion qui lui sauverait la vie. Que prévoit le droit français ?
- A. Le médecin doit le transfuser de force
- B. Son refus doit en principe être respecté au nom de l'autonomie
- C. La famille décide
- D. Le juge tranche systématiquement
Réponse
B. Son refus doit en principe être respecté au nom de l'autonomie — Le consentement libre et éclairé prime : un patient conscient peut refuser un soin, même vital.
Pourquoi dit-on que la loi française permet de « laisser mourir » mais pas de « faire mourir » ?
- A. Parce qu'elle autorise l'euthanasie
- B. Parce qu'elle permet d'arrêter les traitements et de sédater, mais interdit de provoquer la mort
- C. Parce qu'elle interdit les soins palliatifs
- D. Parce qu'elle est ambiguë
Réponse
B. Parce qu'elle permet d'arrêter les traitements et de sédater, mais interdit de provoquer la mort — On peut cesser de retarder la mort (arrêt des traitements, sédation), mais pas la provoquer activement.
Dans un débat de bioéthique, pourquoi la notion de dignité est-elle ambivalente ?
- A. Elle ne sert qu'aux partisans de l'euthanasie
- B. Elle est invoquée par les deux camps (mourir dignement vs respect inconditionnel de la vie)
- C. Elle n'a aucun rôle
- D. Elle est interdite en EMC
Réponse
B. Elle est invoquée par les deux camps (mourir dignement vs respect inconditionnel de la vie) — La dignité est mobilisée aussi bien pour réclamer l'aide à mourir que pour la refuser.
Quel risque les opposants à l'aide active à mourir mettent-ils en avant ?
- A. Une baisse du budget de la santé
- B. Une pression sociale sur les personnes vulnérables (« devoir de mourir »)
- C. Une pénurie de médecins
- D. La fin des directives anticipées
Réponse
B. Une pression sociale sur les personnes vulnérables (« devoir de mourir ») — Ils craignent une dérive : que les plus fragiles se sentent contraints de demander la mort.
Un médecin maintient en vie un patient par des traitements lourds et sans espoir d'amélioration. Comment qualifier cette attitude ?
- A. Une bienfaisance exemplaire
- B. Une obstination déraisonnable (acharnement thérapeutique)
- C. Une euthanasie
- D. Une sédation profonde
Réponse
B. Une obstination déraisonnable (acharnement thérapeutique) — Des traitements disproportionnés qui ne font que prolonger artificiellement la vie relèvent de l'obstination déraisonnable.
Les directives anticipées d'un patient s'opposent à l'avis de sa famille. Que privilégie le droit depuis 2016 ?
- A. L'avis de la famille
- B. Les directives anticipées, devenues contraignantes
- C. L'avis du maire
- D. Un tirage au sort
Réponse
B. Les directives anticipées, devenues contraignantes — Depuis 2016, les directives anticipées s'imposent au médecin et priment sur l'avis des proches.
Quelle critique peut-on adresser à un devoir d'EMC qui se contente de donner une opinion tranchée sur l'euthanasie ?
- A. Aucune, c'est suffisant
- B. Il manque d'argumentation, de notions précises et du point de vue adverse
- C. Il est trop long
- D. Il doit citer la Bible
Réponse
B. Il manque d'argumentation, de notions précises et du point de vue adverse — Problématiser exige d'argumenter, mobiliser des notions et envisager la position adverse.
Pourquoi la sédation profonde n'est-elle pas considérée juridiquement comme une euthanasie ?
- A. Parce qu'elle est plus chère
- B. Parce que l'intention est de soulager, non de tuer, et la mort survient naturellement
- C. Parce qu'elle est réservée aux jeunes
- D. Parce qu'elle ne nécessite pas de médecin
Réponse
B. Parce que l'intention est de soulager, non de tuer, et la mort survient naturellement — Le critère central est l'intention (soulager) et l'absence de produit provoquant délibérément la mort.
Quel principe de bioéthique est mobilisé quand on veille à ce que tous aient accès aux soins palliatifs, riches comme pauvres ?
- A. L'autonomie
- B. La justice
- C. La non-malfaisance
- D. La bienfaisance
Réponse
B. La justice — La justice exige une égalité et une équité d'accès aux soins.
Le CCNE rend un avis prudent mais ne tranche pas : qui décide en dernier ressort d'une nouvelle loi ?
- A. Le CCNE lui-même
- B. Le Parlement, à l'issue du débat démocratique
- C. L'Ordre des médecins
- D. La Cour de cassation
Réponse
B. Le Parlement, à l'issue du débat démocratique — L'avis du CCNE éclaire, mais c'est le Parlement qui vote la loi.
En quoi l'autonomie et la justice peuvent-elles se compléter dans le débat sur la fin de vie ?
- A. Elles s'opposent toujours
- B. Respecter le choix individuel tout en garantissant l'égalité d'accès et la protection des fragiles
- C. Elles n'ont aucun lien
- D. La justice annule l'autonomie
Réponse
B. Respecter le choix individuel tout en garantissant l'égalité d'accès et la protection des fragiles — Une politique de fin de vie cherche à respecter les choix tout en protégeant équitablement les plus vulnérables.
Pourquoi le débat sur l'aide active à mourir est-il qualifié de « débat de société » ?
- A. Parce qu'il ne concerne que les médecins
- B. Parce qu'il engage des valeurs collectives et fait l'objet d'un débat démocratique large
- C. Parce qu'il est sans importance
- D. Parce qu'il est tranché par les sondages
Réponse
B. Parce qu'il engage des valeurs collectives et fait l'objet d'un débat démocratique large — Il met en jeu des valeurs partagées (vie, liberté, dignité) et nécessite un débat démocratique.
Cours particuliers de emc à Marseille, en présentiel ou à distance — un prof qui s'adapte à ton rythme et reprend ce qui coince.
Soutien scolaire à Marseille · Cours particuliers au lycée · Aide aux devoirs