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SVT (2nde) · Classe de 2ⁿᵈᵉ

Les flux de matière et d'énergie dans les écosystèmes

Producteurs, consommateurs et décomposeurs : comprendre les transferts de matière et d'énergie au sein des écosystèmes (programme de 2nde, Enjeux planétaires contemporains)

À propos de cette page
Cette évaluation sur « Les flux de matière et d'énergie dans les écosystèmes » en seconde permet de faire le point sur ses connaissances en svt (2nde), comme lors d'un véritable contrôle. Elle suit le programme officiel de seconde et propose plusieurs exercices notés sur 20, avec un corrigé détaillé. Au programme : L'écosystème : organisation et niveaux trophiques, La photosynthèse : source de matière organique et d'énergie, Les chaînes et réseaux alimentaires, Les flux d'énergie : productivité et rendement trophique. Travaille seul, chronomètre-toi, puis compare tes réponses au corrigé pour identifier les points à revoir. Parfait pour mesurer ses progrès et réviser efficacement. Évaluation gratuite conçue par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de seconde en svt (2nde).
Évaluation finale · Niveau difficile · Durée 60 min · Noté sur 20
60:00

Évaluation complète de fin de chapitre, tout en niveau difficile. Travaille seul et sans aide, puis vérifie tes réponses avec le corrigé détaillé dépliable en bas de page.

Exercice 1 — Analyse d'un réseau trophique

/ 5 pts
  1. Considère le réseau trophique suivant d'une prairie : herbe, trèfle → criquet, lapin, mulot → renard, chouette → aigle. Identifie : (1) deux producteurs primaires, (2) un consommateur primaire, (3) un consommateur secondaire, et (4) le supercarnivore de ce réseau. (2 pts)
  2. Nomme et décris le rôle des organismes absents de ce réseau trophique qui sont pourtant indispensables au recyclage de la matière. (1 pt)
  3. Rédige une chaîne alimentaire complète à 4 maillons extraite de ce réseau. Précise le niveau trophique de chaque organisme. (2 pts)

Exercice 2 — Calculs de flux d'énergie

/ 5 pts
  1. Un écosystème steppique présente les données suivantes : PPB = 3 600 g C·m⁻²·an⁻¹ ; respiration des producteurs = 2 160 g C·m⁻²·an⁻¹. Calcule la PPN et explique ce qu'elle représente. (2 pts)
  2. Si l'efficacité trophique entre producteurs et herbivores est de 10 %, et entre herbivores et carnivores de 12 %, calcule la production des carnivores à partir de la PPN trouvée en Q1. Montre les calculs étape par étape. (2 pts)
  3. Explique pourquoi la production des carnivores est-elle si faible par rapport à celle des producteurs. (1 pt)

Exercice 3 — Le rôle des décomposeurs

/ 4 pts
  1. Décris les deux étapes successives de la décomposition de la matière organique dans le sol, en nommant les organismes responsables de chacune. (2 pts)
  2. Explique pourquoi la décomposition est indispensable à la durabilité d'un écosystème. Utilise les notions de cycle du carbone et de flux de matière dans ta réponse. (2 pts)

Exercice 4 — Biodiversité et stabilité des écosystèmes

/ 6 pts
  1. Définissez une espèce clé de voûte et illustrez avec un exemple précis l'effet de sa disparition sur un réseau trophique (effet cascade trophique). (2 pts)
  2. Des chercheurs comparent deux prairies : l'une avec 30 espèces végétales, l'autre avec 5 espèces. Les données montrent que la prairie à 30 espèces a une PPN 40 % plus élevée et se remet mieux d'une sécheresse. Interprétez ces résultats en faisant le lien avec les notions de biodiversité et de fonctionnement des écosystèmes. (2 pts)
  3. Synthèse : en quoi la conservation de la biodiversité est-elle un enjeu planétaire contemporain en lien avec les flux de matière et d'énergie ? (2 pts)
Corrigé détaillé

