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SVT (2nde) · Classe de 2ⁿᵈᵉ

L'écosystème et ses interactions

Composantes, interactions biotiques/abiotiques et dynamique des écosystèmes — programme de SVT 2nde (lycée général)

À propos de cette page
Cette évaluation sur « L'écosystème et ses interactions » en seconde permet de faire le point sur ses connaissances en svt (2nde), comme lors d'un véritable contrôle. Elle suit le programme officiel de seconde et propose plusieurs exercices notés sur 20, avec un corrigé détaillé. Au programme : Définition et composantes d'un écosystème, Le biotope : facteurs abiotiques, La biocénose : diversité des organismes, Les interactions biotiques. Travaille seul, chronomètre-toi, puis compare tes réponses au corrigé pour identifier les points à revoir. Parfait pour mesurer ses progrès et réviser efficacement. Évaluation gratuite conçue par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de seconde en svt (2nde).
Évaluation finale · Niveau difficile · Durée 60 min · Noté sur 20
60:00

Évaluation complète de fin de chapitre, tout en niveau difficile. Travaille seul et sans aide, puis vérifie tes réponses avec le corrigé détaillé dépliable en bas de page.

Exercice 1 — Composantes et interactions dans un écosystème lacustre

/ 4 pts
  1. Dans un lac de montagne, cite deux facteurs abiotiques importants et explique leur influence sur les organismes présents. (2 pts)
  2. Ce lac abrite du phytoplancton, des daphnies (crustacés herbivores), des truites, des hérons et des bactéries décomposeurs. Construis une chaîne trophique comprenant au moins quatre niveaux, et précise le niveau trophique de la truite. (2 pts)

Exercice 2 — Types d'interactions biotiques

/ 5 pts
  1. Explique la différence entre mutualisme et parasitisme, en précisant le bilan (+/−/0) pour chaque partenaire dans chaque cas. (2 pts)
  2. La fourmi coupeuse de feuilles (Atta) découpe des morceaux de feuilles qu'elle transporte dans son nid pour y cultiver un champignon (Leucoagaricus). Les fourmis se nourrissent exclusivement de ce champignon, et celui-ci ne se trouve que dans les nids de fourmis. Identifie le type d'interaction et justifie ta réponse. (2 pts)
  3. Dans un lac, une espèce de perche et une espèce de brochet juvenil consomment les mêmes insectes aquatiques. Quel type d'interaction s'instaure entre eux ? Quel principe écologique peut découler de leur coexistence prolongée ? (1 pt)

Exercice 3 — Transfert d'énergie dans un réseau trophique

/ 5 pts
  1. Dans une prairie, les végétaux capturent 500 000 kJ/m²/an d'énergie solaire. Seuls 2 % de cette énergie est convertie en matière organique (productivité primaire brute). Calcule la productivité primaire brute (PPB) en kJ/m²/an. (1 pt)
  2. La respiration des végétaux consomme 40 % de la PPB. Calcule la productivité primaire nette (PPN) disponible pour les herbivores. (1 pt)
  3. En appliquant la règle des 10 %, calcule l'énergie disponible pour les carnivores de 1er ordre (N3). Montre le calcul. (2 pts)
  4. Pourquoi les chaînes trophiques dépassent-elles rarement 4 à 5 niveaux ? (1 pt)

Exercice 4 — Successions écologiques

/ 4 pts
  1. Après l'incendie d'une forêt méditerranéenne, les scientifiques observent la recolonisation suivante sur 40 ans : plantes annuelles → cistes et bruyères → chênes kermès → chênes verts. De quel type de succession s'agit-il ? Justifie. (1 pt)
  2. Qu'est-ce que le climax d'un écosystème ? Pourquoi cette notion est-elle parfois remise en question ? (2 pts)
  3. La résilience d'un écosystème est plus grande dans une forêt tropicale humide (richesse spécifique : ~400 espèces d'arbres/ha) que dans une forêt boréale (5-10 espèces d'arbres/ha). Explique ce phénomène. (1 pt)

