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Ces exercices corrigés sur « Début de vie et droits du corps humain » en terminale permettent de s'entraîner et de vérifier ses acquis en emc. Ils suivent le programme officiel de terminale et sont classés par difficulté (facile, moyen, difficile). Au programme : Qu'est-ce que la bioéthique ?, La dignité humaine, valeur fondatrice, Les grands principes du droit du corps humain, Le statut juridique de l'embryon et du fœtus. Écris ta réponse puis clique sur « Vérifier » : la correction est immédiate et tolère majuscules, espaces et ponctuation. Cet entraînement aide à mémoriser les méthodes, repérer ses erreurs et gagner en confiance avant un contrôle. Exercices gratuits proposés par un professeur particulier à Marseille pour réviser emc en terminale.
Exercices corrigés, classés du plus simple au plus complexe. Cherche d'abord seul au brouillon, puis déplie la correction détaillée pour vérifier ta méthode et tes raisonnements.
Exercice 1 — Le vocabulaire de la bioéthique
Définis avec précision chacune des notions suivantes du thème du début de vie.
- Qu'est-ce que la bioéthique ? Indique les trois plans à distinguer.
- Définis la « dignité de la personne humaine ».
- Qu'appelle-t-on l'« indisponibilité » (ou non-patrimonialité) du corps humain ?
1. La bioéthique est la réflexion sur les questions morales, sociales et juridiques soulevées par les progrès des sciences du vivant et de la médecine, notamment au sujet du début de la vie, du corps humain et de la dignité. On distingue trois plans : peut-on ? (technique), doit-on ? (morale), a-t-on le droit ? (loi).
2. La dignité est la valeur intrinsèque et égale de tout être humain, indépendante de son utilité, de son état ou de son origine. Elle interdit de traiter une personne comme un simple moyen ou comme une chose (formulation kantienne : traiter l'humanité toujours comme une fin).
3. L'indisponibilité signifie que le corps humain, ses éléments et ses produits sont hors du commerce : ils ne peuvent faire l'objet d'un droit patrimonial ni être vendus. Ce principe interdit la marchandisation du corps (vente d'organe, GPA rémunérée…).
Exercice 2 — Vrai ou faux justifié
Indique si chaque affirmation est vraie ou fausse, puis justifie ta réponse en une phrase.
- « L'embryon possède la personnalité juridique dès la conception. »
- « Le don d'organe peut être rémunéré si le donneur est volontaire. »
- « Depuis 2021, la PMA est ouverte aux femmes seules. »
- « La GPA est autorisée en France à condition d'être gratuite. »
1. Faux. La personnalité juridique commence à la naissance, si l'enfant naît vivant et viable ; l'embryon bénéficie d'une protection encadrée mais n'est pas une personne au sens juridique.
2. Faux. Le don d'organe est gratuit : la non-patrimonialité du corps interdit toute rémunération, même avec l'accord du donneur.
3. Vrai. La loi de bioéthique du 2 août 2021 a ouvert la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules.
4. Faux. La GPA est interdite en France, qu'elle soit rémunérée ou gratuite, car elle se heurte aux principes d'indisponibilité du corps et de non-marchandisation.
Exercice 3 — Associer notion et principe
À chaque situation, associe le principe du droit du corps humain qui s'applique.
- On ne peut pas vendre son rein. Quel principe ?
- Un patient peut refuser un traitement après information complète. Quel principe ?
- Le don de sperme est gratuit et, en principe, sans contrepartie. Quel principe ?
- On ne peut porter atteinte au corps sans nécessité médicale. Quel principe ?
1. Indisponibilité / non-patrimonialité du corps (le corps est hors du commerce) — couplée à la gratuité du don.
2. Consentement libre et éclairé, révocable à tout moment.
3. Gratuité (et anonymat) du don.
4. Inviolabilité du corps humain (atteinte possible seulement par nécessité médicale et avec consentement).
Exercice 4 — Repères chronologiques de la bioéthique
Remets dans l'ordre et explique brièvement la portée de chaque repère législatif suivant.