Exercice 1 — Analyse d'un réseau trophique
Corrigé :
Q1 (2 pts) : Producteurs primaires : herbe et trèfle. Consommateur primaire : criquet (ou lapin ou mulot, au choix). Consommateur secondaire : renard (ou chouette). Supercarnivore : aigle (niveau 4).
Q2 (1 pt) : Les décomposeurs (bactéries et champignons du sol) sont absents du schéma mais indispensables : ils dégradent la matière organique morte (cadavres, excrétas) de tous les niveaux en matière minérale (CO₂, NO₃⁻…) réutilisable par les producteurs.
Q3 (2 pts) : Exemple : Herbe (niveau 1) → Lapin (niveau 2) → Renard (niveau 3) → Aigle (niveau 4). La flèche représente le transfert de matière et d'énergie de la proie vers le prédateur.

Exercice 2 — Calculs de flux d'énergie
Corrigé :
Q1 (2 pts) : PPN = PPB − R(producteurs) = 3 600 − 2 160 = 1 440 g C·m⁻²·an⁻¹. La PPN représente la matière organique nette disponible pour les consommateurs, après que les producteurs ont utilisé une part pour leur propre métabolisme.
Q2 (2 pts) : Production des herbivores = 10 % × 1 440 = 144 g C·m⁻²·an⁻¹. Production des carnivores = 12 % × 144 = 17,3 g C·m⁻²·an⁻¹.
Q3 (1 pt) : À chaque niveau trophique, environ 90 % de l'énergie est perdue (respiration, excrétas, matière non consommée). Les carnivores ne récupèrent donc qu'une infime fraction (ici ~1,2 %) de la PPN initiale.

Exercice 3 — Le rôle des décomposeurs
Corrigé :
Q1 (2 pts) :
Étape 1 — fragmentation mécanique : les détritivores (vers de terre, cloportes, collemboles…) découpent la litière en fragments, augmentant la surface de contact.
Étape 2 — minéralisation : les décomposeurs (bactéries et champignons) dégradent enzymatiquement la matière organique fragmentée en composés minéraux simples : CO₂, H₂O, ions NO₃⁻, PO₄³⁻…
Q2 (2 pts) : Sans décomposeurs, la matière organique morte s'accumulerait et les nutriments resteraient piégés sous forme organique, inaccessibles aux producteurs. La PPN chuterait, menaçant tout le réseau trophique. La décomposition restitue le CO₂ à l'atmosphère (flux retour du cycle du carbone) et les ions minéraux au sol, permettant aux producteurs de maintenir leur photosynthèse indéfiniment.

Exercice 4 — Biodiversité et stabilité des écosystèmes
Corrigé :
Q1 (2 pts) : Une espèce clé de voûte est une espèce dont le rôle écologique est disproportionné par rapport à sa biomasse : sa disparition déstabilise tout le réseau. Exemple : à Yellowstone, l'élimination des loups (prédateur clé) a entraîné une explosion des cerfs, le surpâturage des rives, l'érosion des berges et l'appauvrissement de la biodiversité locale (effet cascade négatif). La réintroduction des loups en 1995 a inversé ce processus.
Q2 (2 pts) : La prairie à 30 espèces présente une plus grande complémentarité de niche : les espèces exploitent différentes ressources du sol et de la lumière, maximisant la productivité globale. La redondance fonctionnelle (plusieurs espèces jouant le même rôle) permet une meilleure résilience face à la sécheresse — si une espèce dépérit, d'autres compensent. Ces résultats illustrent le lien direct entre biodiversité et efficacité des flux de matière/énergie.
Q3 (2 pts) : Les activités humaines (déforestation, agriculture intensive, urbanisation, changement climatique) appauvrissent la biodiversité, fragilisant les réseaux trophiques et réduisant les services écosystémiques (production alimentaire, stockage du carbone, épuration de l'eau). La conservation de la biodiversité est donc indissociable de la régulation des grands cycles biogéochimiques (carbone, azote) et de la sécurité alimentaire mondiale — des enjeux planétaires majeurs.

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