Exercice 5 — Perturbations et biodiversité

/ 2 pts
  1. En t'appuyant sur des exemples précis, explique pourquoi l'introduction d'une espèce invasive peut perturber profondément un écosystème. Donne un exemple d'espèce invasive en France et ses effets. (2 pts)
Corrigé détaillé

Exercice 1 — Composantes et interactions dans un écosystème lacustre
Corrigé :
1. Deux facteurs abiotiques : température (faible en altitude → limite la vitesse de reproduction du phytoplancton) et luminosité (conditionne la photosynthèse du phytoplancton ; diminue avec la profondeur). Tout autre facteur pertinent (O₂ dissous, pH) est accepté avec justification.
2. Chaîne proposée : Phytoplancton (N1) → Daphnie (N2) → Truite (N3) → Héron (N4). La truite est au niveau trophique 3 (consommateur secondaire). Les bactéries constituent le réseau détritivore (non dans la chaîne principale mais indispensables au recyclage).

Exercice 2 — Types d'interactions biotiques
Corrigé :
1. Le mutualisme est une interaction bénéfique pour les deux partenaires : bilan (+/+). Exemple : pollinisateur/fleur. Le parasitisme est bénéfique pour le parasite et néfaste pour l'hôte : bilan (+/−). Exemple : tique/mammifère.
2. Il s'agit d'une symbiose mutualiste (ou mutualisme obligatoire, car les deux partenaires dépendent l'un de l'autre). Bilan (+/+) : les fourmis bénéficient d'une source de nourriture ; le champignon est protégé, cultivé et ne se reproduit que grâce aux fourmis.
3. La compétition interspécifique s'instaure (−/−) car les deux espèces exploitent la même ressource. Le principe de exclusion compétitive (loi de Gause) prédit qu'à terme, une des deux espèces exclura l'autre, sauf si elles se spécialisent sur des ressources différentes (partage de niche).

Exercice 3 — Transfert d'énergie dans un réseau trophique
Corrigé :
1. PPB = 500 000 × 2 % = 10 000 kJ/m²/an.
2. Respiration végétaux = 10 000 × 40 % = 4 000 kJ. PPN = 10 000 − 4 000 = 6 000 kJ/m²/an.
3. Herbivores (N2) : 6 000 × 10 % = 600 kJ. Carnivores N3 : 600 × 10 % = 60 kJ/m²/an.
4. À chaque transfert, 90 % de l'énergie est perdue (chaleur, respiration, excrétion). Après 4-5 niveaux, la quantité d'énergie disponible est si faible qu'elle ne peut plus soutenir une population viable.

Exercice 4 — Successions écologiques
Corrigé :
1. C'est une succession secondaire : après l'incendie, le sol est toujours présent avec sa banque de graines et ses micro-organismes. La recolonisation repart d'un état perturbé, non d'un substrat vierge.
2. Le climax est l'état d'équilibre stable vers lequel tend un écosystème au terme de la succession. Il est remis en question car : (a) les perturbations (tempêtes, incendies, changements climatiques) empêchent souvent d'atteindre un vrai « équilibre » ; (b) la notion suppose un état final unique alors que plusieurs états stables alternatifs peuvent exister.
3. La forêt tropicale est plus résiliente grâce à la redondance fonctionnelle : si une espèce disparaît, d'autres peuvent assurer la même fonction écologique. En forêt boréale, chaque espèce est plus difficile à remplacer en cas de perte.

Exercice 5 — Perturbations et biodiversité
Corrigé : Une espèce invasive est une espèce introduite hors de son aire d'origine (volontairement ou non) qui prolifère au détriment des espèces locales. Elle perturbe l'écosystème en : (1) entrant en compétition avec les espèces indigènes pour les ressources, pouvant les éliminer ; (2) perturbant les réseaux trophiques (absence de prédateurs naturels = population incontrôlée) ; (3) modifiant le biotope.
Exemple : La Jussie (Ludwigia sp.) introduite dans les zones humides françaises forme des tapis denses qui asphyxient les herbiers aquatiques indigènes, réduisent l'O₂ dissous et menacent la faune piscicole. Autre exemple accepté : le raton laveur, la tortue de Floride, le frelon asiatique (avec justification des effets).

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