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Ces exercices corrigés sur « Les enjeux de la démocratie représentative » en terminale permettent de s'entraîner et de vérifier ses acquis en emc. Ils suivent le programme officiel de terminale et sont classés par difficulté (facile, moyen, difficile). Au programme : Qu'est-ce que la démocratie ?, Démocratie directe et démocratie représentative, Le suffrage universel et la souveraineté, La séparation des pouvoirs sous la Ve République. Écris ta réponse puis clique sur « Vérifier » : la correction est immédiate et tolère majuscules, espaces et ponctuation. Cet entraînement aide à mémoriser les méthodes, repérer ses erreurs et gagner en confiance avant un contrôle. Exercices gratuits proposés par un professeur particulier à Marseille pour réviser emc en terminale.
Exercices corrigés, classés du plus simple au plus complexe. Cherche d'abord seul au brouillon, puis déplie la correction détaillée pour vérifier ta méthode et tes raisonnements.
Exercice 1 — Définir les notions clés
Définis avec précision chacune des notions de démocratie suivantes.
- Qu'est-ce que la démocratie ? Quelle en est l'étymologie ?
- Définis la démocratie représentative et oppose-la à la démocratie directe.
- Qu'appelle-t-on suffrage universel ? En quoi s'oppose-t-il au suffrage censitaire ?
1. La démocratie est un régime politique dans lequel la souveraineté appartient au peuple, qui l'exerce directement ou par des représentants élus. Étymologie : du grec dêmos (le peuple) et kratos (le pouvoir) : c'est donc le « pouvoir du peuple ». Elle suppose élections libres, libertés fondamentales et État de droit.
2. La démocratie représentative est un régime dans lequel les citoyens élisent des représentants (députés, sénateurs, président) qui décident et gouvernent en leur nom. Elle s'oppose à la démocratie directe, dans laquelle les citoyens votent eux-mêmes les lois sans intermédiaire (modèle de l'Athènes antique, référendum aujourd'hui).
3. Le suffrage universel est le droit de vote reconnu à tous les citoyens majeurs, sans condition de fortune ni de sexe ; le vote y est égal, secret et libre. Il s'oppose au suffrage censitaire, où seuls les citoyens payant un certain montant d'impôt (le « cens ») avaient le droit de voter.
Exercice 2 — Les institutions de la Ve République
Réponds aux questions suivantes sur l'organisation des pouvoirs.
- Quels sont les trois pouvoirs distingués par la séparation des pouvoirs, et qui les exerce en France ?
- Quelle est la différence entre l'Assemblée nationale et le Sénat ?
- Quel est le rôle du Conseil constitutionnel ?
1. La séparation des pouvoirs (théorisée par Montesquieu) distingue : le pouvoir législatif (faire la loi), exercé par le Parlement ; le pouvoir exécutif (appliquer la loi, gouverner), exercé par le président de la République et le gouvernement ; le pouvoir judiciaire (juger), exercé par les tribunaux et cours indépendants.
2. L'Assemblée nationale est composée de députés élus au suffrage universel direct par les citoyens ; elle a le dernier mot dans le vote de la loi et peut renverser le gouvernement (motion de censure). Le Sénat est composé de sénateurs élus au suffrage indirect (par de grands électeurs) ; il représente notamment les collectivités territoriales et participe au vote de la loi.
3. Le Conseil constitutionnel vérifie la conformité des lois à la Constitution. Il peut censurer (annuler) une loi contraire à la Constitution ; il veille aussi à la régularité des élections nationales et des référendums. C'est un contre-pouvoir essentiel de l'État de droit.
Exercice 3 — Suffrage et souveraineté : repères et dates
Réponds aux questions de repérage sur le droit de vote et la souveraineté.
- En quelle année le suffrage universel masculin est-il instauré en France ? Et le droit de vote des femmes ?
- Que signifie la phrase de la Constitution : « La souveraineté nationale appartient au peuple » ?
- Cite les trois caractères du vote dans une démocratie (rappel : il est égal, ...).
1. Le suffrage universel masculin est instauré en 1848. Le droit de vote des femmes est accordé en 1944 : c'est à cette date que le suffrage devient réellement universel.
2. Cette phrase (article 3 de la Constitution de 1958) signifie que le peuple est seul détenteur du pouvoir politique : aucune personne ni aucun groupe ne peut s'approprier le pouvoir. Le peuple exerce cette souveraineté par ses représentants élus et par la voie du référendum.
