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Enseignement scientifique · Classe de Terminale

La santé, les médicaments et les sciences

Des remèdes traditionnels aux médicaments modernes : principe actif, essais cliniques et démarche scientifique — thème « Une histoire du vivant » (programme d'enseignement scientifique de Tle générale)

À propos de cette page
Ces exercices corrigés sur « La santé, les médicaments et les sciences » en terminale permettent de s'entraîner et de vérifier ses acquis en enseignement scientifique. Ils suivent le programme officiel de terminale et sont classés par difficulté (facile, moyen, difficile). Au programme : Des remèdes empiriques aux médicaments scientifiques, Le principe actif et les excipients, Molécules naturelles, hémisynthétiques et synthétiques, L'exemple historique de l'aspirine. Écris ta réponse puis clique sur « Vérifier » : la correction est immédiate et tolère majuscules, espaces et ponctuation. Cet entraînement aide à mémoriser les méthodes, repérer ses erreurs et gagner en confiance avant un contrôle. Exercices gratuits proposés par un professeur particulier à Marseille pour réviser enseignement scientifique en terminale.

Exercices corrigés, classés du plus simple au plus complexe. Cherche d'abord seul au brouillon, puis déplie la correction détaillée pour vérifier ta méthode et tes raisonnements.

Exercice 1 — Principe actif ou excipient ?

Pour chaque proposition, indique s'il s'agit du principe actif ou d'un excipient et justifie en une phrase.

  1. Le paracétamol contenu dans un comprimé qui fait baisser la fièvre.
  2. L'amidon ajouté pour donner sa consistance et sa forme au comprimé.
  3. L'arôme fraise ajouté à un sirop pour enfants pour en améliorer le goût.
Corrigé :
1. C'est le principe actif : le paracétamol est la molécule responsable de l'effet thérapeutique (faire baisser la fièvre).
2. C'est un excipient : l'amidon n'a aucune action thérapeutique, il sert à mettre en forme le comprimé.
3. C'est un excipient : l'arôme ne soigne rien, il améliore le goût pour faciliter la prise. Seul le principe actif a un effet thérapeutique ; tout le reste constitue les excipients.

Exercice 2 — Naturel, hémisynthétique ou synthétique ?

Pour chaque molécule décrite, indique sa catégorie (naturelle, hémisynthétique ou synthétique) et justifie.

  1. La morphine, extraite directement du pavot puis purifiée.
  2. L'acide acétylsalicylique, obtenu en transformant chimiquement l'acide salicylique issu du saule.
  3. Le paracétamol, fabriqué entièrement en usine à partir de réactifs chimiques simples.
Corrigé :
1. Molécule naturelle : elle est extraite directement d'un organisme vivant (le pavot) sans transformation chimique.
2. Molécule hémisynthétique : on part d'une molécule naturelle (l'acide salicylique du saule) que l'on transforme chimiquement.
3. Molécule synthétique : elle est entièrement fabriquée par chimie à partir de réactifs simples, sans extraction depuis un organisme.
Rappel : une molécule synthétique et son équivalent naturel, s'ils ont la même structure, ont exactement le même effet.

Exercice 3 — Vrai ou faux : pièges sur les médicaments

Indique si chaque affirmation est vraie ou fausse et corrige si nécessaire.

  1. « Une molécule naturelle est toujours moins dangereuse qu'une molécule synthétique. »
  2. « La vitamine C extraite d'une orange est meilleure que la vitamine C de synthèse car elle est naturelle. »
  3. « Augmenter la dose d'un médicament augmente toujours son bénéfice pour le patient. »
Corrigé :
1. Faux. De nombreux poisons sont naturels (venins, alcaloïdes). Le danger dépend de la molécule et de la dose, pas de l'origine.
2. Faux. Si les deux molécules ont la même structure, elles ont exactement le même effet : « naturel » ne confère aucune supériorité.
3. Faux. Au-delà de la dose efficace, on entre dans la zone toxique : la marge thérapeutique doit être respectée, sinon le médicament devient dangereux. « C'est la dose qui fait le poison. »

Exercice 4 — Lecture d'une courbe dose-effet

On donne ci-dessous l'effet thérapeutique et les effets toxiques d'un médicament en fonction de la dose ; réponds aux questions à partir du graphique.