- Loi Veil (IVG) — quelle année et quel apport ?
- Premières lois de bioéthique — quelle année et quel principe majeur ?
- Loi de bioéthique ouvrant la PMA à toutes les femmes — quelle année ?
- Inscription du droit à l'IVG dans la Constitution — quelle année ?
Ordre chronologique : 1975 → 1994 → 2021 → 2024.
1975 — Loi Veil : légalise l'interruption volontaire de grossesse (IVG) en l'encadrant dans des délais légaux.
1994 — Premières lois de bioéthique : posent les principes fondateurs (primauté de la personne, respect de l'être humain dès le commencement de sa vie, non-patrimonialité du corps).
2021 — Loi du 2 août : ouvre la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules, autorise l'accès aux origines et l'autoconservation des gamètes.
2024 — Révision constitutionnelle (mars) : inscrit dans la Constitution la liberté garantie de recourir à l'IVG.
Exercice 5 — Analyse de situation
Lis la situation, puis réponds aux questions en mobilisant les notions du cours.
- Situation : Un couple a fait conserver des embryons congelés dans le cadre d'une FIV. Le couple se sépare et n'a plus de projet parental commun. Trois options légales sont possibles : don à un autre couple, don à la recherche (encadrée), ou arrêt de la conservation.
- Question 1 : Pourquoi cette situation relève-t-elle de la bioéthique et non de la seule décision médicale ?
- Question 2 : Quel principe explique qu'on ne puisse pas simplement « vendre » ces embryons à un autre couple ?
- Question 3 : Quel acteur encadre la recherche sur l'embryon, et pourquoi un tel encadrement existe-t-il ?
Q1. La situation relève de la bioéthique car elle confronte le possible technique (conserver, donner, détruire des embryons) à des questions morales (quel statut pour l'embryon ?) et juridiques (que permet la loi ?). Elle dépasse la décision médicale car elle engage des valeurs : dignité, respect de l'être humain dès le commencement de sa vie, consentement des deux membres du couple.
Q2. Le principe d'indisponibilité / non-patrimonialité du corps humain : les éléments du corps (dont gamètes et embryons) sont hors du commerce. Le don est gratuit ; toute cession à titre onéreux est interdite.
Q3. L'Agence de la biomédecine autorise et encadre la recherche sur l'embryon. Cet encadrement existe pour concilier la liberté de la recherche scientifique avec la protection particulière reconnue à l'embryon (respect de l'être humain dès le commencement de la vie) et pour éviter toute dérive.
Exercice 6 — Analyse de document
Lis l'extrait du Code civil, puis réponds aux questions d'analyse.
- Document — Code civil : « Chacun a droit au respect de son corps. Le corps humain est inviolable. Le corps humain, ses éléments et ses produits ne peuvent faire l'objet d'un droit patrimonial. » (art. 16-1)
- Question 1 : Relève les deux principes énoncés dans cet article et nomme-les.
- Question 2 : Que signifie concrètement l'expression « ne peuvent faire l'objet d'un droit patrimonial » ?
- Question 3 : En quoi cet article protège-t-il les personnes les plus vulnérables ? Donne un exemple.
Q1. Deux principes : l'inviolabilité du corps humain (« le corps humain est inviolable ») et l'indisponibilité / non-patrimonialité (« ne peuvent faire l'objet d'un droit patrimonial »). S'y ajoute le droit au respect de son corps.
Q2. Cela signifie que le corps et ses éléments sont hors du commerce : on ne peut ni les vendre, ni les louer, ni en faire un objet de propriété cessible. Le don est possible mais seulement à titre gratuit.
Q3. En interdisant la marchandisation du corps, l'article empêche que des personnes en situation de précarité soient poussées à vendre un organe, des gamètes ou à louer leur ventre (GPA) sous la pression du besoin d'argent. Exemple : l'interdiction de vendre un rein protège les plus pauvres d'une exploitation de leur corps.