3. Le vote est égal (« un citoyen = une voix »), secret (nul ne peut savoir pour qui l'on vote) et libre (sans contrainte ni pression). On peut ajouter qu'il est universel et personnel.
Exercice 4 — Vrai ou faux : démocratie et représentation
Indique si chaque affirmation est vraie ou fausse, puis justifie ta réponse en une phrase.
- « La France est une démocratie purement directe : les citoyens votent eux-mêmes toutes les lois. »
- « Un député ne représente que les électeurs de sa circonscription. »
- « La démocratie participative est destinée à remplacer la démocratie représentative. »
1. Faux. La France est une démocratie représentative (et semi-directe) : les citoyens élisent des représentants qui votent les lois. Le référendum, élément de démocratie directe, ne concerne que certaines décisions.
2. Faux. En France, le mandat est national : un député représente la nation entière, et non seulement ses électeurs. C'est le principe du mandat représentatif (et non impératif).
3. Faux. La démocratie participative ne remplace pas la démocratie représentative : elle la complète, en associant les citoyens aux décisions entre deux élections (consultations, conventions citoyennes, budgets participatifs).
Exercice 5 — Comprendre la crise de la représentation
Réponds aux questions sur l'abstention et la défiance démocratique.
- Définis l'abstention et explique en quoi elle pose un problème de légitimité.
- Cite deux causes possibles de l'abstention et montre qu'elle n'a pas une seule signification.
- Cite deux dispositifs de démocratie participative qui visent à rapprocher les citoyens de la décision.
1. L'abstention est le fait de ne pas participer à un vote alors qu'on en a le droit. Elle pose un problème de légitimité : quand une grande partie des électeurs ne vote pas, les élus sont choisis par une minorité de citoyens, ce qui affaiblit leur représentativité et leur autorité.
2. Causes possibles (deux parmi) : le désintérêt pour la politique ; le sentiment que le vote est inutile ; la protestation ou le rejet de l'offre politique (« aucun candidat ne me convient ») ; la difficulté à se déplacer ou à s'inscrire. Cela montre que l'abstention n'a pas une seule signification : elle peut traduire l'indifférence comme une forme de contestation active.
3. Deux dispositifs parmi : le référendum, le référendum d'initiative partagée (RIP), les conventions citoyennes (panels tirés au sort), les budgets participatifs locaux, les consultations et débats publics.
Exercice 6 — Étude de document : analyse d'une situation
Lis le document puis réponds aux questions d'analyse.
- Document : « Lors des dernières élections législatives, plus d'un électeur sur deux ne s'est pas déplacé pour voter. Des sondages montrent que de nombreux citoyens estiment que 'les élus ne les représentent pas' et que 'voter ne change rien'. Dans le même temps, plusieurs communes lancent des budgets participatifs et l'État organise une convention citoyenne sur un grand sujet de société. » — Identifie le phénomène décrit dans la première partie du document.
- Quelles notions du cours permettent d'analyser ce document ? Cite-en deux et explique-les.
- Selon toi, en quoi les budgets participatifs et la convention citoyenne constituent-ils une réponse à ce phénomène ? Rédige une réponse argumentée de quelques lignes.
1. Le phénomène décrit est la crise de la démocratie représentative : forte abstention (plus d'un électeur sur deux), défiance envers les élus (« ils ne nous représentent pas ») et sentiment d'inutilité du vote (« voter ne change rien »).
2. Notions mobilisables (deux parmi) : (a) l'abstention — le refus de voter affaiblit la légitimité des élus et révèle l'éloignement entre citoyens et institutions ; (b) la crise de la représentation — l'écart perçu entre gouvernants et gouvernés ; (c) la démocratie participative — les dispositifs (budget participatif, convention citoyenne) qui associent directement les citoyens à la décision.
3. Réponse argumentée attendue (exemple) : les budgets participatifs et la convention citoyenne répondent à la crise en rapprochant les citoyens de la décision : ils permettent de participer entre deux élections, de se sentir écouté et de retrouver un sentiment d'utilité politique. Le budget participatif donne un pouvoir concret au niveau local ; la convention citoyenne (citoyens tirés au sort) montre qu'on peut associer des « gens ordinaires » à des choix de société. Ces dispositifs complètent la démocratie représentative sans la remplacer : ils visent à restaurer la confiance et à lutter contre le sentiment d'être ignoré. On peut nuancer en notant que leur portée reste limitée si les propositions ne sont pas suivies d'effet.