  1. Document. Effet en fonction de la dose (en mg) :
  2. À partir de quelle dose environ l'effet thérapeutique devient-il important (supérieur à 90 %) ?
  3. À partir de quelle dose environ les effets toxiques deviennent-ils préoccupants (supérieurs à 50 %) ?
  4. En déduire une plage de doses recommandée et expliquer ce qu'est la marge thérapeutique.
Corrigé :
1. L'effet thérapeutique dépasse 90 % à partir d'environ 300 mg (92 %).
2. Les effets toxiques dépassent 50 % vers 500 mg (55 %) ; ils sont encore faibles à 300 mg (8 %).
3. La plage recommandée se situe autour de 300 à 400 mg : l'effet thérapeutique est élevé (92 à 98 %) alors que la toxicité reste limitée (8 à 25 %). La marge thérapeutique est l'écart entre la dose efficace et la dose toxique : ici, entre ~300 mg (efficace) et ~500 mg (toxicité forte). Plus cet écart est large, plus le médicament est sûr à utiliser.

Exercice 5 — Comprendre un essai clinique comparatif

Un laboratoire teste un nouveau médicament sur deux groupes tirés au sort ; réponds aux questions sur le protocole.

  1. Pourquoi constitue-t-on un groupe « médicament » et un groupe « placebo » plutôt que de tester le médicament sur tout le monde ?
  2. Qu'appelle-t-on un essai « en double aveugle » et à quoi sert-il ?
  3. Dans cet essai, 64 % du groupe médicament guérit contre 48 % du groupe placebo. Peut-on conclure immédiatement à l'efficacité ? Que faut-il vérifier ?
Corrigé :
1. Le groupe placebo sert de témoin : il permet de comparer et d'isoler l'effet propre du médicament. Sans lui, on ne pourrait pas distinguer une vraie efficacité de la guérison spontanée ou de l'effet placebo.
2. En double aveugle, ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit le médicament ou le placebo. Cela évite les biais (influence des attentes du patient ou du médecin sur l'évaluation des résultats).
3. Non, on ne peut pas conclure immédiatement. L'écart de 16 points (64 % vs 48 %) doit être analysé par des tests statistiques pour vérifier qu'il est significatif, c'est-à-dire peu probablement dû au hasard de l'échantillon. Tant que ce n'est pas établi, on ne peut pas affirmer que le médicament est efficace.

Exercice 6 — Analyse de document scientifique — efficacité d'un antalgique

À partir du document, réponds aux questions de lecture et d'interprétation.

  1. Document. Lors d'un essai clinique, on mesure la part de patients soulagés de leur douleur 2 heures après la prise, pour différentes doses d'un antalgique, et pour un placebo (dose 0). On obtient :
  2. Décris l'évolution de la part de patients soulagés lorsque la dose augmente.
  3. Compare l'effet du médicament à celui du placebo et explique l'intérêt du groupe placebo dans cette étude.
  4. À partir de 400 mg, l'augmentation de la dose améliore-t-elle beaucoup l'effet ? Quelle conséquence pratique en tirer ?
Corrigé :
1. La part de patients soulagés augmente avec la dose : 52 % à 200 mg, 71 % à 400 mg, 74 % à 600 mg. L'augmentation est forte entre 0 et 400 mg, puis se stabilise (effet plafond).
2. Le placebo soulage déjà 28 % des patients (guérison spontanée + effet placebo). Le médicament fait nettement mieux (jusqu'à ~74 %). Le groupe placebo sert de référence : il permet de mesurer l'effet propre du médicament, ici un gain d'environ 24 à 46 points selon la dose. Sans ce témoin, on surestimerait l'efficacité réelle.
3. Entre 400 mg (71 %) et 600 mg (74 %), le gain n'est que de 3 points : l'effet plafonne. Conséquence pratique : il est inutile, voire risqué, d'augmenter la dose au-delà de 400 mg, car on n'améliore presque plus l'effet tout en augmentant le risque d'effets indésirables. La dose de 400 mg offre un bon compromis efficacité/sécurité.
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