Exercice 1 — Nutriments et rôles
Corrigé :
Question 1 :
| Nutriment | Famille | kcal/g | Exemple |
|---|
| Glucides | Macronutriment | 4 kcal/g | Pain, riz, pâtes |
| Lipides | Macronutriment | 9 kcal/g | Huile, beurre |
| Protéines | Macronutriment | 4 kcal/g | Viande, poisson, œufs |
| Vitamine C | Micronutriment | 0 (non énergétique) | Agrumes, kiwi, poivron |
Question 2 : Les lipides sont stockés dans le tissu adipeux sous forme de triglycérides lorsque l'apport calorique dépasse les besoins. L'organisme peut ensuite mobiliser ces réserves en cas de besoin énergétique (jeûne, effort prolongé). Leur densité énergétique élevée (9 kcal/g) les rend efficaces pour le stockage.
Exercice 2 — La digestion de l'amidon
Corrigé :
Question 1 — Étapes de la digestion de l'amidon :
- Bouche : L'amylase salivaire hydrolyse les liaisons glycosidiques de l'amidon en maltose (disaccharide). La digestion est partielle car le bol alimentaire reste peu de temps dans la bouche.
- Estomac : L'amylase salivaire est inactivée par le pH acide (≈2). La digestion de l'amidon est momentanément stoppée.
- Intestin grêle : L'amylase pancréatique (suc pancréatique) poursuit l'hydrolyse de l'amidon en maltose. La maltase intestinale (enzyme de la muqueuse) hydrolyse le maltose en deux molécules de glucose. Le glucose est alors absorbé par les entérocytes et passe dans les vaisseaux sanguins.
Question 2 : Les villosités intestinales augmentent considérablement la surface d'absorption de l'intestin grêle (jusqu'à ≈ 200 m²). Cette grande surface de contact entre le contenu intestinal et la muqueuse permet une absorption rapide et efficace des nutriments, évitant qu'ils ne soient éliminés avant d'être absorbés.
Exercice 3 — Calcul et interprétation de l'IMC
Corrigé :
Question 1 : IMC = 82 / (1,62)² = 82 / 2,6244 ≈ 31,2 kg/m². Léa est en situation d'obésité modérée (grade 1) (IMC ≥ 30).
Question 2 : L'obésité est un facteur de risque de maladies cardiovasculaires, souvent associée à un excès de LDL-cholestérol qui favorise l'athérosclérose. Mesurer le LDL permet d'évaluer le risque cardiovasculaire et d'adapter la prise en charge (régime, statines si nécessaire).
Question 3 : Non, l'interprétation serait différente. Chez une sportive très musclée, l'IMC élevé est dû à la masse musculaire (dense) et non à un excès de masse grasse. L'IMC ne différencie pas les deux. Dans ce cas, le tour de taille ou la mesure du pourcentage de graisse corporelle (impédancemétrie) serait plus approprié.
Exercice 4 — Maladies nutritionnelles
Corrigé :
Question 1 :
- (a) Anémie ferriprive : Carence en fer → insuffisance de synthèse d'hémoglobine → réduction du transport d'O₂ dans le sang → fatigue, pâleur, essoufflement.
- (b) Scorbut : Carence en vitamine C → défaut de synthèse de collagène → fragilité des vaisseaux et des tissus → hémorragies, déchaussement des dents, cicatrisation difficile.
- (c) Diabète de type 2 : Alimentation excessive en glucides rapides et en graisses, sédentarité → obésité → résistance à l'insuline → hyperglycémie chronique → complications vasculaires, rénales, oculaires.
Question 2 : L'
athérosclérose est l'accumulation de dépôts lipidiques (plaques d'athérome composées de LDL-cholestérol oxydé, de macrophages et de cellules musculaires lisses) dans la paroi des artères. Ces plaques réduisent le diamètre des artères (sténose) et peuvent se rompre, déclenchant un caillot (thrombose) → infarctus du myocarde ou AVC. L'alimentation riche en acides gras saturés et en cholestérol augmente le LDL-cholestérol plasmatique, accélérant ce processus. À l'inverse, les acides gras oméga-3 et les fibres ont un effet protecteur.
Exercice 5 — Équilibre alimentaire et microbiote
Corrigé :
Question 1 — Risques :
- Excès de sucres ajoutés (sodas, plats préparés) → risque d'obésité et de diabète de type 2.
- Carence en vitamines, minéraux et fibres (peu de fruits/légumes) → risque de carences (vitamine C, magnésium, potassium), constipation, dysbiose intestinale.
Conseils :- Remplacer les sodas par de l'eau ou des jus de fruits frais (sans sucre ajouté) et consommer au moins 5 portions de fruits et légumes par jour.
- Privilegier des repas maison avec des féculents complets (riz complet, pâtes complètes), riches en fibres, et des sources de protéines variées (légumineuses, poisson).
Question 2 : Les fibres alimentaires (cellulose, inuline, pectines) ne sont pas digestibles par les enzymes humaines, mais elles sont fermentées par les bactéries bénéfiques du côlon (Lactobacilles, Bifidobactéries). Cette fermentation produit des
acides gras à chaîne courte (butyrate, propionate) qui nourrissent les cellules de la muqueuse intestinale, renforcent la barrière intestinale (réduisant la perméabilité) et ont des effets anti-inflammatoires systémiques. Une plus grande diversité microbienne est associée à un meilleur contrôle de la glycémie, une réduction de l'inflammation chronique et un poids plus stable.